‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 61 sur 310 · COLLECTEUR A GOUTTES D'EAU. — COMMUTATEUR · texte numérisé non relu

COLLECTEUR A GOUTTES D'EAU. — COMMUTATEUR

loix de certains palmiers, originaires des lies Seychelles : Tune» qui provient de Técorce centrale, à été appliquée dans la marine à la protection des navires, par M. Fallu de la Barrière ; l'autre s'extrait des libres extérieures et est qualifiée de sporique. C'est une poudre qui ressemble à la poudre de cacao, très légère et capable d'absorber un volume de liquide considérable. Sa densité est 0,08 ; son pouvoir absorbant est 15 pour Teau et 20 pour Tacide sulfurique à 28® Baume. A cause de cette propriété, M. Germain a proposé d'employer cette substance dans les piles humides (voy. Pile).

COLLECTEUR A GOUTTES D'EAU. — Pour déterminer le potentiel en un point d'un champ électrique, le meilleur procédé consiste à placer en ce point une pointe faisant partie d'un conducteur isolé et relié avec un électromètre. L'équilibre ne peut avoir lieu tant que la pointe, et par suite le conducteur qui la porte, n'ont pas pris le potentiel des couches d'air les plus voisines. Vu la difficulté d'obtenir une pointe parfaite, on se sert d'un vase isolé laissant échapper un mince filet d'eau. On détermine ainsi le potentiel au point où la veine liquide cesse d'être continue et se résout en gouttelettes.

COLLECTEUR DES MACHINES D'INDUC- TION. — Organe defe machines d'induction sur lequel frottent les balais qui recueillent le courant induit.

COLLECTEUR POUR PILES. - On donne ce nom à certains commutateurs qui permettent de faire varier rapidement le nombre d'éléments de piles intercalé dans un circuit. La plupart des piles médicales (Voy. ce mot) sont munies d'un appareil de ce genre.

COLLECTEUR (Plateau). - Plateau d'un condensateur qu'on fait communiquer avec la source d'électricité, l'autre étant relié au sol.

GOMBINATEUR. — Org e de certains appareils télégraphiques imprimeurs, qui traduit à l'arrivée le signal conventionnel envoyé par le poste transmetteur.

GombinateTir de courants. — Appareil d'électricité médicale permettant d'avoir à volonté le courant voltaîque, le courant d'induction, ou les deux à la fois.

COMMOTION. — Effet physiologique ressenti

par un animal qui est soumis à une variation de potentiel brusque et au moins égale à 2 volts.

COMMUNICATION DIRECTE. — Action par laquelle un poste télégraphique intermédiaire se met hors du circuit et fait communiquer ensemble dfrectement deux postes situés de part et d'autre.

COMMUTATEUR. — Appareil permettant de changer brusquement le sens du courant qui traverse un circuit, sans enlever les communications, ou de faire passer à volonté le courant d'un circuit dans un autre. Ces appareils, imaginés par Ampère, sont fréquemment employés dans les expériences d'électrodynamique, dans les télégraphes, etc.

Commutateurs inverseurs. — On peut désigner ainsi les appareils qui servent à faire passer, interrompre ou renverser le courant dans un circuit unique. Ce sont ceux qu'on emploie le plus souvent dans les expériences d'électro-dynamique. Nous décrirons à l'article Interrupteur les appareils qui servent seulement à interrompre le courant, mais non à le renverser.

Commutateur de Ruhmkorff. — Il se compose d'un cylindre d'ivoire ou d'ébonite pouvant tourner autour de son axe, qui est en laiton, mais formé de deux parties séparées au milieu. Deux lames de laiton, reliées respectivement aux deux extrémités de l'axe par des vis qui traversent la matière isolante, sont fixées sur la périphérie du cylindre, aux extrémités opposées d'un même diamètre. Ces lames com-

■gr<rn

Fig. 165. — Commutateur de Ruhmkorfr.

muniquent, par l'intermédiaire des deux parties de l'axe et des montants, avec les deux pôles de la pile. Les deux extrémités du circuit s'attachent à deux bornes reliées à, deux res-

COMMUTATEUR

sorts verticaux placés de chaque côté du cylindre. Quand la manette qui commande le cylindre est verticale, celui-ci présente aux ressorts sa surface isolante, qui d'ailleurs n'est pas assez large pour les toucher : le circuit est ouvert. Si l'on tourne la manette de 90°, comme le représente le plan, les lames de laiton viennent toucher les ressorts et le courant passe, il est évident <îue ce courant traversera le circuit dans un sens ou dans Fautre, suivant que la manette sera à droite ou à gauche, ce changement ayant pour effet de permuter les lames de laiton, et par suite les pôles de la pile, qui sont en contact avec chaque ressort. La manette est souvent remplacée par un bouton. Avec ce petit appareil, les communications établies dans le cylindre isolant n'étant pas apparentes, il est généralement impossible de connaître le sens du courant dans le circuit, ce qui est parfois un grave inconvénient.

Commutateur de Bertin. — Pour ces rais r^ l'appareil précédent est souvent remplacé l jourd'hui dans les appareils d'électrodjnss que par le commuUiteur de Bertin, formé i ï disque d'ébonite, qu'on peut faire tourner t tour de son centre au moyen de la ti^: (fig. 166). Sur ce disque sont fixées deux ban de cuivre: l'une o, rectiligne, communique p l'axe de rotation et la borne P avec le ) positif; l'autre ei, en forme d'U, commun! avec un ressort placé sous le disque et ci pendant la rotation, frotte toujours sur bande de cuivre qui aboutit à la borne > reliée au pôle négatif. Aux homes 66', qai p tent les ressorts rr\ s'attachent les deux ex mités du circuit. Si l'on place la tige m à^-L distance des deux butoirs ce, les bandes t» -^ ne touchent pas les ressorts rr' et le circui ouvert. Si l'on pousse la tige m vers c', cora^ le montre la figure , la bande o ioucb^

Fig. 166, — Commutateur de Bertin.

ressort r et l'extrémité i le ressort r' : le courant entre dans le circuit par r et en sort par r'. Il est évident que, si l'on pousse la tige m en sens contraire, la bande o viendra toucher r' et l'extrémité e de la bande en U touchera r : le courant entrera donc par r' et sortira par r. Dans cet appareil, toutes les communications sont apparentes, et des flèches, gravées sur les bandes de cuivre, permettent de trouver à chaque instant le sens du courant, si les bornes P et N sont reliées respectivepaent aux pôles correspondants.

Commutateur à bandes parallèles, — L'appareil suivant réalise une disposition inverse de la précédente. Deux tiges de cuivre, commandées par un bouton isolant, peuvent tourner autour de leurs extrémités E et F, en restant parallèles (fig. 1 67), et sont reliées par ces points avec les bornes A et B, où s'attachent les extrémités du circuit. En avant sont placés trois boutons métalliques en forme de gouttes de suif; celui du milieu c est en communication

Fig. 167. — Commutateur à bandes parallèles.

avec la borne C, les deux autres a et â! avi: borne D, ces bornes étant reliées aui i'^ pôles. Dans la position figurée, les tiges m biles ne touchent pas les boutons a, c, ti" circuit est ouvert. Suivant qu'on pousse • tiges à gauche ou à droite, le courant pj*^ dans un sens ou dans l'autre. Cet instrume^ e^t moins robuste que le précédent, et ne p*'' met pas de suivre avec la même facilité le^^^' du courant.

Commutateur rapide, — U peut arriver qn^^" ait besoin de produire des inversions ir^' quentes du courant. Le commutateur repr^' sente figure 168 s'y prête très bien. Q"^^^^ trous pleins de mercure, creusés dans nnr teau d'ébonite, sont joints en diagonal** chaque paire est reliée à l'un des bouJ circuit. Deux fils. de cuivre recourbés, coimi^" niquant respectivement avec les deux pà\^^ la source, peuvent tourner autour d'un ^^ horizontal. 11 est évident que le courant chaiiî de sens dans le circuit suivantqu'on

dt

COMMUTATEUR

ces (ils dans les godets placés à droite ou à gauche.

Ainsi disposé, Tappareil peut remplacer les commutateurs précédents. Si Ton veut au con-

traire produire des inversions répétées, on donne à Taxe de rotation horizontal un mouvement oscillatoire, à Taide d'une tige commandée par une manivelle placée sur Taxe d'un

petit moteur magnéto-électrique. La vitesse •est réglée par Jl^ frein à frottement, formé d'un ruban de soie qui passe sur une poulie montée sur Taxe, et qui s'attache à une bande •de caoutchouc que Ton peut tendre en tournant Dictionnaire d'électricité.

une poignée. Ce dispositif, qui peut donner trente inversions par seconde, est très commode, il a été employé par M. fiordon avec sa balance d'induction pour l'étude du pouvoir inducteur spécifique.

COMMUTATEUR

Commuiatear à chevilles, — Dans un certain nombre d'appareils, les communications s'établissent au moyen de fiches semblables à celles des boites de résistances. La figure 16î)

Fig. 169.— Plan et élévation d'un commutateur à chevilles.

Plug. — Cheville, ffandles of the removed.. — Télés de

chevilles enlevées.

montre le plan et l'élévation d'un de ces appareils, formé de quatre secteurs isolés. Deux secteurs opposés sont reliés aux pôles de la pile, les deux autres aux extrémités du circuit. Les chevilles étant placées comme sur le plan, le courant suit le sens des flèches; si on les enfonce dans les deux autres trous, comme on le voit sur l'élévation, le sens du courant est changé dans le circuit.

Il existe beaucoup d'appareils analogues au

Fig. 170. — Commutateur carré.

précédent. L'un des plus simples est le commutateur caiTé de M. Bourseul, représenté à

l'échelle- (fig. 170). Il est formé de quar^

pièces métalliques séparées par des fentes : ! blocs C et Z communiquent avec les pôles. 1 blocs L et T avec les deux extrémités du ci: cuit. On fait usage d'une cheville unique, r^ présentée à part, et qui porte deux prismes Inac gulaires de laiton A et B, isolés par une pid'ébonite E. Si la cheville est placée corair sur la figure, le courant partant du pôle po^ij C entre dans la ligne par L et en revient par! Si elle est disposée suivant l'autre diagonale. !^ courant est renversé. Enfin, si elle est enlev ^ le circuit est rompu.

Gommutateors à plusieurs directions. — Dai^ la plupart des applications industrielles, iëhr graphes, téléphones, éclairage, etc., lescoruiDjtateurs servent, non pas à renverser le coiimi dans un même circuit, mais aie lancer à vokn/ dans plusieurs circuits à la fois ou succes^i»' ment.

Commutateur à manette. — Lorsqu'on vei seulement faire passer le courant successirment d'un circuit dans un autre, on empl un commutateur à manette, formé d'une ti:> métallique pouvant tourner autour d'un poiL

Fig, 171. •*- Commutateur à six directions.

(i\e, par lequel arrive le courant : rextréoiit'' libre glisse sur une série de pièces raétalliq"^ communiquant avec les différents circuits. ^-^ courant passe dans le circuit correspondant à la pièce sur laquelle repose la manette. Le modèle représenté figure 171 peut envoyer lec^^U' rant à volonté dans six directions différent'?^'

COMMUTATEUR

reliées avec les six pièces rangées en arc de cercle. La fiche placée près du point fixe pénètre dans une rainure séparant en deux la bande métallique qui reçoit le courant : il suf- Ot donc de Tenlever pour interrompre h la fois tous les circuits. L'autre fiche sert à relier ensemble deux directions.

Commutateur bavarois. — Le commutateur représenté figure 172 est formé d'une plaque de

cuivre allongée T et de deux plaques plus courtes L' et L* ; ces trois plaques, disposées sur un support isolant, sont séparées par des fentes étroites. En plaçant la fiche B dans les trous 1,2, 4, on fait communiquer deux à deux ces pièces et les fils qui y aboutissent. Les communications sont interrompues quand la fiche est placée en 3. Cet appareil est employé dans les postes télégraphiques intermédiaires pour établir la communication directe entre deux postes situés en deçà et au delà, ou relier la station successivement ou simultanément avec chacun de ces postes.

Cette disposition peut être généralisée et appliquée à un plus grand nombre de directions.

Commutateur alsacien.^ Cet appareil, nommé commutateur universel en Allemagne et en Angleterre, permet de réaliser encore un plus grand nombre de dispositions et de faire communiquer un certain nombre de lignes, de toutes les façons possibles, avec des lignes également nombreuses, d'une autre direction. Les lignes du premier groupe aboutissent respectivement à des bandes métalliques A, B, C, D,.... fixées parallèlement sous une planchette de bois, celles de l'autre groupe à d'autres bandes parallèles 1, 2, 3, 4,... disposées sur la môme planchette perpendiculairement aux premières. A tous les points de croisement des bandes des deux systèmes, sont pratiqués des trous qui traversent complètement la plan-

chette et les bandes. Pour faire communiquer une ligne B du premier groupe avec une ligno 4 du second, il suffit d'enfoncer une fiche dans

Fig. 173. — Commulateur alsacien. (Société alsacienne de constructions mécaniques, Belfort )

le trou placé au point de rencontre des deux bandes B et 4.

Dans les bureaux centraux des téléphones et des télégraphes, où les fils sont très nombreux, on fait usage de rosaces fondées sur le même principe; mais les points de contact sont situés sur des cercles concentriques.

Commutateur de démarrage. — Appareil imaginé par M. Marcel Depre^ lors des expériences de transmission de la force entre Creil et Paris (1885-86), et destiné à amorcer l'excitatrice de la machine réceptrice, au commencement de chaque opération, par le courant même de la'généralrice.

L'anneau de la réceptrice et celui de son excitatrice étaient réliés par une courroie. Au commencement de l'opération, le commutateur mettait le circuit local de la réceptrice en communication avec la ligne, de sorte que le courant de la génératrice passait à la fois dans l'induit et dans l'inducteur de la réceptrice. Celle-ci se mettait à tourner et communiquait son mouvement à l'excitatrice. A mesure que la vitesse augmentait, l'excitatrice s'amorçait et son courant, passant dans l'inducteur de la réceptrice, augmentait l'intensité du champ'.

Page 1