‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 64 sur 310 · COMPTEUR DE TOURS · texte numérisé non relu

COMPTEUR DE TOURS

treil, à chaque point qu'il exécute, ferme un rouit électrique et actionne un compteur. COMPTEUR DE TOURS. — Appareil enregisant à distance le nombre de tours de Tarbre une machine. Il suffit de fixer sur Tarbre une

plaque isolante au milieu de laquelle est une languette métallique. Deux ressorts frottent sur cette languette à chaque tour de Tarbre; chaque contact ferme un circuit et actionne un récepteur. Celui-ci peut être analogue à un

Pig. 184. — Compteur tolaliftaleur (Deschiens).

télégraphe à cadran et faire avancer une aiguille ; on devra lui ajouter évidemment d'autres cadrans pour compter les dizaines et les centaines de tours. Le récepteur peut aussi, comme celui de Morse, tracer un point ou un trait sur un papier.

Ces compteurs peuvent servir notamment à

mesurer la vitesse de rotation de Tinduit d'une machine magnéto ou dynamo-électrique.

M. Deschiens a imaginé récemment des compteurs de tours dont les mouvements sont combinés par des émissions de courants électriques, et qui ne renferment aucun mécanisme d'horlogerie. On peut ainsi enregistrer à distance le

CONDENSATEUR

nombre des tours d'une machine en plaçant sur l'arbre un appareil produisant à chaque tour l'interruption d'un courant.

Le premier système emploie des courants toujours de môme sens et mesure jusqu'à 600 tours par minute ; le second peut atteindre 1,500 tours, grâce à l'emploi de courants alternativement positifs ou négatifs. Un aimant permanent en fer à cheval (fig. 183) est mis en contact avec les armatures des deux bobines d'un électro-aimant entre lesquelles oscille, sous l'action des courants alternés, un levier qui commande une roue à rochet placée au-dessus. Cette roue actionne à son tour un compteur rotatif, par rintermédiaire d'un système de roues dentées. On met l'appareil en marche et on l'arrête en fermant ou en ouvrant le circuit de la pile motrice, qui ne s'use pas inutilement.

Si la machine vient à s'arrêter dans une position telle que le circuit de la pile se trouve fermé d'une manière permanente, un appareil à force centrifuge rompt ce circuit automatiquement et le rétablit dès que la machine se remet en marche.

Compteurs totalisateurs. — Lïnterrupteur chargé de produire les émissions de courants peut être disposé à l'intérieur d'un autre compteur (fig. 184) commandé par la machine ellemême, et composé d'un compteur cylindrique et d'un chronographe formé d'un cylindre tournant entraîné par un mouvement d'horlogerie. Une vis à deux filets croisés fait mouvoir dans les deux sens un chariot muni d'un crayon, qui prend une vitesse proportionnelle à celle de la machine. L'inclinaison de la courbe sur les génératrices mesure la vitesse ; ses interruptions indiquent les arrêts. On peut donc connaître tous les changements d'allure qui ont eu lieu, et les heures auxquelles ils se ^opt produits.

M. Dumoulin-Froment a trouvé une solution ingénieuse pour totaliser sur un seul compteur les tours exécutés simultanément par plusieurs arbres animés de vitesses différentes. La difficulté à éviter, c'est que, si les circuits de deux ou plusieurs arbres se ferment au même instant, le compteur n'enregistrera qu'un tour.

Pour éviter cet inconvénient, chaque récepteur se compose d'un électro-aimant attirant une palette de fer doux, faiblement retenue par un ressort antagoniste. Quand la palette a été attirée et s'écarte de l'électro-aimant, elle ferme un circuit local contenant un compteur dont l'aiguille avance d'une division. Pour em-> pécher les erreurs, les différentes palettes ne

peuvent quitter leurs éleclro-aimants que«4 cessivement. A cet effet, un arbre horizrJ portant des cames en nombre égal à celd i électro-aimants et placées dans des plan^ a métraux angulairement équidistants. tc^ notablement plus vite que les arbres don veut compter les tours. Chacune dps ' i rencontre en tournant une petite pièce lipalette correspondante, si celle-ci est -^r i tact avec l'électro-aimant.

Si une palette est attirée, grâce au m-c lisme rémanent du noyau de l'éleclro-a' i et à la faiblesse du ressort antagoni^K i reste appliquée contre l'électro, mèni'^ ri que le courant a cessé ; mais la came : "^ pondante la rencontre bientôt, et la lac sa position d'équilibre, ce qui ferme K' > * local. Si deux ou plusieurs palettes "i. attirées au même instant, les cames ven ' dégager successivement, il ne peut se pr aucune confusion dans les signaux; d'a:i l'arbre des cames tournant plus vile >hautres, chaque palette est revenue à sa pi* d'équilibre avant qu'un autre couraiil soi' dans son électro -aimant.

CONDENSATEUR. — On nomme ain^ système de conducteurs disposé de faaugmenter la capacité de l'uu d'eux. Ger. ' ment un condensateur se compose d^ armatures métalliques dont Tune, ist>l^' mise en communication avec une source i- , tricité, l'autre avec le sol, et qui sont 5«^' par une lame isolante dont nous expli^T^^; plus loin l'utilité. La première armature | pelle le collecteur de l'appareil, la sec<n<: condenseur.

Diverses formes > de condensateurs. - i expliquer la théorie de ces instruments, osert ordinairement du condensateur dtïp (fig. 185), formé de deux plateaux A et B,pvaut s'éloigner ou se rapprocher à tolon?-^ d'une lame de verre C, On emploie encore^'' condensateurs identiques, mais dont b ? teaux sont horizontaux. Nous citerons enlm carreau de Franklin et la bouteille de L^^ (voy. ces mots)

Théorie des condensatears, — Les pi^"*^ C étant enlevées, supposons qu'on m^*'^ plateau A du condensateur d'CEpinus «n municatton avec une machine électrique? r fil assez long pour éviter tout phénomène ^^^ fluence; il se chargera de la môme ^^^!!^[.

positive par exemple, mais la charge q«

prendre a une limite, qui est atteinte

le plateau est au même potentiel V qu«

la m*'

CONDENSATEUR

chine. Si C est la capacité du plateau, sa charge

est alors

M = CV

Si Ton approche alors le plateau B, mis en communication avec le sol, il prend par influence une charge négative, d'autant plus grande qu'on rapproche davantage de A. Cette charge négative réagit à son tour sur la charge positive de A, qu'elle attire sur la face intérieure de ce plateau. Par suite de ce changement de distribu-

On a donc

Page 1