BLOCK-CIBLE. — BLOCK-SYSTEM
placée dans le bain qu'on agite constamment. L'auteur explique la réaction de la manière suivante : l'électrolyse simultanée de Teau et du chlorure de magnésium donne àTélectrode négative de Thydrogène et du magnésium : ce dernier y décompose Teau en formant de la magnésie et de Thydrogène qui se dégage avec le premier. Le chlore et Toxygène qui se portent à Télectrode positive se combinent en acide hypochlorique qui, en présence de la magnésie, forme du chlorite et du chlorate de magnésie. Ces deux sels sont électrolysés à leur tour, et leurs acides, mis en liberté, cèdent de Toxygène à la matière organique et donnent de Tacide chlorhydrique, qui attaque la magnésie pour régénérer le chlorure de magnésium. Le liquide arrive dans chaque électrolj'seur (fîg. i02)
par un tube percé de trous situé à la partie inférieure et sort par une gouttière qui Tentonre. Les électrodes négatives sont des disques de zinc réunis en quantité et montés sur deux arbres qui tournent lentement. Entre chaque paire de disques sont placées les anodes, formées par de la toile de platine tendue sur un cadre d'ébonite, et reliées par des lames de plomb à une barre de cuivre, disposée au-dessus de la cuve. Une anode est représentée à part. La figure i03 montre l'installation du procédé Hermite dans une papeterie; A est une cuve qui distribue le liquide aux électrolyseurs B, actionnés par une dynamo C. Le liquide se rend ensuite par le conduit D à la pile blanchisseuse E, d'où le tambour F l'envoie dans la cuve G ; puis la pompe centrifuge H le remonte
Fig. 102. — Appareil de blanchiment électro-chimique (Paterson et Cooper).
dans la cuve A. J et I représentent le pressepàte et sa cuve; la pompe K ramène à la cuve A le liquide provenant de cet appareil.
M. StépanofT a imaginé récemment un procédé de blanchiment électrolytique un peu différent. Au lieu du chlorure de magnésium, très rare en Russie, il prend une solution de sel marin. Une pompe hydraulique refoule ce liquide dans des électrolyseurs, où il est soumis à l'action du courant d'une dynamo. L'électrolyseur est formé d'une caisse partagée en dix compartiments, qui communiquent entre eux et qui renferment les électrodes en platine et en plomb. La dissolution peut être amenée à contenir i,6 p. 400 de chlore; mais, en raison des conditions économiques, il est préférable de s'arrêter à 0,7 p. 100.
BLOCK-CIBLE. — Appareil servant à préserver les marqueurs dans les tirs, comme le block-
system a pour effet 'de protéger les trains; de là son nom. Le marqueur est enfermé dans un abri, qu'il ne peut ouvrir que si le tir est interdit. Pour cela, il est en communication avec les tireurs par des sonneries indépendantes du block-cible, et n'exigeant qu'un seul fil de ligne. Lorsqu'il veut sortir, il avertit les tireurs par un double coup de sonnette : ceux-ci répondent par un seul coup, après avoir agi sur une boîte d'enclenchement qui fait apparaître un voyant rouge empêchant le tir, et dans l'abri un voyant blanc; le marqueur est ainsi doublement averti qu'il peut sortir; il n'a plus qu'à agir sur la botte d'enclenchement qui commande la porte de l'abri. S'il essayait d'ouvrir sa porte sans prévenir les tireurs, le mécanisme ne pourrait pas obéir.
BLOCK-STSTEM. — Système d'exploitation des chemins de fer qui consiste à diviser la voie
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Fig. 103. — Installation du procédé Hennite dans une papçlorie.
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en un certain nombre de sections, et à ne laisser entrer un train dans une section que lorsqu'on est sûr que le train précédent en est sorti. Une section qui contient un train est dite bloquée. Le block-system a donc pour but de remplacer l'intervalle de temps qui sépare deux trains par un intervalle de distance, ce qui permet de faire passer un plus grand nombre de trains dans le même temps, tout en donnant la sécurité indispensable. Le block-system n'est appliqué que sur les lignes où la circulation est assez active; il n'existe donc pas en général sur les lignes à voie unique. Il a été imaginé par Cooke en 1842, et réalisé d'abord au moyen de disques destinés à arrêter les trains, et de communications télégraphiques entre les agents chargés de manœuvrer ces disques. Le blocksystem peut être appliqué de deux manières différentes. En Angleterre on se sert surtout du système à voie fermée, et dans les autres pays on préfère ordinairement le système à voie ouvei*le,
Block-system à voie fermée. — Dans ce système, la voie est normalement fermée par des signaux d'arrêt absolu, et chaque poste n'ouvre la section qu'il commande, pour laisser un train s'y engager, qu'après s'être assuré qu'elle est libre. Soient par exemple trois postes A, B, C, limitant deux sections consécutives de la voie. Lorsqu'un train génètre en A dans la section AB, que nous supposons libre, le poste A avertit le poste B ; celui-ci demande à G si la voie est libre. S'il reçoit une réponse affirmative, il ouvre la voie; puis, lorsqu'il a vu le train entrer dans la section BC, il la .referme pour le couvrir et avertit le poste A que la section AB est redevenue libre. Celui-ci maintient cependant la voie fermée, et ne l'ouvre à l'approche d'un second train qu'après avoir de nouveau interrogé le poste B.
Chaque poste doit donc posséder un signal d'arrêt absolu, et un appareil électrique lui permettant de communiquer avec le poste précédent et avec le suivant, et d'en recevoir une réponse.
Block-system à voie ouverte. — Le système précédent peut évidemment être simplifié sans grand danger, en n'obligeant pas chaque posle à recevoir deux avis du poste suivant. En effet, lorsque le poste A a reçu de B l'avis que la section est libre, le train qui vient de passer s'étant engagé d&ns la section BC, il peut sans inconvénient rouvrir la voie, qui reste ainsi normalement libre. Un second train se présentant ensuite en A, ce poste le couvre en fermant la voie et avertit le poste précédent; en même temps il prévient généralement le poste B du passage
prochain de ce train, mais cette condition n'e>t pas indispensable. De même, lorsque le train arrive en B, ce poste ferme la voie derrière lui. et débloque la section AB en prévenant A, qui rouvre la voie; en outre, il avertit généralement le poste C. On voit que ce système es» plus simple et donne généralement une sécurité suffisante.
Remarquons cependant que, dans ce s}>tème, la voie n'étant fermée que par exception, il importe que, si ce fait se présente, le mécanicien qui conduit un train en soit averti aver le plus grand soin. Aussi double-t-on le nombre des signaux d'arrêt. Chaque poste possède un signal d'arrêt absolu, disque ou électro-sémaphore, placé au poste même, et un disqu»^ avancé placé à une certaine distance en avant, et manœuvré du poste même. Le mécanicien est ainsi averti deux fois.
De plus, il est évident que chaque poste doit posséder en double Finstallation complète, d'une part pour les trains descendants, d'autre part pour les trains montants. Enfin les postes placés aux bifurcations, aux gares, en tout point où se croisent un certain nombre de lignes présentent des installations plus complètes que nous n'indiquerons pas.
Divers modes de block-sjrstem. —En réalité, l'interdiction de pénétrer dans une section bloquée ne peut jamais être absolue, ce qui empêcherait même d'aller au secours d'un train en détresse. Il suffit qu'en laissant entrer un train dans cette section on l'avertisse qu elle est bloquée. De là deux modes d'exploitation : dans l'un (block-system absolu) on ne laisse pénétrer le train dans la section bloquée que s'il s'est écoulé un certain temps depuis l'entrée du premier; dans l'autre (block-system permissif), l'entrée d'une section bloquée est toujours permise, et l'on se contente de prévenir le mécanicien par un signal conventionnel.
A l'origine, les signaux optiques s'adressant au mécanicien étaient manœuvres à la main, et les appareils électriques, analogues à des télégraphes très simples, permettaient seulement aux agents des postes voisins de se transmettre les renseignements relatifs au passage des trains ; c'est le block simple, MM. Siemens et Halske ont cherché les premiers à faire effectuer la manœuvre des signaux optiques par les appareils électriques, de manière à éviter les suites d'un oubli ou d'une négligence des gardes [block and interlocking-sy stem). Enfin certains inventeurs cherchent à faire effectuer toutes les manœuvres par les trains au moment
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où ils passent d'une section dans Tautre. Ce système de block automatique n'est pas encore entré sérieusement dans la pratique.
Fig. 104. — Vue extérieure d'un indicateur Regnàull.
Appareil Regnault, — L'appareil Regnault, employé par la compagnie de FOuest, est un exemple de block simple; les signaux optiques
étaient d'abord indépendants des appareils électriques.
Dans ce système, chaque poste intermédiaire possède deux appareils semblables à celui de la figure 104, reliés Tun au poste de gauche, Vautre à celui de droite; le premier sert pour les deux voies de la section de gauche, l'autre pour les deux voies de celle de droite. Les postes terminus n'en ont qu'un. Chaque appareil porte deux aiguilles [A et B, verticales au repos, et pouvant s'incliner d'un angle notable dans le sens de la marche du train : l'une A annonce au poste qu'un train a pénétré dans la section précédente; c'est Vaiguille indicatrice; l'autre, qui est Vaiguille réceptrice, fait savoir que le signal envoyé au poste suivant a été reçu. L'appareil porte en outre deux boutons ou poussoirs PP' destinés, l'un à lancer le courant pour avertir le poste suivant qu'un train est entré dans la section intermédiaire, l'autre pour débloquer la section précédente en ramenant au zéro l'aiguille indicatrice de l'appareil et celle du poste précédent, et un bouton latéral K dont nous verrons plus loin l'usage.
Considérons deux postes successifs (fig. i05).
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Fig. 105. — Schéma de deux appareils Regnault en correspondance. (D'aprfts un dessin communiqué par M. G. Dumont.)
et voyons comment se fait cette transmission de signaux. CC, ZZ représentent les pôles positifs et négatifs des piles, reliées à la terre d'au tre part. Chaque aiguille i ou r est fixée à un pignon denté, qui engrène avec un secteur placé à l'extrémité d'une palette de fer doux p. Cette palette est fixée par son pivot à un aimant af
qui agit sur elle par inQuence ; cet aimant se relève verticalement et porte un électro-aimant E ou E', à deux bobines horizontales, et deux petites pièces X x\ qui sont aimantées de signes contraires. Au repos, la palette s'appuie sur la pièce dont l'aimantation est contraire à la sienne.
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Fig. 106.
Electro-s<*mapliorc, syslAme I^rtigue. (D'après un dessin communiqué par M. G. Duroont.)
Lorsqu'un train passe en A allant vers B, le poste A manœuvre les signaux optiques pour bloquer la section AB, puis il pousse le boutoa d qui met en contact la borne d* avec le levier V et ferme le circuit de la pile n* 1, qui envoie un courant positif par le fil de ligne L suivant Gd'YLVchmn. LÀ, il se divise entre la sonnerie S et Télectro-aimant E; en traversant cet électro, il change la polarité des pièces aimantées, de sorte que la palette p est attirée vers X* et Taiguille indicatrice r s'incline vers la droite, c'est-à-dire dans le sens de la marche du train. Ce mouvement ferme le contact km', qui permet au courant positif de la pile n^ 1 du poste B de traverser Cm'^VLV'd et d'arriver à l'électro E', dont la palette p est alors attirée par x\ ce qui fait tourner vers la droite l'aiguille réceptrice r de A. L'agent du poste A est donc assuré automatiquement que celui de B est prévenu.
Lorsque le train passe en B, le garde, après avoir bloqué la section suivante, débloque AB en appuyant sur le bouton A. Le courant négatif de z traverse alors zc'VLV'd et polarise l'armature de E' en sens contraire, ce qui ramène l'aiguille réceptrice au zéro; une dérivation de ce courant, passant en zc'Vqn, et de là dans l 'électro-aimant E, agit de même et ramène l'aiguille indicatrice au repos. Les deux aiguilles f servent à établir les communications analogues entre B et A pour un train allant en sens contraire.
Le bouton K, placé sur le côté de l'appareil, permet d'informer le poste précédent que la voie est occupée, pour l'empêcher de laisser passer les trains. Si l'on pousse en effet ce bouton au poste B, on déplace directement la palette p, et l'on établit le contact km, qui permet, comme plus haut, au courant positif de ce poste d'aller actionner l'aiguille réceptrice de A, qui est ainsi averti que la section AB est occupée. Ajoutons enfln que l'appareil Regnault a été modifié pour mettre les signaux optiques dans la dépendance des appareils électriques, comme on le fait dans le block and inlerlocking syslem. Nous ne décrirons pas cette nouvelle dispo- ""' '^ ' sition, qui contient d'ailleurs les mêmes pièces essentielles.
Êlectro - sémaphores Lartigue, — Les électro -sémaphores du système lartigue appartiennent au block and.interlocking System, c est-à-dire que les signaux optiques sont dans la dépendance des appareils électriques Ils sont employés dans les compagnies du Nord et de TEst; la
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compagnie d*Orléans a également adopté ce système, mais après Favoir modifié.
Chaque poste intermédiaire possède un électro-sémaphore (fig. 106) formé d'un màt en fer de
6, 8 ou 12 mètres de hauteur, portant à la partie supérieure deux grandes ailes rouges Oj et a^ et vers le milieu deux petites ailes jaunes ôj et 6,. Les premières s'adressent aux trains circulant
Flg. 107. — Vue intérieure de Tappareil n* 1, porte et croisillons enlevés : grande aile apparente ; appareil enclenché. (D'^irès un dessin communiqué par M. G. Dumont.)
sur les deux voies ; le mécanicien qui voit à la gauche du poteau une aile rouge étendue horizontalement est averti que la voie est fermée. Pour éviter toute confusion, Tautre face de Taile est peinte en blanc; elle n'a aucune signification. Us ailes jaunes servent seulement à avertir
Tagent du poste qu'un train est entré dans la section précédente; il y en a une pour chaque voie. Une lanterne, munie de réflecteurs, sert à éclairer pendant la nuit les ailes a et 6. L'arrêt est indiqué par un double feu rouge et vert. Lorsqu'un train franchit un poste, le garde
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met à Tarrèt Faile rouge correspondante, pour bloquer la section. Cette opération se fait à Faide d'une série de leviers qui commandent les ailes G, sans que Télectricité intervienne; mais la même manœuvre fait apparaître au poste suivant Taile jaune indiquant au garde qu'un train est entré dans la section. Une fois Taile rouge mise à Tarrêt, le premier poste ne peut plus enlever ce signal ; le deuxième poste seul peut débloquer la section et faire tomber l'aile rouge du poste précédent ainsi que sa propre aile jaune, en lançant un courant loréque le train a quitté la section considérée pour entrer dans la suivante.
Pour faire ces manœuvres, chaque poste possède quatre appareils, dont deux nommés appareils n° i , servant à mouvoir les grandes ailes du poste et les petites des deux postes voisins, et les autres appelés appareils n*» 2, servant à ramener au repos les petites ailes du poste et les grandes ailes des postes voisins.
L'appareil n« 1 (fig. i07) se compose d'une boite de fonte contenant une roue d'ébonite B, servant de commutateur, et portant sur sa circonférence des pièces métalliques ddd,.. qui peuvent venir au contact des frotteurs eee. Quand un train passe, le garde, pour bloquer la section, agit sur une bielle articulée avec la tringle de tirage de l'aile correspondante, et reliée à la manivelle F, qui se termine à l'axe G et commande le commutateur. En effectuant cette manœuvre, il fait faire à la bielle un peu plus d'un demi-tour. L'aile se trouve alors calée dans sa position horizontale par le doigt K, reposant sur le butoir M, qui reste vertical tant que le levier J à palette est retenu par l'électroaimant Hughes L L'appareil communique par un fil avec celui qui commande la petite aile du poste suivant; pendant la rotation précédente, le commutateur a envoyé un courant négatif destiné à faire apparaître cette aile.
Lorsque le train a quitté la section, le second poste envoie dans l'électro-aimant I un courant qui affaiblit son aimantation. La tige MN bascule alors sous l'action d'un contrepoids, le doigt K s'échappe, la bielle active sa révolution, et l'aile est ramenée par la pesanteur à la position verticale. Pendant ce temps, une came en limaçon a ramené la palette J au contact de Télectro, et le butoir M, ayant repris sa position, est prêt à arrêter de nouveau le doigt K.
Pendant la seconde partie de la rotation, le commutateur donne un courant positif qui vient renforcer l'électro-aimant Hughes U,
dont l'attraction fait apparaître le voyant S el frapper un coup sur un timbre voisin.
Les postes terminus n'ont qu'une grande aile e t une petite, et un seul appareil de chaque espèce.
Les électro-sémaphores ont l'avantage de n'employer l'électricité que pour affaiblir un électro-aimant; tous les mouvements se font sous l'action de contre-poids, ce qui donne au système une grande solidité.
Nous ne décrirons pas l'appareil n° 2, qui diffère peu du premier.
Ajoutons que la Compagnie d'Orléans, qui emploie le block-system absolu, a fait subir à ces appareils des modiflcations destinées à empêcher que le signal d'arrêt puisse être effacé par toute autre cause que la manœuvre réglementaire.
La Compagnie P.-L.-M. employait les appareils Tyer, dans lesquels les signaux optiques étaient indépendants des appareils électriques ; ce système a été complété par MM. Jousselin, Chaperon et Rodary, en vue d'établir la solidarité des deux ordres d'appareils.
Enclenchement des boîtes électro-sémaphoriques entre elles et avec le disque à distance. — La Compagnie du Nord a joint aux appareils Lartigue une disposition qui a pour but : 1* d'empêcher le garde d'un poste B de débloquer la section AB avant d'avoir bloqué la section suivante BG ; 2° de permettre aux gares de dépassement de supprimer la dépendance de la section qui précède et de celle qui suit, lorsque l'on a garé un train, et de la conserver pour les trains qui passent sans garage dans la station ; 3"* d'empêcher de faire cette suppression par le garde du poste, sans l'intervention d'un agent responsable, placé près du lieu de garage, et enfin de remettre les choses en l'état initial, lorsque le garage est effectué, en même temps qu'on débloque la section. Sur le réseau du Nord, chaque poste séraaphorique est pourvu d'un disque à distance: l'appareil doit donc maintenir ce disque à l'arrêt, tant que la grande aile est horizontale.
La dépendance des sections est obtenue par l'addition, entre les boites de manœuvre de la grande et de la petite aile, d'une boite contenant un enclenchement électrique qui établit ou supprime la solidarité entre les axes des deux manivelles, de manière qu'on ne peut tourner l'une si l'on n'a pas préalablement tourné l'autre.
M. Eugène Sartiaux a réalisé la solidarité entre la grande aile du sémaphore, le petit bras et le disque à distance par l'addition d'une serrure
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électrique K (fig. 108), reliée au levier L du disque, et d'un appareil supplémentaire ajouté dans l'appareil F d'enclenchement installé entre les boites de manœuvre.
Un train étant annoncé par la chute du petit bras, il est impossible de faire disparaître ce bras et de débloquer la section qui renferme le train, sans avoir d'abord bloqué la section suivante en rendant la grande aile horizontale, m anœuvre qu'on ne peut effectuer sans avoir mis à l'arrêt le disque à distance.
La mise à l'arrêt du disque fait fonctionner la serrure adaptée au . levier et envoie un courant dans Tappareil d'enclenchement de la grande aile, qui peut alors être levée à l'arrêt. Tant qu'elle reste dans cette position, il est impossible au garde de remettre le disque à voie libre: c'est seulement quand la grande aile tombe, déclenchée par le poste suivant, que la serrure est dégagée et qu'il est possible de ramener le levier du disque à la position normale.
Si le train ne doit pas dépasser le poste, soit pour s'arrêter, soit pour se garer dans une station, la dépendance est supprimée, après que le garage est cfTectué, par Tagent qui commande cette opération.
A cet effet, il envoie, à l'aide d'un commutateur, un courant dans l'électro-aimant de la boite F, ce qui produit exactement les mêmes effets que la manœuvre de la grande aile, c'està-dire que le garde peut dès lors débloquer la
Fig. 108. — EDclenchemeot des bottes onire elles et avec le disque à distance. (Chemin de fer du Nord.)
section en arrière, sans bloquer la section en avant. Les appareils sont en outre ramenés à leur position normale, avec dépendance des sections.
Pendant qu'on manœuvre le commutateur (le garage, une sonnerie tinte au poste sémaphorique. L'appareil d'enclenchement F contient en outre un dispositif qui permet de le i-elier à un répétiteur d'électro-sémaphore.
^pétiteurs d électro-sémaphores. — Dans les gares d'une certaine étendue, où l'électro-sémaphore n'est pas à la portée de tous les agents qui ont besoin d'être prévenus de l'arrivée des trains, on peut installer un appareil qui répète les indications du petit bras. La même disposi-
tion peut être installée aux passages à niveau qui n'ont pas de sémaphores.
. L'appareil consiste en une boite de fonte renfermant deux électro-aimants Hughes, qui maintiennent chacun une palette portant un voyant légèrement incliné dans le sens de sa chute ; chaque électro correspond à une des deux directions. Lorsque le garde du poste précédent abaisse sa grande aile pour bloquer la section, il fait tomber le petit bras de la station considérée et envoie en même temps un courant dans l'électro correspondant du répétiteur. Celui-ci s'affaiblit, sa palette tombe par son propre poids et le voyant apparaît. En tom-
BLUTEUR ÉLECTRIQUE.
bant, la tige du voyant ferme un circuit qui contient une pile locale et la sonnerie trembleuse de la direction. Cette sonnerie tinte jusqu'à ce qu'on relève le voyant. Les sonneries des diverses directions ont des timbres différents. En 1889, vingt répétiteurs étaient en service sur le réseau du Nord.
Block-system automatique. — Certains inventeurs ont cherché à faire effectuer par les trains eux-mêmes toutes les manœuvres, ou au moins la plupart d'entre elles, de manière à rendre inutile la présence des gardes ou au moins à diminuer dans une grande proportion leur responsabilité.
Le système Ducousso emploie des contacts fixes disposés sur la voie et qui actionnent des si fflets électromoteurs (Voy.cemot) placés sur les locomotives.
Nous citerons notamment la disposition imaginée par J.-P. Wirks, de New-York, dans laquelle les signaux sont placés sur la locomotive, au lieu d'être le long de la voie.
Des piles, disposées de distance en distance le long de la voie, ont leurs pôles reliés à deux conducteurs fixés parallèlement aux rails. L'un de ces conducteurs est continu, et l'autre formé de pièces métalliques isolées; les circuits de chaque pile sont donc généralement ouverts et se ferment seulement au passage de la locomotive. Les piles divisent la ligne en sections comme dans un Block-system.
Chaque locomotive porte deux roulettes isolées l'une de l'autre, et respectivement en contact avec chacun des conducteurs.
Lorsque le train passe d'une section dans une autre, les roulettes ferment le circuit de la pile correspondante, dont le courant met en branle un timbre puissant et démasque en outre un voyant, placés tous deux sur la locomotive. Si un deuxième train suit à quelque distance, le mécanicien qui le conduit est averti par ces deux signaux du voisinage du premier.
M. E. de Baillehache a imaginé un block-system automatique très simple, qiii consiste dans l'installation d'un fil unique placé audessus de la voie, à une hauteur de 2,33 m. et soutenu tous les 25 mètres en ligne droite, tous les 12 mètres en ligne courbe, par des isolateurs placés à l'extrémité de potences greffées sur les potelets. Chaque train est muni d'une brosse circulaire assez large, fixée à la partie latérale supérieure du fourgon du chef de train.
Cette brosse est reliée à un appareil télégraphique placé dans le fourgon, et le retour se -fait par la terre. Cette disposition permet d'éta-
blir très facilement une communication télégraphique, soit entre deux trains en marché, soit entre un train et une station. Si l'on vec: élever davantage le fil aux passages à niveaa pour éviter les ruptures, on place sur le tram deux brosses assez écartées pour qu'il y en ai toujours au moins une en contact.
Le fil ainsi établi au-dessus de la voie peo être divisé en un certain nombre de sectioib indépendantes, reliées aux différentes csb^^ d'un tablefttt indicateur placé dans la gan principale la plus voisine. On pourra ainsi, d^ cette gare, connaître à ,utt motnCTàt qfuelconqo^ la position de tous les trains enga^s sur 1& sections qui dépendent de cette gare (ce qai fait une longueur d'environ 60 kilomètres). Od pourra aussi, à l'aide d'un commutateur bararois, faire communiquer ensemble tous ^ trains circulant sur les diverses sections isolées. On pourra enfin, de ce poste envoyer ud signal d'arrêt absolu à la fois sur toutes les sections. Ce signal peut être formé d'un petii disque qui apparaît sur la locomotive même de chaque train, et qui, une fois enclenché, nepeoi être effacé que par le poste central. Le système de M. de Baillehache, tout en étant fort simple, assure donc une sécurité complète.
BLUTEUR ÉLECTRIQUE. — Le bluteur de Thomas, B. Osbome et Kingsland Smith présente une curieuse application de l'attraction des corps légers à la séparation du son et de la farine.
La farine brute arrive à Textrémité d'un tami^ horizontal animé d'un mouvement de va-etvient, au-dessus duquel sont disposés des cylindres en caoutchouc qui tournent d'une manière continue autour de leurs axes, et s'électriscnten frottant sur des coussins de peau de mouton placés à leur partie supérieure. Le son est attiré par ces cylindres à cause de sa légèreté, tandis que la farine traverse le tamis ; il est arrêté par les coussins et retombe dans des gouttières parallèles aux cylindres et dans lesquelles il es^ recueilli.
Un appareil muni de vingt-quatre cylindres, n'occupant pas plus de 2 mètres carrés et fonctionnant avec une force d'un demi-cheval, p^^^ bluter, paralt-il, 200 à 300 kilogrammes de farine par heure, suivant la qualité. Cet ingénieux appareil évite les inconvénients des blutoirs ordinaires : perte dans l'atmosphère d'une partie du son ; production d'une atmosphère i^' pure, sans doute nuisible aux ouvriers, ^^ capable de détoner facilement au contact d'une flamme.
BOBINE D'INDUCTION DE RUHMKORFF
BOBINE D'INDUCTION DE RUHMKORFF
La bobine de RuhmkorfT est en quelque sorte le plus ancien des transformateurs, mais, à Tinverse des transformateurs actuels, elle donne naissance, par les interruptions d'un courant primaire de grande intensité et de force éiectromotrice faible, à des courants induits de faible intensité, mais de forme électromotrice assez élevée pour donner des étincelles et reproduire les effets ordinaires des machines électrostatiques.
Principe de la bobine. — La première bobine de ce genre , construite par Masson et Bréguet, a reçu depuis bien des perfectionnements. En principe, elle reproduit Tappareil à double bobine, qui sert à vérifier les lois de
rinduction (voy. ce mot). Le courant primaire, fréquemment interrompu, traverse une bobine intérieure à fil gros et court, entourée d'une bobine induite R (fig. 109) dont le fil très fin a souvent plusieurs kilomètres de longueur; les différentes spires doivent être parfaitement isolées. Les extrémités de ce fil aboutissent à des bornes auxquelles on attache des rhéophores tï' destinés à recueillir le courant induit. Un noyau de fils de fer doux M, placé au centre de la bobine inductrice, en augmente les effets.
Cloisonnement. — Dans les appareils d'une certaine dimension (fig. 110), Poggendorfi a imaginé de cloisonner la bobine induite, c'està-dire de disposer le fil induit en une série de
Fig. 109. — Bobine Ruhmkorff de démonstration.
bobines courtes, placées bout à bout, au lieu de Tenrouler par couches successives allant d'un bout à l'autre de l'appareil. On évite ainsi d'avoir entre deux spires en contact une différence de potentiel trop forte, ce qui pourrait percer la couche isolante.
Condensateur. — Fizeau a augmenté la puissance des bobines en reliant les deux extrémités du fil primaire aux deux armatures d'un condensateur G, formé de feuilles d'étain isolées par de la soie, et placé dans le socle de l'appareil (fig. 109). L'extra-courant de rupture s'écoule dans ce condensateur, et l'on a l'avantage de diminuer ainsi la différence de potentiel entre les deux points où se fait la rupture.
Intermpteur. — Enfin l'un des organes importants est Vinterrupteur f qui doit rompre le
circuit primaire à intervalles très rapprochés.
Pour les bobines de dimensions moyennes, on emploie généralement des dispositions dérivées du trembleur de Neet.
Ce trembleur a été modifié avantageusement en 1879 par M. Ducretet et par M. Marcel Deprez. La figure 109 représente le modèle Ducretet. Une lame vibrante n-', ùxée par ses deux extrémités, porte en son milieu une plaque de fer doux, qui est attirée par le noyau de la bobine dès que le courant passe. Mais il se produit aussitôt une interruption entre la pointe de la vis V et la lame rr'; celle-ci est donc ramenée à sa position par son élasticité.
Pour les bobines plus fortes, on se sert de l'interrupteur à mercure de Foucault (fig. 110), qui est actionné par une pile spéciale formée
BOBINE D INDUCTION DE RUHMKORFF
d'un ou deux éléments. II se compose d*un électro-aimant M dont Tarmature I est fixée au bout d'une tige horizontale IL, portant à l'autre extrémité deux pointes verticales de platine qui pénètrent dans des godets P contenant du mercure. La tige IL est portée par une tige flexible H, dont la durée d'oscillation peut être rendue plus ou moins rapide à l'aide d'un contre-poids qu'on fixe à la hauteur convenable. Le courant de la pile locale est amené par les fils CD à un commutateur de RuhmkorfT; il traverse le godet voisin de la tige R, les tiges L et R et l'électro-aimant. A l'état de repos, les pointes de platine affleurent le mercure sans y pénétrer. Si l'on pose le doigt sur l'extrémité L, on ferme le courant local; l'armature I est attirée par
Télectro-aimant, la tige R s'incline de ce côté et le circuit est rompu à la surface du mercure. Alors l'élasticité de la tige R ramène la pointe dans le mercure, et, tant que le courant passe, l'action de l'électro-aimant entretient les oscillations de cette tige et produit des interruptions fréquentes. Le courant primaire de la pile est amené à un second commutateur par les fils EF ; il traverse le second godet P et les tiges L et R ; il est donc interrompu en même temps que le courant local à chaque vibration double de la tige R.
La bobine représentée flgure 110 a un fil induit de 0,1 mm. de diamètre et de 100 kilomètres de longueur ; elle donne des étincelles de 50 centimètres dans l'air et de plus de 10 mètres
Fig. 110. — Bobine de RuhmkorfT avec interrupteur de Foucault.
dans l'air raréfié. La figure 109 permet de se rendre compte de la -disposition des divers organes. Le courant de la pile P e3t amené aux bornes d'un commutateur I de Bertin; de là il passe par exemple aux bornes a', traverse la bobine inductrice, en sort par les bornes a, se rend à l'interrupteur rr'y à la vis V et revient au commutateur I par une bande de cuivre que cache la bobine. Le condensateur C communique avec deux bandes métalliques qu'on fixe sous les bornes oo\
La figure 111 représente une bobine construite en Angleterre par Apps et qui appartenait à Spottiswoode ; c'est la plus grosse bobine qui existe. On voit qu'elle est à peu près de la hauteur d'un homme agenouillé. Son poids total est de 762 kilogrammes ; sa longueur 1,22 m., son diamètre extérieur Q,508 m. Le noyau de fer
doux pèse 30,5 kgr. Le circuit primaire est long de 546 mètres avec un diamètre de 2,5 mm. Le fil induit à 450,5 km. de longueur et 0,25 mm. environ de diamètre, faisant 341850 tours. Excitée par 30 éléments de Grove, elle donne des étincelles de 1,08 m.
Effets de la bobine. — La bobine de Ruhrakorfl" reproduit les effets des machines électrostatiques et des condensateurs : étincelles, inflammation, ruptures, combinaisons et décompositions chimiques.
Lorsqu'on réunit les deux pôles induits par un fil, il est parcouru par des courants alternatifs ayant une action nulle sur un galvanomètre.
Si on écarte les extrémités du fil pour avoir des étincelles, on constate que les courants directs traversent Tair plus facilement, et passent
BOBINE D'INDUCTION DE RUHMKORFF
même seuls, si la distance est assez grande. Le | électrostatiques, par le temps nécessaire ppur débit peut se mesurer, comme pour les machines | charger un condensateur.
Nous signalerons encore une forme très pratique de la bobine d'induction due à Pyke et Bamett. L'axe de la bobine (Ag. ii2) est vertical,
DlCTIORlfAIRI d'ÂLBCFBICITÉ.
et Pinterrupteur, dissimulé au centre, laisse voir à la partie supérieure ses parties mobiles, pour faciliter le réglage. Cet interrupteur^ totit
BOBINE D'INDUCTION DE RUHMKORFF
à fait nouveau, est formé d'un marteau mis en vibrations rapides par un électro-aimant faisant
Fig. m. — Bobine de Pyke et Barnetl.
partie d'un circuit dérivé. L'un des contacts du courant principal, monté sur un ressort, frappe le marteau au moment de son recul.
Sous cette forme, la bobine est extréroemeni transportable.
La figure 109 représente une application foit intéressante : une lampe à incandescence e^t disposée sur le circuit inducteur, et le couran de la pile, qui ne parviendrait pas à rallumer sans la bobine, y parvient grâce aux extra-courants qui se produisent à chaque interniptiuD.
Bobines d'induction médicales. — On emploie en thérapeutique, sous le nom d^appareils v^Atnfaradiquesj des modifications de la bobine d^ Ruhmkorfr, qui doivent être disposées pour qu'on puisse graduer à volonté l'intensité du courant induit. Certains de ces apparreils permettent aussi de recueillir Textra-courant du circuit inducteur, soit avec le courant induit, soit sépaivment.
La figure 113 montre le schéma des deux (ii>positions. Dans la première, on recueille l*' courant induit en attachant les poignées aoi extrémités P'N' de la bobine B'B', ou l'exlracourant en les fixant en PN, de manière à fermer le circuit inducteur au moment de l'internip-
Fig. 113. — Principe des apixareUs volU-faradiques.
lion. Dans la seconde disposition, un til métallique unit les extrémités P'N des deux circuits, et les poignées se placent en P et N'. Les fils forment alors un circuit unique, et tous les courarits qui le parcourent au moment de la rupture ont le même sens; celte direction est indiquée par les Ilèches.
Les appareils médicaux sont très nombreux; nous avons décrit plus haut un modèle disposé pour les bains électriques (voy. ce mot}; nous en ajouterons ici quelques autres, pour montrer les différentes dispositions adoptées.
Appareil voUa-farfidiqae de Duchennc {de Boulogne), — Cet appareil a reçu, après diverses modifications, la forme représentée figure 114. La bobine inductrice, composée de 100 mètres de fil de O,omm. de diamètre, est recouverte par
la bobine induite A, formée de 1,000 mètres de fil de 0, i mm. d'épaisseur. Trois piles, logées dans le tiroir G, s'attachent aux bornes KL et excitent l'appareil; untrembleur, invisible sur lafîgur^ produit les interruptions. Un commutateur, commandé par le boulon H, permet d'intemrtir rapidement le courant inducteur; un aulr« commutateur E, auquel aboutissent le fil induit et deux fils de dérivation du circuit inducteur, sert à lancer à volonté l'extra-courant et le courant induit, suivant qu'on amène l'aiguille F sur le chiffre 1 ou le chiffre 2.
On peut augmenter faction inductrice en enfonçant plus ou moins le faisceau de fils de fer doux, représenté à part en DD', et aussi en r^' ■tirant plus ou moins le graduateur, formé «ip .deux cylindres concentriques en cuivre, qu' ^"'
BOBINE D'INDUCTION DE RUHMKORFF
veloppent, l'un B l'hélice indfùite, Tautre G le faisceau de ûls de fer. A Tappareil est jointe une pédale destinée à produire avec le pied des interruptions moins rapides, et un modérateur à eau permettant d'affaiblir encore l'action.
Bobine à chariot de Du-BoiS'Reymond, — Daiis cet appareil (fig. 115), on gradue le courant en faisant varier le diamètre du fil induit et la distance des deux bobines. La bobine inductrice B est fixe, et Ton a trois bobines induites telles
Fig. 114. — Grand appareil volla-faradique de Duchenne.
que B' à fils de grosseurs et de longueurs différentes : on choisit celle qui convient et on renfonce plus ou moins sur la bobine B, suivant l'effet qu'on veut obtenir. Enfin on a adapté à cet appareil différents interrupteurs qui permettent généralement de faire varier le nombre
des intermittences. Celui que représente la figure est formé d'un petit électro-aimant D, qui reçoit une partie du courant inducteur, et attire un trembleur E. Deux bornes, dont l'une se voit en I, permettent de recueillir Textra-courant. Appareils portatifs,—l\ existe des instruments
Fig. 113. — Bobine i chariot.
plus lé'çers pouvant être renfermés dans une trousse ou une très petite boite. On produit alors le réglage au moyen d'un cylindre de cuivre B, qui sertdegfradtia/eKret s'enfonce plus ou moins dans la bobine M (fig.l 16) et en faisant varier le nombre des intermittences à l'aide d'un
ressort coudé P, qui appuie plus ou moins sur l'interrupteur. L'appareil doit comprendre sa pile : dans le modèle représenté, elle est formée de deux éléments au chlorure d'argent L et L' renfermés dans des étuis d'ébonite : les communications avec la bobine sont établies à poste
BOBINE D INDUCTION DE RUHMKORFF
fixe. Enfin la troisième partie de la boite reçoit des électrodes de formes variées.
Le modèle représenté figure 1 1 7 est enferma dans un portefeuille en cuir de petites dimen-
Fig. 116. — Appareil volU-faradique de Gaiffe (nouveau modèle).
Fig. 117. — Trousse électrique de Trouvé,
sions. En A est la pile, en B les deux poignées, rentrant Tune dans l'autre et renfermant la bo-
bine dans leur intérieur, en C un tube de verre contenant une petite poignée de sulfate mercu-