COMMUTATEUR-PERMUTEUR. — COMPTEUR D'ÉLECTRICITÉ
Electric C*^, de Richmond (Virginie), fabrique des chaufferettes électriques pour tramways. Le courant traverse des fils de résistance placés dans une boîte en fonte remplie d'arfjile réfraclaire pulvérisée; le couvercle est vissé par-dessus, et les joints sont calfeutrés de manière que la poudre ne puisse s'échapper. La boite est enduite d'une couche de vernis asphalté. Chaque Voiture contient quatre chaufferettes. Un réflecteur étamé ou en zinc est fixé sous la banquette, derrière chaque chaufferette, et renvoie la chaleur vers le milieu de la voiture.
COMHUTATEUR-PERMUTEUR. — Appareil employé par la Compagnie de TOuest pour la manœuvre des cloches électriques. Voy. Per- MDTRUH {Supplément).
COMPTEUR D ÉLECTRICITÉ. — Les compteurs d'électricité se multiplient rapidement, et un grand nombre d'appareils ont été présentés au concours ouvert par la ville de Paris en i890.
Les compteurs peuvent être divisés en deux classes. La première comprend les appareils à indications continues, qui enregistrent d'une façon ininterrompue les variations de la quantité d'électricité ou celles de l'énergie, suivant les cas. Dans cette catégorie rentrent les compteurs chimiques et les compteurs-moteurs, tels que celui de M. Aron. La seconde classe comprend les appareils à indications discontinues, qui ont pour but d'enregistrer, à intervalles égaux, les indications d'un appareil de mesure, ampèremètre ou électrodynamomètre. C'est cette catégorie qui parait produire le plus ;a^nd nombre d'appareils. Ajoutons encore que les compteurs d'énergie ou wattmètres se multiplient beaucoup plus vite que les compteurs de quantité ou coulombmètres.C'estqu'en effet il y a beaucoup plus d'intérêt à mesurer l'énergie; d'ailleurs les wattmètres deviennent eux-mêmes des coulombmètres, lorsque la distribution se fait à potentiel constant.
MM. Kmmott et Ackroyd ont imaginé un compteur électrolytique, dans lequel la décomposition chimique sert à actionner un compteur de tours. Cet appareil se compose d'un voltamètre à eau acidulée, dont l'hydrogène est recueilli dans une cloche qui se termine par un tube deux fois recourbé, comme ceux qu'on emploie en chimie pour le dégagement des gaz. Le gaz est amené par ce tube sous une roue à compartiments, qu'il fait tourner proportionnellement au débit. La rotation de cette roue entraine un compteur de tours dont le cadran indique la quantité d'électricité.
Le compteur Siemens et Halske se compose
d'un levier A, à peu près vertical, pouvant tourner autour d'un axe horizontal, et rappelé vers la gauche par un ressort. Un excentrique tourne uniformément sous l'action d'un mécanisme d'horlogerie et, à chaque tour, repousse le levier A vers la droite. Celui-ci revient vers la gauche jusqu'à ce qu'il touche la pointe d'une aiguille horizontale B, qui est mobile sur des couteaux d'acier trempé et porte, à l'extrémité située vers la gauche, un cylindre de fer doux placé au dessus d un solénoîde. Le solénoîde reçoit le courant à mesurer ou une fraction déterminée de ce courant, dont l'action fait enfoncer plus ou moins profondément le fer doux : le côté gauche de l'aiguille B s'abaisse donc quand l'intensité du courant augmente et se relève sous l'action d'un ressort antagoniste quand l'intensité diminue. Le point opposé de celte aiguille rencontre donc le levier A plus ou moins loin de son axe de rotation, suivant l'intensité. La forme du levier A est déterminée expérimentalement pour que son déplacement vers le centre, à chaque tour de l'excentrique, soit proportionnel à l'intensité du courant. Ce déplacement est transmis, par un cliquet fixé sur le levier A, àla première roue d'un compteur de tours, qui l'enregistre. Il n'est pras nécessaire que les déplacements de l'aiguille B soient proportionnels à l'intensité.
Compteurs d'énergie. — Compteur L. Bnllié. — Le compteur d'énergie de M. Brillié a pour organe essentiel un électrodynanomètre, dont les déviations sont enregistrées par un compteur. Un arbre A, tournant d'un mouvement uniforme, entraine, toutes les 36 secondes, un arbre B situé sur son prolongement (fig. I089j. L'ai'bre B, au moyen des engrenages Pj et L, exerce sur la bobine mobile de l' électrodynamomètre un effort de torsion par l'intermédiaire du fil V|. Lorsque la force de torsion est assez grande pour faire équilibre à l'attraction de la bobine une J, la bobine mobile commence à tourner, et, par suite de ce mouvement, l'arbre A abandonne l'arbre B, qui revient à sa position primitive sous l'action d'un ressort antagoniste.
Pendant ce temps, la torsion du fil V, a été communiquée au tambour T par l'intermédiaire de l'axe tt' et de la bielle U, qui relie deux petits bras u^ et u^ calés sur les axes de la bobine mobile Y et du tambour T. Ce tambour tourne donc d'un angle égal à l'angle de torsion du fil d'acier V,, lequel est proportionnel à l'énergie électrique du courant h mesurer. Il est relié par une série de roues et de pignons
COMPTEUR D'ÉLECTRICITÉ
avec un numérateur qui totalise les angles et indique à chaque instant la dépense. L'appareil comprend donc un électrodynamomètre, un compteur et un électromoteur chronométrique qui fait tourner l'arbre A.
Nous donnerons une description sommaire de ces organes.
L* électrodynamomètre se compose de deux
bobines J et V. Le cadre J, qui est fixe, est recouvert d'un gros fil conducteur, que traverse le courant entier. La bobine mobile V est placée en dérivation ; elle peut osciller autour de son axe V, mais d'une quantité très faible, et son déplacement est limité par des buttoirs. Laie V est relié à Taxe !, placé sur son prolongement, par le fil de torsion.
Fig. i089. — Compteur d'énergie L. BrilUé.
Le courant ne traverse la dérivation de la bobine V que pendant le temps nécessaire pour faire les mesures. A cet effet, Farbre B, dès qu'il commence à être entraîné par l'arbre A, établit un contact qui ferme cette dérivation, et le rompt ensuite au moment où il revient à sa position de repos.
Le mouvement de la bobine mobile se produit de la manière suivante. A chaque tour de l'arbre A, le taquet ç* rencontre le taquet g, ÛTé
à l'arbre B (ces deux taquets sont représentés à part). Cet arbre se met à tourner et entraine l'axe ly par l'intermédiaire de l'engrenage P,L. Le mouvement de l'axe l est transmis à l'arbre t par la bielle U et les leviers UjUg, formant parallélogramme articulé.
La pièce m, est solidaire de l'axe t, qui porte le tambour horizontal T, creusé d'une gorge en forme de V, A l'état normal, ce tambour, sous l'action du ressort spiral t'y frotte contre une
COMPTEUR D'ÉLECTRICITÉ
pointe lixe /*, qui le ipaintient immobile. Le levier w, est muni d'un prolongement, perpendiculaire à la figure, qui porte une pièce ig se présentant obliquement dans la gorge en V du tambour.
Lorsque l'arbre t se met à tourner, commandé par Taxe /, la pièce t^ se coince dans la gorge du tambour, le fait descendre légèrement, ce qui le dégage de la pointe t|, et Tentralne dans son mouvement. Le tambour T actionne un compteur de tours, qui donne la dépense en bectowatts-heure.
Quand la mesure est finie, Tarbre A doit abandonner Tarbre B. Pour cela, les deux taquets qq^ sont inclinés Tun sur Tautre, de sorte que leur action mutuelle tende à faire reculer Tarbre A suivant son axe; mais ce déplacement ne peut avoir lieu que si le buttoir Z, sur lequel s'appuie Textrémité de cet arbre, vient luimême à se déplacer. Ce buttoir est monté sur une traverse calée sur Tarbre vertical z, qui porte également un fléau X, venant s'appuyer contre un buttoir fixé au bas de Taxe de la bobine mobile.
Au moment où cette bobine se déplace, le buttoir pousse le fléau X, qui fait tourner Tarbre z et sa traverse; le buttoir Z s'écarte et Tarbre A recule d'une petite quantité, abandonnant l'arbre B, qui est ramené à sa position de repos, ainsi que la bobine V, par le ressort antagoniste.
L'enregistreur cesse de fonctionner au même instant, car l'axe l, retournant en arrière, entraîne l'arbre t dans le même sens. La pièce t^, dans ce mouvement, permet au tambour de se relever ef de venir s'appuyer sur la pointe t^, qui le rend immobile.
Le balancier X est ramené a sa position d'attente par le doigt n', fixé sur la roue N, qui vient à chaque tour, un peu avant le commencement de la mesure, pousser un bras coudé Viné à la pièce Z.
L'arbre A, qui tourne uniformément, est commandé par la roue N, qui fait 100 tours par heure. La mesure se fait dans toutes les 36 secondes. Cette roue reçoit le mouvement de rélectromoteur chronométrique, placé sous la dépendance de l'électro- aimant E et disposé pour produire une vitesse constante, quelle que soit la résistance qu'il rencontre. Pour cela, l'arbre vertical 0 reçoit de l'armature de l'électro une impulsion toujours égale, mais qui se renouvelle plus ou moins fréquemment suivant l'effort nécessaire.
L'électro-aimant E, en forme d'U renversé.
porte à la partie inférieure deux pôles évidés EE', entre lesquels peut s'ajuster une armature F, arrondie aux extrémités et mobile autour de son centre. Au repos, cette armature, dont Tune des extrémités est attirée par le ressort R, fait un certain angle avec la ligne des pôles EE'. Lorsque le courant passe, l'armature F, attirée, se place suivant la ligne EE', entraînant la pièce S. Le courant étant ensuite supprimé, l'armature reprend sa première position sous l'action du ressort R. Mais la pièce S, qui est mobile autour d'un axe excentré sur l'armature F, a tourné d'un certain angle autour de cet axe, de sorte que, en revenant à la position de repos, elle se coince dans une gorge creusée au bas de l'arbre 0, et imprime à cet arbre un mouvement de rotation.
La pièce A, fixée sur Tarbre 0, entraîne dans ce mouvement une traverse aux extrémités de laquelle sont suspendues, au moyen de bras articulés mm\ deux masses MM'. Sous l'action de la force centrifuge, ces masses s'écartent, et, appuyant les extrémités des bras articulés m et m' sur des buttoirs aa\ solidaires de la pièce A, soulèvent la traverse B et le cône C qu'elle supporte.
Lorsque le cône C est abaissé, il touche deux petites lames de ressort c, montées sur une pièce isolante H, et ce contact fait passer le courant dans l'électro-aimant; lorsqu'il est soulevé le courant est interrompu, et il retombe bientôt. La pièce isolante B pivote autour d'un axe vertical et est reliée à une pièce G, commandée par un distributeur D rixé à la partie supérieure de l'axe de l'armature F. Ce distributeur sert à assurer le contact au moment où le cône C vient s'appuyer sur les lames c et à maintenir le courant interrompu pendant tout le temps qu'emploie l'armature F pour revenir à sa position de repos sous l'action du ressort R; il est formé d'un plan incliné qui soulève plus ou moins la pointe de la pièce G.
Chaque fois que le cône C est au bas de sa course, l'électro-aimant attire son armature ; le ressort R se trouve bandé instantanément et, en se détendant, il donne au régulateur une impulsion suffisante pour remonter les messes d'une quantité un peu inférieure à leur déplacement maximum, de façon à ne pas supprimer l'action régulatrice de ces massée. Les contacts sont donc d'autant plus rapprochésque la résistance à vaincre est plus grande, ce qui permet de maintenir la vitesse constante.
11 faut remarquer que, si le courant à mesurer est nul, le déplacement de la bobine sera
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COMPTEUR D'ÉLECTRICITÉ
1res faible ; mais, si petit qu'il soit, il ne doit pas être enregistré. Le buttoir ùxe t^ retarde l'action de la pièce f, d'une quantité suflisante pour que ce léger mouvement ne soit pas accusé. Si la puissance du courant à mesuf-er dépasse la limite supérieure pour laquelle le compteur a été construit, une disposilion spéciale arrête l'appareil lorsqu^il a enregistré la puissance maxima qu'il peut mesurer. Lorsqu'on coupe le circuit, le compteur s'arrête; le cône C retombe sur les lames c, et l'appareil est prêt à fonctionner dès qu'on rétablit le courant.
Compteur Cauderay-Frager. — Ce compteur.
imaginé par M. Frager, et fondé sur le principe des compteurs Cauderay, se compose encore d'un électrodynamomètre et d'un moteur chronométrique (fig. 1090). Ce dernier commande une roue qui fait exactement 100 tours par seconde et qui, à chaque tour, entraîne un compteur de tours d'un angle proportionnel à l'énergie fournie par le courant.
L'électrodynamomètre se voit à gauche. La bobine fixe F, à gros fil, reçoit le courant tout entier, tandis que la bobine mobile M, à fil fin, est placée en dérivation. Cette bobine est supportée par un fil métallique fixé à Tétrier 6; elle est munie d'une aiguille équilibrée A, qui
Fig. 1090. — Compteur Cauderay-Frager.
tourne avec elle. Le moteur chronométrique,que nous décrivons plus loin, communique un mouvement de rotation uniforme à une came C, qui passe à chaque tour sous l'aiguille A, et qui est montée sur un support lui permettant de s'abaisser légèrement au moment où elle touche cette aiguille. Dans ce mouvement de descente, la came C entraîne un cliquet qui vient embrayer la roue R, munie de 300 dents et folle sur l'axe vertical de cette came. Cette roue commande le compteur de tours, qu'on voit à droite, par l'intermédiaire des roues d'angle r. En même temps, la came C soulève légèrement l'aiguille A et la presse contre un arc fixe o, qui la maintient immobile. La came a du reste une forme telle qu'elle reste en contact avec l'ai-
guille pendant un temps proportionnel à la déviation de celle-ci , c'est-à-dire à l'énergie fo.urnie par le courant. La roue R, et par suite le compteur de tours, sont donc entraînés par le cliquet, à chaque tour de la came C, pendant ce même temps, et le nombre de tours enregistré par le compteur en un certain temps est proportionnel à l'énergie fournie par le courant durant ce temps.
Le moteur chronométrique qui commande la came C est formé d'un axe vertical de fer, muni à la partie inférieure d'un balancier lourd H, qui traverse une bobine à fil fin et porte, de chaque côté de cette bobine, une sorte d'étoile en fer placée en regard d'armatures ljxe> en fer feuilleté, disposées suivant les génén-
COMPTEUR D'ÉLECTRICITÉ
trices intérieures de Tenveloppe cylindrique K, qui est formée d'une substance non magnétique. Au repos, les branches de Téloile sont à une petite distance des armatures fixes; lorsque le courant traverse la bobine, ces armatures attirent les branches de l'étoile, qui tourne d'un certain angle. Le courant est alors interrompu et le système revient à sa position d'équilibre ; par suite de ce mouvement, le circuit se trouve de nouveau fermé et l'appareil prend un mouvement oscillatoire régularisé par le balancier H. Pendant la première partie de l'oscillation, le mouvement du système est transmis par le cliquet I à la roue dentée G, munie de iOO dents, et calée sur l'axe de la came G. Un embrayage à friction J empêche le retour en arrière pendant la seconde moitié de l'oscillation du balancier H. L'axe de la came G tourne donc toujours dans le même sens.
Le mécanisme de rupture et d'établissement du courant est disposé de telle sorte que, si l'amplitude d'oscillation de H dépasse une certaine valeur, le contact ne se produit pas aux oscillations suivantes, jusqu'à ce que l'amplitude ait repris sa valeur normale.
Les bobines de l'électrodynamomètre sont calées à 45<* ; le calcul montre que cette position est celle qui réduit le plus l'erreur relative.
Les causes d'erreur qui peuvent se produire ont été étudiées avec soin. Gomme dans tous les compteurs, on a eu soin qne leur action contribue à diminuer le nombre de tours enregistré, afin d'éviter les réclamations des clients. Pour plus de sûreté, l'appareil ne commence à enregistrer qu'à partir de l'énergie nécessaire pour entretenir une lampe, soit 36 watts.
Pour un compteur de 5000 watts, la puissance absorbée par l'appareil est de 9,5 watts, à pleine charge et pour une tension de 100 volts.
Compteur Meylan-Rechnietoski, — MM. Meylan et Rechniewski ont cherché surtout à réaliser un compteur d'énergie d'un fonctionnement parfaitement sûr, c'est-à-dire ne produisant ni arrêts, ni ratés au moment de la mise en marche de l'appareil ou de la mise en charge de la distribution. C'est là en effet, pour la Compagnie qui fournit l'électricité, une condition beaucoup plus importante que la sensibilité.
Le compteur Meylan - Rechniewski comprend :
i° Un moteur électrique M à courant permanent et à vitesse constante.
3® Un train d'engrenages, qui réduit la vitesse du moteur dans une proportion convenable et communique à un dernier axe ou axe principal
A {ûf^, i09'2) une vitesse rigoureusement uniforme de i tour par 3 minutes.
3* Un électrodynamomètre ou balance électrodynamique, dont la bobine mobile G^ est ÛTiée à l'extrémité d'un fléau F, mobile sur pivots ou sur couteaux^ et équilibrée par un contrepoids P.
4° Une came élastique qui, à chaque tour de l'axe principal A, rencontre le fléau F et tord un ressort R d'une quantité proportionnelle à Faction électrodynamique; c'est cette torsion qui est ensuite enregistrée.
5» Un totalisateur T, dont les cadrans donnent la dépense d'énergie en hectowatts.
6° Un embrayage à friction, contrôlé par deux cliquets, et destiné à transmettre au premier mobile de ce totalisateur le mouvement de l'axe principal pendant la durée de chaque lecture de la balance.
Ce compteur est représenté fig. i09i. L'électrodynamomètre, qui se voit à droite, comprend deux bobines fixes Gj Gj, horizontales, constituées par des rubans de cuivre isolés et enroulés sur un noyau central de bois. Ces deux bobines sont montées tantôt en série, tantôt en quantité, suivant les types, mais de façon que leurs actions s'ajoutent et tendent à déplacer de bas en haut la bobine mobile. Les prises de courants se font par deux blocs de laiton percés de trous, où les câbles sont fixés et écrasés par une vis de serrage.
La bobine mobile Gj est plate, parallèle aux deux premières et aussi rapprochée d'elles que possible. Elle est formée par une galette de (il fin, portée par un support en ébonite, fixé luimême à un anneau de métal qui termine le fléau F. Ce fléau est mobile soit sur des pivots pp (fig. i092) pour les petits appareils, soit sur des couteaux, lorsqu'on veut obtenir une plus grande sensibilité. H porte à l'autre extrémité un contrepoids P qui fait équilibre à la bobine mobile.
Cette bobine reçoit le courant d'un côté par les pivots, de l'autre par une bafide de clinquant très flexible, soutenue par un support isolant voisin de l'axe de suspension. La disposition de cet appareil est calculée pour donner l'effort maximum. Le contrepoids P est réglé avec un léger excès.
Les bobines fixes sont dans le circuit principal; la bobine mobile ne reçoit qu'une dérivation. L'action électrodynamique tend à soulever la bobine Gj. A chaque tour de l'axe principal A, une came élastique w, vient rencontrer la pièce K du fléau et tend à soulever l'autre ex-
COMPTEUR D ÉLECTRICITÉ
(rémité. Celte came r^, en acier, est fixée sur un disque D, porté par Taxe Aj, qui prolonge l'axe principal A et se trouve relié avec lui par le doigt L. Tant que la came w, ne rencontre pas la pièce ::, l'axe Ai participe au mouvement de l'arbre A. Dès que ces deux organes se trouvent en contact, l'action électrodynamique arrête la came 7:1 et la roue D ; par suite le ressort U se trouve tordu jusqu'à ce qu'il ait atteint une
force suffisante pour entraîner la came élastique TU,, qui échappe alors à la pièce k. La torsion du ressort R a, pendant ce temps, actionné le compteur, et, à ce moment, la lecture se trouve achevée.
La rotation étant uniforme, la sommation des torsions revient à enregistrer les durées des lectures. Il faut pour cela que l'axe A agisse sur le premier mobile du totalisateur T pendant
Pig. 1091. — Vue d'ensemble du compleur MeylanRechniewski.
cJiaque période de torsion. Ce résultat est obtenu au moyen d'un embrayage à friction, contrôlé par des cliquets, dont l'un est actionné par le mouvement même de l'axe principal et indique l'origine de chaque lecture, tandis que l'autre est sous la dépendance d'un déclic, entraîné à la fin de chaque lecture par la force vive de la came élastique, et qui supprime l'embrayage à ce moment. Cette disposition exige que l'on ait déjà, à l'origine de la lecture, une certaine force vive, c'est-à-dire une certaine
torsion du ressort R ; c'est pour cette raison que le contrepoids P est réglé avec un léger excès de pression.
Les organes qui concourent à cet embrayage périodique et de durée variable sont représentés fig. 1092. L'extrémité de l'arbre principal A porte une roue à encliquetage r de grand diamètre, montée à frottement doux, qui entraine le premier mobile du totalisateur par l'intermédiaire d'un toc ty qui pousse une coulisse dépendant de ce mobile.
COMPTEUR D'ÉLECTRICITÉ
La roue d'encliqu étage agit sur deux cliquets qq^. Le premier de ces cliquets doit être toujours en prise avant le commencement de la lecture et se trouver libéré au moment précis où elle commence. Ce cliquet, solidaire de Taxe b et du levier /, est commandé par la came C, dont le profil et le calage sur Tarbre A sont réglés de telle sorte que le cliquet est mis hors de prise à Tinstant précis où la lecture commence, et se trouve remis en prise à la fin de chaque tour par l'action du ressort Rn.
Le second cliquet gi doit au contraire se met- Ire en prise au moment précis où la lecture finit, tandis qu'il se trouve normalement hors de prise. Pour obtenir ce résultat, ce cliquet
est solidaire de Taxe 61 et du levier /,, qui est maintenu par un cran du levier /j, malgré Faction antagoniste du ressort Ri. A la fin de la lecture la came w, échappe à la pièce ir du fléau. Par suite de la torsion, la partie m du disque D, qui est entaillé sur une partie de sa circonférence, soulève le levier Z}» <iui laisse échapper le levier i,. Le cliquet q^ est entrcdné aussitôt par le ressort R, et vient se mettre en prise.
Après chaque tour, une seconde came C,, également calée sur Taxe A, presse sur le levier /i, fixé sur Taxe 61, remet en place le cliquet gi et le levier /, et tend de nouveau le ressort R,. Cette opération n'a lieu qu'après
Fi^. lOOi. — Compteur Meylan-RecbDiewski (Oélail» du mécanismo).
que le premier cliquet q a été remis en prise par la came C, de sorte que la roue d'encliquetage n'est rendue libre qu'au moment de la lecture suivante.
On règle le calage de la came C et la position du poids P pour que, le courant étant nul, la mise en liberté du cliquet q et la reprise du cliquet q^ se fassent exactement au même ins- Uint.
Ce mécanisme est actionné par un moteur frenre Gramme, qui ne donne pas d'étincelles et n'a pas de point mort. Il est muni de deux dispositifs particuliers, l'un pour assurer les départs, l'autre pour régler la vitesse. C'est un moteur disque, ayant les deux pôles du même côté de l'induit, soit au-dessus de ce dernier.
Il en résulte un véritable soulèvement de l'induit, qui soulage la pierre sur laquelle repose le pivot.
Ce moteur présente deux types. Dans l'un, l'inducteur est formé de deux électro-aimants E, Ej (flg. 4091), qui portent deux pièces polaires en forme de demi-cercles, solidaires de deux équerres réunies par deux boulons, qui forment les noyaux des électros. Dans l'autre (fig. 1093), il y a un inducteur central unique, constitué par une pièce de fonte qui porte les douilles de frottement et qui forme le noyau de l'électroaimant I ; elle porte une des pièces polaires, tandis que l'autre est rapportée à la partie supérieure.
L'induit i est constitué par un anneau plat en
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f^oli donc que, la âïïXflmo^ d-i Y^^^'^^'"^^ \ Tarie de 17,7 p- i^^^J* b vanaii^>^' ^^'^ '!^ k lî*a él^ que de 2/i p. m. Or, ^^^^"^ \*^^''^'^ élcclriqiie, la di(T*'n^iirf' de i>otenUel "'• |»as ordinal rem en l Jî? plu^ 'i*- '^' ï^' It D'en train eraît sur hi vi tf^siÈiqi'Uiit errt^ur S p. 1O0 environ-
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