‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 287 sur 310 · POSITIVE · texte numérisé non relu

POSITIVE

VOITURE ÉLECTRIQUE. — Les voilures électriques doivent nécessairement porteravec elles leur source d'électricité, piles ou accumulateurs. Ges derniers ont été préférés dans les essais peu nombreux qui ont été tentés jusqu'à présent. MM. Immish et G^ ont construit un dog-cart à quatre roues et à quatre places, alimenté par 24 accumulateurs d'un modèle spécial, actionnant un moteur Imnoish de 1 cheval, qui commande les roues d'arrière par une chaîne de Gali. M. Magnus Volk a fait des expériences à l'aide d'une voiture analogue, portant 16 accumulateurs E.P.S, et un moteur Immish de 0,5 cheval. Il a constaté que Teffort de traction est moindre sur l'asphalte que sur les rails des tramways. Il a pu monter des rampes de 0,033 m. par mètre.

VOLT. — VOLTAMÈTRE.

VOLT. — Unité pratique de force électromotrice valant 10' unités absolues C. G. S. C'est la force électromotrice qui donne un courant d'un ampère dans un circuit dont la résistance vaut 1 ohm. (Voy. Unités.) L'élément Daniell vaut environ 1,1 volt.

VOLTA (Prix). — Prix institué le 26 prairial an X par le premier consul et destiné à récompenser les découvertes formant une époque mémorable de l'histoire de l'électricité. Ce prix, dont la valeur est de 50000 francs, a été décerné trois fois : à Buhmkorff, en 1864, pour sa bobine d'induction; à M. G. Bell, en 1876, pour le téléphone ; enfin à M. Gramme, pour sa machine bien connue.

VOLTA-ÉLECTROMÈTRE. — Nom donné autrefois au voltamètre.

VOLTAGE. — Expression abrégée par laquelle on désigne quelquefois le nombre de volts, grand ou petit, qui est nécessaire au fonctionnement d'un appareil; ex. : une lampe d'un faible voltage.

VOLTAGOMÈTRE. — Sorte de rhéostat à mercure imaginé par Jacobi.

VOLTAIQUE. — S'applique aux phénomènes qui se rapportent aux piles.

AlternatiTes yoltaïqaes. — On désigne parfois sous ce nom, en électrothérapie, le mode de galvanisation qui consiste à renverser le courant de la pile, à intervalles réguliers, au lieu (le se borner à l'interrompre.

VOLTAISATION. — Syn. de Galvanisation.

VOLTAISME. — Électricité produite par la pile voltaîque ou les piles analogues.

VOLTAMËTRE. — Appareil servant à montrer l'électrolyse de l'eau. Le modèle ordinaire (Voy. fig. 285, p. 257) se compose d'un vase de verre dont le fond est traversé par deux lames (le platine ou électrodeSt communiquant avec deux bornes qu'on relie aux pôles d'une pile. Le vase a été préalablement rempli d'eau, acidulée par un peu d'acide sulfurique, ainsi que deux petites éprouvetles graduées qui recouvrent les électrodes. Dès que le courant passe, on recueille de l'oxygène à l'électrode positive et un volume double d'hydrogène à Télectrode négative. (Voy. Élkctrolyse.)

La mesure des courants par les actions chimiques est l'application la plus importante du voltamètre (Voy. Intensité). Il est vrai qu'on a rarement recours à l'eau acidulée, parce que, les volumes de gaz recueillis étant très faibles, leur mesure ne saurait donner une grande précision. Néanmoins, on a cherché à donner au

voltamètre une forme qui se prête mieux à cette opération.

Une des dispositions les plus commodes est celle de Berlin (fig. 1071). L'électrode néga-

Fig. 1071. — Voltamètre de Bertin.

tive F est seule resouverte d'une éprouvette, qu'on remplit d'eau acidulée en aspirant par le tube de caoutchouc T, puis on ferme ce tube à l'aide d'une pince ; le tube capillaire qui est à la partie supérieure suffit à arrêter le gaz, pourvu qu'il y ait un peu de liquide dans l'ampoule E. A l'aide de l'interrupteur I, on fait passer le couraTit jusqu'à ce que le niveau soit le même dans l'éprouvette et dans le vase extérieur, pour que l'hydrogène recueilli soit à la pression atmosphérique. Le manchon M peut être rempli d'eau pour mieux connaître la température du gaz recueilli. (Voy. Intensité.)

M. A. Minet a imaginé une autre forme de voltamètre, qui permet, paralt-il, de mesurer des intensités de 0,001 à 0,5 ampère avec une approximation égale aux 0,005 de la grandeur à mesurer.

On donne parfois aussi le nom de voltamètre aux tubes, en forme d'U ou de V, dans lesquels on fait l'électrolyse des sels métalliques (Voy.

VOLT-AMPÈRE. — VOLTMÈTRE.

f)g. 286, page 257). On sait que la décomposition de ces substances fournit une méthode plus précise pour la détermination des intensités. (Voy. ce mot.)

Le voltamètre peut même servir à la mesure des courants alternatifs. En effet, ces courants ne donnent d*ordinaire aucun dégagement de gaz dans le voltamètre. Mais MM. Manœuvrier et Chappuis, Ayrton et Perry ont montré qu'à partir d'une certaine intensité on obtient dans chaque éprouvette un mélange de gaz oxygène et hydrogène dont la quantité dépend de la densité du courant et de la rapidité des [alternatives.

VOLT-AMPÈRE. - Syn. de watt. Voy. Watt et Unités.

VOLTAMPÊREMÈTRE ou MESUREUR D't.- NER6IE. — Appareil mesurant l'énergie électrique, c'est-à-dire le produit El en watts. (Voy. Compteur d'électricité.)

VOLTASCOPE. — Disposition imaginée par Faraday pour constater le passage d'un courant et fondée sur la facile électrolyse de. l'iodure de potassium, qui donne une tache bleu foncé au pôle positif.

VOLT-COULOMB. — Syn. de joule. C'est

l'unité pratique de travail, c'est-à-dire le travail

produit par un coulomb sous une difTérence

de potentiel de 1 volt. Le volt-coulomb vaut

10^ ergs, et — -^r kilogrammètres. (Voy. Joule y,ov

(Supplément) et Unités.)

VOLTMÈTRE. —Ampèremètre étalonné pour permettre de mesurer en volts les forces électromotrices et les différences de potentiel. Soient deux points A et B ayant une différence de potentiel « ; si on les réunit par un conducteur comprenant un galvanomètre, ce conducteur deviendra le siège d'un courant dont le galvanomètre fera connaître l'intensité. Mais, en général, l'établissement même du conducteur aura diminué la difTérence de potentiel entre A et B. Cependant, si le galvanomètre a une résistance considérable, cette modification sera peu sensible, et Von aura à peu près

R étant la résistance interposée. En plaçant le même p;alvanomètre entre deux autres points G et D dont la difTérence de potentiel est •', on aura encore sensiblement

' R Les indications seront donc proportionnelles

aux difTérences de potentiel, et pourront les mesurer en volts. Mais on voit que les voltmètres doivent nécessairement avoir une très grande résistance.

De même, si Ton réunit rinstrumeat au deux pôles d*une pile dont la force électromotrice'est E et la résistance r, on aura

T E Pour une autre pile, on aura de même

Si la résistance R du galvanomètre est très grande, ainsi que nous l'avons supposé, on peut négliger r et r' et l'on a sensiblement

et

Les déviations feront donc connaître les forces électromotrices.

Un voltmètre est donc ,un ampèremètre de très grande résistance, et tous les ampèremètres peuvent servir, sous cette condition, à mesureras forces électromotrices.

Certains instruments portent deux circuits enroulés ensemble, l'un très peu résistant, formé souvent de quelques tours d'une bande de cuivre, pourla mesure des intensités, l'autre très résistant, formé d'un fil de cuivre long et fin, qui sert à la mesure des forces électromotrices. Tel est l'ampèremètre de M. M. Deprez (fig. 46, p. 31i .

Dans d'autres modèles au contraire, on construit séparément des appareils d'une faible résistance pour les intensités, et d'autres très résistants, destinés à servir spécialement de voltmètres. Ainsi sir W. Thomson a construit un voltmètre semblable à l'appareil représenté (page 40, fig. 47) ; mais la bobine est formée d'un fil fin en maillechort ayant plus de 2 kilomètres de longueur et faisant "000 tours. La résistance dépasse 7000 ohms. Pour mesurer des difTérences de potentiel supérieures à 10 volts, on ajoute à l'appareil un aimant directeur, on met le voltmètre en dérivation, et l'on éloigne l'aiguille mobile, de manière à avoir une déviation de grandeur convenable. Pour les différences plus petites que 10 volts, on supprime l'aimant directeur et Ton oriente l'instrument de manière à amener l'index au zéro de la graduation.

VOLTMÈTRK.

De même encore les voltmètres de MM. Deprez et Garpentier, de M. Desruelles, de MM. Ayrton et Perry, de MM. Woodhoouse et Rawson ont extérieurement le même aspect que les ampèremètres correspondants : ils n'en diffèrent que par leur très grande résistance ; il est donc inutile d'insister sur leur description.

Le voltmètre Hummel (fig. 1072), construit par M. Fabius Henrion, de Nancy, se compose d un solénoîde dans Tintérieur duquel se déplace une lame de fer doux très mince en forme de gouttière, portant une aiguille mobile sur un cadran divisé. Cette lame est parallèle à Taxe Su solénoîde et le tout est mobile autour d'un aie placé excentriquement. Lorsque le courant passe, la lame de fer est attirée et tend à se rapprocher de la partie du solénoîde la plus voisine, entraînant Taiguille, qui fait contrepoids. Le système se met en équilibre sous la double influence de Faction électromagnétique et de la pesanteur. La graduation est empirique, et les divisions ne sont pas proportion-

nelles dans toute l'étendue de l'échelle. On con-

Fig. 1072. — Voltraëtre Hummel.

struit sur le même principe des ampèremètres allant de 1 à 1000 ampères.

Dans le voltmètre de M. Bardon, comme dans

Fig. 1073. — Voltmètre Bardon.

Fig. 1074. — Voltmôire (AUgemeine Elektricilâls GeseUschaft).

plusieurs de ceux qui précèdent, on a supprimé les aimants permanents, pour éviter les erreurs dues aux changements d'état magnétique. Il est formé d'un solénoîde à fil fin (fig. 1073), au centre duquel pénètre une lame de fer doux en forme de faux, entraînant une aiguille sur laquelle elle est ÛTée, et qui se meut sur un cercle gradué. C'est le poids du système mobile qui produit l'effort antagoniste à l'action du solénoîde mobile, et le zéro est déterminé par

la position d'équilibre de ce système. La résistance de la bobine (5000 à 6000 ohms) est assez grande pour qu'on puisse le laisser en circuit sans crainte d'échauffement. M. Bardon construit sur le même principe un ampèremètre que nous n'avons pas décrit et qui ne diffère du voltmètre que par sa faible résistance.

Le voltmètre de la Société alsacienne de constructions mécaniques se compose d'un solénoîde très énergique, qui attire deux petites

VOLTMÈTRE.

barrettes de fer doux, d'un poids si faible que le magnétisme rémanent qu'elles peuvent conserver est négligeable en comparaison de Taimantation produite par le solénoîde. Une bobine d'une construction spéciale, en maillechort, sert à réduire au minimum Tiniluence de la température. Le mouvement des barrettes est transmis à un axe portant une aiguille indicatrice qui se meut sur un cadran; ces parties mobiles sont disposées de façon que la pesanteur fasse équilibre à l'attraction magnétique. Un bouton moleté porte une petite tige qui sert à immobiliser l'équipage mobile pendant le transport. L'appareil est fixé sur une paroi verticale de sorte que l'aiguille s'arrête au zéro.

Le voltmètre (fig. 1074), construit par la AUgemeine ElectricUàts Gesellsehaft, de Berlin, comprend un solénoîde relativement grand, entouré presque entièrement de fil de maillechort, et qui agit sur un faisceau de fils de fer extrêmement minces. Ce faisceau est mobile autour d'un axe, avec lequel ii forme un certain angle, et qui est lui-même normal à Taxe du solénoîde. La longueur, le nombre et l'arrangement des fils de fer varient suivant que l'instrument est destiné à mesurer des volts ou des ampères, et que Ton désire une graduation proportionnelle sur tout le cadran, ou seulement des divisions très larges et uniformes dans le voisinage d'un certain nombre de volts ou d'ampères. La moindre variation de potentiel produit des déplacements relativement grands de l'index. L'emploi du maillechort et la grande surface de refroidissement de la bobine rendent l'appareil à peu près indépendant des changements de température.

Le voltmèlre de Ross est constitué peu* un solénoîde en forme d'arc de cercle, dans lequel pénètre un tube en fer de même forme, supporté par une tige mobile autour d'un point fixe. Cet équipage porte en outre un index qui se déplace sur un cadran. Sous l'influence du courant, le tube de fer est attiré dans le solénoîde ; la pesanteur fait équilibre t cette action. Le fil du solénoîde est en maillechort, et la résistance est assez grande pour qu'on puisse laisser l'appareil en circuit sans craindre l'échaufifement. On peut ajouter deux lampes de couleur différente, qui s'allument lorsque la différence de potentiel tend à sortir des limites fixées, dans un sens ou dans l'autre.

Il existe beaucoup d'autres voltmètres industriels, dans* lesquels on a écarté l'emploi des aimants permanents, pour empêcher le déplacement de la graduation avec le temps. Ils sont

trop nombreux pour que nous puissions les décrire tous. Le principe est le même, et ces appareils ne diffèrent que par des détails.

Le voltmètre-balance, de MM. Drake etGorman, employé en Angleterre par la Eieetrical PoKtr Storage C*, est formé d'une bobine fiTe, renfermant un noyau de fer doux, qui attire une armature de même métal, suspendue à rextrémité d'une balance romaine. Sur l'autre bras du fléau se meut un contre-poids, qu'on déplace jusqu^à ce qu'il fasse équilibre à l'action électromagnétique. La graduation se fait empiriquement. Il existe un ampèremètre analogue.

Un certain nombre de voltmètres se rapprochent des électrodynamomètres. Ainsi le toUmètre de MM. Siemens et Halske est composé d'une grande bobine circulaire fixe et horizontale, et d'une bobine mobile plus petite, portée par des couteaux, qui fait, au repos, un angle d'environ 60<^ avec la bobine fixe. Sous Imfluence du courant, la bobine mobile tend à se placer parallèlement à l'autre; la pesanteur fait équilibre à l'action électrodynamique. Â cette bobine est ÛTé un index mobile sur un cadran de verre dépoli. Cet appareil est très sensible.

Sir W. Thomson a imaginé récemment un voltmètre formé également de deux bobines : l'une est plate et fixée sur une lame d'ébonite. Une aiguille, mobile sur deux couteaux, porte à la partie supérieure l'autre bobine, qui est à fil fin ; elle est munie en outre de deux bras, sur chacun desquels peut glisser un petit poids: l'un sert au réglage, et l'autre à modiGer la sensibilité. La graduation se fait avec un voltmètre étalonné.

Le voltmètre de Gardew est fondé sur un principe tout différent : il utilise réchauffement d'un fil im par le courant et la dilatation qui en résulte. Cet échàuffement est proportionnel à el, I étant l'intensité, e la différence de potentiel entre les deux extrémités du conducteur. L'instrument se gradue par comparaison avec un voltmètre étalonné. Un fil de platine, de 3,60 m. de longueur et de 0,063 mm. de diamètre, est fixé aux deux bornes de l'appareil ; pour diminuer le volume, ce fil est replié plusieurs fois sur lui-même et passe sur trois poulies. Les deux poulies extrêmes sont fixes, mais la poulie intermédiaire est attachée à une tige terminée par un fil qui s'enroule deux fois sur une roue dentée, et qui est ensuite tendu par un ressort. Quand le fil de platine se dilate, le ressort tire l'autre fil et fait tourner la roue dentée. Celle-ci engrène avec une autre roue

VOTER (Machine a).

plus petite qui porte l'index mobile. Le voltmètre Gardew est assez employé en Angleterre et en Allemagne.

MM. Ayrton et Perry ont modifié récemment ce voltmètre. Le fil est tendu horizontalement en ligne droite. En son milieu est attaché un ressort spiral, qui est suspendu verticalement à Textrémîté d'un fil fin et porte à son extrémité supérieure l'index, mobile sur un cadran horizontal. Quand le fil se dilate, le ressort se détend et fait tourner Tindex.

Enfin nous rappelons qu'on peut mesurer les différences de potentiel avec les électromètres. Ces appareils sont très précis, mais ils conviennent surtout aux laboratoires et sont trop délicats pour la pratique industrielle.

On peut cependant employer dans ce cas le voltmètre électrostatique de sir W. Thomson, qui est formé de deux plaques verticales et parallèles, fixes, entre lesquelles peut tourner une plaque mobile autour d'un axe horizontal. Chacune des plaques fixes a la forme de deux secteurs de 90<* accouplés parle sommet. La plaque mobile présente à peu près la forme d'un 8, comme l'aiguille de Télectromètre à quadrants. Au repos, cette plaque est verticale; elle porte à son extrémité sup^eure un index mobile, et à l'extrémité inférieure un contre-poids. Elle tourne dans un plan vertical parallèle aux plaques fixes. Ces dernières sont reliées aux deux points dont on veut connaître la différence de potentiel. On fait varier la sensibilité en changeant le contre-poids.

VOTER (Machine a). — Le mode de votation ordinaire exige beaucoup de temps dans les assemblées un peu nombreuses. On a cherché à simplifier l'opération par l'emploi de différentes dispositions électriques et mécaniques.

En 1849, M. Martin de Brettes a proposé de placer devant chaque membre deux boutons électriques, l'un blanc, l'autre noir, fermant des circuits qui aboutissent à un tableau enregistreur. Un indicateur autographique et un contrôleur mécanique complètent l'installation.

M. Jacquin a proposé en 1875 à l'Assemblée nationale l'emploi de deux récipients, contenant chacun un certain nombre de boules de même poids. Pour voter, on presse un bouton qui laisse échapper une seule boule de l'une des boites : les boules de même espèce viennent se réunir dans un entonnoir, et l'on connaît leur nombre par l'augmentation de poids. Un enregistreur électrique est joint à l'appareil.

M. Saint-Ange Davillé dispose devant chaque

DiCTIO.N.NAiRE D'£f.BCTRlC1TÉ.

votant trois boutons semblables à ceux des sonneries ; l'un est destiné aux votes pour, le second aux votes contre et le troisième aux abstentions. Ces boutons communiquent respectivement avec les cases correspondant à trois tableaux analogues aux tableaux indicateurs.

Lorsqu'un votant appuie sur un bouton, il lance le courant d'un élément Leclanché dans un électro-aimant fixé sur le tableau récepteur correspondant. Cet électro aimant attire son armature; ce mouvement dégage une bille qui tombe dans un tube de i centimètre de diamètre. En même temps, l'armature fait basculer un levier portant sur un petit drapeau le nom du votant, et ce nom apparaît devant l'ouverture correspondante.

Toutes les billes du même tableau se réunissent sur un plan incliné et s'engagent dans un tube, qui porte des divisions indiquant immédiatement le nombre de ces boules. On remet en place les leviers déclenchés en passant sur l'appareil une règle un peu forte.

Dans les votes secrets, on masque chaque tableau avec un couvercle opaque. Ce couvercle porte à l'intérieur la règle destinée à rabattre les leviers, et qui se manœuvre de Textérieur. De plus, pour qu'on ne puisse pas connaître le vote de chacun d'après les billes disparues, on fait écouler toutes les billes qui restent avant de démasquer les tableaux.

M. P. Le Goaziou a proposé en 1888 une machine qui permet de compter très rapidement les votes pour et contre, et qui rend impossible toute espèce d'eireur ou de fraude.

Devant chaque votant est disposée une manette, qui peut se placer sur deux boutons marqués : Pour et contre, ou rester entre les deux pour l'abstention.

Les axes des manettes sont tous reliés à des secteurs métalliques disposés en cercle .sur un même plateau vertical ; une bande de cuivre circulaire et continue est placée concentriquement à la ligne des secteurs. Sur ce plateau peut tourner un levier portant deux frotteurs, qui passent l'un sur le cercle continu, l'autre sur les secteurs. Le cercle est relié d'une façon continue avec une pile : les frotteurs, qui communiquent l'un avec l'autre, mettent donc successivement, en un tour complet du levier, tous les secteurs, et par suite toutes les manettes, en rapport avec la pile.

A chaque vote, on fait faire au levier un seul tour. Chaque votant dispose donc un instant d'un courant, qu'il envoie, suivant la position donnée à la manette, dans l'un ou l'autre de

VULCANITE. — WAGON DYNAMOMÉTRIQUE.

deux circuits identiques, destinés à enregistrer; l'un les votes pour, l'autre les votes contre. Chacun de ces circuits se divise en deux dérivations d'égale résistance : l'une comprend Félectro-aimant d'un compteur qui totalise les votes, Faiguille avançant d'une dent à chaque courant. L'autre contient un électro -aimant, dont l'armature commande un style qui trace un trait sur un cylindre tournant.

Ce cylindre est couvert d'une feuille de papier sur laquelle on a imprimé plusieurs fois la liste complète des votants. Le cylindre fait, à chaque vote, un tour entier dans le môme temps que le levier du plateau distributeur, et les noms des votants passent successivement entre les styles des deux électroaimants enregistreurs. Suivant la nature du vote, l'un ou l'autre de ces styles trace un trait, qui se trouve à gauche du nom dans un cas, à droite dans l'autre. Il n'y a donc à craindre aucune confusion. Pour procéder à un second vote, on fait glisser un peu le cylindre sur son axe, et une nouvelle liste de noms vient se placer entre les deux styles. Enfin, si le scrutin doit être secret, on coupe, à l'aide d'interrupteurs, les deux dérivations des électro-aimants enregistreurs.

En cas d'abstention, la manette n'envoie aucun courant.

On peut obtenir après chaque vote le rappel

automatique de toutes les manettes à l'isolement. Dans ce cas, chaque manette, disposée dans un plan vertical, porte un contre-poids suffisant pour la ramener sur la verticale et un anneau de fer doux. Un électro-aimant e^l placé en regard de la manette. Au moment du vote, le président ferme un circuit compreuanl tous les électro-aimants des transmetteurs. Lanneau de fer doux s'aimanle et l'attraction de l'électro -aimant est assez forte pour maintenir la manette dans la position où le votant Tamène, sans pouvoir cependant empocher la manœuvre. Après le vote, on ouvre le circuit, et toutes les manettes reprennent la position verticale.

La seule fraude qui soit possible avec cet appareil consisterait à réunir les deux boutons pour et contre par une pièce métallique, afin d'augmenter le nombre des votes : elle serait décelée par l'examen de la liste des votants. D'ailleurs M. Le Goaziou a imaginé une disposition qui rend cette fraude impossible, mém«' dans le cas du scrutin secret.

Enfin on peut ajouter un compteur supplémentaire et un troisième électro-aimant enregistreur pour tenir compte des abstention»: (V. Lumièi^e électrique, 22 octobre 1888).

VULCANITE. — Substance isolante, qui est composée d'ébonite colorée par du vermillon, du sulfure d'antimoine, etc.

WAGON DTNAMOMÉTRIQUE. — Wagon renfermant des appareils destinés à étudier les différents phénomènes de la traction. Nous décrirons les wagons employés par les Compagnies du Nord et de l'Est, d'après les notices publiées par ces Compagnies.

Le wagon dynamométrique de la Compagnie (lu Nord contient quatre enregistreurs, qui inscrivent leurs tracés sur une même bande de papier. Ce papier, emmagasiné sur une bobine, passe entre deux cylindres formant laminoir, qui l'entraînent d^ns leur mouvement, et vient s'enrouler sur une seconde bobine.

Le mouvement du laminoir s'obtient au moyen d'une commande par courroie sur l'essieu d'avant du wagon; une vis sans fin et une série d'engrenages réduisent la vitesse dans le rapport de 141 millimètres par kilomètre. Le

papier avance donc proporLiounellemeut à la vitesse du train dans une direction perpendiculaire au grand axe du wagon. Un embrayage permet d'isoler le laminoir de la poulie de commande et par suite d'arrêter à volonté le déroulement du papier.

Cette bande de papier reçoit les signaux tracés par quatre styles a, 6, c, d (fi g. 107j) disposés verticalement sur une même ordonnée, suivant l'axe principal du wagon, et qui eni-egistrent simultanément les efl'orts de traction, la position des poteaux hectométriques, le temps écoulé, les tours de roues effectués par l'essieu commandant l'entraînement du papier. Ln cinquième style fy Vixey trace un trait continu, correspondant à l'origine des ordonnées qui indiquent les efforts de traction.

L'évaluation de ces efforts s'obtient , an

WAGON DYNAMOMÉTKIQUE.

-moyen d'un ressort dynamo métrique à lames, <ixé à la tige de traction du wagon. Pour diminuer le frottement et rendre plus sensibles les plus faibles flexions de ce ressort, la tige de traction ainsi que la portion mobile du ressort

se meuvent sur des galets. La transmission des déplacements de la chappe du ressort au style «, chargé de les inscrire sur la bande de papier, se fait par 1 intermédiaire d'une tige verticale EE (fig. 1076) et d'une bielle horizontale G,

Pig. 1075. — Wagon dyuamoniélrique du chemin do fer du .'no .i

à double articulation, commandant un chariot F, porteur du style a. Ce dernier se meut t^ntre deux glissières horizontales fixées au bâti de Tappareil; ces glissières, en forme de queue d'aronde , ne permettent au chariot qu'un

mouvement d'avance ou de recul, et l'empêchent de tressauter sous l'influence des trépidations du wagon, condition indispensable pour la conservation du crayon et la netteté du trait. La position desj poteaux hectométriques est

Fi;^. 1070. — Enrcgiatreuient des efforts de traclion.

tMiregistrée par le style b [Cv^, 1077), qui est fixé à l'extrémité d'un levier pouvant osciller autour d'un axe vertical xy. L'autre extrémité porte Tarmature d'un électro-aimant K, qui communique avec une pile et un interrupteur mobile, formé d'une poire en caoutchouc placée ù

l'avant du wagon, et manœuvré par un observateur qui surveille la voie.Tant que l'appareil est au repos, le style 6 trace un trait rectiligne. Lorsque le wagon passe devant un poteau hectométrique, l'observateur lance un courant dans 1 électro -aimant K; le levier oscille et le style b

WAGON DYNAMOMÉTRIQUE.

inscrit un petit trait perpendiculaire à la ligne I peut donneràces petits traits des longueurs inéprimitive.En prolongeant un peu le contact, on I gales, et par suite des significations différentes.

Fig. 1077. — Huregi»irenient de la position des poteaux boclométriquos (Compagnie du chemin de fer du Nord).

On peut distinguer ainsi les poteaux hectométriques, les poteaux kilométriques, les aiguilles, les bifurcations, etc.

Le style c, qui enregistre le temps, est disposé comme le précédent, mais l'éleclroaimant, au lieu d'être actionné à la main, «si

Coiys tsoLmt.

...JJctal

Arbre

de la poulie

comroandt^

par

l'essieu du uagoo.

Çomispîa/ft

J5ili^^

Rcsfiqrt^itottccir*.

Vis co^ii3|taAI^it.les res^t:

Fig. 1U78. — Enregistrcniont des tours de roue (Compagnie du chemin de fer du Nord).

sous la dépendance d'une horloge qui lance un courant toutes les dix secondes.

çon et commandé par un troisième électioaimant, dont le circuit comprend deux intir-

Le style d est encore installé de la même fa- rupteurs représentés (fig. 1078) et disposée de

WAGON DYNAMOMÉTRIQUE.

telle sorte que, suivant qu'on met Télectro en 00 mm an ica tien avec Tun ou Tautre de ces interrupteurs, on obtient à volonté un contact,

Fig. 1079. — Diiposltton des styles enrogislreura.

soit à chaque tour de la roue du wagon, soit tous les deux tours seulement. Un commutateur permet d'effectuer cette manœuvre ins» tantanémeut.

Les trois bobines précédentes sont disposées Tune au-dessus de Tautre sur le même axe vertical xy; les trois électro-aimants sont fixés sur une même plaque appartenant au bâti de l'appareil .

Les styles sont formés de tubes creux en verre, effilés à la partie inférieure (flg. 1079). Chacun de ces tubes est fixé dans un étui métallique, glissant à frottement doux dans une gaine verticale fixée au levier. Le poids du tube appuie la pointe sur le papier. Les tubes contiennent une encre très liquide (eau colorée par la fuchsine) qui s'écoule par capillarité.

La bande de papier présente finalement Taspect de la figure 1080. Ces indications, obtenues automatiquement, permettent de déduire, par un simple travail de bureau, une série de résultats très intéressants et parfaitement exacts, car la disposition même de l'appareil empêche de laisser passer une erreur.

Ce système peut servir aussi à l'étude du patinage des locomotives. On supprime la communication de l'électro-aimant qui commande le

Courte der ^jfeisé»

£l^rt% de irAdboA ..^.L L .^J S/fort uêI

Temps k>¥WMww«^%yvM>^ Tffttfs de ÂQfit

Fig. 1080. — Aspect des mdieations enregistrées.

style avec la roue du wagon, et on le met en rapport avec celle de la locomotive. On a constaté que le patinage des machines d'express de la compagnie du Nord est presque nul.

On trouvera à l'article Indicateur de pression l'appareil employé par la compagnie du Nord pour étudier le travail de la vapeur sur les pistons.

Le wagon dynamométrique de la Compagnie du chemin de fer de l'Est est muni d'un châssis très solide, en fer, spécialement approprié à sa destination.

I/appareil de choc et de traction destiné à la

mesure des efforts développés sur la barre d'attelage pour la traction, ou des chocs produits sur les tampons pendant les périodes d'arrêt, est parfaitement mobile dans ses guides et supports, pour annuler autant que possible l'influence des frottements. Dans ce but, on a substitué aux appareils ordinaires de guidage d'autres dispositifs, munis de galets horizontaux et verticaux.

Le ressort dont la flexion doit mesurer les efTorts de traction se compose de quatorze lames, divisées en deux groupes de sept, d*une puissance de 10000 kilogrammes, et dont les

^YAGON DYNAMOMÉTRIQUE.

flexions s'ajoutent pour la facilité des observations. Ces ressorts s'appuient sur de petits supports à galets. A la chape du ressort d'avant s'attache la tige de traction; sur celle du ressort d'arrière agit une sorte de joug, sur les extrémités duquel appuient les tiges des tampons.

Entre les deux ressorts est intercalée une niasse fixée rigidement au châssis, dont les deux faces opposées servent de points d'appui aux ressorts dans la flexion qu'ils prennent sous l'action des efforts de sens contraire, traction ou poussée, qui les sollicitent.

Ces flexions se transmettent, au moyen de bielles et de leviers de renvoi, à un crayon qui trace une courbe sur une bande de papier se déroulant, comme dans l'appareil précédent, d'un mouvement proportionnel à la marche du train. Le crayon inscrit des ordonnées proportionnelles aux efforts de traction. La surface comprise entre la courbe, la droite correspondant à un effort nul et deux ordonnées représente le travail produit pendant le temps correspondant à la distance des deux ordonnées. Des dispositions particulières permettent de mettre en marche ou d'arrêter l'appareil enregistreur, d'éviter les chocs à la mise en marche, enfin de transformer le mouvement du wagon soit en avant, soit en arrrière, en un mouvement du papier toujours de même sens. Le même arbre qui entraîne le papier fait mouvoir aussi divers autres appareils : compteur kilométrique et hectométrique, enregistreurs et indicateurs de vitesse, totalisateur de travaux, etc. Un enregistreur commandé par une horloge à remontoir électrique, de M. Barbey, inscrit un trait toutes les dix secondes.

« Le travail de la vapeur sur les pistons de la locomotive a été évalué jusqu'à ce jour au moyen des diagrammes relevés avec des indicateurs placés immédiatement au-dessus des cylindres de la locomotive, ce qui n'était pas sans présenter de nombreuses difficultés, un certain danger même, aux grandes vitesses.

« Les résultats fournis par la plupart de ces appareils renferment en outre des erreurs provenant de l'inertie des pièces, qui peuvent être considérables lorsque la vitesse du piston atteint une valeur un peu grande. Le but que l'on s'est proposé dans les appareils destinés à relever le travail de la vapeur a donc été :

« i« De faire ce relevé à distance;

« 2* De s'affranchir des causes d'erreurs provenant de l'inertie des organes de l'indicateur;

«* 3* De relever le travail de la vapeur simul-

tanément sur les quatre faces des pistons. « Les appareils employés dans ce but sont basés sur l'emploi de l'air comprimé et de Télectricité : ils ont été étudiés et exécutés par les agents de la Compagnie de l'Est sur des données théoriques fournies par M. Marcel Deprez.

M Deux tableaux destinés à recevoir le tracé des courbes manométriqu es, dont la surface représente le travail de la vapeur sur les quatre faces des pistons, reçoivent un mouvement alternatif, qui doit élre la reproduction exacte et synchrone de celui des pistons de la locomotive. Ces tableaux empruntent leur mouvement à l'essieu du wagon par l'intermédiaire d'engrenages, de bielles et de manivelles destinée à transformer le mouvement de rotation continu de l'essieu en un mouvement de va-etvient, d'une amplitude proportionneUe à la course des pistons. Le nombre de tours de l'essieu restant constant pour une môme vitesse kilométrique, tandis que le nombre des coups de piston varie avec le diamètre des roues motrices de la locomotive, on a dû intercaler une série d'engrenages permettant d'obtenir IVgalité entre les allées et venues des tableaux et le nombre des coups de piston des différente> locomotives sur lesquelles on veut opérer.

« Un appareil correcteur composé de deux jeux d'engrenages différentiels, dont Tun est commandé à la main et l'autre par une roulette animée d'une vitesse variable, à la volonté de l'opérateur, suivant la distance qu'elle occupe par rapport au centre d'un disque en mouvement, permet d'obtenir le synchi-onisnie exact des oscillations des tableaux et de celles des pistons de la machine. La combinaison d'une lampe, d'un miroir, de prismes, de lentilles et d'un écran qui disparait sous l'action d'une commande électrique à l'instant pn*cis où le piston arrive en un point déterminé de sa course, produit une étincelle lumineuse qui permet de reconnaître si le synchronisme est établi.

« Les tableaux reproduisant exactement le mouvement des pistons, il reste à tracer à leur surface la courbe des jiressions successives de la vapeur dans les cylindres. Ce résultat s'obtient au moyen d'un indicateur roanométrique et d'explorateurs placés sur les deux faces de chaque cylindre, et fonctionnant sou> l'action de l'air comprimé. Les exploraleui> sont de petits cylindres munis d'un piston lrè> léger et susceptible de se déplacer d'une très petite quantité, sous l'influence d'une trè>

WATT. — WRAY (Composition).

faible différence des pressions qui agissent sur ses deux faces. L'air comprimé à une pression supérieure à la plus forte pression de vapeur à mesurer est obtenu au moyen d'une pompe à air, commandée par un excentrique calé sur Tim des essieux du wagon, et accumulé dans un réservoir où on le prend pour le fonctionnement des appareils. Cet air est amené dans un espace avec lequel communiquent, par une série de tuyaux, d'une part Tindicateur manométrique, d'autre part les explorateurs. Ces appareils sont donc, au même instant, soumis à la même pression d'air, que Ton peut maintenir constante, ou que l'on fait décroître d'une manière continue jusqu'à la pression atmosphérique, en agissant sur le ressort de l'indicateur et en faisant échapper l'air.

« Des enregistreurs électriques, reliés au ressort de l'indicateur, occupent donc successivement, devant les tableaux, une hauteur qui dépend de la tension de l'air comprimé.

« Si, d'autre part, un courant électrique est lancé dans les électro-aimants de ces enregistreurs, au moment précis où la pression dans le cylindre est égale à celle de l'air comprimé dans l'indicateur, on obtiendra sur le tableau une série de points qui indiquent, par leur position, la pression dans le cylindre à un instant déterminé de la course du piston. Dans ce but, le piston de l'explorateur est relié à un enregistreur électro-magnétique, qui donne un signal chaque fois que l'équilibre entre les^ pressions qui le sollicitent sur ses deux faces est rompu. Ces pressions étant, d'une part, celle de l'air comprimé, d'autre part, celle de la vapeur dans le cylindre, le passage du courant marquera sur le tableau un point, dont l'ordonnée mesurera la pression de la vapeur dans le cylindre, à l'instant précis où il a été produit.

« En opérant sur une série de coups de piston successifs, on obtient une série de points qui indiquent le contour du diagramme représentant le travail de la vapeur sur les pistons. Eln employant autant d'explorateurs et d'enregistreurs qu'il y a de courbes à tracer, on peut relever simultanément les diagrammes sur les quatre faces des pistons, tracer la pression de

la vapeur dans la chaudière et dans les différents points de son parcours, depuis la chaudière jusqu'aux cylindres, et des cylindres euxmêmes jusqu'à l'orifice de l'échappement. »

WATT. — Unité pratique de puissance. C'est la puissance capable de produire un travail d'un joule (Voy. Supplément) par seconde, ou la puissance d'un courant d'un ampère sous un volt. Pour cette raison, le watt est quelquefois désigné sous le nom de volt-ampère. Le waU. vaut iO^ unités C.G.S. de puissance. Le chevalvapeur vaut environ 736,watts (Voy. Unités). On a donné quelquefois le nom de watt à l'unité pratique de travail, et le nom de watt-seconde à l'unité de puissance; mais ces dénominations n'ont pas prévalu.

WATTMËTRE ou VOLT AMPÈREMÈTRE. - Appareil qui mesure l'énergie ou la puissance d'un courant (Voy. Compteur d'électricité).

WAT-OUPLEX. — Voy. Piionoplbx.

WEBER. — Ancienne unité d'intensité, qui valait en Angleterre 1 ampère, et en Alle-

magne t^ d'ampère. On donnait quelquefois le

même nom à l'unité de quantité d'électricité. Cette dénomination n'est plus employée depuis l'adoption du système C.G.S.

WHEATSTONE (PONT DE). — Voy. Pont de Wheatstone.

WILDE (MACHINE DE). — Machine dynamoélectrique imaginée par M. Wilde, en 1865, et formée d'une bobine Siemens (fig. Ml, p. 452) tournant entre les pôles d'un électro-aimant à deux branches plates et allongées. Cette machine est actionnée par une petite magnéto, formée également d'une bobine Siemens tournant aussi entre les branches d'une série d'aimants en U juxtaposés.

WINTER (ANNEAU DE). - Anneau de fil de fer recouvert de bois, qu'on fixait sur le conducteur des machines électrostatiques pour augmenter leur capacité.

WRAY (COMPOSITION). — Substance isolante formée de gomme laque, caoutchouc sau- ' poudré, silice ou alumine et gutta-percha; cette substance est employée dans la fabrication des cibles.

Page 1