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explicites des écrivains du moyen âge et des Pères de PË^iise les plu« anciens : ceur de nos lecteurs qui ont \e teraps de comrarer, retrouveront «ces témoignages dans beaucoup de cpn^mentaleurs du xiy^ et même du xv' siècle, ceux-ci étant» sans ex* ception, plus ou moins calqués sur leurs devanciers; car il ne &ut point s*/ méprendre ; il n'en est pas des interprétations mystiques des livres sacrés copimeil ep fut AU moyen Age des traductions de Fart chrér tien, nécessairement altérées en passant des clercs nux laïques (22^) et promptement dépaturées entre les m^ins de ces derniers (225). Ces explications raisonnées sont tour jours demeurées les mêmes en se transmettant d'Âge en âge et par le clergé seulement, '3it dans les plus longs commentaires, elles paraissent qi^elauefois différer les unes des autres, c'e^t seulement i faison de la diver- $ité des points de vue Qù Ton a placé leurs sujets; mais Tunité est conservée quant aux allusions principales, et s'il y a souvent ab/indance, i) n*y a jamais contradiqtion,
« Ajoutons aussi, en passant, qu*out|re lei^rs relations précises avec différentes vertus et avec les patriarches et les apôtres, les geofmps apocalyptiques, comme celles du rationnai, on( Qguré, au moyen âge, les 1 douze pfincip^Jes vertus du Christ, » et les « douze articles du symbole de la foi isatholique, 9 rapprocben[)jBnts non arbitraires, inais fondés, comme )es premiers, sur les j>ropriétés recpnnues ou attribuées à ces pierreries. Popr simplifier cet article, nous /ivons exclu cps détails; nous signalons di^ moins ce fait, dont nous donnons ailleurs Jes preuves,
« Ce court exppsë sur les gemmes, sur leurs relations avec les couleurs et sur leurs /ipplications dans }es basiliques du moyen ^ge peutfaipô entrevoir à lui seul, ce qu'était J'art hiératique (sacerdotal) daps les cloîtres et entre les poains des prélats qui en gardèrent le monopole jusque vers le commencement du xiii* siècle. Grossier, incorrect, littout au mollis très-imparfait sous le rapr port de Vesthétique, jusqu'à l'approche do jce temps, l'art chrétien y fut néanmoins )out esprit et toute vie intellectuelle, et nul type, nulle figure, aucune couleur consacrée, surtout ))arnii les sujets d'art, oui sopt monstrueux en un sens, et qui semblent in-
(224) CeUe sécularisation s'opéra vers la Un du %m* siècle.
(225) On sait que cette décadence eut lieu dans e cours du xin* siècle, et qu'elle était accomplie à 'ouverture du xn*. C'est elle qui dénatura d'abord ^esprit de mysticisme, puis le caractère idéal de la
Batuaire hiératique. Pak-unc opposition remarquai e, tandis que ces sources du beau s'^bàtanilssaient sans mesure , le luxe des combinaisons architectoniques et la beauté toute physique imprimée {i la statuaire étaient en progrés ascendant.
(226) Avant la fin du xn* siècle florissaienl déjà celles des abbayes de Saint-Martin de Tours, de Corpie, de Cluny« de Saint-Denis.des cathédrales de Pafjf, d'Auxerre,dc Reims, de Lyon, de Saint-Gall, de
explicables, ne fat l'œuvre de l^arbitraire ei exempt d'allusion. Cette tropoloeie mystique s'étendait à l'arcbitecture, à Ut statuaire et à la peinture. Chacun pouvait bAtir, sculpter^ peindrp avec plus pu moins de talent, ppisqu(S des éeples nombreuse ouvertes djâns les monastères, et souvent dans les cat hé* drales (3^)^ propa^aient ces différents arts. Mais la science tjropologique restant connue des prêtres seuls, et exigeant une connaissance minutieuse iies livres sacrés, le clergé pouvait seul déterminer le plan des églises, en combiner les caractères, et fixer l'ornementation. L-ubiquité du symbolisme dans la basiliaue chrétienne s'al)Atardit, se travestit, l'Uis aisparut rapidement, quand les arts furent passés du domaine sacerdotal dans le domaine des laïques. On sait que cette décadence s'opéra dans lecoprs du xiii* siècle, et qu'elle éta^ consommée dans le xiv*. » COUPOLE. VoOte qui a la formé d'une deqpi-sphère ou d'un démirspbéroïde Ou croit trouver Pidée première ae ce genre de voûte dans le comble du théâtre de lOdéonà Athènes à la formation duauel Périclès vou* lut faire servir les bpis aés mAts, des an* tenues et des vergues des vaisseaux pris sur les Perses, après la bataille de Salamine. On cite plusieurs autres exemples de coupole, dans la Grèce, telles que les deu( qui existent encore dans les ruines de Mycènes, dont l'une passe pour avoir été le tombeaii d'Atrée^ et l'autre le tombeau d'Agamemnon. Quoi qu'il en soit, c'est à l'architecture ro-^ maine que l'art des coupoles doit son* principal développement. En effet, apr^s avoir adopté cette forme élégante et originale idans les petits temples de Vesta, de Rome pt de Tibur, elle l'eleva à un remarquable degré de liardiesse et de grandeur d^ns Tédihcation du Panthéon, qui devint une dépendance des thprmes d'Agrippa, surinten^ dfkni des bâtiments publics sous Tempèreur Auguste, et dont la coupole, dit un archéologue versé dans l'étude des mopuments gfecs et romains, n'a encore été dépassée, en diamètre, par aucune entreprise ancienne oii nipderne, et restera pour nous, sous le rapjport de sa forme, cpmme sous celui de sa construction, le chef-d'œuvre de l'anliquilé (227). Son élévation intérieure, à partir du sol jusqu'à l'arête de l'œil placé au milieu dé la voûte est de 66 pieds sept pouces et demi, qui sont aussi là mesure exacte de son dia*
Fulde, d'York, ei un grand nombre d'autres,
(227) l\ importe de Taire observer des à présent que c*est à tort que Ton donne le nom de coupole aux rotondes romaines, quelles qu'elles soient; ce noip ne convient qu'aux voûtes senii-sphéroîdes suspendues, que Tait chrétien seul a le droit de revepdiqiier. H n*avaît point existé de coupole pro* » prement dite avant Sainte-Sophie; il j avait eu un grand nombre d'églises circulaires, imitées de la rotonde romaine, dont la forme a pu sans doute donner ridée première de la coupole, Il n'en est pas moins vrai qu'entre la rotonde romaine portant sur le sol, et la coupole t^yzantine suspendue dans les airs, il y a la diflërence du jour et de la nuit. Nou^ reviendrons plus en détail sur cette observation.
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D'ESTHETIQUE CHRETIENNE.
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niilre. Il existait d'autres coupoles ou rotondes presqu'aussi grandes que celle do Panthéon, aux thermes de Titus, de Gar^calla et de Constantin. Elles étaient également éclairées au nioyen d'une ouvertui^e pratiquée à leur sommet, comme celle d'Agripi^ia, L'architecture chrétienne, en s'appropriant la forme de la rotonde, lui imprima une nou* Yelle hardiesse et une nouvelle gsandeur. Elle en fit le couronnement de la partie la jilas saillante du temple catholique, c'est -àr dire du point d'intersection des deux bran-> cnes de )a croix symbolique que figurait le temple saint. Cesi ce qui fut exécuté pour la première fois lorsque, par les ordres de l'empereur Justinien, Anthémius de Tralles,:
Îit Isidore de Milet érigèrent à Constantinopl^ a coupole de Sainte-Sophie. Détruite »ar un tremblement de terre, elle fut réédinée' iringt ans après par un second Isidore, neveu du premier, telle qu'elle existe encore aujourd hui, moins lasplendeuret la richesse dont elle brillait sous les empereurs grecs. Alors la hardisse de la construction le disputait à la richesse des matériaux, et toutes les parties de l'édifice étaient parfaitement appropriées à sa destination (228).
Nous avons dit plus haut ^ue Tarchitecture chrétienne, en «'appropriant la rotonde'. dn Panthéon, lui avait imprimé une nouvelle hardiesse et une nouvelle grandeur; nous, pouvons même avancer que, grâce à la mo-j 4ification profonde gu'elle y apporta dès le^ principe, et aux perfectionnements qu'elle y. ajouta dans la suite, elle en fit une de ses* plus belles créations. Ceci demapdc quelquesexplications. I ; Gomme plusieurs des églises bflties pri-'; mitivement en divers lieux en forme de ro-! tonde par Hélène et Constantin n'avaient rieq dans leur disposition qui les distinguât des rotondes |)aïennes, les architectes byzantins/' dit le judicieux auteur que nous venons de citer, en adoptant la coupole Tinscrivirent au centre d'un carré divisé en dpux nefs
{>rinci pales se coupant en angles droits par e milieu, de manière à ce que l'intérieur di^ monument ressemblât à une croix grecque, c'est-à-dire à une croix dont les quatre branches sont égales. Us perfectionnèrent encore la construction de ces dômes, en les élevant au-dessus de quatre grands arcs disposés sur un plan carré (229). On comprend qu'en adaptant un périmètre circulaire à un périmètre quadrangulaire, on avait en surplus quatre angles. Chacun de ces angles fut alors racheté par une petite voûte en encorbellement, dont la surface est égale à un quart de sphère et qu'on ne peut mieux comparer qa'i une niche. Les dômes ainsi disposés
(228) Foy. la description aussi complète q«rinléftssante que M. L. Balissier a donnéede celle célèkre iiasilique, dans son HUtoire d^ Vurt monumen-
^iJîT' ^'"- — Ecole byzantine.)
Iii9) CéuU une hardiesse digne du nénie chré-
IkOf qui aspire constamment vers le ciel, d*élever
tiflsj sur quatre piliers détachés, la rotonde païenne
/ flWf jusque-ià partait do fond , c*e8t-à*dire du ni-
sont dits en pHîdentifs, Ce plan en croix grecque est celui de Sainte-Sophie de Constantmople ; il devint le tj^pe d'après lequel ont été pAties les basiliques grecques pen- -dant une longue série de siècles, non tour ,kefois sans avoir subi plusieurs modifica* 'tiens importantes, à diverses époques. En raison de ces moditîcalions, les monuments religieux byzantins ont été divisés en trois classes principales, que nous allons bientôt faire connaître.
Voici comment s'exprime sur le point important qui nous occupe Thom. Hopot dans son excellente Histoire de Varehittc^ ture :
« LorsQue Constantin, en 328, transporta le siège de l'empire de l'immense cité de Rome dans la petite ville de Byzance, peut-être p'eut-il d'autre intention que d échapper aux obstacles sans nombre opposés par le paganisme à la foi nouvelle dans son anjCienne capitale, et d'otfrir au christianisme une espace où ilpût se développer plus à jraise. AConstantinople, le nombre des Chré* 'tiens l'emporta dès le principe sur celui des païens. Dès les premiers temps, on y demandait des églises plutôt que des temiples, et l'on pouvait en bâtir non-seulement dans les faubourgs, mais au cœur même de 'la cité qui s'agrandit rapidement. D'un autre côté, il est vrai, les temples n'y étaient ni vastes, ni nombreux, et ne fournissaient point ces matériaux magniGques que les Romains mettaient en pièces pour les réunir et les combiner de nouveau dans la construction des églises.
« Mais, privés de ces ressources, les ar* cbitectes de Constantinople n'avaient pas à lutter du moins contre les obstacles qui arrêtaient ceux de Rome , et ils purent réaliser immédiatement leur désir de donner à l'architecture chrétienne un caractère corn* plétement différent de celui du paganisme,
fi Si la ville ne leur offrait pas dans la flestructiop des portiques et des péristyle» d'un grand nomhre de temples païens, t^ sez de colopnes pour ériger ces longues basiliques romaines ; d'un autre côté, les pro* (;rès des Orientaux dans l'art de la voûte, eur permettaient, même en employant des matériaux moins abondaniset moins riches, de jeter sur de plus vastes espaces, des arcs et des coupoles plus har()ies. Les longues allées de la basilique romaine furent donc supprimées. Aux angles d'un vaste carré dont les côtés se prolongi^ient à l'extérieur en quatre nefs plus courtes et égales entre elles, se trpuvaient quatre piliers liés par quatre arcades qui s appuyaient sur eux; les pendentifs entre ces arcs étaient disposés
veau du sol, et de la suspendre, en (|[uelque sorte, dans les airs. C^est là aussi le caractère propre de la coupole byzantine chrétienne, qui ne penuel point de la confondre avec la rotonde romaine ol les nombreuses imiutions qui en ont été faites, même par des architectes chrétiens, en Ualie, daoa rOrient, et surtout à Jérusalem.
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de manière à former avec eux à leur som* met un cercle qui portait »ne coupole. Cette coupole ne devait point, comme celle du Panthéon à Rome, ou celle du Saint-Sépulcre à Jérusalem, reposer sur un cylindre placé entre elle et le sol, mais elle s^elan^ait dans les airs au-dessus de ces quatre immenses arcades (230), et pour qu'elle réunît autant que possible la légèreté et Ja solidité avec le grand développement, elle était construite avec des tubes cylindriques de terre, agencés Tun dans l'autre. Des demi-coupoles fermaient les arcs sur lesquels s'appuyait le dôme central, et couronnaient les quatre nefs ou bras de la croix; Tune de ces nefs, terminée par l'entrée principale, était précédée d'un portique ou narthex; la nef opposée formaitln sanctuaire» tandis que les deux branches latérales étaient coupées, dans leur hauteur par une galerie destinée aux femmes ; souvent il ^'en échappait encore de petites absides couronnées de demi-dômes, ou des chapelles surmontées de petites coupoles. Et, comme Ton avait ménagé de longues et étroites fenêtres plein cintre dans les murailles parallèles qui supportaient les toits des nefs et des absides des basiliques romaines, ainsi l'on perça des fenêtres semblables à la base des coupoles et des demi-coupoles qui couronnaient toutes les parties des églises grecques.
« Ce fut probablement à Constantinople que la cour carrée , qui pouvait rarement trouver place dans les quartiers populeux de Rome, commença à devenir d'un usage général. Elle subsiste encore dans les églises grecques que les Turcs changèrent en mosquées, h la prise de cette ville. Remar-
Suez que les Turcs ont toujours employé es Grecs à la construction de leurs édifices religieux, et que ceux-ci ont toujours bâti les mosçiuées mahométanes sur le modèle des églises ^ecques ; aussi sont-elles encore aujourd hui précédées d'4in beau por^ tique Quadrilatéral , surmonté de plusieurs ranss de coupoles égales , et le temple auquel conduit ce portique est couronné d'une t pyramide de dômes qui s'élèvent l'un sur 'autre.
« Ainsi Ton voyait partout des arcs sur des arcs, des coupoles sur des coupoles ; on peut dire que toutes les surfaces rectilignes t.
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airs. Le aénie chrétien Tavail déjà inspii. - «„„- Ires arcbitectes chrétiens mille ans auparavant.
(Note de l'anieur,) (951) A rencontre de ces deux assertions erronées de Thomas Bope, nous établissons les deux assertions opposées que voici : !• ce fut de propos délibéré, et non par ignorance, que les premiers architectes chrétiens de Rome apportèrent de graves modittcations à Tarchitecture grecque, dans rédiffcation des basiliques chrétiennes, et cela pour des raisons impérieuses de nécessité ou de simple con venance, que leur di<:Uit Tesprit non moins que les exigences positives de la liturgie catholique, si différentes de celles du culte païen. Des raisons ana-
carrées, angulaires des temples d'Athènes se changèrent dans les églises de Constantinople, en surfaces circulaires et curvilignes, concaves à l'intérieur, convexes à l'extérieur. Les Romains avaient commencé par priver l'architecture des anciens Grecs de tout ce qu'elle avait de rationnel et de conséquent ; mais, ce fut la Grèce chrétienne qui effaça les dernières traces encore respectées par les Romains, et le même peuple qui avait créé Tarchitecture grecque (231), ; lui porta aussi les derniers coups. f
a Les premières églises bâties par Constantin lui-même dans sa nouvelle capitale, et dont les plus magnifiques sont celles de Sainte-Sophie et des Apôtres, semblent déjà avoir présenté les principaux traits caractéristiques que nous venons de décrire, è savoir ce qu on a appelé depuis la croix grecque, et le dôme qui en est une conséquence. Telle était, du moins, selon saint Grégoire de Nazianze la forme de l'église des Apôtres, qui surpassait toutes les autres en magnificence ; on a dû la répéter souvent dans le court espace de temps qui sépara le règne de Constantin de celui de Justinien, et peu** dant lequel on prétend que 1800 édifices religieux furent fondés dans Tempire d'Orient. Cette forme avait pénétré en Occident, mémo avant Justinien; Kavenne n'était pas devenue encore la capitale de Texarchat, ni, par conséquent, un fief de Temnire de Constantinople, lorsque Placidie, tille de Théodose, sœur d'Arcade et d'Honorius, veuve d'Atolphe, roi des Goths, femQcie de Constance et mèredeValentinien lli,iixûta le style grec dans l'église des saints Nazaire et Ceisus, qu'elle fit Mtir en 4W), comme cha-
f^elle funéraire pour elle-même, pour son rère, son époux et son fils. Quand la partie de ritalie que baigne l'Adriatiane devint une dépendance de lempire d Orient, la croix grecque s'éleva encore avec plus d'en clat à Ancône, dans l'église de Saint*Cyriaque, et surtout à Venise, dans celle de Saint-. Marc. La mode ne se borna pas même à l'Italie, elle passa les Alpes. Fleury cite dans l'ancienne cité d'Arles, Téglise de Saint-Césaire, bAtie au xi* siècle ; et iusque dans le nord, à Paris , la vieille église des Saint3-. Vincent et Anastase appartenait au même style (232}. «Les premières églises bâties à Con^tanti-
logues amenèrent un peu plus tard les archKectes grecs catholiques à modifier eux-mêmes, et dHine manière très-sensible, Parchitecture de leurs ancêtres. Tout cela se fit avec une intention aussi persévérante qu1n(,elligente, et il eu résulta. Je ne dirai pas seulement' upe meilleure distribution dans, les temples chrétiens, mais la création de plusieurs magnifiques types d*architecture religieuse que l^art païen, avec tout son génie, n'eût jamais pu, livré à ses propret inspirations, ni réaliser, ni môme con- 4«voir. C*est , qu reste , ce que nous croyons avoir établi péremptoirement en plusieurs articles de c^ Dictionnaire^ et, entre autres, dans celui-ci, el aut mots Basilique, I>6ii«,Aa€HiTCCTiiRE, et ses dérivés,
{Note de V auteur,) (â3i) Thomas Hope donne une trop grande impor*.
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D'ESTHETIQUE CHRETIENNE.
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nople, lorsqu'elle devint le siéçe d'une cour et la capitale d'un empire, avaient été construites à là hftte et sans solidité; la plupart disparurent dans le tremblement de terre et les Incendies qui se succédèrent presque sans imerruption durant un siècle et demi; et la sédition de 532, où périrent 30 mille personnes, détruisit tout ce qui avait été épargné jusque là ; si bien que, quelques Siècles après Constantin 9 il ne restait plus VQ seul des édifices qu'il avait élevés. Justinien entreprit de bâtir avec plus d'éclat cette église de Sainte-Sophie consacrée par Constantin h la sagesse de Dieu ; mais le
}>IaD qu'il adopta ne prouva guère celle de 'homttie. Dans un édifice qui, par son importance et le long avenir auquel il était destiné, exigeait la plus grande solidité, et dont la chute prématurée pouvait compromettre la vie de plusieurs milliers d'individus, il fallait que les éléments de durée non-seulement existassent en réalité, mais encore frappassent les ;eux de toutes parts. On ne devait point plaisanter avec les alarmes de l'imagination, et tors même qu'il eût été possible de combiner toutes les conditions de solidité réelle avec l'absence apparente des parties dont elle dépend, cette lacétie et pour ainsi dire cet escamotage architectonique eût encore répugné au sentiment du bon goût et des convenances.
UDce aox églises de Ravenne et à celles qui ont pu eo dériver. Il assimile trop la vériiable coupole byxantîne, inconnue avant Sainte-Sophie, aux simples rotondes romaines , et il ne fait pas attention que,
S me la fameuse église de Saint-Vital, de Ravenne, lie sous le règne de Justinien, par Julien, trésorier de Tempire, n*est, au fond, qu'une rotonde, ÎDodîfiée par les exigences de la liturgie catholique, c Sans doute, dit M. de Vemeilh, dans ses In/tiien- €€t hf'zanlinêê^ ces églises en rotonde ont préparé Sainte-Sophie, et se sont perpétuées après cet éditée; mais, presque toujours, en vue d'une destinar lion spéciale, pour des baptistères, pour un Saint- Sépulcre et pour ses imitations, etc. Entre ces roilondes et la coupole sur pendentifs, entre Saintvital et Sainte-Sophie, il n }r en a pas moins un abt* ne. — Une rotonde est unique de sa nature ; elle lie peut être ni doublée , ni triplée , malgré Texem* pie du Saint- Sépulcre. Au contraire, la coupole inscrite dans un carré, répond ^ toutes les exi|;ences architecturales. En l^. multipliant, en variant sesdinensions dans le mêine édifice, on voûte toutes les surfaces possibles, aussi inhabiles que soient les architectes, on crée' les types byzantins. Le style bylantiii n^est donc définilivement constitué qn'apres la découverte dé la coupole sur pendentifs, c'est-àdire, selon Procope, après la construction de Sainte* Sophie... Sainte- Sophie est vraiment ce qu'il y a de neuf et d^original dans l'architecture byzantine, ce qui lui appartient en propre, et ce qui permet de la reconnaître partout. Les rotondes, au contraire, ce système de voûtes si ingrat et si inçufGsant, je le répète, sont d'origine romaine, et précisément, à cause de cette ancienneté , elles se présentent chez Mws sous deux formes ; l'une (atinë et Tautre byuntine. Cette dernière est reconnaissable quelquefois aux proportions, aux détails dé Farchiteciure, comme à Aix-la-Chapelle, mais tout à fait par exfeptioD. Les nombreuses imitations du SaihtrSépaUre ne sont point dans ce cas. A pari leur forme fénéraJe, inspirée par un monument byzantin, elles
a Oubliant ce principe incontestable, Anthémius de Tralles et Isidore de Milet, les àrcbitectes de la nouvelle église de Sainte- Sopbie, appuvèrent le dôme sur des piliers carrés dont ifs tournèrent les angles vers le centre de Téglise, de telle sorte q^u'ils semblaient n'être que les extrémités des murs ou jambages formant les parois des travées. Par cette disposition les pendentifs de la coupole prenaient leur naissance des angles saillants de ces piliers, comme d'une légère nervure, et ce dôme qui a plus de 120 pieds de diamètre, au lieu de paraître comme le premier, supporté sur ces quatre piliers, semblait suspendu dans les airs, sans toucher à la terre par aucun point. Mais ce ne fut là qu'une tentative, car, quelle que fût sa légèreté, comme ses appuis avalent leur force réelle beaucoup trop en dehors de la circonférence immédiate de sa base, et en recevaient ainsi une pression oblique et prolongée, en moins de vingt-cinq ans, on y aperçut tous les symptômes d'une chute imminente. Les architectes ne trouvaient d'autre moyen de remédier au mal, et de suppléer au défaut de piliers intérieurs oui eussent satisfait l'œil et l'esprit, que de 1 étayer extérieurement par des arcs-boutants, dont la lourdeur donna à tout Tédifice une apparence massive et difforme (233). Outre Sainte-Sophie, Végèce assure que Justinien
sont entièrement conçues dans le style roman ou le style ogival. Souvent, d'ailleurs, nos rotondes sont purement indisènes, ifkôme par Tidée première. En un mot, dans leur ensemble , elles ne constituent pas < Tarchitecture byzantine en France » telle que je la conçois, telle que je Tai étudiée. Les coupoles sur plan carré, mais à pendentifs anorinaux, par exemple à pendentifs en niche, ainsi qu'on en trouve en Orient, ne sont guère admissibles que sur une fietite échelle. A mesure qu*on auffmente les dimensions de Tédifice et le diamètre de la calotte, elles perdent rapidement toute solidité, en même temps qu'elles deviennent plus disgracieuses.
c Le seul moyen d*élever sur quatre piliers et sur quatre arcs une grande voûte sphérique, de relier entre eux et de rendre solidaires tous ces membres de la coupole, de répartir également le poids et la poussée oes masses supérieures , c'est d'employer
par les granas arcs , que ronne par le cercle de la calotte, et dont on ne laisse subsister que quatre triangles sphériques servant de pendentifs. > (AnnaUê archéologiquest tom. XIV, 1855.J
(235) Cette apparence massive ne saurait s'entendre que de l'extérieur, car l'intérieur offre même encore de nos jours un aspect tout différent. C'est ' i'opiuiou de M. Texicr, qui a visité depuis peu ce superbe monument. < L'église , dit-il , e^t bâtie sur iin plan carré de 81 mètres de long sur 60 delarge: au centre de ce carré s'élève la coupole, dont le diamètre, de 55 mètres, détermine la largeur de l.i nef; la coupole est supportée par quatre grands arcs qui forment quatre pendentifs; sur les deux arcs perpendiculaires à l'axe de la nef 8*appuient deux voûtes hémisphériques , qui donnent au plan de la nef une forme ovoïde; chacun de ces deux hé^ misphères est lui mèmepénétré par deux hémisphè* res plus petits qui sont souteniis sur des colonnes"
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employa plus de cina cent architectes à réparer le.<> bAtîments dégradés, et à en éri-r gerde nouveaux dans les anciennes pro- YÎnces de l'empire et dans ]es pays qu'il reconquit à l'Occident.
« Le mauvais succès des hardiesses in<« sensées d'Anthémius et d'Isidore, rappela leurs successeurs à des principes plus ra-r tionnels. Us daignèrent donner au dôme qu'ils élevaient en l'air un appui visible sur la terre. Us superposèrent même aux quatre piliers du dôme, et au-dessus du point d appui des arcs et des pendentifs, des oorps de maçonnerie additionels en foroje de pinacle, dont la pression perpendiculaire oontrebalançait la pression oblique de (ies pendentifs et de ces arcs. D'une part, on pouvait faire aboutir à cette maçonnerie les éperons nécessaires pour arc-bouter le dôme lui'^mème, et pour diminuer le poids qui pesait sur ces pendentifs ; et de l'autre^ on variait par là dans ses détails et l'on pjrrarpidisait davantage la masse du bâtiment (23&).
« Le système que nous venons d'exposer parait avoir présidé à la construction des édifices religieux de Constantinople, depuis Justinien jusqu'à nos jours (235); c'était celui de Sainte-Sophie* et c'est encore cer lui de la dernière mosquée érigée dans la capitale de l'empire turc. Dans les mos-r quées de médiocre dimension, comme dans celles d'Andrinople et de la sultane Validé, le dôme repose sur quatre arcades, dont l'ouverture est remplie par le mur extérieur percé de ses fenêtres ; mais dans les grandes mosquées impériales, dans celles de Mahomet, de Soliman, d'Acmet, quatre branches parlent de ces arcades et sont couronnées par des demi-coupoles ; peutêtre ces branches elles-mêmes se prolonfent-elles en portiques ou salles de moindre tendue, recouvertes à leur tour par de petits dômes, ce qui donne à tout l'ensemble l'apparence d'une vaste réunion de globes de cli verses dimensions. » {Histoire de Farchitecture j par Thomas Hope; chap. 7«
Celte superposition de coupoles, dont les points d'appui ne sont pas apparents, donne à toute la Ta* brique un aspect de Icgérclé inimaginable. > ( /2^ vue Irançaise^ Kom. XI.)
(^34) Le diamètre intérieur de la cmipole de Sainte- Sophie est de 105 pieds, et sa hauteur jusque sous le sommet, est de 189. — ^ Ainsi, la coupole byzantine suspendue est encore phis haute oe 57 pioJs que le Panthéon de Rome, oui ne mesure que \Zi pieds 3 pouces de hauteur, du sql au bord de son orifice.
(235) Nous trouvons , il est vrai, dans Tempire
Srec, des traces de la basilique, sur remplacement e Tancienne Séleucie, par exemple, où une grande église , aujourd'hui tout à fait en ruines, présente encore le portique quadrilatéral, la lonsue nef, les ailes, rhémicycle et Tabside. Hais les édifices dessinés dans la vraie forme byiauiine, dans la forme favorite, sont innoiubrables, dès les temps les plus anciens. Ainsi , au lieu même que nous venons de citer, on trouve les ruines d*une autre ^lise qui offre la croix grecque, avec le chœur et les travées chacune dans la forme d'une abside semi-circulaire, contenant, dans les angles rentrants , des restes de
Naiisance et progris de Farekitecture byi
(ine.)
De Constantinople, le système des églises à coupole rayonna sur tout l'Orient et se refléta même jusqu'en Occident par l'érection, en l'an 970, de la célèbre basilique byzantine de Saint-Marc de Venise (236), gui a été reffardée comme une copie de Sainle-Sopbie. Néanmoins il s'en faut que ces deux édifices se ressemblent parfaitement. Sainte-Sophie offre presque l'aspect d'une grande salle circulaire, tandisque Sainl-Harc de Venise présente deux nefs biea accusées, qui se croisent è angles droits, A Saint-Marc les angles des retombées des pendentifs sont rentrants, tandisque à Sainte-Sophie, ils sont saillants. Enfin, celle dernière n'a qu'une coupole, tandisque rautre^ indépendamment de sa coupole principale qui a M pieds de diamètre, en offre une plus petite, oblongue, de 32 pieds de diamètre sur chacun des
3uatre bras de la croix. Mais on y remarque es galeries pour les femmes, un chacel muni de ses tentures, des chapiteaux les UQs cylindriques , les autres cubiques, comme à Saint- Vital de Revenue, et de spiendides mosaïques. Il y en a quatre grandes» dans les voOt^s de l'ordre supérieur, exécutées yers 1617» par Maffeo Verona, et cinq grandes, de Pierre Vecchia (1650), dans l'ordre in^érieur^ sans parler d'une multitude d'autres répandues avec profusion dans tout l'intérieur et sur le portail de ce temple, le plus riche de la terre. On y compte 500 colonnes de vert antique, de porphyre, de serpentine, et de marbre des plus précieux. Les côtés extérieurs^ la façade, les murs intérieurs, les voûtes, les plafonds, et le pavé sont incrustés des plus riches matériaux, et tout ce qui n'est pas d'or, de bronze ou en mosaïque, est. revêtu de marbre oriental. En somme, l'église patriarcale de Saint-Marc, bien qu'elle accuse, sous plusieurs rapports, l'influence inévitable du style basilical ou latin de Rome, est le type le plus brillant, le plus considérable et le plus fidèle du style byzantin,, qui soit émané.
clochers , et que des colonnes divisent iniérieurenient en ailes également demi -circulaires, eiactemenl comme Sainte-lbrie du Gapjiole, à Cologne.
Sur remplacement de M^re est Téglise de Saint- Nicolas , contenant le tombeau et le corps de ce saint ; elle représente aussi la croix grecque.
 Salonique est une église de la même forme, avec une abside où Ton voit une grande figure du. Sauveur, en mosaîaue.
A Astor, près de Joannina ^ sur TAdriatique, une église porte cinq démes, Tun au-dessns du centre, et les quatre autres au-dessus des travées, tout à fait comme à Saint-Marc de Venise.
(236) On n'est pas bien d'accord sur la date précise de rédiûcalion de celte basilique. Selon Vasari, elle fut bâtie en 970, par des architectes grecs, et, d'après une autre opinion beaucoup moins accréditée, mais, sans doute plus probable, elle fui réédifiée, telle qu'elle existe, en 1178, par un archicbitecte que le doge S. ZiannI avait fait venir de Gonslanliuople. Dans l'un et l'autre cas, la prove* nance orientale de cette basilique reste toujours bien établie.
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ITESTHETIQUE CHRETIENNE.
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da prototype de ce style, Sainte-Sophie(237). Âassi , a-t-ii exercé*^ à son tour, une influence marquée et digne de toute l'attention des archéologues, sur Tordonnance architecturale d'un certain nombre d'églises dans notre Occident. Parmi ces églises, il en est une qui offre avec celle de Saint-Marc une ressemblance d'autant plus frappante qu'elle est rendue plus saillante par l'importance des dimensions de l'édiQce. Nous Toulons parler de la cathédrale de Saint- Front è Périgpeux. Si cette cathédrale ne procède pas directement de celle de Venise, OQ peut dire que ces deux basiliques se ressemblent comme deux sœurs, au moins en ce qui concerne leur plan respectif. Mais indépendamment de ce qui est essentiel à tome coupole byzantine» dit M. F. de Ver- Beilh que nous prenons volontiers pour goide au sujet du monument qu'il a étudié, dessiné et décrit avec tant d'intelligence (238), il faut remarquer beaucoup de choses particulières à Saint-Front : par exemple la manière dont les petites assises du revêtement traversent presque en entier la voûte inférieure en béton ; tout tient par la force du mortier, moitié coupole, moitié pyramide. On étudiera par-dessus tout l'emploi bien compris, bien combiné de Togive. Les byzantins la connaissaient parfaitement, comme le montre la voûte du nartex inférieur de Saint-Marc; mais jamais, ni en Orient ni en Occident, on n'avait eu besoin, que ie sache, de Tutiliser sérieusement. Cétaitle cas à Saint-Front ; je crois même que, sans cette précaution, le monument ne serait pas venu jusqu'à nous. Les grands arcs ont 12 mètres d'ouverture , la coupole haute plus de 13 mètres, celle des pendentifs près de 17 mètres; on allaita 1 extrême limite des
(237) C*est le sentiment commun des arcbëoiofoet, el en particulier de M. Ludovic Vite!. Après avoir fail observer qu*il n'y a pas la moindre analogie enire la coupole byzantine el ces simulacres de coopolc» produits dans un grand nombre de noa écUses d'Occident , par révidement de la base des elocbers, ou par Tintersection des nefs, mais que raaalogie, et même la ressemblance est bien réelle dans looi nionumeai couronné par une véritable covpole, ne servant point de base à une tour, reposant sur quatre grands arcs et sur quatre pendentili», rappelant en outre , par d'autres signes extérieurs, les constructions aOrient. 11 ajoute : < Le pian de Saint-Marc, lai qu'il est (avec la pluralité des eonpoles), n'en doit pas moins passer pour byaaatin le plus légitimement du monde. A défaut de Procope, le monument lui-même nous dirait son origine. Ainsi , tout en nous réservant de signaler, mtee dans ses parties primitives, bien des caraclèrts mixtes, bien des signes d'une influence étrangèle à rOrieni, nous ne croyons pas que, dansi'£u« tope occidentale, il v ait un monument qui, par son aspect général et l'ensemble de sa structure , se vapprocne davantage de la véritable arcbitecture by« BBtine. (Journal da Savante^ janvier, février et Biai 1855.)
(22M) Aux détails que nous avons déjà donnés ^ba$ le cours de cet article sur les conditions esleoiieiles k toute coupole byzantine, et qu'il est innliie, par conséquent, de répéter ici, nous devons ajouter que les coupoles byzantines sont toujours ^adÛes , Tune plus grande , plus hardie , et qui
dimensions compatibles avec le degré d'ha- Wleté de Tarchitecte et son inexpérience évidente de la constniction en pierre de taille. Pour les grands arcs, pour les pendentifs et pour la coupole proprement dite, on a donc eu franchement recours à Togive. Les points de centre ne sont pas encore trèséloi^nés les uns des autres, et, comme il s*agit de coupoles ogivales, ils tournent autour du milieu vrai et décrivent en plan , deux petits cercles concentriques.
Pour juger équitablement Tarchitecture de Saint-Front, il faut tenir comute de cette large application de l'ogive et oe tant d'autres innovations ingénieuses. La coupe diagonale montre parfaitement la forme et la disposition intérieure des piliers, avec ces étonnantes pyramides de i étage supérieur, avec les petites coupoles de Téia^e inférieur retrouvées dans la restauration. Gênées par Tespace, elles empiètent un peu sur les quatre arcs qui les supportent, mais . n'en soni pas moins des coupoles sur pendentifs, presque semblables à celles des piliers de Saint -Marc (239). A cette date, à' la fin dux* siècle, on citerait difficilement un plan mieux conçu et mieux coordonné: l'amnleur, l'harmonie des formes, l'exact équilibre des poussées^ la bonne proportion des supports, rien n'y manque. La basilicjue de Saint-Marc elle-même ne vaut pas Saint- Front sous ce rapport* Cette cathédrale a déjà duré plus de huit siècles; avec une construction plus soignée, elle aurait at-* tendu deux fois plus longtemps sa restauration (240).
II va sans dire que le système des voûtes que nous venons d'analyser h Saint- Front règle et détermine dans les édifices de TOrient la plupart des combinaisons acces-
ne se voit guère, mais sur laquelle Tautre est suspendue.
(259) La cathédrale de Snint-Front a été bàtle de 976 à 1057, au momaii où les colonies de Vé • niiiens se fondèrent dans la région centrale de la ' France. L*an 1000, la comtesse femina de Périgord, mère de Tévéque Martin, Làtissait Tabside ou chapelle de Saint-André, ce qui prouve que les coustruciious étaient déjà assez avancées. L^église à (oupore de Saint-Jean de Céte, en Périgord, a été bâtie par révèque Raymond de Thiviers, dans la seconde moitié du xi* siècle; celle de Saint- Asiier, dans la première moitié du xn*, par Tévèque Raoul de €ouhé. Celle de Saint-Avit des Autels date de 1117 et de 1142. La plus aneienne, après Saiiu- Front, serait la cathédrale du Puy en Velay. En somme la présence de voûtes à coupoles dans une église n>st point un signe de haute antiquité. Elle annonce pluiét le xn* que le xi'siée'e. En Poitou, en' Anjou et ailleurs» les voûtes s*abaissaient, nonseuleuient vers les deui murs latéraux des nefs^ y mais aussi vers Farchi? olte des ares^ dans le sens kMigitudinal de Tédiftce , de maniée, à former une suite d*ondulations. {Rudiment d^'artké^ogmt par M. de Caumont. Leole secondaire.)
(240) L'influence architecturale de ceUe cathédrale si originale et trop peu connue a ravonné sur toute la province d*Aquuaine et au delà. Parmi les quarante églises qui ont été construites sous cette influence, on compte les cathédrales d'Angou^ léme» de Cahorset de Saintes, dont il ne tesie qu*uo des transsepts.