UNITÉS
élwtmUtiffM
Résistance
F. électromotrice.
Intensité
Ohm- Volt.
Ampère.
Coulomb.
Farad.
10» : a} 10" :a 10-' X a lO-'xa 10» X a*
Quantité
Canacité
Dictionnaire D'iLSCTRicrrÉ.
Détermination expérimentale des unités pratiques. — Les unités pratiques étant définies, il est nécessaire de construire, pour les mesures, des étalons ayant exactement la valeur de ces unités. Trois d'entre elles seulement peuvent être représentées matériellement : ce sont Tobm, le volt et le farad. Il suffit du reste d'avoir un étalon d'une de ces unités pour eil déduire facilement les autres. L'étalon de résistance semble par sa nature offrir plus de garanties au double point de vue de la précision et de la fixité : c'est donc celui qu'on a cherché à construire de préférence. Pour des raisons analogues, on a préféré lui donner la forme d'une colonne de mercure plutôt que de le faire d'un fil de cuivre ou de maillechort. Le problème revenait donc à chercher la longueur qu'il faut donner & une colonne de mercure à 0^, de 1 millimètre carré de section, pour que sa résistance soit égale à 1 ohm.
La loi d'Ohm et celle de Joule permettent de faire cette recherche ; mais la loi de Joule renferme l'équivalent mécanique de la chaleur, qui n'est pas encore connu avec assez de précision pour servir de base à la détermination de l'ohm. Il faut donc recourir à la loi d'Ohm; mais cette loi suppose la connaissance d'une force électromotrice en valeur absolue. Les forces électromotrices d'induction sont les seules qu'on puisse calculer ainsi ; c'est donc aux phénomènes d'induction qu'il faut avoir recours. Diverses méthodes ont été employées.
Les premières mesures ont été faites en 1803 par MM. Maxwell, Balfour Slewart et Fleeming Jenkin. L'appareil se composait d'une bobine circulaire recouverte de fil de cuivre isolé, qui tournait uniformément autour de son diamètre vertical; au centre était suspendu un petit aimant porté par un fil de cocon. L'action du champ terrestre développait dans la bobine des courants qui changeaient de sens à chaque demi-révolution ; mais, comme la bobine changeait en même temps de position par rapport
jicvoîri"^
rmiiiation (te l'ohm.
i3.tioD de rohm.
UNITÉ ÉLECTROLYTIQUE. — URÉTHROSCOPE.
à Taimant, celui-ci prenait une déviation fixe, due à Taction de la terre et à celle des courants induits de la bobine. On mesurait cette déviation et Ton pouvait calculer facilement la résistance de la bobine en unités absolues G. G. S.
La bobine tournante est représentée à Téchelle de 1/5 (flg. 1064). Elle est formée de deux anneaux de laiton II, portant le fil de cuivre isolé, et disposés dans un fort massif de laiton HH, fixé lui-même sur une lourde pierre par trois boulons de laiton F. Trois vis calantes G servent à régler Tappareil. La bobine est portée par un pivot J en bois dur et par un support creux K, encastré daas une sorte de boite à. étoupe k, ajustée de façon à maintenir très soigneusement le collier e, qui empêche toute tendance à Tarrêt ou à l*ébranlement. Ainsi supportée, la bobine tourne avec la plus grande aisance et la plus grande régularité.
Les deux anneaux de laiton sont formés chacun de deux moitiés isolées en ff par de la]vulcanite, pour empêcher la production des courants de Foucault. La bobine de fil est divisée en deux parties pour laisser passer la suspension de Faimant. Les deux extrémités du fil aboutissent à deux bornes isolées hh', terminées par deux petites coupes à mercure ; on réunit ces coupes par un barreau de cuivre amalgamé, après avoir constaté que la rotation de la bobine ouverte ne produit aucune déviation de Taimant.
L'aiméint est porté par un trépied de laiton N, fixé sur le massif principal, et muni d'un long tube de laiton 0, traversant librement le support creux K. L'extrémité inférieure de ce tube porte une boite cylindrique de bois P, renfermant Taimant S. Celui-ci est fixé par un fli de laiton rigide au petit miroir t, placé dans une cage de verre et suspendu lui-même à un fil de cocon de 2,15 m. de longueur. Ce fil était protégé contre les courants d'air par une cage de bois, non figurée, et soutenu par une tête de torsion permettant de l'élever, de l'abaisser ou de le faire tourner.
La bobine est mue par un lourd volant X, monté sur un arbre A qu'on fait tourner à la main; une courroie bb^b^ entraîne l'arbre B, qui communique à son tour le mouvement à la bobine par la courroie aaia2 (fig. 1063).
Le compteur de tours est formé d'une vis courte n, de grand diamètre, engrenant avec une roue dentée de 100 dents o, munie d'un taquet p, qui soulève, à chaque passage, le ressort g. Celui-ci, en retombant, frappe le gong M. On est ainsi averti tous les 100 tours. Un
régulateur (governo?-) rend le mouvement de rotation bien régulier. On voit à droite (fig. 1065' l'échelle et la lunette (scale and télescope) qui servent à observer les déviations par la méthod*' du miroir.
Après avoir déterminé la résistance de la bobine tournante par l'apareil précédent, on faisait entrer cette bobine, au moyen des bornes hh\ dans une sorte de pont de Wheatstone, à l'aide duquel on construisait des étalons de résistance.
D'autres déterminations ont été faites depuis cette époque, notamment par M. Weber,M. Kirchhoff et M. Lorenz. Elles ont montré que l'ohm peut être représenté par une colonne de mercure de 1 millimètre carré de section, ayant une longueur comprise entre 106,2 et 106,3 centimètres. La Commission internationale a adopté le chiffre de 106 centimètres, et a donné alunite ainsi définie le nom d'oAm légal. C'est cpjle qui est employée ordinairement (Voy. Ohm).
La construction d'étalons de Tohm lé^al a permis ensuite d'obtenir des étalons de capacité et de force électromotrice. Ces deiiiiers sont indiqués au mot Pile.
UNITÉ ÉLECTROLTTIQUE. — Unité arbitraire servant autrefois à mesurer rintensité des courants et fondée sur les phénomènes dVlectrolyse : c'est la quantité d'un électrolyte décomposée en une seconde, ou la quantité d*un élément déposé sur l'une des électrodes dans le même temps. Il y en avait plusieurs.
Jacobi avait adopté l'intensité d'un courant produisant en une minute 1 c. c. de gaz tonnant (2 volumes d'hydrogène pour 1 d'oxvfçène , mesuré à 0® et sous la pression de "60 millimètres. C'est l'intensité donnée par 1 Daniel! dans un circuit de résistance égale à 1 unité Siemens. Cette unité vaut 0,0961 ampère.
On a employé aussi en Allemagne Vunité atomique; c'est Viniensïié du courant qui dégage 1 gramme d'hydrogène en vingt-quatre heures. Cette unité vaut 1,411 ampère.
UNITÉ SIEMENS. —Unité de résistance proposée autrefois par Pouillet et Jacobi, puis par Siemens en 1860. C'est la résistance d'une colonne de mercure de 1 millimètre carré de section et de 1 mètre de longueur à O*. Elle vaut 0,9434 ohm légaL
URÉTHROSCOPE. — Instrument servant à éclairer le fond des cavités intérieures, et notamment de la vessie. Il a été imaginé en. 1853 par le D' Désormeaux. Il existe un certain nombre de modèles dans lesquels réclairage est produit par l'électricité. Tel est celui repré-