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CHARGE. — CHAUFFAGE

Les résultats obtenus avec ces charbons étaient un peu meilleurs.

Charbons de cornue artificiels.— M. Jacquelain a imaginé de fabriquer le charbon de cornue en partant de substances hydrocarb urées bien pures, par exemple des goudrons purifiés par distillation; on les fait passer dans un tube de (5 centimètres de diamètre porté à une haute température, et Ton obtient des plaques qu'on débite à la scie. Ces charbons donnent de très bons résultats : la lumière est fixe, blanche et supérieure d'environ 25 p. 100, dans les mêmes conditions, à celle que donnent les charbons ordinaires ; mais ils ont Tinconvénient d'être très difficiles à débiter et de donner beaucoup de déchets.

Charbons agglomérés, — Les charbons les plus employés actuellement en Europe sont ceux de Carré et de Gauduin.

M. Carré prépare une pâte formée de 50 parties de coke bien pur en poudre, 20 parties de noir de fumée calciné et 30 parties d'un sirop de sucre et de gomme. Ce mélange, comprimé à l'aide d'une presse, traverse une filière qui lui donne la forme cylindrique et le diamètre convenable ; puis on le coupe à la longueur voulue.

Les baguettes sont alors placées horizontalement dans un creuset de fonte, sur un lit de coke en poudre ; on superpose ainsi plusieurs rangées, séparées par des feuilles de papier, et Ton recouvre d'un couvercle. On chauffe ensuite au rouge cerise pendant au moins quatre ou cinq heures, dans un four à plusieurs étages.

Les charbons sont alors plongés dans un sirop bouillant de sucre ou de caramel, en laissant refroidir plusieurs fois, pour que le sirop pénètre dans les pores, puis ils sont soumis à un certain nombre de cuissons, séparées par autant d'immersions dans le sirop de sucre. A chaque nouvelle cuisson, on les descend d'un étage, le four ayant autant d'étages qu'on veut faire de cuissons. Enfin les charbons sont séchés, d'abord lentement, puis dans une étuve dont la température est élevée peu à peu jusqu'à 80«.

Il existe plusieurs autres procédés analogues. M. Gauduin obtient un charbon compact en décomposant par la chaleur des brais secs ; ce charbon est réduit en poudre impalpable, puis aggloméré à l'aide des carbures d'hydrogène obtenus dans la distillation du brai.

. En Amérique, on fabrique les charbons avec du coke de pétrole et on les comprime dans des châssis plats, au lieu de les passer à la filière. Charbons à mèche. — On rend l'arc plus fixe

et plus régulier en employant, au pôle positif seulement, un charbon dans lequel on a pratiqué, en le passant à la filière, un trou axial, qu'on remplit avec une substance appelée méchCy plus conductrice que le charbon.

Charbons cuivrés et nickelés. — En Amérique, on se sert beaucoup, pour l'éclairage public, de charbons recouverts d'un dépôt galvanique de cuivre ou de nickel, ce qui augmente leur conductibilité et leur durée. Mais l'éclat et la couleur sont moins fixes, ce qui leur fait préférer en Europe les charbons nus.

CHARGE. — Synonyme de masse électrique et de quantité d'électricité. La charge M que prend un conducteur isolé mis en communication avec une source de potentiel V est égale au produit de sa capacité C par ce potentiel

M = CV

Charge résiduelle. — Lorsqu'on a déchargé un condensateur à lame isolante en faisant communiquer les deux armatures, on peut cependant obtenir quelques instants après une nouvelle étincelle, suivie quelquefois de plu- v sieurs autres. L'existence de ces résidus, découverts par Franklin, s'explique par la pénétration de l'électricité dans la lame isolante. On le montre par la bouteille de Leyde à armatures mobiles (Voy. ce mot).

U résulte de là que, si on laisse un condensateur en communication avec une machine pendant un temps de plus en plus long, sa charge maximum pourra augmenter avec le temps, jusqu'à ce que l'absorption par la plaque diélectrique devienne insensible.

D'autre part, si Ton veut donner à un condensateur des charges égales dans des expériences successives, en les mesurant par exemple avec une bouteille de Lane, il faudra perdre inutilement la première charge : le résidu restant ensuite sensiblement constant, les décharges qu'on obtiendra après la première correspondront bien à des quantités égales d'électricité.

CHARIOT. — Organe du transmetteur du télégraphe de Hughes (Voy. Télégraphe).

CHATTERTON. — Nom donné à un mélange de 3 parties de gutta-percha, 1 de résine et 1 de goudron de Stockholm, employé comme isolant dans les câbles sous-marins par M. Chatterton, et appliqué depuis à l'isolement d'autres appareils.

CHAUFFAGE. — Bien qu'on cite ordinairement comme l'un des principaux avantages de la lumière électrique celui de n'échauffer que

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