CONDUCTIBILITÉ ÉLECTRIQUE
densité 8,80 dans les applications électriques ; enfin sa charge de rupture est d'environ 28 à 29 kilogr. par millimètre carré.
Le fer galvanisé est généralement préféré au cuivre pour les lignes télégraphiques aériennes, à cause de sa plus grande ténacité. On admet que sa résistance est à peu près 7 fois celle du cuivre pur, ce qui fait 10 ohms par kilomètre de fil de 4 millimètres de diamètre à 15°, 5. Un kilomètre de ce fil pèse environ 100 kilogr., sa densité étant de 7,79.
On emploie aussi pour le même usage des fils d'acier, dont la ténacité est encore plus grande, ce qui permet d'éloigner davantage les supports. La charge de rupture peut atteindre HO à 120 kilogr. par millimètre carré ; la conductibilité est 0,5 de celle du fer.
Depuis quelques années, on se sert beaucoup de fils de bronze phosphoreux et silicieux. Le bronze phosphoreux s'obtient de la manière suivante : on prépare un phosphure d'étain cristallin et fondant à 370° en chauffant avec du phosphore l'éponge d'étain, précipité résultant de l'action du zinc sur le bichlorure d'étain. On fond ensuite ce phosphure avec du cuivre en proportions convenables; on ajoute quelquefois un peu de plomb. Ce bronze contient de 0,25 à 2,5 p. 400 de phosphore et de 5 à 15 p. 100 d'étain. Sa résistance électrique est assez variablet
Le bronze silicieux s'obtient en désoxydant le cuivre par le silicium et le sodium, qui réduisent les moindres parcelles dft protoxyde et augmentent ainsi la conductibilité de l'alliage. Le silicium a sur le phosphore l'avantage d'être conducteur, de sorte que, s'il en reste un petit excès, cela n'augmente pas la résistance. On peut avoir ainsi du bronze aussi conducteur que le cuivre pur. La résistance mécanique dépasse celle du fer (46 kilogrammes par mm. carré) ; des fils de 2 mm. de diamètre peuvent remplacer des fils de fer galvanisé de 5 mm., ce qui donne un poids de 26 kilogr. par kilomètre, au lieu de 155 kilogr..
Conducteurs des machines électrostatiques. — On désigne ainsi les pièces de cuivre isolées, souvent cylindriques, qui recueillent l'électricité produite par le frottement ou par les phénomènes d'influence.
Conducteur (bon ou mauvais). — Les corps peuvent être divisés en bons conducteurs (métaux, charbon calciné, plombagine, acides, solutions salines, etc.) eimauvaU conducteurs, appelés aussi isolants ou diélectriques (verre, résine, gomme laque, caoutchouc, soufre, etc.). Les premiers étaient appelés, avant la découverte de la con-
ductibilité, corps anélectriqueSy parce quilsîtii' blaient ne pas s'éleclriser par le froUem-r l'électricité produite s'écoulant en réalité 11le sol ; les autres étaient nommés idio-t/^'^ques. Aucun corps n'est complètement isoh:;
CONDUCTIBIUTÉ ÉLECTRIQUE. - Propre que possèdent les corps conducteurs de tri!.mettre l'électricité. La conductibilité fut i couverte en 1727 par Gray, qui, ayant froU»^ : tube de verre, s'aperçut qu'un bouchon phau bout du tube attirait les corps légers. D-^ fils métalliques de plus en plus longs, plan; dans le bouchon, acquéraient cette propriété ^.: toute leur longueur, lorsqu'on frottait le tek
Nous indiquons à l'article précédent q\ic t > les corps sont plus ou moins conducteur L'humidité augmente cette propriété (voy. l'i perdition). La conductibilité augmente av^ température et varie avec l'état physique ei.. structure moléculaire.
Tableau de la conductibilité électrique des méki- ' de leurs alliages.
Argent pur
Alliage or et ar-
Cuivre pur
gent à 50 o/o- ■■