‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 66 sur 310 · RR' R— R · texte numérisé non relu

RR' R— R

et la

force condensante est

Supposons R' très peu différent de R, et soit e=: R' — R Tépaisseurde la couche isolante qui sépare les deux armatures. La capacité peut s'écrire

e Mais la surface du noyau est S=4wR*.

CONDENSATEUR

La capacité peut donc s'écrire :

Condensateurs fermés, — Le même rai< ment s'applique à tout condensateur dos i armatures sont équidistuntes, et dont le i

Fig. 186. — Mesure de la capacité d'un condensat^u .

denseur enveloppe à peu près le collecteur, par exemple la bouteille de Leyde. Il s'étend môme approximativement au condensateur plan, en négligeant les perturbations qui se produisent sur les bords.

Décharge brusque, — Si l'on réunit par un arc métallique (excitateur à manches de verre) les deux armatures A et B d'un condensateur, il jaillit une forte étincelle, et l'appareil est déchargé. Il reste cependant une charge résiduelle (voy. ce mot) due à la lame isolante.

Décharge lente, — On peut encore décharger un condensateur en mettant alternativement

chaque armature en communication avec \^' Considérons un condensateur fermé. > ' touche le collecteur, il ne garde qu'une cb^ M, telle que son potentiel devienne nul. t''

xM' étant la dU'

potentiel est alors -j^ — ^^

primitive de chaque armature.

Donc

D'où

CONDENSATEUR

n a donc perdu une charge M' — M, ou

Le condenseur a alors la plus grande charge ; on le touche, il ne garde que la quantité M^ perd par conséquent autant d'électricité nétive que le collecteur avait abandonné d'élecicité positive.

Un deuxième contact enlèvera de même à

aqiLe armature une quantité ït; M, ou ( — ) M'; restera donc

Les contacts successifs enlèvent donc et il reste après chaque contact

L*appareil ne serait donc complètement déchargé qu'après un nombre infini de contacts.

C'est sur la décharge lente que sont fondées les expériences de la bouteille à carillon, de l'araignée de Franklin, etc. (voy. ces mots).

Énergie d*un condensateur. — L'énergie d'un

Pig. 187. — Condensateur chantant.

îondensateur est égale, comme celle d'un coniucteur, à

ou, en remplaçant C par j^»

2 Ar.e

Ajiplications des condensateurs, — Les condensateurs sont emjiloyés dans la télégraphie et la téléphonie (voy. ces mots) pour faciliter la transmission des signaux, et dans l'électrothérapie pour la galvanisation par courants interrompus (Voy. Interrupteur).

Mesure de la capacité d'un condensateur. — On se sert d'un condensateur étalon de capacité connue, et l'on mesure les charges qui amènent les deux condensateurs au même potentiel. Pour cela, on les charge avec un même

élément de pile, et on les décharge à travers un galvanomètre balistique. Les charges et par suite les capacités sont proportionnelles aux arcs d'impulsion.

Cette mesure peut se faire facilement à l'aide de la table que nous décrivons plus loin (voy. Mesures électriques). La fig. 186 montre la disposition et le sens du courant.

Les chevilles des commutateurs 5 et 5 bis sont dans les trous 2 et 2 6/s, 4 et 4 bis.

Le courant d'un élément Daniell arrive au commutateurs, traverse la boîte de résistance 8, la pièce 9 bis qui est bouchée, charge le condensateur étalon attaché aux bornes p q (la pièce pq n'étant pas bouchée), passe par les chevilles 4 (commutateur 5 bis), o et / (pièce 11) et revient à la pile par 4 bis, i et *, 2 bis et 1 bis. On réunit ensuite les bornes o et r, i et ^des pièces 11 et 12, ce qui coupe le circuit des piles et permet de décharger le condensateur à travers le galvanomètre 1.

Page 1