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DESTHETIQUE CHRETIENNE
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fut créé le temps dont la scccessioQ continue allait commencer pour rouler sans cesse et ne s'arrêter jamais dans son cours; le temps qui se compose de parties où le passé n'est |iltts, TaTenir n'existe pas encore, et le présent échappe avant même qu'il soit connu. • L'opinion de saint Basile est commune parmi les autres Pères de TEglise. L'incertitude qui existe touchant l'époque précise de la création des anges vient de ce qu'il n'en est pas dit un seul mot dans le récit de Moïse. Saint Jean-Cbrysostome« dans son
f>remier sermon sur la Genèse, nous explique a cause de ce silence, à loccasion du passage. Au commencement Dieu a fait le ciel et la /erre (Gen., 1,1.) «Pourquoiyi^ditlesaintDocteur,« Moïse ne nous donne-%-il pas d'abord la création des anges et des archanges? car si Touvrier se fait reconnattre à son ouvrage, n'était-ce point par cetordre de créatures qu'il fallait commencer, comme nous donnant la plus iiaute idée de la |)ui>sance du Créateur? Nous admirons le ciel, l'astre du jour, les beautés du firmament. Les esprits célestes ne sont-iJs pas encore plus resplendissants de beauté? Pourquoi donc emmener sur la scène des objets d'une nature inférieure, plutôt que de nous transporter aussitôt dans une région plus élevée? C'est que Moïse avait affaire à des Juifê, à un peuple dont l'intelligence dominée par les sens, ne jiouvait prendre un essor aussi haut, h un |>euple qui, nouvellement sorti de l'Egypte, l'imagination encore remplie du culte grossier qu'il y Toyait établi, aurait conçu difdcilement delà divinité une idée spirituelle. C'était donc par des asj>ects sensibles qu'il fallait l'y amener. Voilà pourquoi l'historien porte leurs regards sur le ciel, la terre, la mer et les autres parties de la création iSont tous les yeux étaient ffappés. Quand leurs esprits auront acquis plus de maturité, C6 sera le moment de leur parler des vertus célestes, comme le fera David dans ce psaume. Vouê qui êtes dans les cteiix, louez U Seigneur^ louex^le du joluê haut d^ firmament ; anges du Seigneur j louez-^le tous. Armées du Seigneur ^ louez-le toutes de concert : car il a commandé^ et toutes choses oni été créées ; il a parlé ^ et tout a été fait. (Psal. CILTIII, 1, 7).
« Dans le temps môme où les sublimes ieçona devaient trouver des intelligences mieux disposées à les entendre, quand un testament nouveau aura été donné au monde, TApôtredes nations suivra la même méthode que le législateur des Juifs. Saint Paul B triera aux Athéniens le môme langage que Oise aux Hébreux. 11 ne les entretiendra ni des anges ni des archanges, mais du ciel et de la terre {Act. xvn, 9k). Dieu qui a fait
(i5t7) C^est pourquoi les angi^, qui appartiennent ëniineiiinienl à cel ordre de sub.slan<:es ont été eoui parés k la lumière, qui est ie plus l^er, le plus subtil de tous les corps, et ont été représentés couinie des éclairs, des souffles et des étincelles. (Voir les cliap. 1 et X du prophète Eséclilel.) Saint Jean Damascèie, dans son traité De angelis (cliap. 3), ditquc ce aimt autant de lumières émanées de la Iu-
le monde, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite point «ians des temples bfttis par des hommes. Qu'il ait è (larler aux fidèles de Colosses, son langage sera bien plus sublime: Toutes choses ont été créées par lui^ tant celles du ciel que celles de la terre^ les visibles et les invisibles^ soit les trônes^ soit les dominations^ soit les principautés^ soit les puissances^ ont été créés par lui et pour lui. {Coloss. 1, 16).
« L'évangéliste saint Jean, écrivant poar des disciples plus parfaits, embrasse tout l'ensemble de la création, ne s'arrêtant pas aux détails: Toutes choses, dit-il, ont été créées par lui, et, sans lui, rien n'a été fait de ce quia été fait {Joan. 1,3), tant ce qui se montre aux reganls que ce qui leur échappe. En quoi tous ces saints personnages se conformant è la f>ortée de leurs auditeurs, imitent la conduite des instituteurs oui proportionnent leurs leçons X rintelligence de leurs disciples. Législateurs d'une nation plongée dans une ignorance universelle, encore dans les langes d'une première enfance, ils se bornent à des leçons suffisantes pour lui faire connaître l'existence d'un Dieu Créateur. Paul et Jean l'évangéliste, prenant les hommes pour ainsi dire au sortir de l'école, les élèvent à des connaissances d'un ordre bien supérieur, avec l'attention de rappeler sommairement les premières instructions. Harmonie parfaite entre l'Ancien et le Nouveau Testament. L'Ancien expose la création fiar le spectacle des choses visibles ; et quelle idée David nous donne déjà de la puissance du Créateur, par ces paroles : // a commandé et tout a été fait {Psal. xxxu, 0). Le Nouveau nous le montre dans la production des substances invisibles (127). »
La suite des temps n*a fait que confirmer la justesse de cette réflexion de saint Jean- Chrysostome En effet, nous voyons d*abord les Pères les plus anciens commencer par nous donner la description aussi exacteque poétique des neuf chœurs des anges. Ensuite les peintres orientaux, et à leur suite, les Italiens, se hasardent à nous les représenter tantôt sous la figure de tètes d'enfants ailées, tantôt à mi-corps, mais avec quatre ailes, deux qui partent de la tète, et les deux autres, des deux extrémités inférieures du buste qu^elles termineiK ainsi de la manière la plus légère et la plus gracieuse. Enfin, nos peintres catholiques occidentaux les représentent sous l'apparence de l'homme. « Seulement, et c'est comme un caractère indélébile,les deux ailes restenttoujours attachées sur les épaules de l'ange, parce que l'ange, comme le dit toujours son nom (ft77tW) est le messager ou l'envoyé de Dieu, (128) et que pour aller plus ra| idementoù
mière incréëe, dont elles ont la splendeur. Ils M'ont l)esoin ni de langue, ni d*oreilles; mais ils communiquent leurs pensées et donnent leurs conseils, sans le secours de la parole ni des sens : Sed sine ulla fffobati urmoniB are mutus sine sensu sua corn-' muHicanl et consilia.
' (\i») L'Ancien cl le Nouveau Tesumcui .ibondciit
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le souverain maître lui ordonne de se rendre, il semble s'armer de celinstrument de locomotion.
c Ainsi, Ggure humaine, complétée parles ailes de Toiseau et resplendissante de lumière, telle est comme forme et comme couleur, la plus ordinaire représentation sous laquelle la poésie et Tart nous montrent Tanse.
«Quanta la poésie, Dante est une mine à descriptions. Au chant xxxi du Paradis^ il dit : Je levai les yeuXy et^ comme le matin la partie orientale ae l horizon eet plus éclatante que celle oii le soleil se couche^ ainsi, lorsque mes yeux montèrent comme d'une vallée sur une colline^ je vis, au sommet, une place qui surpassait en éclat toutes les autres. Comme la partie du ciel où Con attend ce char que Phaéton ne sut pas guider s'embrase davantage, tandis que des deux côtés la lumière s'amoindrit, ainsi cette oriflamme de paix {la sainte Vierge) flam^ bloyait au milieu , en faisant pâlir également les splendeurs autour d'elle. Dans ce milieu, je vis plus de mille anges avec les ailes ouvertes et tous différents d'éclat et d'attitude. —Y oi^ là le foyer lumineux où brillent et bouillonnent les Ilots de ces natures célestes; voici maintenant quelques rayons qui s'échappent de cette source. —Dante, au chant viir du Purgatoire, dit : Je vis sortir du ciel
et descendre deux anges Leurs robes,
vertes comme les petites feuilles qui viennent téclore, frappées et agitées par le vent de leurs ailes, vertes aussi, flottaient en ar-
rière Je distinguais bien leurs têtes
blondes , mais l'œil était ébloui par leur face, comme une faculté qui succombe à de trop grands efforts. — Au chant vi* du Purgatoire, Dante décrit ainsi le premier ange qu'il voit : Une lueur m^ apparut , qui venait sur la merf et (f un mouvement si rapide, que le vol d'aucun oiseau ne pourrait l'égaler. Ayant un peu détourné les yeux, afin d'interroger mon guide, je la revis plus lumineuse, et déjà plus grande. Puis, de chaque côté, m'apparaissait ie ne sais quoi de blanc, d'où sortait peu a peu quelque autre objet , blanc
comme le premier rotct l'ange ae Dieu....
Vois comme il dédaigne les moyens humains. Il ne veut point de rames ni d'autres voiles que
ses ailes Vois comme il les tient dressées
vers le ciel. Il bat l'air de ses plumes éternelles, qui ne muent point comme la chevelure des mortels. — Plus s'approchait de nous C oiseau divin , plus brillant il apparaissait, de sorte que de près les yeux ne
en exemples île ces messages que Dieu se platt à contter à se • anges. Nous citerons entre autres ceux
Îue nous fournissent les histoires d^Abraham, de etli, de Jacob, de Moise, de David, de Daniel, de Tobie, sans parler de ceux que nous révèlent les annales du Nouveau Testament, et parmi lesquelles TAnnonciation tient le premier rang. D'ailleurs saint Paul ne nous déclare- 1 il pas expressément, dans son Epttre aux Hébreux, que les anges sont les iLinistres, les envoyés de Dieu auprès des hommes pour tout ce qui concerne leur salut. ISonne omnes sntU adminislratorii spiril%$ , in mimsierium missi ffropter eos qui hœreditaiem copient ialutit? (Hœbr.,
pouvaient soutenir sa splendeur Fm béatitude était peinte sur son front. — Au chant xu* du Purgatoire n Dante ajoute quelaues traits à son tableau : Vois un ange qui
s apprête à venir vers nous La belle
créature venait vêtue de blanc, et son visaet scintillait comme on voit trembler l'étoile du matin. Elle étendait les bras , et puis elle ouvrit les ailes.
« Quiconque a regardé les peintures murales de l'Italie , les roosaïc[ues de la Grèce, et les émaux byzantins disséminés eu Europe, reconnaîtra que les anges de Giotto et d'Orcagna, de Fra Angelio et du Pérugin; que les^anges de Saint-Luc en Livadie et de Sainte-Sophie de Salonique; que les anges de l'inappréciable reliquaire byzantin de Limbourg (129) ne sont qu'une autre expression, une expression parle dessin* des anges tels que Dante les décrit. Mêmes formes, mêmes ailes, mêmes lumières ; la
fioésie et la peinture ont traduit en deux angues , l'une par des paroles , Tautre par des lignes et aes couleurs , une pensée absolument identique (130). »»
Quanta la classification et aux attributions respectives des neuf chœurs des anges, voici comment s'exprime saint Denis l'Aréopagite, dans son Traité de la BiérarchU céleste :
« Le chœur innombrable des anges se partage en trois hiérarchies différentes. La première se compose de ceux qui sont toujours devant la fhce de Dieu, et qui lui sont unis d'une manière plus intime et plus imtnédiate. Ce sont les brûlants séraphins , ainsi nommés à cause des feux du divin amour qui les consument sans cesse; les lumineux chérubins , ainsi nommés à cause des lumières pures et sublimes dont leur intelligence est éclairée, et les trônes, qui, comme leur nom le fait assez entendre, sont ce qu'il y a de plus élevé parmi les intelligences célestes. Tous ces esprits, portés sur les ailes du plus ardent amour, sont entraînés par d'invincibles transports vers le souverain bien, et s'efforcent sans cesse de s'approcher de plus en plus vers la source qui les enivre. L'excellence de leur nature paraît assez par le rang sublime qui leur a été donné. Placés sur ie seuil même du sanctuaire auguste qu'habite la Divinité, ils ne voient que Dieu au-dessus d'eux , et laissent au-dessous, aune distance infinie* toute créature visible et invisible. Leurs
1, 14.) Il ne faut donc point s'étonner du rôle si im* portant et si poétique que la légende elle-même lent a attribué.
(i29) C'est un reliquaire de la vraie croix , d'une valeur considérable et d'une beauté sans pareille*, d'origine byzantine, datant du x* siècle probable* ment; îl est couvert d'émaux translucides sur Umà d'or. Il provient du trésor de la catbédrale de Trêves, et fut livré par le dernier archevêque électeur de Trêves au duc de Nassau, qui l'a donné récemment à la catbédrali*. de Limbourg.
(130) leottoffraphie des an§es^ par M. Didrom (Annalfê archéologiques, ton). Xl> p^ 3S5'5i.)
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Toiz et leurs concerts ressemblent au frémissement d'une multitude innombrable de torrents. Us crient sans cesse : Gloire et béiMictian êoU au Seigneur! {Apoc. t»
11.) D'antres fois, ils font retentir ces paroles, ou plutôt ce cantique, si digne du Dieu qu'ils adorent : Saini^ Sainte Sainte est le Seigneur, te Dieu de$ armées ; toute la terre est remplie de sa gloire. {Isa. vi, 3.)
c La seconde hiérarchie renferme les dominations, les vertus et les puissances. Les dominations sont ainsi appelées, parce qu'elles dominent les autres anges, quelles sont fîbres de toute espèce de contrainte , et servent Dieu avec la plus sublime indépendance. Le nom de vertus indique assez que ces esprits possèdent une force, un courage indomptable, qui se manifestent dans toutes leurs actions, et qui font aue rien de ce qui pourrait diminuer les lumières divines qui éclairent leur intelligence ne trouve ac^ès dans leur volonté. Leur unique occupation est de s'efforcer de devenir semblables de plus en plus à la Divinité. Enfin, les puissances , qui sont sur la même ligne que les dominations et les vertus, sont chargées de veiller aux destinées du monde, et d'empêcher aue les esprits pervers ne lui fassent tout le mal que leur sumère leur méchanceté.
« La troisième hiérarchie se compose des
{rincipautés , des archanges et des anges, es principautés ont pour attributions de commander aux anges, qui leur sont inférieurs en dignité, et de les disposer à exécuter les ordres de Dieu. Leur soin est de veiller sur les grandes divisions du monde, comme par exemple sur une contrée, sur un rojraume. Les archanges, placés entre les principautés et les anges, sont en quelque sorte le lien qui les unit, et tiennent tout à la fois et des uns et des autres. Leurs fonctions consistent à annoncer aux hommes Jes choses de Dieu, et à éclairer Tes prit des prophètes. Enfin les anges cx>mpletent et terminent toute la céleste hiérarchie. Ce «ont, pour ainsi dire, les messagers onli- Jiaires que Dieu emploie pour communiquer avec les hommes. Us viennent nous annoncer ses volontés, et nous conduisent, comme par la main, jusqu'à la connaissance de sà nature. Voilà pourquoi l'Ecriture attribue à ces Esprits en particulier le soin de tout ce oui nous concerne. C'est ainsi qu'elle appelle l'ange Michel le guide et le chef du peuple Juii, et qu elle en dit autant de quelques autres anges, qu'elle appelle égiement les guides et les chefs des autres peuples.!
La représentation de ces neuf chœurs des anges , divisés en cercles concentriques qui aboutissent à un cercle commun, Jésus- Christ dans sa gloire au plus haut des rieux , forme le sujet des grandes roses occidentales de plusieurs de nos cathédrales ogivales. Rien d'éblouissant, de magique , de grandiose comme ces immenses et magnifiques rosaces, lorsque, frappées des ra vons du soleil couchant, elle projettent
dans l'enceinte sacrée qu'elles éclairent d'un jour mystérieux, ces anges, ces séraphins, ces chérubins aux mifle et scintillantes couleurs. Rien qui ressemble aux magnificences du paradis, comme ces roses trans- Sarentes qui nous en retracent avec tant 'éclat et de poésie les incomparables splendeurs. L'art antique offre-t-il quelque chose qui ressemble, même de tres-lom, à ces brillantes verrières, et surtout à ces roses éblouissantes? Elles sont le chefd'œuvre de la peinture sur verre, comme cette peinture elle-même est la reine delà
Eeinture chrétienne en général. Dans les ranches si variées de celle-ci, nous pouvons admirer sous mille formes différentes la reproduction du tvpe angélique. La statuaire, celle des siècles de foi, nous le révèle également avec une admirable variété d invention et a?ec une t>eauté ravissante d'expression. Il y aurait à énumérer par centaines les œuvres d'art qu'il a inspirées ou embellies.
Celui des livres du Nouveau Testament qui offre à l'art le plus grand nombre de types d'anges, c'est, sans contredit, VApoca» lypse de saint Jean. Nous y soyons d'abord hgurer sous cette dénomination les sept évêques d'Ephèse, de Smyrne, de Pereanie, de thyatire, de Sardes, de Philadelphie et de Laodicée. (Apoc.^ ii, m.) Ensuite, c'est l'ançe fort et puissant qui crie à haute ?oix» du naut des cieux : Qui est digne d'ouvrir le livre d'en lever les sceaux? (Apoc^ V.) Puis, ce sont les quatre anges qui, porté:^ aux quatre coins du slobe, retiennent les
auatre vents du monde pour les empêcher ,e souffler sur la terre, sur la mer et sur aucun arbre ; c'est un autre ange qui monte du côté de TOrient , ayant dans la main le sceau du Dieu vivant et criant à haute voix aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de nuire à la terre et à la mer, de ne point les frapper, non plus que les arbres, jusqu'à (■e qu'ils aient marqué au front les serviteurs de Dieu. (Apoc. xii.) Après que les justes ont été marqués au front , nous voyons tous les anges se tenir autour du trône de l'Agneau, des vieillards et des quatre animaux, et se prosternant le visage contre terre, adorer Dieu et chanter : Amen^ benedie- /ton, gloire^ sagesse^ actions de grâces^ honfleur, puissance et force à notre Dieu^ dans tous tes siècles des siècles. Amen. (Apoc. vu.)
Le chapitre vin nous montre les sept ançes qui se tiennent devant Dieu, toujours prêts à exécuter ses ordres. On leur donne sept trompettes. Après qu'un autre ange qui se tenait devant l'autel ayant un encensoir rempli de parfums , a offert à Dieu ces parfums, qui sont les prières des saints, et a jeté ensuite sur la terre l'eno^ensoir rempli du feu de l'autel d'où viennent des tonnerres, des voix, des éclairs et un grand tremblement de terre, les sept anges qui avaient les sept trompettes, en sonnent l'un après l'autre , et il en résulte successivement des prodiges, des monstres, des ca-
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lamilés de toute espèce qui désoient la terre. {Àpoc. IX.)
Cependant Tapôtre insf)iré TOit un autre ange fort et puissant^ qui descend du ciel^ revêtu d'une nuée et ayant unarc-en-ciel sur la tête. Son visage était comme le soleil^ et ses pieds comme des colonnes de feu. Il mit son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre. Et il cria d'une voix forte comme un lion qui rugit. Et après qu'il eut criéy sept tonnerres fir7nt entendre hurs voix.... Alors, poursuit l'eiiléde Pathmos, l'ange que f avais vu, qui se tenait debout sur la mer et sur la terre, leva sa main au ciel^ et jura par celui
?mi vit dans les siècles des siècles, qui a créé e ciel et tout ce qui est dans le ciel, la terre et tout ce qui est aans la terre, la mer et tout ce qui est dans la mer, qu'il n'y aurait pltis de temps : mais qu'au jour où le septième ange ferait entendre sa voix, et sonnerait la trompette, le mystère de Dieu s'accompli" rait, ainsi qu'il l a annoncé par les prophètes ses serviteurs, {Apoc. x, 1-7.) Or, ce septième ange ayant sonné de la trompette, on entendit de Grandes voix dans le ciel qui disaient : « L empire de ce monde a passé à notre Seigneur et à son Christ, et tl régnera dans les siècles des siècles. Amen. »
Alors les vingt-quatre vieillards, qui sont assis sur leurs trônes devant Dieu, se pros^ ternèrent et adorèrent Dieu, en disant : « Nous vous rendons grâces. Seigneur, Dieu toutpuissant, qui êtes, qui étiez, et qui devez venir, de ce que tous êtes entré en possession de votre grande puissance et de votre règne étemel, » tîtc, etc. Alors le temple de Dieu fut ouvert dans le ciel, et on vit l arche d'alliance dans son temple, et il se fit des éclairs, des voix, des tonnères, un tremblement de terre et une grêle effroyable. {Apoc.