‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienne, ouChapitre 31 sur 168 · DES · texte numérisé non relu

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OU semblables dans lesdits offices, principalement dans les heures canoniales, ou encore dans la célébration des messes solennelles. Que si quelqu'un y contrevient, qu*il soit, par Tautorité du présent canon» puni de suspension de son oflice pour huit jours» par les ordinaires des lieux où la faute aura élécommise, ou par leurs délégués, s'il s'agit de personnes non exemptes ; et , s'il s'agit d*exemr)ts, par leurs prévôts ou prélats» auxquels appartiennent d'ailleurs la correction et punition des coulpes et excès de ce uenre, ou semblables, ou encore par les délégués d'iceux Cependant, nous n'entendons pas empêcher par le présent canon, que, de temps en temps, dans les jours de l'êtes principalement » et autres solennités , aux messes et dans les divins offices susdits, on puisse exécuter sur le chant ecclésiastique simple, quelques accords pour la mélodie, par exemple, à Toctave^ à la quinte, ià la quarte et semblables (mais toujours de façon que l'intégrité du chant demeure sans atteinte, et qu'il ne soit rien innové contre <les règles d'une musique conforme aux bonnes mœurs) ; attendu que les accords de ce genre flattent l'oreille , excitent la dévotion, et défendent de l'ennui l'esprit de ceux qui psalmodient la louange divine. »

DECORATION. Ce mot s'appliquQ parti- •culièrement à l'architecture. Il comprend, sous cette acception, tous les genres d'or* nements dont est susceptible l'extérieur Aussi bien que l'intérieur d'un édifice, et tous les sujets de composition que l'artiste, dirigé par le goût où le génie, peut introduire dans son système de décoration. Ces sujets ne suntdonc point entièrement laissés «ux caprices de l'imagination , mais ils doivent, au contraire , être déterminés, quant ^au choix d^orneoients et à leurs combinaisons, par la nature même du monument et par sa destination avec laquelle il faut qu*il soit en rapport, comme l'accessoire à l'égard du principal. C«st«ncore lit une des lois rigoureuses qu'impose le principe de Tordre, de la convenance, de l'haraionie, qui présidenécessairement à toute oeuvre sérieuse d*art «t de poésie.

Tous les pénibles ont pratiqué plus ou moins la décoration architecturale, par suite de ce besoin' de variété, que nous apportons en naissant et qui augmente en nous par le spectacle Je la nature. Â voir, en effet, le spectacle infini des variétés qu'elle étale, dans les couleurs, dans les formes, dans les nuances de tout genre, dont elle aime h se parer à nos yeux, il est facile de comprendre qn'elle nous invite è répandre le même luxe sur les ouvrages deTart. Aussi, remarquonsnous dans tous le pays ces broderies, ^es découpures, ces mille combinaisons d'ornements, que le goût de Tartiste emprunte, tantôt aux fprmes végétales que la nature déveloLipe avec tant de richesse à ses regards, tantôt aux inépuisables combinaisons de lignes que lui fournit le géométrie. Un bon système de décoration rehausse autant le

mérite d*uo édifice, qu'un mauvais système en diminue la beauté. Hais la décoration la la plus belle ne saurait racheter un vice essentiel d'architecture, tel que, par exemple, le défaut d'unité. Seulement, dans ce cas, un bon système dedécoration atténue le côté défectueux du monument, comme aussi, un: système contraire affaiblit nécessairement l'impression favorable que peut causer I9 vue d'un édifice intrinsèquement beau.

Cest comme si l'on voyait une belle personne avec une parure de mauvais goût, nullement en rapport avec sa beauté, et réciproquement.

Le rôle immense qu'a joué la décoratiorr dans Tarchitecture chrétienne depuis son oriffine jusqu'à nous, ayant fourni matière à plusieurs articles importants de ce Dictionnaire, nous ne pouvons ici que renvoyer le lecteur aux mots suivants : Allégories»

Couleurs, Fresques, Iconographie, Mosai- QfUEs, Moulures, Peinture, Sculpture et Vitraux PEINTS.

DELLO. Peintre florentin mort vers 1151. Voy. Peinture.

DENIS (Saint] rÀRÉopAGns. Son opinion sur les anges ; Voy. Anges.

DESSIN. La peinture se compose de deux éléments principaux, la couleur (Foy. ee mot) et le trait, ou dessin, qui va nous occupei. Le dessin exprime la forme, les délinéaments, les proportions des objets qu'il imite; la couFeur ajoute aux objets imités les teintes diverses oui leur sont propres, ainsi que les effets de ta lumière et principalement les contraste des Jours et des ombres.

Le dessin n'est point restreint à la peinture seule, mais il joue encore un rôle principal dans forfévrerie, la gravure, lamodelure, la ciselure, non moins que dans l'art du tourneur, dans l'art de fabriquer de riches étoffes ornées d'arabesques, de figures d'hommes et d'animaux, dans l'art des Gobelins, dans celui du fabricant de porcelaines et de mosaïques. C'est pourquoi ces divers arts sont compris sous le nom généra) éTarti du dessin.

L'architecture, bien qu'elle emprunte & la géométrie, au moyen de la règ>e et ducom* pas, la distribution des lignes qui déterminent la configuration et la physionomie d'un édifice quelconque, a besoin cependant de recourir au dessin pour les motifs si variés d'ornementation, dont elle fait usage.

Enfin, la sculpture peut encore moins sepasser du dessin, à cause des profils, des contours et autres combinaisons de lignes qui entrent dans Tétude et la pratique de ce bel art.

Et même en musique, le dessin, qui consiste dans l'heureuse disposition des parties essentielles d'une composition musicale, qui liées^ ensemble, lui donnent du caractère et de l'harmonie, exige de la part du compositeur une scrupuleuse attention. C'est le dessin^ en effet, qui donne à une œuvre de musique cette marche lo^que, bien entendue, et cette juste proportion entre les diverses parties dont elle se compose^ sans les*

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