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CHANDELIER. — CHARBON A LUMIÈRE

site totale T du champ (fig. 157) en une composante horizontale

H = T cos i ,

et une composante verticale

Z = T sin I.

Une aiguille de déclinaison, mobile seulement dans un plan horizontal, n'est soumise qu'à la première.

Mais il peut y avoir intérêt à décomposer encore la force H en deux autres. Prenons en effet un barreau assujetti à se mouvoir dans un* plan vertical, par exemple une aiguille d'inclinaison : supposons que ce plan ABCD fasse un angle a avec le méridien magnétique AMND, et soit ATun des pôles de Taiguille, qui n'est pas figurée.

f.a force horizontale H peut se décomposer en

X = H cos a

parallèle au plan ABCD et

Y = H sin a

perpendiculaire à ce plan.

On a donc pour les trois composantes

X = T cos i cos a Y = T cos i sin a Z = T sin I*.

Si Faiguille considérée était libre, elle se placerait dans le méridien, dans la direction de la force T; mais, comme elle est assujettie à rester dans le plan ABCD, elle ne peut obéir qu'aux forces X et Z, et se dirige suivant la résultante F de ces deux forces. Elle fait donc avec l'horizontale un angle i' (inclinaison apparente), tel que

° X cos a

ou

cotg t' = cotg i cos a.

Cette relation sert à déterminer l'inclinaison. Champ d'un courant. — Ampère a montré qu'un conducteur traversé par un courant fait naître autour de lui un véritable champ magnétique, identique à celui qu'on pourrait obtenir par l'action d'un aimant. L'identité est même beaucoup plus complète que celle que nous signalons ci-dessus entre le champ électrique et le champ magnétique : le champ d'un courant et celui d'un aimant doivent donc être dus à des modiftcations de m^me espèce d'un même milieu. Aussi la forme du champ d'un courant I

peut être mise en évidence par rexpérience <i« fantômes magnétiques.

Nous citerons quelques exemples : ainsi ur courant rectiligne, assez long pour qu'on pui$y le considérer comme indéfini, donne pour lignes de force des cercles concentriques, ayant leL^ plan perpendiculaire au fil et leur centre sur 1^ fil. Pour l'observateur d'Ampère, regardan' vers ses pieds, la force est dirigée sur ces h^r, de droite à gauche. Les surfaces équipotentielles sont des plans équidistants passant par le fil. L'intensité du champ est en raison inversde la distance au fil.

Dans l'intérieur d'une longue bobine cylindrique à enroulement uniforme, le champ f< uniforme, au moins lorsqu'on ne s^approche pa^ trop des extrémités. Si n est le nombre le? spires par unité de longueur et I Tintensite ds courant, l'intensité du champ est

F = Annl.

CHANDELIER. — Support servant à mainte nir les bougies électriques et à faire communiquer les deux charbons avec le généraleiîi (Voy. Bougie) .

CHARBON A LUMIÈRE. — Davy, qui fil 1 premier l'expérience de l'arc voltaïque, se servait de baguettes de charbon de bois éteint daih l'eau ou le mercure, qui brûlaient régulitrfment et avec un bel éclat. Ces baguettes'usaient trop vite pour pouvoir senir à a? usage industriel. Foucault réalisa un grand pr^^grès en les remplaçant par des bâtons de cbarbon de cornue, beaucoup plus denses et s'usan' bien moins vite. Cette substance, qui fut longtemps employée, présentait cependant encort^ de graves inconvénients. Sa composition nVlan: pas homogène, il s'use souvent d'une façon irrégulière, en produisant des variations de lumière assez grandes, et peut même parfoi; éclater. Les variations d'éclat sont dues à la présence de matières étrangères et notamment de silice qui, moins fixes que le charbon, s? vaporisent et forment une flamme qui entoura l'arc.

On a cherché à purifier les charbons de cornue en plaçant d'abord les baguettes tailléo dans un bain d'alcali qu'on porte au rouge, afin de transformer la silice en silicate fusible de potasse ou de soude. On les lave ensuite à Ye&v bouillante, puis on les introduit dans des tube? de porcelaine chauffés au rouge, et dans lesquels on fait passer un courant de chlore qui transforme en chlorures volatils les oxydes de fer, de silicium, de sodium, de potassium, etc.

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