‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienneChapitre 73 sur 167 · PIS · texte numérisé non relu

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DiCTIONXAlRB

cette sarante réunion de tant de choses, on peut dire en queloue sorte que rien ne commence et rien ne nnitftonte chose se touche» se lie, se mêle avec un ordre suprômeyradmiration flotte dans un vague ensemble» et n'ose rien prendre à part, comme si elle craij^nait de porter atteinte à cette bel le harmonie (573). 9

Néanmoins, il y a quelque chose qui vous saisit et qui vous absorbe entièrement, dès

3ue vous avez mis le pied dans la splendie basilique; c'est la majestueuse unité de Fensembie, unie à une variété pour ainsi direinflnie dans les détails; c'est la noble simplicité du plan et l'incroyable richesse, ainsi que le goût merveilleux de la décoration qui l'embellit; c'est, par-dessus tout, ce cachet hiératique, basiJical, imprimé à tout l'édifice, et quiise révèle principalement dans la grande mosaïque du fond de l'abside représentant le Christ qui bénit d'une main, et dans l'autre porte le globe du monde. Et telle est la puissance de cette double impression du « beau humain » et du « beau surnaturel » qui vous domine dans cette splendide et mystérieuse enceinte, querien ne peut vous en distraire, pas même les ornements accessoires,d'ailIeurs si riches et si admirablement distribués. Essayons cependant, d'en dire un mot, et sans nous arrêter à des magnificences telles que l'autel du croisillon du transsept, tout en argent massif; les lampes du sanctuaire, du même métal,ainsi que les grands chandeliers du maître-autel tout en brocatelle d'Espagne, qui est une sorte de marbre encore plus précieux que Targent; parcourons rapidement les objets divers proprement dits dont la sculpture et la peinture l'ont embellie.

Parmi les œuvres Je sculpture, nous remarquerons, indépendamment des merveilleuses portes de bronze qui ont tout-à-l'heure filé notre attention, les tombeaux des archevêques de Pise, la chaire à prêcher en marbre , revêtue d'anciennes sculptures et d'ornements en bronze, et un ancien bénitier en bas relief, exécuté par Jean de Pise. En fait de peintures, nous citerons celles du lambris de la grande nef et de la coupole, les belles mosaïques sur un fond or de l'abside, et celles qui sont formées par les gracieux et riches compartiments du pavé de la basilique. Parmi les toiles peintes, on remarque celles de Jean de Pise, de Tribolo, de Tempesta, de Roselli de Florence, de Pierre de Cortone, et principalement d'André del Sarto, dont Je chef-d'œuvre. Sainte Agnès qu'on a crue de Raphaël, est le plus beau de la cathédrale. « La jeune Agnès,dit M. Poujoulat, en parlant de ce tableau, est l'expression de cette candeur naïve> de cette grâce que nous appellerons chrétienne, et que l'antiquité ne soupçonna point; la simple jeune filJe, assise et jouant avec sou agneau, répand autour d'elle je ne sais quel

^573) Toêcane cl Rome, par M. Po!ijo:î!al. (Lettre 5.) •

splendeurs du paradis l »

'image du

PITONI (Joseph-Octave). Illustre coaipositeur de l'école romaine, né à Rieti, m 1657, mort à Rome en ilkS. Yoy. HcnocL

PLAINT-CHANT Foy. Chant omiGoiiu; Chant liturgique.

PORCHE. Voy. RoMANO-BTZAnTiif (Sni4

PORTAILS. Voy. Sculpture ; Aua; Amiens; Reims; Strasbourg.

PORTRAITSlDE NOTRE SElGNEFIv DE LA VIERGE. Voy. Allégories, CiXft* combes, Types, Jésus-Christ.

POUSSIN (Le). Célèbre peintre fraoçais.

Foy. Types.

(574 1 Toêcane et Rome, (toc, cit.)

parfum Tifginal dont ootre âme asfJoaoement saisie. L'auiel des Trois-Saints fot sculpté, d'après les dessins de Michel Ange, par Lostagio Stagi de Pietra Saata. A Tépoqua de la première croisade , disent les traditions , les Pisans emportèrent de Nazareth les corps de saint Gamalielt de saint Kicodème et de saint Abibone, pes restes sacrés sont enfermés dans le cercueil de marbre oui est là.

« Au-dessus <1e nos tètes, nous avons h voAte tout éclatante d'or» qui fit oublîerle désastre de 1596. Soixante quatorze coloonesy d'une grosseur inégale» traversent sur plusieurs rangs la vaste enceinte de l'église; en tout» deux cent huit colonnes sont répaadues dans les diverses parties de la cathédrale. On marcbe sur la mosaïque et sur b marbre. Comment achever de vous repréiaiter cet intérieur d'église» avec ses vitiau peints d'où s'échappe un jour mystéritu» avec ses ornements si éléganls, si hardis; avec ces hautes galeries si richement onéa; avec ce marbre noir et blanc qui donna j tout l'ensemble une physionomie douce il recueillie? Vous prendriez cette église po« une de ces fantastiques demeures comnaM peut rêver la poésie dans ses radieuses ^ sioiis ; vous la prendriez pour rhahitathi des anges» et parfois à votre insu» ▼onsniAteriez Poreille pour écouter les harpesiw ou bien encore» vous croiriez voir dans k resplendissante métropole une image decMi Jérusalem céleste qu'avait entrevue le saP* me exilé de Pathmos. Moi qui sois devw un habitué des monuments dB Pise» fai^l ces jours-ci, les honneurs du DAme a Mi illustre ami. a Oh I » s'écriait M. Michaudam une voix émue » en portant de tous tàm des regards éblouis : « il faudrait TélerilJlf « pour admirer en détails tant de belles ses (574). »

Si Ton me demandait quel est, de les belles églises que j'ai vues en 1 en Suisse, en Belgique, en Allemagne ala Italie, rintérieur qui m'a le plus imin^ sionné?je répondrais sans hésiter : Celei* la cathédrale de Pise. Deux fois, j'ai ridi cet incomparable monument, et deux faiii je me suis dit : * C'est trop beau pour ceti terre ; c'est là véritablement Timain

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