‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienne, ouChapitre 37 sur 168 · EXE · texte numérisé non relu

EXE

D'ESTHETIQUE CHRETIENNE.

EXP

qne de Sainte-Sophie, et pour celles qui, en très-grand nombre dans l'Orient surtout, furent bAttes sur son modèle. Dans ce système on ne peut plus logique et rationnel, la coupole étant le motif principal de Tédilîre vers lequel convergent des quatre croisillons égaui dont il forme le centre tous les autres motifs accessoires de lignes, d'ordonnance et de décoration, il en résulte que la grande loi de Vunité y est observée tant à l'extérieur que dans l'intérieur, d'où naît un ensemble aussi agréable à la vue, que satisfaisant pour la raison. La proportion exacte et l'accord comj[)let que la parfaite ésalité des quatre croisillons permet d'établir entre eux, autant pour les dispositions architecturales que pour celle de l'ornementation, contribuent puissamment h rendre cet ensemble encore plus harmonieux.

EnGn la hauteur modérée de la coupole, procure, dans ce système, le double' avanta-

Î;e, de donner plus d'ampleur à sa circonërence et d'en faire mieux ressortir, en les rendant plus accessibles à la vue, la courbe majestueuse et la riche décoration. Au contraire les dômes surhaussés qui présentent le double inconvénient, pour ne parler ici qae de celui-là, de se détacher beaucoup trop de la masse de l'édifice qu'ils rapetissent par là singulièrement, etde rendre trop difficile aux regards, à cause de leur excessive élévation, lintelligence des peintures et des autres motifs de décoration qui en ornent l'intérieur. C'est ainsi qu'au point de vue des saines règles de l'esthétique, le prototype byzantin de Sainte-Sophie conserve encore toute sa valeur architectonique, dans la grande famille des églises à coupoles. Toujours aussi , l'archéologue instruit ^ habitué à la réflexion, et sensible à ia loi suprême des convenances et du

goût, ne comprendra la coupole que aans les conditions où nous la voyons encore au centre de Fancienne et imposante capitale de l'empire d'Orient. ?oy., en outre, pour cette question si importante de l'emploi de la coupole dans les églises chrétiennes, les autres développements que nous lui avons consacrés, au root Pierre (Saiiit-} de Rome.

DOMINATIONS. Un des neuf choBurs des anges. Yoy. Anges.

DRAMATIQUE (Musique). On donne ce nom à la musique destinée à réimpression des passions humaines, dans l'opéra, et par extension, à la musique d'opéra, elle-même, en sorte que, dans leur application usuelle, ces deux mots, dramatique^ et, opérai sont parfaitement synonymes. Cependant, ces deux genres ne sont point absolument la même chose, car l'un, multiple, est plus riche que l'autre. En efl^et, la n)usique dramatique se borne à Texpression des pas^* sions, tandis que l'opéra, indépendamment de ce genre d'expression, qui resso.ct de son domaine, en embrasse plusieurs autres, auxquels donnent lieu les scènes champêtres, les cérémonies publiques, civiles eC religieuses dans lesquelles l'élément passionné n'entre pour rien. C'est pourquoi, il serait plus exact d'appeler musique scénique celle de l'opéra, et de restreindre le sens du vaQi dramatique A\x genre de musique, exclusivement réservé pour l'expression des sentiments passionnes. Nous renvoyons donc au mot Style idéal, ce que nous aurions à dire de ce dernier genre relativement à l'application, qui peut en être faite à la musique d'église; et au motOpÉRi,ce que nous avons à dire touchant la musique scénique, daas ses rapports avec le chant religieux.

DUFAY (Guillauve). Compositeur belge »

du XIV* siècle. Foy. Musique*

ECARLATE. Couleur symbolique. Voy.

Couleurs.

ECOLE MYSTIQUE. Voy. Peinturemtsti-

Page 1