VITRÉE (ÉLECTRICITÉ). — VOITURE ÉLECTRIQUE
levier horizontal. A Tune des extrémités sont fixés en A le disque et la spirale mobiles, équilibrés par une autre spirale exactement semblable, placée en A' à Tautre bout du levier. Les deux bobines AA' sont parcourues en sens contraire par le même courant, afii^ de neutraliser Taction de la terre.
Le disque suspendu en A est entouré d'un anneau de garde semblable à celui de Télectromètre absolu (Voy. ce mot) de Thomson. Le disque suspendu a 10,16 centimètres de diamètre ; le disque fixe, placé en C, a 43,24 centimètres de diamètre. Grâce à ces dispositions, Pattraction électrique entre ces deux disques est la même que si la distribution était uniforme.
Le disque mobile se tient en équilibre dans le plan de l'anneau de garde ; il est au même potentiel que la cage de l'instrument. Le disque fixe G est isolé et porté t un potentiel élevé; il peut être éloigné ou rapproché deTanneau de garde à l'aide d'une vis micrométrique.
Les spirales sont fixées sur les faces postérieures des deux disques : la bobine fixe est isolée avec soin de son disque, qui doit être porté à un haut potentiel.
Ge potentitiel était obtenu en reliant les disques aux deux électrodes d'une pile B^, de 2600 éléments, au chlorure mercurique. Gette différence de potentiel était mesurée en observant, avec un galvanomètre, le courant produit à travers une résistance R connue et très grande. Le circuit de ce courant est désigné par la lettre x. Après avoir traversé R, il se divise en deux : l'un x' traverse l'un des fils Gj du galvanomètre; l'autre a? — x' passe dans le shunt S de ce galvanomètre. Une pile plus petite Bj donne le courant y qui passe dans les trois bobines, puis dans le fil G, du galvanomètre, destiné à la mesurer à la manière ordinaire. On voit que ce courant passe par le vase M, plein de mercure, et le fil de la balance. K est un interrupteur double. Un microscope sert à vérifier la position d'équilibre de Taiguille mobile.
i< Nous avons ainsi deux forces électromotrices dont le rapport est connu ; l'action de l'une est électrostatique et celle de l'autre est éleclromagnétique. Leur grandeur peut être réglée de telle sorte que l'attraction du disque égale la répulsion des bobines, c'est-à-dire de telle sorte que l'aiguille de la balance de torsion reste en équilibre et, quand on a fait des corrections convenables pour les différentes distances séparant le disque des bobines, on a du même coup tous les éléments pour la com-
paraison des actions électrostatiques et électromagnétiques de la même pile. Les résultats des expériences de Maxwell donnent donc une valeur direcite de la relation entre les unités électrostatiques et électromagnétiques de force électromotrice. » (Gordon).
La moyenne de ces expériences est 2,8798 x
Mtlthode (TAyrton et Perry. — MM. Ayrton et Perry ont mesuré en unités électrostatiques et en unités électromagnétiques la capacité d un condensateur à air dont chaque plateau avait 1323,14 centimètres carrés. La capacité électrostatique était déduite des mesures linéaires de l'appareil, et la capacité/ électromagnétique de l'impulsion, obtenue en déchargeant le condensateur à travers un galvanomètre balistique. Ge galvanomètre, formé de 40 aimants, divisés en deux masses sphériques, a été décrit plus haut (voy. p. 340).
La source d'électricité était une pile de 382 éléments Daniell. La moyenne a été de 2,980 X iO^o.
M. Gh. Hockin a trouvé par la même méthode 2,988 X 10»«.
Méthode de Rowland, — M. Rowland a mesuré a en faisant tourner un disque d'ébonite doré, de 21, 1 centimètres de diamètre, dans le voisinage d'une aiguille astatique avec une vitesse de 61 tours par seconde. Le disque était électrisé par communication avec une bouteille de Leyde chargée. Le potentiel électrostatique était donné par la distance explosive. L'effet magnétique était déterminé par la déviatiou des aif^uilles qu'on observait à l'aide d'un miroir. Gette méthode a donné 3,0448 X 40>^
VITR£E (Électricité). — Syn. d*ÉLECTRiciTÉ