CONDENSATION ÉLECTRIQUE. — CONDUCTEUR
Ceci fait, on recommence la même série d'opérations en remplaçant le condensateur 14,
dont la capacité est - de microfarad, par le condensateur étudié, qu'on attache aux bornes de la pièce 9 bis; pour faire la substitution, on débouche celte pièce et Ton bouche 14.
Condensateur chantant et parlant. — On prend une bobine de RuhmkorfT, et Ton fait communiquer les deux bornes du fil inducteur d'une bobine avec une pile et un transmetteur téléphonique, puis Ton serre à fond la vis du trembleur, de sorte que le circuit soit fermé d'une manière continue et que le téléphone puisse seul produire des interruptions. On relie d'autre part les deux extrémités du fil induit avec un condensateur formé de deux séries de feuilles d'étain séparées par des lames isolantes, mica ou papier paraffiné (fig. 187). Si l'on chante devant le transmetteur, les variations d'intensité du courant inducteur produisent des courants induits, et les alternatives de charge et de décharge font parler le condensateur.
On obtient encore de meilleurs résultats en intercala^nt une pile dans le circuit induit : il se produit seulement dans ce cas des augmentations et des diminutions de charge, mais sans changement de sens. On peut ainsi reproduire laparole, ce qui est impossible avec la première •disposition.
CONDENSATION ÉLECTRIQUE. — Augmentation de la capacité d'un conducteur produite par la présence d'autres conducteurs dans son voisinage (Voy. Condensateur).
CONDENSATION DES FUMÉES. — M. Lodge a montré en 1884 que des décharges électriques de haute tension, par exemple celles d'une machine de Voss, produites dans un récipient rempli de fumées ou de poussières de toute nature, ont pour effet de condenser très rapidement ces fumées (Voy. Pointes).
Ce procédé fut appliqué quelques mois après dans les usines de MM. Walker, Parker et G*» pour provoquer la condensation rapide des fumées de plomb.
CONDENSEUR (Plateau). — Plateau d'un condensateur qui communique avec le sol.
CONDUCTEUR. — On désigne sous ce nom les corps faisant partie d'un circuit et servant à relier entre eux et avec les deux pôles de la source les difl'éronts appareils qu'elle doit actionner; ils conduisent en quelque sorte le courant depuis un pôle jusqu'à l'autre.
Ces corps doivent nécessairement être bons conducteurs de l'électricité; de là cette déno-
mination. Dans quelques expériences, on se sert parfois de conducteurs liquides, mais le plus souvent les conducteurs sont en métal.
On désigne sous le nom defUs les conducteurs qui servent à la fabrication des appareils et à la construction des lignes aériennes de faible débit; on nomme cd6Zes des conducteurs formés de deux ou plusieurs fils réunis en un seul faisceau et employés, au lieu d'un conducteur unique de gros diamètre, pour les lignes de grand débit.
Conducteurs rigides Edison. — On remplace quelquefois les câbles souples par des conducteurs rigides. Ainsi la Société Edison a fait usage pour les canalisations souterraines de tringles demi-cylindriques, deux de ces tringles tournant leur face plane Tune vers l'autre, et maintenues à l'écartement convenable par des disques de carton découpé, imprégnés de matière isolante; on introduisait ensuite le tout dans un tube de fer qu'on remplissait d'une composition isolante demi-liquide.
La même Société emploie de préférence aujourd'hui des tiges cylindriques, au nombre de deux ou trois, qu'on sépare en enroulant autour de chacune d'elles, en spires très écartées, des cordes de chanvre; une autre corde sert à maintenir le faisceau, qu'on introduit ensuite dans un tube de fer. Ces tringles sont préparées par longueurs de six mètres. On les réunit bout à bout, en ayant soin d'employer des tiges de grosseur décroissante à mesure qu'on s'éloigne de la source. Les tubes de fer sont soudés à recouvrement et entourés d'un ruban goudronné, qui empêche l'oxydation. Quand une section de ligne est posée, on ferme les extrémités et Ton coule dans les tubes de fer un mélange de bitume et d'huiles lourdes, qu'on a chauffé pour le rendre suffisamment liquide, et qui reste visqueux à la température ordinaire : cet enduit a l'avantage de ne pas se fendiller comme les isolants solides, ce qui faciliterait l'introduction de l'humidité.
Enfin l'on réunit les diverses sections entre elles et avec les embranchements au moyen de boites de jonction représentées fig. 188. Les extrémités des tuyaux en fer sont assemblées entre les deux coquilles d'une boite en fonte, et les âmes sont reliées entre elles à l'aide d'étriers en cuivre solidement vissés avec les tringles. Quand le montage est terminé, on coule par un trou ménagé sur la boite un mélange isolant de même nature que celui qui remplit les tubes.
Le second modèle est destiné à prendre sur