CUT-OFF. — DÉBIT
sending) les signaux, c'est-à-dire en faisant suivre chaque courant d'un courant de sens contraire, mais de durée plus courte. Le cur6sender automatique de Thomson et Jenkin produit cette iuTersion automatiquement. Il est analogue au transmetteur automatique de Wheatstone ; il perfore une bande de papier sur deux lignes parallèles, chaque ligne correspondant Tune aux courants d'un certain sens, Tautre aux courants de sens contraire. Si les perforations se succèdent dans un ordre et à des distances convenables, chaque courant correspondant à un signal sera suivi
dun courant plus court et de sens contraire.
CUT-OFF ou CUT-OUT. — Voy. Coupe- circuit.
CTLINDRE DE FARADAT. — Si Ton introduit un corps électrisé ayant une charge -h m dans un cylindre métallique isolé V (fig. 206), celuici prend, d'après le théorème de Faraday (Voy. Influence), des charges — m et -\- m sur ses faces intérieures et extérieures. Si le cylindre V est en communication avec un électromètre de Gaugain ou mieux de Thomson, Finstrument fera connaître, par le nombre des décharges ou par la déviation, la charge du corps électrisé.
DAMASQOINURE ÉLECTRIQUE. — La damasquinure est Tart d'incruster dans un dessin gravé en creux sur métal un autre métal d'une couleur différente. Les procédés électrochimiqoes ont permis de remplacer l'emploi toujours difficile du burin par l'action du courant électrique.
On trace le dessin à la gouache, on recouvre tout le reste de la surface d'un vernis à épargnes (Voy. ÉLECTROcmmE), et l'on met la pièce comme anode dans un bain d'acide sulfurique très étendu : la gouache, qui est formée d'un sel de plomb, se dissout bientôt, et le métal est ensuite attaqué. Lorsqu'on trouve les traits assez profonds, on porte l'objet en guise de cathode dans un bain faible du métal à déposer, or ou argent; on l'y laisse jusqu'à ce que les creux soient complètement remplis. On enlève alors le vernis et l'on polit à la main, pour enlever toute différence de niveau.
On peut encore opérer d'une manière inverse, épargner le dessin et creuser tout le fond, qu'on recouvre ensuite d'or ou d'argent ; le dessin se détache sur ce fond.
DANSE ÉLECTRIQUE. — Mouvements éprouvés par des pantins en moelle de sureau qui sont attirés alternativement par des plateaux chargés d'électricités contraires.
DANSEUSE ÉLECTRIQUE. — Application des lois de l'électrodynamique. La danseuse (flg. 207) est traversée par un 111 métallique vertical T, qui se replie ensuite en hélice de manière à former un solénoîde : l'extrémité inférieure de ce fil plonge dans un godet de mercure G. Lors-
qu'un courant, entrant par le mercure, traverse le solénoîde, les spires de celui-ci s'attirent l'une l'autre, et la danseuse se soulève. Mais le fil cesse alors de plonger dans le mercure ; le
Fig. 207. — UaDHcuse •'•lectriquo .
courant est interrompu et la danseuse retombe par son poids. Un aimant cylindrique, introduit en sens convenable dans le solénoîde, augmente l'action et rend le mouvement plus rapide : les rideaux dissimulent le solénoîde et l'aimant.
DÉBIT. — On appelle débit d'une source
DÉCHARGE — DÉCLENCHEMEINT ÉLECTRIQUE.
d'électricité, par analogie avec ce qui a lieu pour un courant d'eau, le nombre de coulombs qui traverse une section du conducteur interpolaire en un temps donné, par exemple en une seconde.
Pour les machines électrostatiques et les bobines d'induction, le débit peut s'évaluer par le temps nécessaire pour charger un condensateur à un potentiel donné. On peut se servir pour cela de la bouteille de Lane. Dans les machines à frottement, il est proportionnel à la surface frottée ou à la longueur des frottoirs, et, dans des limites assez grandes, à la vitesse de rotation; il est indépendant de la capacité des conducteurs. Dans les machines à induction (machine de Holtz, etc.) le débit est beaucoup plus grand; il est encore proportionnel à la vitesse et indépendant de la capacité des conducteurs.
DÉCHARGE. — Action de ramener à l'état neutre un corps électrisé, en le faisant communiquer avec le sol, ou un condensateur en reliant ensemble ses deux armartures. La décharge d'un condensateur ou d'une bouteille de Leyde (voy. ces mots) peut être lente ou instantanée.
Le conducteur qui sert à la décharge est traversé par un véritable courant. La décharge est toujours accompagnée d'une étincelle. Si la plus grande partie de l'énergie disponible est dépensée dans les conducteurs qui servent à la décharge, celle-ci est dite conductive; elle est disrupiivCf si cette énergie est absorbée surtout par l'étincelle.
Décharge conductive, — Dans la décharge conductive, si aucun travail extérieur n'est accompli, toute l'énergie est employée à échauffer le
conducteur. Cette énergie est - CV* ou - 77- •
Si Q est le nombre de calories dégagé et J l'équivalent de la chaleur 4,17, on a
En prenant un circuit formé de très gros conducteurs, et eu y intercalant un seul fil très fin, placé dans un thermomètre de Riess, ce dernier iil absorbe toute la chaleur, et l'on constate qu'il prend une température
pc
p étant son poids et c sa chaleur spécifique.
Les métaux peuvent être ainsi fondus ou volatilisés. Si le circuit contient un corps mau-
vais conducteur, la plus grande partie de l'énergie est dépensée sous forme de travail mécanique pour percer ou briser ce corps.
Décharge disruptive. — La décharge disruptive offre des formes très variées qui peuvent cependant se diviser en trois espèces : VHincelle, V aigrette, la lueur (voy. ces mots).
En étudiant ces trois formes avec un miroir tournant, on remarque que, malgré leur courte durée, elles sont toujours formées d'un grand nombre de décharges successives.
DÉCLENCHEMENT ÉLECTRIQUE DE MISE DE FEU POUR TUBES LANCE-TORPILLES. — Dans les tubes lance-torpilles du système Canet, l'électricité est utilisée de la manière suivante.
« On sait que la gargousse de lancement, d'une forme particulière, est fabriquée avec une poudre spéciale. Elle se place dans une chambre ménagée sur la face antérieure de la porte, et dont la disposition est telle que les gaz vont frapper les parois du tube avant d'atteindre la torpille.
« De plus, dans le tube lance-torpilles système Canet, les gaz, se distribuant sur le pourtour de la torpille, ne viennent pas, comme cela se produit dans la plupart des tubes de lancement à la poudre, détériorer et encrasser le mécanisme de lancement de la torpille. On peut, grâce aux dimensions de la chambre, renforcer la charge en plaçant plusieurs gargousses, ce qui est nécessaire quand le tube est plein d'eau, ou quand on veut une plus grande vitesse initiale.
« L*inflammation de la charge se fait au moyen d'une étoupille obturatrice à percussion qui se place dans un logement ménagé à cet effet au centre de la porte ; cette étoupille s'enlève à l'aide d'un extracteur coup-de-poing.
«Ces détails étant donnés, voici comment l'électricité apporte son concours à la mise de feu.
« Un verrou, glissant dans une rainure verticale de la culasse, porte un marteau qui peut tourner autour d'un axe monté sur un verrou ; ce marteau est muni d'une queue dentée engrenant avec une crémaillère ûxée sur la porte. Quand le verrou remonte, la crémaillère SLgit sur la queue du chien et abat ce dernier sur le percuteur, qui se trouve à ce moment placé sur l'étoupille.
« Le levier de mise de feu qui vient agir sur le verrou pour le faire remonter est actionné par un fort ressort bandé à l'avance. Une détente le maintient en place jusqu'à ce que le déclenchement du système se produise au . moyen d'un électro-aimant.