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Il existe un grand nombre d'appareils de lessivage qui ont été préconisés ; il ne s'agirait donc, de la part du fabricant, que Ae savoir choisir celui qui s'approprierait le mieux à ses besoins particuliers ; mais, comme la plupart des avantages nouveaux qu'ils procurent compensent à peine de non* veaux inconvénients, nous conseillerons l'emploi de l'appareil le plus ordinaire» d'un établissement et dS^n service facile : nous repoussoiis surtout ceux qui ont des formes ançulaires^ parce qu^ la circulation du li-
^ guide et la répartition de la chaleur ne s'y
' font pas uniformément.
Soif:uncuvier dont la contenance n'excède pas 500 k. de chiffons, hauteur égale au petit diamètre, double fond pereé <l6 trous à 15 centimètres d'écarlement et d'un diamètre de 8 eeotimètrea ; le double fond doit s'enlever au besoin ; il est maintenu à 10 centi-*mètres du fond ; au milieu est fixé verticalement un tuyau de fonte ou de cuivre d'un diamètre intérieur de 8 centimètres, et dont la hauteur est de 6 à 7 centimètres audessous du bord supérieur du cuvier ; son extrémité inférieure dépasse, en-dessous, le double fond de 3 ou &> centimètres ; un couveroie en deux parties mobiles ferme le tout. Dn tuyau de vapeur de 35 millimètres, garni en haut d'un robinet et d'un reniflard, s'introduit du dehors entre le fond et le double fond, ou bien par le couvercle ; cette dernière disposition n'exige pas de joint, mais il devient difficile de tasser le chiffon autour du tuyau, de manière à en empêcher le soulèvement par la vapeur ; celle-ci , trouvant moins de résistance en ce point, fait une percée, s'échappe en abondance et en pure perte. L'extrémité plongeante de ce tuyau est ouverte, mais pincée de manière à représenter une fente, on en pratique sur la parlie qui s'étend entre les deux fonds, on diminue ainsi la violence des secousses produites par la condensation dans l'eau froide, secousses qui nuisent beaucoup à la conservation des joints. Une conduite d'eau de k centimètres alimente le cuvier par un robinet placé immédiatement au-dessus, et elle en sort par un trou de vidange percé à fleur du fond, muni d*un tampon ou d'un robinet de 4 centimètres au moins. Tel est l'appareil très-simple de Widmer.
Pour lessiver, on foule les chiffons dans le cuvier jusqu'à 10 centimètres du bord ; s'il y a lieu, on introduit ce qui doit constituer la lessive et on achève de remplir d*eau ju^u'à cette hauteur ; le robinet ae vapeur est ouvert et on compte l'opération du commencement de l'ébullition ; ceile-ci doit êlre soutenue sans être trop Impétueuse, ce qui occasionnerait une grande dépense de vapeur; elle détermine par la colonne ou tuyau du milieu un mouvement ascensionnel û^Ûiluide, qui devient circulatoire dans tout le cuvier. Il faut éviter les refroidissements, ils sont préjudiciables h la propreté des chiffons. On termine en fermant le robii^ de vapeur et ouvrant iuinicdiaiement cmi
de vidange, cai il faut bien se garder de laisser refroidir l'eau de lessivage sur les chiffons ; ceux-ci reprendraient une portion de la crasse qu'ils auraient abandonnée, et retiendraient en outre une plus grande quantité d'eau. L'eau froide que l'on verse quelquefois sur les chiffons lessivés pour en hâter le refroidissement a l'inconvénient de les resserrer, de leç durcir de manière à prolonger sensiblement le travail de trituration ; les cuviers doivent étra garnis complètement, trois ou quatre heures avant la mise en vapeur ; ce détrempage est favorable au lessivage, lequel doit être fait assez d'avance, pour que le manien^ent soit possible sans emploi d'eau froide. La durée de l'opération est mesurée d'après la nature des matières que l'on traite et leur destination
Earticulière ; elle n'est pas moindre de trois eures et n'excède guère six ; si on jugeait nécessaire de la prolonger au delà de ce terme, il serait plus avantageux de faire doux lessivages successifs, et de varier l'es-< pèce ou la dose de lessive à employer dans chacune des cuites. Comme lessive, on emploie, terme moyen, 2 parties de sel de soude pour 100 p. de chiffons, de 70^, par exemple, ce chiffre sera donc augmente ou diminué ; les toiles fines et cotons blancs propres en exigent peu, les toiles dures ou bises davantage, les toiles sales et les cotons colorés beaucoup plus encore. L'emploi de la soude ne trouve guère de limite que lorsqu'elle donne lieu h une dépense qui excède \à valeur de ses effets; ainsi, la craiute d'attaquer le nerf des filaments serait puérile, puisque l'on demeurerait au-dessous do la force alcaline qui constitue les bonnes lessives de ménage. L'action du lait de chaux ou de l'eau de chaux sur les matières grasses n'est pas dissolvante, elle attendrit le chiffon sans le nettoyer, elle rend sa surface sèche, elle est d'un bon emploi dans les chiffons propres, mais bis et chènevotteux ; dans le rapport de 6 à 6 p. 160, elle fixe et concrète le goudron des cordes et toiles goudronnées, l'empéche ainsi d'adhérer aux toiles métalliques, feutres, etc. La chaux est employée à la caustification de la soude ou de la potasse, ^dans le but d'en augmenter l'énergie ; en ce sBns il n'y a aucun inconvénient, cela s'approprie môme très-bien au traitement des toiles neuves bises ; mais les frais et l'embarras fréquent que cette préparation nécessite pour être bien faite ne sont pas compensés par des avantages réels ; l'acide carbonique, qui, dans.ce cas , est arraché au carbonate de soude par la chaux, abandonne également la soude a la température de 100^, en [)réseuce des acides formés par la malpropreté. On a proposé à plusieurs reprises l'emploi d'appareils de lessivage fonctionnant sous une pression supérieure è celle de l'atmosphère ; cette méthode serait sans contredit d un avantage immense, si le haut prix et les difiQcultés du service des appareils ne mettaient obstacle h leur adoption. Une température de 120 h 130** serait très-fa vorabio à la désagrégation des faisceaux de filaments
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