‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienne, ouChapitre 18 sur 168 · ANC · texte numérisé non relu

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D*ESTHEI1QfK CHRETIENNE.

yttkx tX leurs concerts ressemblent au fré*^ missemeni d'une multitude innombrable de torrents. Us crient sans cesse : Gloire et MMietion soU au Seigneur! {Apoc. v, 11.) D'autres fois, ils font retentir ces paroles, ou plutôt ce cantique, si digne du Dieu qu'ils adorent : Sainte Sainte Sainte est le Seigneur, le Dieu des armées ; toute la itrre est remplie de sa gloire. (Isa, vi, 3.)

€ La seconde hiérarchie renferme les domînations« les vertus et les puissances. Les dominations sont ainsi appelées, parce qu'elles dominent les autres anges, quelles sont libres de toute espèce de contrainte , et servent Dieu avec la plus sublime indépendance. Le nom de vertus indique assez que ces esprits possèdent une force, un courage indomptable, qui se manifestent dans toutes leurs actions, et c[ui font que rien de ce qui pourrait diminuer les lumières divines qui éclairent leur intelli- Kence ne trouve accès dans leur volonté. Leur unique occupation est de s'efforcer de devenir semblables de plus en plus h la Divinité. Enfin, les puissances , qui sont sur la même ligne que les dominations et les vertus, sont chargées de veiller aux destinées du monde, et d'empêcher aue les esprits pervers ne lui fassent tout le mal que leur suggère leur méchanceté.

« La troisième hiérarchie se compose des

Encipautés, des archanges et des anges, s principautés ont pour attributions de commander aux anges, qui leur sont inférieurs en dignité, et de les disposer à exécuter les ordres de Dieu. Leur soin est de veiller sur les grandes divisions du monde, comme par exemple sur une contrée, sur un rojaume. Les archanges, placés entre les principautés et les anges, sont en quelque sorte le lien qui les unit, et tiennent tout à la fois et des uns et des autres. Leurs fonctions consistent à annoncer aux hommes les choses de Dieu, et à éclairer Tesprit des prophètes. Enfin les anges complètent et terminent toute la céleste hiérarchie. Ce font, pour ainsi dire, les messagers ordinaires que Dieu emploie pour communiquer avec les hommes. Ils viennent nous annoncer ses volontés, et nous conduisent, coiprae par la main, jusqu'à la connaissance de sa nature. Voilà pourquoi l'Ecriture attribue à ces Esprits en particulier le soin de tput ce qui nous concerne. C'est ainsi qu'elle appelle l'ange Michel le guide et le cnef du peuple Juif, et qu'elle en dit autant de quelques autres anges, qu'elle appelle églement les guides et les chefs des autres peuples.»

La représentation de ces neuf chœurs des anges , divisés en cercles concentriques qui alioutissent à un cercle commun, Jésus- Christ daos sa gloire au plus haut des cieux, forme le sujet des grandes roses occidentales de plusieurs de nos cathédrales ogivales. Rien d'éblouissant, dç piagique , de grandiose comme ces immenses et magnifiques rosaces, lorsque, frappées des nyons da soleir couchant , elle projettent

dans l'enceinte sacrée qu'elles éclairent d'un jour mystérieux, ces anges, ces séraphins* ces chérubins aux mille et scintillantes couleurs. Rien qui ressemble aux magnificences du paradis, comme ces roses transparentes qui nous en retracent avec tant d'éclat et de poésie les incomparables splendeurs. L'art antique offre-t-il quelque chose qui ressemble, môme de très-loin, à ces brillantes verrières, et surtout à ce^ roses éblouissantes? Elles sont le chefd'œuvre de la peinture sur verre, comme cette peinture elle-même est la reine de la

Eeinture chrétienne en général. Dans les ranches si variées de celle-ci, nous pouvons admirer sous mille formes différentes la reproduction du tvpe angélique. La statuaire, celle des siècles de foi, nous le révèle également avec une admirable variété d invention et avec une beauté ravissante d'expression. 11 y aurait à énumérer par centaines les œuvres d'art qu'il a inspirées ou embellies.

Celui des livres du Nouveau Testament qui offre à l'art le plus grand nombre de types d'anges, c'est, sans contredit, V Apocalypse de saint Jean. Nous y vo)[ons d'abord figurer sous celte dénomination les sept évèques d'Ephèse, de Smyrne, de Pergame, de Thyatire, de Sardes, de Philadelphie et , de Laodicée. {Apoc.f ii, m.) Ensuite, c'est l'ange fort et puissant qui crie à haute voix, du haut des cieux : Qui est digne d'ouvrir le livre d'en lever les sceaux? (Apoc. v.)Puis, ce sont les quatre anges qui, portés aux quatre coins du globe, retiennent les quatre vents du monde pour les empêcher de soufiler sur la terre, sur la mer et sur aucun arbre ; c'est un autre ange qui monte du côté de l'Orient , ayant dans la main le sceau du Dieu vivant et criant à haute voix aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de nuire à la terre et à la mer, de ne point les frapper, non plus que les arbres, jusqu'à ce qu'ils aient marqué au front les serviteurs de Dieu. (Apoc. xii.) Après que les justes ont été marqués au front, nous voyons tous les anges se tenir autour du trône de l'Agneau, des vieillards et des quatre animaux, et se prosternant le visage contre terre, adorer Dieu et chanter : Amen^ benedictiony gloire^ sagesse^ actions de grâces^ honneur, puissance et force à notre Dieu^ dans tous les siècles des siècles. Amen. (Apoc.

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