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jorqoe) « de Barcelonney de Tolède » de Séfille el de Bnrgos.
routefois, c^st en Italie que se trouyent ti]jOQrd*hui les deoi plus vastes églises de runÎTers chrétien , je veux dire le dôme de Milan ( style ogival ) et la basilique de Saint- Pierre de Rome. Nous avon^ donné plus liaat la superficie de ces deux églises » aux-
Îiuelles il convient d'ajouter la vaste basiique à peu après restaurée de Saint-Paul hors les murs, qui a 477 pieds (français) de longueur et 358 dans sa plus grande largeur , qui est celle du transsept. Il ne faut pas omettre non plus la célèbre cathédrale de Florence (Santa Maria dei Fiori), qui mesure en longueur 426 piedSy et en hauteur, 143 pieds 6 pouces. On en compte plus de 313 dans la
eûde croisée. La coupole a 363 pieds de nteor jusqu'au sommet de la croix. Un des vins Tattes temples chrétiens (pour ne pas aire lé plus vaste], quand on l'aura terminé , sera la cathédrale de Cologne. Cet immense idifice à cinq nefs aura, dans œuvre, une longueur de 455 pieds 2 pouces (pieds de roi), et extérieurement, de 490 pieas 8 pouces. Sa hauteur, qui surpassera certainement celle de toutes les nels connues, sera, sous clef, de 146
C'edsS pouces, et' jusqu'à la naissance de TOÛte, de '149 pieds 9 pouces. La largeur des nels sera intérieurement de 151 pieds h pouces , et au transsept , de 256,6 pouces. Extérieurement, la (iremière de ces deux largeurs sera de 183 pieds, et celle du transsept sera de 288 pieds. La façade principale aura , en y comprenant les deux tours , 205 meds 7 pouces dedeveloppement.il est bon o*aiireurs de faire observer que la plupart de cas dimensions colossales (254) sont déjà réaiiséest vu l'état d'avancement considé- Table où se trouvent actuellement les travaux d'achèvement du gigantesque édifice.
Lofsqu'ils seront terminés, la cathédrale de Colore présentera, à un degré supérieur, runion de la grandeur physique et de la fcrandeur morale. Voy. Je mot Gbandeur; PlsaiB (Saiht-) de Rome.
DIOTlSALVI. Peintre siennois qui florissait vers Tan 1260. Voy. Peinture.
DISSONANCE. La dissonance étant Topposé de la oonsonnance , nous ne pouvons que renvoyer à ce dernier mot, où il est
Ïuestiou également de la dissonance. Seu- ^ment, nous remarquerons que , pour la musique traitée dans le genre dramatique ou dans le genre idéal (F. ce mot) ^ la dissonance embellit la composition , la rend plus artificielle, plus variée, plus énergique et plus passionnée. Or, ce sont précisément ces qualités ou ces effets de la dissonance dans le genre dramatique, qui l'ont fait exdare du genre opposé, c'est-à-dire religieux, ou qui n'en ont permis l'emploi qu'avec sobriété et avec certaines précau-
(254) NoQK les avons prises dans VHistoire et Béêerifiion de la cathédrale de Cologne , par Sulpke Bolsserée, (édition 1844). Ce sont celles, à peu de fbose près, dn plan priroiiifdu monument retrouvé par iHi hasard inespéré dans la ville de Damisudlf
tions qui en adoucissent Taspérîté, soil m j préparant l'oreille , soit en la résolvant en accord consonnant. C'est ce qu'on ep*^ pelle la préparation et la résolution. Il est vrai que l'une et l'autre s'emploient également dans le style dramatique ; mais elles, sont plus rigoureusement prescrites peur le le style d'église pu contre-point, qui n'admet d'ailleurs qu'un très-petit nombre de dissonances, par exception, et dont l'harmonie consonnante reste toujours la base fon-f damentale.(Foy., pour de plue amplea eon^ tidérationi S esthétique^ les mots CoinraftpoiNT ; HiRMONifi ; Musique.
DOME. On confond souvent, dans le langage ordinaire, le dôme avec la coupole» Néanmoins il existe une différence réelle entre ces deux genres de constructions. Là coupole est, comme nous le disons k ce mot, une voûte qui a la forme d'une demi-spbère ou d'un demi-sphéroide. Lorsque cette forme affecte l'extérieur et l'intérieur de la voûte, c'est un dôme; lorsqu'elle n'affecte que l'intérieur , c'est une simple coupole, ail y a assez souvent, dit M. Berty (255), des coupoles qui ne sont pas recouvertes d un d6mo : mais il est très-rare de trouver des dômes dont l'intérieur ne soit point disposé en coupole. > Nous avons raconté (à ce mot) comment le génie chrétien parvint non-seu*lement à s'approprier le motif de la rotonde païenne, mais encore à faire de celte appropriation une création véritable de la coupole dans le temple de Sainte-Sophie, librement imité ensuite dans une fou.e d'autres temples catholiques, parmi lesquels Saint-Marc de Venise et Saint-Front de Perigueux occupent le premier rang. 11 résulte^ évidemment des détails dans lesquels nous^ sommes entrés à ce sujet, que le dém»
procède directement de la coupo!e , dont il a retenu l'ordonnance principale qui cmsiste dans la rotonde élevée sur quatre piliers, au moven de pendentifs. Seulement, dès le xni* siècle et surtout au xiv' (21^) , noua remarquons plusieurs modifications apportées à la disposition extérieure et intérieure de la coupole. Les deux plus saillantes consistent l"* en ce que la coupole proprement dite repose ordinairement sur des massifs épais au lieu de piliers; et 2", en ce qu'elle tend de plus en plus à affecter en l'exhaussant , au lieu de la forme demi-sphéroïde , celle de la pvramide curviligne, comme à la cathédrale de Florence, ou bien, comme à Saint-Pierre de Rome, celle d'une sphère aux trois-quarts, assise sur un tambour qui en exagère encore la hauteur. Oe là pour la notion de ces dômes la nécessité d'une division des principales parties qui les composent, laquelle est particulière à ce genrt^ relativement moderne de coupoles (257). Le dôme de la cathédrale de Florence {Santn
(^5) Dictionnaire de rarehilêcture du mûyew âge, au mot Coupole,
(256) Dictionnaire de farelti lecture du moyen âae.
(457) Ces parties sont : 1* le tambffur^ OHimir cylindrique et ordinal remcirt peicée iU: gyam^fs te^ nôtres, sur laqiidle r«*pvsr la coupole. Ou rti|^*Ue
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Maria dei Fiori) fut élevé en Uao par Bruiielleschi sur les massifs qui ayaient été disposés à cette fin par Arnolfo di Lapo, architecte de la basilique, près de deux cents ans auparavant. Ce nouveau genre de base de .coupole permit à Brunelleschi de donner à celle-ci des dimensions beaucoup plus vastes que n*en avaient eu les constructions de ce genre exécutées jusque là dans le put style byzantin. Ce ddme gigantesque est, en effet 9 aussi spacieux et beaucoup plus haut que le Panthéon de Rome. Son point de départ est établi sur les voûtes des quatre nois de réglise formant la croix latine, qui servent de soubassement & la tour octogone ou tambour jusqu'à la corniche dont elle est couronnée. Du sol même de Tédiflce jusqu'à cette corniche, on compte plus de 165 pieds. La coupole intérieure a 130 |iieds de diamètre. Elle a, depuis la corniche qui termine le tambour et d*où elle part elle-même jusqu'à Vodii de la lanterne, 125 pieds de hauteur, ce qui donne» à partir du sol, une éléva*> tion totale de plus de 290 pieds. Le tambour ou tour octogone qui supporte immédia-^ tement la coupole proprement dite est percé de huit fenêtres circulaires ou œils de bœuf. La voûte de la coupole présente huit faces qui vont en se rétrécissant dans le sens de leur «élévation jusqu à Tœil de bœuf de la lanterne. Le cintre de la coupole est extrêmement surhaussé, ce qui dut en rendre Texécutian plus facile, dit M. Quatremère de Quincy ; aussi, Brunelleschi avait proposé de le construire sans l'échafdudage d'un cintre de charpente (SS58).
Le même auteur ajoute que cet architecte eut Tbonneur d*avQir le premier introduit dans la construction des coupoles modernes élevées sur les nefs des églises , Tusage de la double voûte , dont chacune reçoit une courbe différente à raison de Teffet extérieur ou intérieur qu'elle doit produire.
G'eat ainsi que la coupole de Santa Maria dei Fiori ouvre une nouvelle période de constructions du même genre qui, sans cesser d'appartenir , quant à Tessence, au type de Sainte-Sophie, en diffèrent néanmoins tellement quant aux deux points importants, du support et de la demi-sphéricité de la voûte» qu'on ne peut plus continuer d*appe- \er bpxatUines des coupoles si profondément modifiées. Aussi, c'est le nom de dôme qui leur reste, comme nom générique ; et même
rapport à la coupole de Saint-Pierre de Rome et aux dômes des Invalides et de Sainte-Geneviève de Paris.
Quoiqu'il eh soit, le dême si hardi el si grandiose de la cathédrale Florentine, n*a pas encore obtenu, ce semble, le degré d'admiration au'il mérite à tant d'égards. C*ost l'opinion de la plupart des connaisseurs; c'est également celle de M. Pouioulat dans son livre intitulé : Toscane et Rome. (Lettre 10).
D'abord il fait observer que l'extérieur de" la cathédrale de Florence (259) présente comme une montagne de marbres de diver* ses couleurs , taillée en forme de croix Ut^ tine de l'orient au couchant ; ensuite 3 aiontit que la cathédrale florentine n'a pas Tâlf* gante légèreté de la cathédrale des PisanSrfit
3ue ce qui frappe, c'est le caractère de soU* ité donné au monument, l'architecte sem* blant avoir voulu affranchir son œuvre de la condition des œuvres périssables.
Enfin il s'exprime ainsi sur le d^me ; « Quel merveilleu x travail que la coupole de Sainte-Marie det Fiori ! comme on admire la hardiesse, la puissance du génie qui a lancé vers le ciel cette voûte qu'on croiFait suspendue au milieu de Tespace par des mams invisibles 1
« Quand, on contemple la coupole deFIo* rence, on se dit que son illustre auteur Bra-^ nelleschi n'a pas toute la renommée qu^ devrait avoir; les gens qui admirent ont trouvé les langues humaines trop pauvrea pour l'expression de leur enthousiasme ait vue de la coupole de Saint-Pierre de RomSi et je ne sais pourquoi il parait convena de s'extasier un peu moins devant l'ouvrage de Brunelleschi, dont celui de Michel-An^ n'est qu'une imitation. Michel-Ange plein d'admiration pour l'œuvre de son devancier avait dit : « J'en ferai une semblable mais non pas une pareille. » La coupole de Buoqa* rotti produit plus d'effet, parce que la cathé« drale de Rome (260) est plus haute que œlla de Florence, mais la coupole de Brunelleschi surpasse en hauteur la coupole de Micbst* Ange. La. première, avec sa voûte» sa lanterne, sa boule et sa croix, donne une mesorq de 186 pieds k pouces ; la seconde a 7 pieds
aussi îonr 4e Dôme, l^s coupoles byzantines, au /contraire, reposent d*aplonib sur quatre grands piliers qui partent du sol. S^ la calotte , ou concavité de la Toûte sphéroîdale, qui est la coupole proprement dite. 3* la lanUme ou tourelle, dont le toit est quelquefois pyramidal , mais fréquemment spbérique, et qui, placée au sommet cfu d<)mc, sert sou* vent k donner du jour dans Tintérieur. La (onlerne, cette partie culminante du dème, est ordinairement surmontée d*une croix eç métal.
(S58) Dictionnaire hiêtorique d'architecture. Voy.
Cebrou.
(SM) Ga bl âiMlfi ^1 v^<^, rarchilecle du JMflM 'rta les premiers
|ai fhii vastes et
des plus célèbres de la chrétienté. Il fut blll remplacement d'une église dédiée à sauite R^a» rata, en vertu d'un décret de la République Flore»tine, où il est dit que ce monument devra surpaiscr en grandeur et en beauté tout ce que les honoss peuvent exécuter en ce genre. Cette église « divisés en trois nefs formées par de vastes arcades cintréM, est toute revêtue, à Textérieur, de marbre noir et blanc poli. On Ta prodigué dans Tintérieur, el k pavé en est entièrement. Nous donnons, à rarticle Dimengiong , celles de ce vaste édifice.
(260) Ceci est .neiact. C'est Saint-Jean deLaina qui a toujours été la cathédrale de Rome et de '"^ l'univers chrétien. (Note de C auteur.)
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•t S pouces de moins. Quant k la solidité des deux ouTrageSy celui de Rrunellescbi, quoique plus ancienyajusqu'kcejour beaucoup mieux résisté au temps (261). Depuis quatre siècles, la coupole de Florence , sauf quelques légers détails , n*a pas plus chancelé que la voûte du firmament dont elle offre une image. Et pourtant, le peuple florentin, abreoTa d'amertune les derniers jours du graod Brunelleschi ! Savez-vous pourquoi 7 iMToe qu*une entreprise ayant pour objet d*iBonder la ville deLucques, entreprise a laquelle Brunelleschi avait mis la main, B*éCail point parvenue à un plein succès.La Boltitude raula et chansonna le grand bom- OM ; la coupole de Florence qui rendait té- 0ioigDage de son génie et portait dans les deux sa gloire, ne put protéger Brunelleschi contre les injures des Florentins I Mais du moins, après sa mort, un monument lui fkil élevé dans Tintérieurde la cathédrale, à l'ombre de son propre ouvrage (262). »
Le dAme de Saint-Pierre de Rome, élevé sur les dessins de Michel-Ange, vers le milieu du XVI* siècle, est Timitation la plus considérable et la plus hardie qui ait été liûte de celui de Florence. Comme ce dernier, il affecte une forme surhaussée, mais plus arrondie. La division des principales parties qui le composent est d ailleurs la même. Seulement, au lieu de reposer sur des massifs, c'est sur quatre piliers qu'il est porté, mais ces piliers ne sont en réalité que de simples massifs, puis qu'ils mesurent SOO piras de circonférence dans l'église , et 400, dit-on, dans les fondations. Dans l'intérieur sont des escaliers tournants pour monter aux balustrades des tribunes ou descendre dans les souterrains. Les quatre grands arcs destinés k soutenir la coupole parleni de ces quatre énormes piliers, à 100 pieds an dessus du sol , et dans leurs pendentiCi on voit quatre grands médaillons représenlant , en mosaïques les évangélistes dans l'attitude d'écrivains. Entre le haut des 4|nalre grandes arcades et la corniche qui est ao-oessous du tambour, règne une frise ajant 903 pieds de circonférence , sous la-
Îuelle on lit en très-gros caractères d'or : 'u as Petruê et super hanc petram œdificobo Beeteeiem meam et tibi dabo elaves regni eœhrmn. (JfollA. xvi , 18.) du sol à la cornidie on compte 106 pieds de hauteur jusqu'au tambour où commence le dôme.
€ Le tambour (partie droite de la coupole) est éclairé par seize fenêtres rectangulaires ai orné de mosaïques posées par Jacques délia Porta , d'après les ordres de Clément TIll. Ces mosaïques représentant le Sauveur la sainte Viem , saint Jean-Baptiste, les spOtrea, des chérubins et des séraphins, sont d*aatant plus riches, que tous Les orne-
Mf) Ea tÊkHt à plusieurs reprises, on a été •MMé de cercler le déroe de SaÎDt-Pierre , k cause ^esmardes qui 8*y étalent manifestées en plusieurs mdroils, et qui dirrensleat menaçantes pour la so- MHé du rnoomnent (Piou de Cauteur.)
(iit) Toteam ri lbiii«. Lettre tO*.
ments et les figures sont sur un tnnd (ïov^ composé de cristaux dorés aufeu. Au-déssui du tambour commence la concavité de la coupole, divisée par 16 arêtes entre lesquelles brillent des rosaces et des caissons dorés. Ces arêtes vont se terminer à la base de la lanterne ; car, ce n'est pas tout encore. Par l'œil de la coupole notre regard s'élève dans une nouvelle coupole , parfaitement éclairée aussi et jusqu'au plus haut de ce dôme. A fcOO pieds au dessus de nous, nous apercevons le Père Eternel, les bras étendus, paraissant descendre dans ce temple si digne de le recevoir, si l'homme pouvait jamais faire quelque sanctuaire digne de ce Dieu tout-puissant. Cette dernière et belle mosaïque est du Provenzale, sur le dessin de Césari. La partie de la coupole , qu'on appelle tambour , revêtue extérieurement ue travertin, entourée de 16 pilastres et de 33 colonnes a une circonférence extérieure à peu près égale à la longueur de la basilique (510 pieds), tandis que la circonférence intérieure égale presque la plus grande largeur de la même basilique. La partie convexe est revêtue de plomb, et présente la saillie bien prononcée de seize arêtes. —Le diamètre intérieur de la coupole est de 131 pieds, mesure de France ; et, pour la hauteur, depuis le pavé du temple jusqu^è la croix que supporte la boule, on compte 420 pieds 6 pouces, 11 lignes (263). » {Vay.
PlEERB (S41NT-) dC RomC.
« Un nés avantages qu'il faut reconnaître à l'œuvre de Michel-Aiige sur ceux de ses successeurs, dit M. Quatremèrede Quincjr, c'est qu'il devait être et faire un tout avec l'ensemble de l'édifice extérieur (264). Bi ensuite on examine la coupole en particu* lier, on reconnaît qu'k l'unité de sa forme sénérale se joint encore, dans ce qui eu lait la décoration extérieure, un motif simple et grand ; dans la courbe une heureuse division des parties entre le tambour, la tour du dôme, l'attique et la lanterne;. et uu accord de toutes ces parties si ju3te, qu'on ne saurait y reconnaître rien, d'arbitraire ou d'inutile,
« On en doit dire autant de- l'ordonnance des colonnes accouplées ou adossées, qui environne I^tour du dôme. Nous verrons dans la comparaison que nous en ferons avec d'autres coupoles que cette ordonnance adossée a l'avantage d'une soumission bien ordonnée au principe de nécessité, que cl*autres n'ont cherché à dissimuler qu eu tombant dans l'inconvénient d'un accessoire inutile et dispendieux.
« Le dôme des Invalides fut élevé par Jules -H^rdouin Mansart, sans aucune des siyétioQS qu'eurent à subir tous ceux qui durent construire une coupole sut les rems
(203) Une viiiu à Nglin Saint 'Pjkrre de Rome. p^r M. Tabbé P. Moncoq.
(264) Au iiioyen de la forme générale de rédiflca en croix grecque, coinuie je Texpose au mot PiSRHik (Sai/ct ) de itoroe. (iVof^ de Cauiêur.)
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des Toutes de quatre nefs d'églises (265). L'église des Invalides avait été bâtie sans aucan projet de coupole ; celle qu*on j admire aujourd'hui est unproloneement ajouté après coup. L'architecte eut Tavantage de
Eoufoir la faire porter de fond, et rien n'oligeait à lui donner l'élévation qu'elle a ; peut-être pourrait-on déjk lui faire le reproche d'inutilité en ce genre, ou autrement, de dire plue quHl ne faut.
« Hansart usa, comme Michel-Ange, des colonnes accouplées et adossées pour servir de contreforts k la tour de son dôme; mais ces contreforts en colonnes, au lieu d'être distribués par masses égales au nombre des fenêtres , et faisant corps avec l'ensemble, ne forment que huit contreforts, ce qui produit dans Tordonnance générale et dans le profil de l'entablement de grandes parties en ressaut, dont l'elTet est d'altérer à la fois l'unité et l'harmonie de la distribution. Cette élévation perd encore de son caractère, par l'introduction d'un double rang de fenêtres, dont le second eut, à la vérité, pour objet, comme on le dira plus bas, d'éclairer d'une manière inaperçue les peintures de la seconde voûte.
« On doit dire de l'extérieur du dôme des Invalides qu'il y règne autant de variété, d'élégance et de richesse de détail, qu'on y trouve peu d'unité, de simplicité de caractèrei soit dans la forme Générale, soit dans toutes les parties des profils, des chambranles, et dans tout ce qu'on peut appeler l'exécution architecturale. (Foy., pour plus de détaiUf r article M ans art.)
«Le dôme de Saint- Paul, de Londres (366), le plus grand qu'il ; ait après celui de Siaint- Pierre, offre un caractère assez grave et d'urne belle courbe extérieure. Le chevalier Wrea voulut enchérir sur la décoration extérieure de celle de Hichel-Ange, A examiner séparément sa composition , et en faisant abstraction de l'église en croix latine au-4les$us de laquelle il s'élève, on ne saurait nier que le parti pris par l'architecte d*environner sa tour de ddme d'une colonnade qui fait l'efTet d'être isolée et qui suppose un entablement continu, ne rappelle ridée des temples i>ériptères^t circulaires des anciens.
« Cette sorte de disposition a fait encore un Das de plusdans l'église de Sainte-Gene- Ti^e à Paris, construite par Soufilot. L'architecte eut sans doute en vue d'atTecter d'une manière encore plus réelle et plus seofible ^ la décqration de sa tour de dôme^
le parti de la colonnade saillante et isolée du temple circulaire des anciens.
« Sur son stylobate, il éleva une galerie en saillie de trente -deux colonnes corinthiennes isolées , moins dans les quatre massifs servant de contrefort, au centre desquels sont pratiqués des escaliers. Quoique la colonnade, comme isolée, soit en quelque sorte divisée en quatre parties égales «a moyen des massifs dont on a parlé» cependant il y a entre ces massifs et les colonnes un espace qui permet de circuler tout ÎTentour. De la résulte sous tous les aspects l'effet d'une colonnade tout à fait isolée.
« En retraite et au-dessus de cette colonnade il y a, comme à Saint-Paul de Londres, un attique percé de fenêtres en arcades» sor lequel s'élèvent immédiatement la coorbo du dôme et la lanterne (267).
« Si Ton résume les principaux pmntsde critique et de parallèle entre ces quatre dômes (268) considérés dans leur extérieur, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il en a été de ces monuments comme de bean* coupd^autres ouvrages où le désir d'innover ou d'améliorer ne produit pas toujours VetbH qu*on s'en promet. Le dôme de Saint-Pierre, vu surtout dans l'ensemble pour lequri il avait été conçu, offre au-dessus de tous les autres la masse la plus simple , la forme la plus entière et la décoration la plus homogène. On ne peut s'empêcher d'avouer qn» presque tous les dômes construits depois semblent particulièrement avoir tendu à exagérer la vue d'un édifice surimposé à un autre édifice. Or, ce vice , il faut dire qn*U semble avoir été toujours en augmentait jusqu'à la coupole de Sainte - Geneviève. Aucune église ne présente, en effet, cet abu d'une manière plus sensible. Le grand frem* tispice en péristyle avec fronton indiqua d'une façon si particulière le comble et la terminaison d'un édifice, que rien ne ponvait contribuer plus activement k faire sentir la duplicité de motif dont on parie.
« Disons encore que ce double motif, dans ce qui devait être un tout, se trouve aogmeaté à cette église, comme à Saint-Paul * de Londres , par l'effet de la redondance d*ua galerie ou colonnade qui coupe encore ea deux parties le contour extérieur du dfcit, et qui, offrant l'idée d'un promenoir autour d'un temple rond, ne peut être regardée, aa lieu et dans Tespace qu'elle occupe, que comme une chose inutile.
« Si maintenant , nous passons k la critique de l'intérieur des quatre dOmes que
(S05|Gedénie a intérienrement un diamètre de 75 pîMs 6 pouces, et une hanteur de 162 pieds 0 pouots, de la naissance d^ la coupole jusqu^au sommet. (Note de routeur.)
(266) Ce déme^ œuvre de Chrisioplie Wren, architecte anglais, qui Jeta les premiers fondemen(& de Saint-Paul, nouvelle caibâirale de Londres, en 1675 a M i^eds français de diamètre, et 208 pieds TraMçiiS de ii^otevr. A a été construit en pyraniide, poar diminuer te poussées latérales; mais il se t^lè 80^1 U (otipe sphéroïde, coniiue les autres
dômes. 1/église elle même a une longueur de pieds français. (iVû/edeTOTifair.)
(287) Go dôme réunit trois voûtes cunceaCrlfMs en pierre de taille. Sa hauteur totale à Teitérieur, en y comprenant la lanterne, est de 340 pieds. Cetf aussi la longueur du monument , le péristyle esa-
§ris. Sa largeur est de 250 pieds liprs-d*4BBvrs. ainte-Geneviève est en Terme de croix grerqiM. (268) Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de L dres, Itjs Invalides et Saintc-Genenèvc de Tws
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D'ESTHETIQUE CHRETIENNE.
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nous examinonst nous disons encore que la décoration interae du dôme de Sainl-Pierre, a sur tous les autres un avantage particulier, c'est d*ètre dans le rapport le pi us exact 'a?ec sa décoration externe. En décrivant ■eeile-ci, on a presque décrit Tautre. Ce qui différencie le dedans , c'est la richesse des oroementSy de dorure ou de peinture en Bioeai^ue , dont on y a fait un sage et bel emploi. Toutes les grandes parties de Texterieur, stylobate, ordonnance de pilastres •ceooplés, fenêtres entre les entre-pilastres, attique orné de même en guirlandes, compartiments qui répètent les côtés , et dont les espaces sont revêtus de Qgures en mosaïque , tout y offre la contre partie des masses et des détails du dehors. Ainsi, le «rand principe d*unité se trouve observé oans ce monument avec une Qdélité dont on ne aaarait citer un exemple aussi frappant dans aaeun autre du même genre.
€ La décoration intérieure du dôme de Saint -Paul à Londres offre, dans ce qui f^rmn la tour de ce dôme^ un parti d'ordonnance |)lus régulier en soi que celui de Saint-Pierre. Cela est dû au s)^stème d'égalité d*entre colonnement des pilastres corinthiens , qui s'élèvent au nombre de trentedeux sur un stylobate continu. Ces trentedeux intervalles sont occupés par vingt- Juatre fenêtres et huit grandes niches. Auessus s'élève le comble de la grande voûte en coupole , dont le sommet est percé par une ouverture circulaire de 19 pieds de dia- •mètre. Cette voûte est peinte. Mais, on peut dire qu'en général, soit ces peintures, soit ittx ornements du stylobate et des penden- Jhf n*offrent rien de très-remarquable. La partie décorative de l'intérieur de ce monument en est la plus faible.
€ Le dôme des Invalides , au contraire, remporte sur beaucoup d'autres, sinon par k séivérité du style etdugoûl, du moins par k variété et la magnificence des ornements.
€ Les piliers du dôme sont percés.par des aut^ades et ornés de colonnes qui soutiennent de5 tribunes au-dessus desquelles se développent les pendentifs, dont la forme, assez pea régulière et ornée de peintures richement encadrées , est surmontée d'un enta- Mement à consoles régnant autour du dime. (Test de cet entablement que part et commerce la tour intérieure ornée d'un stvlobate rempli d'entrelacs et de médaillons, d'où s*éiève une ordonnance de pilastres corinthiens accouplés dont les intervalles contiennent les fenêtres du premier étage.
€ Comme la coupole se compose de trois voûtes inscrites Tune dans l'autre, la voûte intermédiaire est décorée d'un plafond peint par La Fosse, et éclairée d'une manière inaperçue dans l'intérieur par les fenêtres du second étage, qui sont, *comme on l'a dit, celles de Tattique extérieur. Cette manière mj'Stérieuse d éclairer le plafond peint est de rinvention de Hansart, et donne une valeur particulière à l'effet intérieur de cette
décoration qu*on aperçoit au travers de la isrande ouverture ae la première voûte, qui est ornée de compartiments alternatifs en caissons dorés et d'ornements peints. Son ouverture sert ainsi de cadre à la composition de la voûte. On doit dire qu'il règne dans cet ensemble intérieur beaucoup aéclat et de pompe décorative.
«Le d^me de lanouvelleéglisedeSainte-Geneviève est loin de pouvoir rivaliser dans sa décoration intérieure, avec ceux dont on vient de parcourir en abrégé la description. L'architecte n'ayant voulu devoir TeCfet de sa décoration qu'aux seuls moyens de l'architecture et aux seuls moyens de la sculpture sur pierre , le principal ornement de son dôme consiste jusqu'à présent dans un ordre de colonnes engagées qui règne au au pourtour de la tour, et dont reffet un peu lourd peut faire regretter remploi des pilastres, vu surtout le peu d'étendue d un diamètre, qui n'est que de 62 pieds.
«La vraie décoration intérieurede ce dtfnif, du moins de sa partie sphérique, consisti* dans une voûte en caissons d'un goût trèsrégulier, dont l'ouverture laisse voir le simple sommet de la seconde voûte, qui est le principal point d*appui de la lanterne. C*est-là qu'un emplacement très-modique semblerait avoir été accordé à la [>einture; mais (on pourrait le dire) sous la condition de rester et de paraître étrangère à la décoration du monument.
« 11 faut dire, en finissant, que dans le fait ces immenses voûtes de d^me, où la
f)einture déploie toute la magie de ses coueurs et de ses compositions, ont le désavantage de se substituer beaucoup trop aux données de la construction, aux lignes de Tarchitecture et à ses formes décoratives. Ces plafonds, qui, doivent toujours dans leurs espaces aériens, représenter le ciel, font disparaître totalement Tidée du local dont ils sont, dont ils doivent simplement embellir la couverture. Si l'usage s'en perd entièrement, peut-être que ni la peinture, ni l'architecture n'en auront de regrets. » (Si69) Résumant les principaux détails que contiennent nos deux articles (coupole et dôme), nous ferons remarquer comment le séuie chrétien, après avoir, dans la capitale de l'Occident, créé la forme type du temple catholique, pour cette vaste rég[ion, par la manière dont il s*était approprié l'ordonnance générale de la basilique, créa de même è Constantinople, pour tout TOrient un au» tre type général d'église, qui s'y est mainte» nu jusqu'à nos jours, non sans avoir rejailli en brillants rellets sur plusieurs points do l'Occident, En effet, Tidée crandiose et si hardie d'élever dans les airs la rotonde grecque et romaine, comme Timage de la voûte des cieux, et d'en faire la partie culminante et principale du temple saint, au moyeu des quatre branches ou croisillons égau); sur lesquels elle devait s'asseoir avec tant d*ampleur et de majesté, cette idée, disons
(169) DUtiannaire hi$torique d' architecture f par M. Quaircmérc de Quloci, v* JMm<«
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aouSf était tout à fait neuve et énvinemment catholique, soit comme caractère, soitcomme symbole. Les anciens n'avaient jamais rien connu d'analogue h Téglise coupole de sainte Sophie. Aussi, une gloire impérissable suivra les noms des deux architectes catholiques, Anthémias de Tralles et Isidore de Milet, qui conçurent et réalisèrent cette magniGque idée. Le renom qu'elle leur a valu, A si juste titre, doit primer celui des plus fameux architectes, tels que Brunelleschi et Michel-Ange lui-même, qui, dans Térec^ tiondes dômes de Florence et de Rome, ont déployé , sans doute, une étonnante force de génie, mais n'ont été après tout, que les imitateurs d'une idée sublime et grandiose, que d*autresavaient trouvée, neuf siècles au* plaravant. Il faut ajouter qu'une telle conception fut aussi neuve sous le rapport du système original et splendide ae décoration auquel elle donna lieu, que sous celui du système architectural qu'elle inaugura dans toutrOrient. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire les détails donnésà ce suiet par l'historien Procopc, (270) et de considérer, même de nos jours, le vaste et maçniOque intérieur de la coupole de Saint-Pierre du Vatican. L'Occident présente encore à notre admiration, dans Saint-Marc de Venise et dans Saint- Front de Péri^ueux, les deux plus brillants reflets qui lui Vinrent de la basilique Justinienne dédiée à la Sagesse incréée. Mais déjà, dans ces deux basiliques qui ont fixé notre attention, nous avons relevé des modifications apportées au prototype oriental, et dont la plus grave est, sans contredit, la forme de la croix latine substituée à celle de la croix grecaue de la plupart des églises de l'Orient. Cette modification a été trèsregrettable, en ce sens qu'elle a introduit dans les temples à coupole, un motif d'ordonnance principale qui en a brisé l'unité, comme nous le verrons bientôt. Après Saint- Marc de Venise et Saint-Front de Périgueux, nous voyons s'élever, mais avec des proportions plus vastes et plus hardies, d'abord la célèbre coupole de santa Maria Dei Fiori , ensuite celle non moins célèbre de la basilique du Vatican; mais ici s'ouvre pour ce genre de construction, un système plus compliqué. La coupole ne repose plus immédiatement sur les quatre piliers et leurs pendentifs, mais sur une tour droite et circulaire appelée tambour, dont l'effet est de poner plus haut dans l'espace la coupole proprement dite à laqp elle elle servira de base désormais. Cet eilbt est encore exagéré par la forme, tantôt pyramidale, tantôt presque spbérique, et toujours plus alloneée, que reçoit la coupole elle-même, et de plus, par la lanterne extérieure qui la surmonte et qui en devient le complément obligé. Cette
exagération de la hauteur de la Goupole est de plus en plus sensible dans les prioeipaai dômes élevés après celui de Saint-Pierre, tels
Îiue ceux de Saint-Paul de Londres et de Saints leneviève de Paris; en sorte qu'en comparant le plan de ce dernier à celui de Saints Sophie, on peut suivre pas à pas, entre ces deux limites extrêmes de la coupole» les modifications succesives gui en ont si notable ment altéré le type primitif, au point qu'on aura de la peine a reconnaître dans la ooapole de Sainte Geneviève la génération de Sainte Sophie. Ceci amène naturellement la question dfe savoir si l'architecture chrétienns a gagné ou perdu à cette altération de la cou» pôle primitive, ou, en termes plus clairs» si Is forme du dôme érigé en l'honneur de la patronne de Paris, est préférable k celle de la. coupole de Justinien (271)
On ne saurait douter que la première décès deux formes de la coupole, eoYisa^ en soi et abstraction faite de l'édifice qui h surmonte , ne soit plus hardie, plus élancée, plus heureuse a !a vue, que la seconds. Mais si on la considère, comme on doit- Is faire, dans ses rapports avec l'édifice auquel. elle tient, il est incontestable que relativementaux églises qui ont, telle que celle de Saint-Pierre deRome, une nef principale sensiblement plus lonsue que les autres trois. nefs ou croisillons, la coupole devieut, qnelqu'en puisse être le mérite intriDsëqoSi une véritable superfétation. Imposée sur on. édifice qui avait déjà sa raison d'être, elle ' n'est plus qu'un motif principal surajoutée un autre motif principal, d'où résultent denx. unités, pour l'édifice, c'est-à-dire la violatien flagrante de la véritable unité, qa*onns* saurait concevoir dans un monument à double motif, celui de lanef lonçitudinak qui détermine la forme de la croix latine, et celui de la coupole qui, indépendammen, de sa parfaite inutilité, dans l'exemple dont il s'agit, offre un second motif contradiotoi re au premier, celui de la croix grecque qu'elle exprime, essentiellement opposé à celui de la croix latine formée i>ar is croisillon longitudinal du couchant au levant. Cette absence de toute unité est encore plus sensible à l'intérieur qu*k Textérieur, et elle Test d'autant plus, que les dimensions de l'édifice sont plus considérables. Or, la plupart des églises à coupdc» de l'Europe, ayant la formede croix latine» on peut affirmer, sans crainte de se tromper, que l'emploi irrationnel de la coupole dans ces édifices est fÂcheux, puisqu'il offre uns violation non douteuse du grand principe de l'unité, en dehors duquel il n*y a rien de véritablement grand, de véritablemanl beau ici-bas. On doit raisonner tout différemment pour la basiliaue à croix greo-
(270) De œdificiiê Juêtiniantf lib. vi. Voy. aussi Du Caiige. Hutoria byzantina , 1080. Tom. Ul , Ut. lu.
(^71) La principale diffëreuce qiii existe entre ces deux coupoles, c est que la oemiére est e//tpiûfH«, mirbaiiêée, parce qu'elle présente un conUmraa-aes*
sous du demi-cercle , ei que la première , aa traire, présente, comme celle de Saint -Pierre Rome, mais avec une intention encore plus n
auée, le dôme surmonté ou demi-sphéroïde, qui, *■ e loin, offre la figure d*une sphère presque c«mplite
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