‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienne, ouChapitre 32 sur 168 · DET · texte numérisé non relu

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DESTHETIQUE CHRETIENNE.

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quelles il ne sauraitiexister ùuUe part ni accord ni anité.

On appetle detrins mélodiques certains traits de tnélodie détachés qui s'exécutent comme broderie par un instrument oumdme par certaines voix sur le chant principal d'un morceau. En matière de décoration architecturale on appelle deaini courants des ornements en méandres ou en arabesques^ <Ittl se poursuivent les uns les autres sans inién-uption.

Nous aurions à écrire ici une longue disser^ tationau point de vue esthétique, touchant la ])art qui a été faite au dessin, dans les princi* pales Dranches de l'art chrétien. Mais comme dé sujet rentre dans le^ développements que contiennent les articles de notre Diction* naire, sur Tarchitecture, la sculpture et notammeitt sur la peinture, nous ne pouvons

3ué renvoyer le lecteur à ces mots et à leurs éhîvés.

DETAILS. Ainsi que nous en avons déjà fait la remarque; c'est dans les détails que consiste principalement en architecture, la mriéié* et c'est dans l'accord des détails avec le plan général de l'œuvre que consiste Vu^ niiéf condition essentielle du beau en tout et partout. Ces deux principes imposent à Tar-' chitectéy par exemple, la double loi de soigner les détails, d'abord en eux-mêmes, quant à la pureté, à l'élégance et aux autres qualités d'iiné bonne exécution, ensultequani au rapport qu'ils doivent avoir avec la destination et le caractère de l'édiilce. Ceci esl une règle de simple bon sens, comme celle qui veut que la parure d'une personne soil en rapport avec la condition de cette personne. Or, la parure d'un monument est-elle autre chose que l'ensemble des détails variés d'ornementation qui disséminés extérieurement et intérieurement sur toute sa surface, doivent le couvrir et l'embellir; comme d^une espèce de vAtement 7 De même qu'un habit, des plus simples d'ailleurs, mais qui s'adapterait parfaitement à la taille de la personne à qui on l'aurait destiné, serait préférable à un autre habit plus riche, mieux travaillé, mais nullement a la mesure de cette personne, de même dans un édifice, un ensemble d'ornements nombreux, peu saillants, mais eu rapport de style avec celui du monument, l'emporterait de beaucoup au jugement de tout homme de goût, sur un genre de décoration qui jurerait avec le caractère de l'édifice, quelque riche, quelque distingué que pût êiremtrinsèquementce système dedécoration. Ainsi, les quelques moulures romanes, de très-bon aloi, qui ornent la façade de l'ancienne cathédrale, également romane, de f^aul Trois-Cbâteaux, en Dau-

Ehiné, sont d'un bien meilleur goûl et d'un îen plus heureux effet que ne le seraient de nombreuses moulures grecques et des mieux traitées qu'on pourrait y substituer. Ce qu'il y a de pire, c'est quand les détails jurent non-seulement avec le caractère général du monument, mais encore entre eux, ce qui arrive lorsqu'on en emprunte les motifs a d9s Styles qui diffèrent tes uns des au-

tres, et même qui se contredisent ouvertement. C'est alors d'un désordre, d'un décousu, d'un péle-méle d'idées et de manières à faire baisser les veux. Et cependant,' la singularité d'esprit, la vanité, la manie de l'effet à tout prix ont jeté dans cette voie déplorable maints architectes, maints sculpteurs, qui avaient véritablement du talent. Nous ne citerons que Borromini, dont le nom est resté pour désigner les excentricités de ce genre que se permettent encore un grand nombre d imitateurs de cet artiste extravagant. Malheureusement, les principales basiliques de Rome portent encore 1 empreinte de ce style borrominesquej dont la France elle-même a subi l'iniluence à un certain degré.

Lorsque, au bon goût quant au choix et h la distribution des détails vient se joindre le nombre et la richesse, l'effet de l'ensemble n'en devient que plus erandiose etplus^ saisissant. C'est pourquoi Te splendide portail de Reims, qui réunit ces deux conditions^ est encore plus beau que celui de' Chartres qui en offre seulement la première. 11 serait facile de multiplier ces rapprochements et ces comparaisons. (Toy. Arçhi-

TBCTURE, BlSlLIQU£S, CiRICtArB, CU>!IVB!IAN- CE, DécORATION, CtC.)

DETREMPE. Manière de peindre dont on faisait un grand usage^ au moyen Age, et et qui consistait dans l'emploi de couleurs broyées & J'eau et à la colle (blanc d'œuf ou gomme). Elle s'exécutait sur plAtre, sur toile et principalement sur hois. Les bonnes pein<^ tures à la détrempe, ont^ gr&ce k Téelat qu'el' les tirent de l'enduit qui les recouvre, tontQ la vigueur de la peinture à Thuile. On pense

3 ne ce genre de peinture est le plus ancien e tous ceux que nous connaissons, {foy. pour Us considérations d^ esthétique^ qui s y rattachent^ les mots f Presque, Peintuhb, etc.) f DIAPHONIE. Les Grecs entendaient par ce mot les dissonances parmi lesquelles ils comptaient les tierces et les sixtes. P\w tard, il servit à désigner les premiers rudiments de l'harmonie, qui à l'époque la plus reculée du moyen Age ne contenait qun deux parties, appelées diaphonie^ à causé de l'étymologie grecque de ce nom ifdta-

f^honosj. A la diaphonie succéda le déchanta foy, HlRlIO!!».)

DIMENSIONS. Celles de nos temples chrétiens sont généralement beaucoup plus considérables que ne Vêtaient celles des temples payens. A l'article Basisiqubs, nous donnons la raison de cette différence, et à celui de Graudbur, nous envisageons au point de vue de l'esthétique les dimensions de nos édifices sacrés. Nous npus bornerons donc ici à faire observer qu'il importe de ne point confondre, ainsi qu'on le lait ordinairement, la capacité d'un édifice avec ses^ dimensions ou sa superficie. Ce sont deux choses bien distinctes. Un monument pourra être moins vaste qu'un autre, et cependant contenir plus de monde, et réciproquement. Celte différence provient de l'inégalité respective des pleins et des' vides ^ entre deu&

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