‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienne, ouChapitre 34 sur 168 · POM · texte numérisé non relu

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jorque) , de Barceloone, de Tolède , de Se- Tille et de Burgos.

Toutefois , c est en Italie que se trouvent aujourd'hui les deux plus vastes églises de l'univers chrétien « je veux dire le aôme de Milan ( style ogival ) et la basilique de Saint- Pierre de Rome. Nous avons donné plus haut la superficie de ces deux églises» auxquelles il convient d'ajouter la vaste basilique à peu après restaurée de Saint-Paul hors les ODurSy qui a<^77 pieds (français) de longueur et 258 dans sa plus grande largeur « qui est celle du transsept. H ne faut pas omettre non plus la célèbre cathédrale de Florence (Santa Maria dei Fiori), qui mesure en longueur ^26 pieds, et en hauteur, 1&3 pieds 6 pouces. On en compte plus de 313 dans la

frande croisée. La coupole a 363 pieds de auteur jusqu'au sommet de la croix. Un des plus vastes temples chrétiens (pour ne pas dire le plus vaste], quand on l'aura terminé , «era la cathédrale de Cologne. Cet immense idifice à cinq nefs aura, dans œuvre, une longueur de bSS pieds 2 pouces (pieds de roi), et extérieurement, de &90 pieas 8 pouces. Sa hauteur, qui surpassera certainement celle de toutes les nets connues, sera, sous clef, de 146

I lieds 8 pouces , et jusqu'à la naissance de a voûte, de 149 pieds 9 pouces. La largeur des nefs sera intérieurement de 151 pieds k pouces , et au transsept , de SSSfi pouces. Extérieurement, la (iremière de ces deux largeurs sera de 183 pieds, et celle du transsept sera de 288 pieds. La façade principale aura , en y comprenant les deux tours , 205 pieds 7 pouces de développement. 11 est bon d'ailleurs de faire observer que la plupart de ces dimensions colossales (254) sont déjà réalisées, vu l'état d'avancement considé- Table où se trouvent actuellement les travaux d'achèvement du gigantesque édifice. Lorsqu'ils seront terminés, la cathédrale de Cologne présentera, à un degré supérieur, l'union de la grandeur physique et de la .grandeur morale. Voy. le mot Gaaudeur; PiKBRB (Saint-) de Rome.

DIOTISALVI. Peintre siennois qui florissait vers l'an 1260. Yoy. Pbintcre.

DISSONANCE. La dissonance étant l'opposé de la consonnance, nous ne pouvons que renvoyer à ce dernier mot, où il est question également de la dissonance. Seulement, nous remarquerons que , pour la musique traitée dans le genre dramatique ou dans le genre idéal (r. ce mol) ^ la dissonance embellit la composition, la rend plus artificielle, plus variée, plus énergique et plus passionnée. Or, ce sont précisément ces qualités ou ces effets de la dissonance dans le genre dramatique, qui l'ont fait exclure du genre oppo^é, c'est-à-dire religieux, ou qui n'en ont permis l'emploi qu'avec sobriété et avec certaines précau«-

(234). NoiiK les avons prises dans VUUtoire ei DescripiioH de la cathédrale de Cologne , par Sulpîce Boisserée, (édilion 1844). Ce sont celles, à peu de càose près, du plan primiUrdu monuiueni reiroiivé par un hasard iitespcré dans la vill^ de l>aniisiadtv

tions qui en adoucissent l'aspérité r <oit «n y pré[>arant l'oreille, soit en Ja résolvant en accord consonnant. C'est ce qu'on appelle la préparalion et la rétolulxon* Jl est vrai que l'une et l'autre s'emploient également dans le stjle dramatique ; mais eTlcj»^ sont plus rigoureusement prescrites pour le le style d'église ou contre-point, qui n'admet d'ailleurs qu'un très-petit nombre de dissonances, par exception, et dont l'harmonie consonnante reste toujours la base fon-? damentale. (Foy., pour de plus amples coivsidéralions d'eslhélique^ les mots Contab- POiNT ; HiRMONiE ; Musique.

DOME. On confond souvent, dans le langage ordinaire, le d6me avec la coupole. Néanmoins il existe une différence réelle entre ces deux genres de constructions. La coupole estr comme nous le disons h ce mot, une voûte qui a la forme d'une demi-spbère ou d'un demi-sphéroïde. Lorsque cette lorQie affecte l'extérieur et l'intérieur de la voûte, c'est un dôme; lorsqu'elle n'affecte que l'intérieur, c'est une simple coupole. € Il jr a assez souvent, dit M. Berly (255), des coupoles qui ne sont pas recouvertes d un dûme; mais il est très-rare de trouver des dûmes dont l'intérieur ne soit point disposé en coupole. I Nous avons raconté (à ce mot) comment le génie chrétien parvint non-seulement à s'approprier le motif de la roiond#païenne, mais encore à faire de cette appropriation une création véritable de la coupole dans le temple de Sainte-Sophie^ librement imité ensuite dans une fou<e d'autres temples catholiques, parmi lesquels Saint-Marc de Venise et Saint-Front de Perigueux occupent le premier rang. Il résulte évidemment des détails dans lesqcieU nous sommes entrés à ce sujet, que le 4àme procède directement de la coupole , dont il a retenu l'ordonnance principale qyii consiste dans la rotonde élevée sur quatre pi^ liers, au mo ven de pendentifs. Seulement, dès le xui* siècle et surtout au xiV (256) , nous remarquons plusieurs modifications apportées à la dlsûosition extérieure et intérieure de la coupofe. Les deux pi us saillantes consistent l"* en ce que la coupole proprement dite repose ordinairement sur des massifs épais au lieu de piliers; et 2% en ce qu^elie tend de plus en plus à affecter en l'exhaussant , au lieu de la forme demi-sphéroide • celle de la pyramide curviligne, comme à la cathédrale de Florence, ou bien, comme à Saint-Pierre de Rome, celle d'une sphère aux trois-quarts, assise sur un tambour qui en exagère encore la hauteur. De là pour la notion de ces dûmes la nécessité d'une division des principales parties qui les composent, laquelle est particulière à ce genre relativement moderne de coupoles (257). Le dûme de la cathédrale de Florence {!>Qnta

«(255) Dictionnaire de ParcJuluUure du «lafK»

âge, au mot Coupole,

(256) Dictionnaire de C architecture du moge» àgâ,

(^7) Ces parties sont : i* 1^ tambour^ ou ioiir

cyliadrifliie et ordlnaireqkeni \ietcé^ d« jr^uilcs fe-

uétres, sur laquelia repose la coupole. On Vs^llp

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