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ments et les figures sont sur un fond d*or* composé de cristaux dorés au feu. Au-dessus du tambour commence la conc^avité de la coupole, divisée par 16 arêtes entre lesquelles brillent des rosaces et des caissons dorés. Ces arêtes vont se terminer à la base de la lanterne ; car, ce n'est pas tout encore. Par l'œil de la coupole notre regard s'élève dans une nouvelle coupole, parfaitement éclairée aussi et j usqu'au plus haut de ce dôme. A ili>00 pieds au dessus de nous, nous apercevons le Père Eternel, les bras étendus, paraissant descendre dans ce temple si digne de le recevoir, si l'homme pouvait jamais faire quelque sanctuaire digne de ce Dieu tout-puissant. Cette dernière et belle mosaïque est du Provenzale, sur le dessin de Césari. La partie de la coupole , qu'on appelle tambour , revêtue extérieurement ae travertin, entourée de 16 pilastres et de Si colonnes a une circonférence extérieure à peu près égale è la longueur delà basilique (570 pieds), tandis que la circonférence in« térieure égale presque la plus grande lar*» geur de la même basilique. La partie convexe est revêtue de plomb « et présente la saillie bien prononcée de seize arêtes. —Le diamètre intérieur delà coupole est de 131 pieds, mesure de France ; ei, pour la hauteur, depuis le pavé du temple jusqu'à la croix que supporte la boule, on compte 420 pieds 6- pouces, 11 lignes (263). » (Foy. PiERRB (Saint-) de Rome.
« Un des avantages qu'il faut reconnaître àl'muvrede Michel-Ange sur ceux de ses successeurs, dit M. Quatremère de Quincjr^ o'est qu'il devait être et faire un tout avee l'ensemble de l'éditice extérieur (264). Si ensuite on examine la coupole en particulier, on reconnaît qu*à Tunité de sa forme S générale se joint encore, dans ce qui en ait la décoration extérieure, un motif simple et grand ; dans la courbe une heureuse division des parties entre le tambour, la tour du dôme, l'attique et la lanterne ; et un accord de toutes ces parties si juste, qu'on ne saurait y reconnaître rien d'arbitraire ou d'inutile.
«( On en doit dire autant de l'OBdonnance des colonnes accouplées ou adossées, qui environne le tour du dôme. Nous verrons dans la comparaison que nous en ferons avec d'autres coupoles que cette ordonnance adossée a l'avantage d'une soumissioabien ordonnée au principe de nécessité» que d'autres n'ont cherché à dissimuler quen tombant dans l'inconvénient d'un accessoire inutile et dispendieux.
« Le dôme des Invalides fut élevé par Jules -Hardouin Mansart» sans aucune des sujétions qu'eurent à subie tous ceux qui durent censtruive unecoupole sur les reins
(265) Une mile à l'église Saint 'Pierre de Rome^ par M. fabbé P. Hoticoq.
(264) Au moyen de la forme générale de l'édifice en croix crecque, comme je Texpose au mot Pimk^ (SAl^T ) de Rome. {Note de rauteur,)
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DlCTlONiNÀlRE
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des voûtes de quatre nefs d'églises (265). L*ég!ise des Invalides avait été Mtie sans aucun projet de coupole ; celle qu'on j admire aujourd'hui est un prolongement ajouté après coup. L'architecte eut l'avantage de
Eouvoir la faire porter de fond, et rien n'oligeait à lui donner l'élévation qu'elle a; peut-être pourrait-on déjà lui faire le reproche d'inutilité en ce genre, ou autrement, de dire plus qu'il ne faut.
« Hansart usa, comme Hichel-Ange, des colonnes accouplées et adossées pour servir de contreforts a la tour de son dôme; mais ces contreforts en colonnes, au lieu d'être distribués par masses égales au nombre des fenêtres , et iaisant corps avec l'ensemble, ne forment que huit contreforts, ce qui produit dans Tordonnance générale et dans le proQl de Tentablemen^ de grandes parties ea ressaut, dont Ueffet est d'altérer à la fois l*unité et l'harmonie de la distribution. Cette élévation perd encore de son caractère, par l'introduction d'un double rang de fenêtres, dont le second eut , à la vérité, pour objet, comme on le dira plus bas, d'éclairer d'une manière iiiapi^rçue les peintures de la ser conde voûfe.
« On dpit dire de l'extérieur du dôme des Invalides qu il y fègne autant de variété^ d'élégapce et de nchesise de détail. (|u'on y trouve peud'uniié^ de simplicité ae caractère, spit dans la forme générale, soit dans toutes les parties des profils, des chambranles, et dans tout ce qu'on peut appeler Texérution architecturale. (Foy., pour plus de détails^ ^article Hinsart.)
«Le dOme de Saint -Paul, de Londres (266), le plus grand qu'il y ait après celui de Saint -Pierre! offre un caractère assez grave et d'urne pelle courbe extérieure. Le chevalier Wren voulut enchérir sur la décoration extérieure de celle de Michel-Ange. A examiner séparéiçent sa composition ^ et en faisant abstraction de l'église en croix latine au-dessus de laquelle ifs'élève, on ne 2$aurai| nier que le parti pris par l'architecte d'environner sa tour de dôme d'une colonnade qui fait l'effet d'être isolée et qui supr pose un entablement continu, ne rappelle ridée d^s temples périptères et circulaires des anciens.
« Cette sorte de disposition a fait encore un pas de plus dans l'église de Sainte-Geneviève à Paris, construite par Soufflot. L'arcbiteçtè eut sans doute en vue d'affecter d'uiia nanière encore plus réelle et plus ^easlble à la décoration de sa tour de dômcy
le parti de la colonnade saillante et isolée du temple circulaire des anciens.
« Sur son stylobate, il éleva une galerie en saillie de trente -deux colonnes corinthiennes isolées , moins dans les quatre massifs servant de contrefort, au centre desquels sont pratiqués des escaliers. Quoique la colonnade, comme isolée, soit en quelque sorte divisée en quatre parties égales ai^ moyen des massifs dont on a parlé, cependant il y a entre ces massifs et les colonnes un espace qui permet de circuler tout à l'entour. De la resuite squs tous les aspects l'effet d'une colonnade tout à fait isolée.
« £n retraite et au-dessus de cette colonnade il y a, comme à Saint-Paul de Londres, un attique percé de fenêtres en arcades, sur lequel s'iélèvent immédiatement la courbe du dOme et la lanterne (267).
<K Si l'on résume les principaux points de critique et de parallèle entre ces quatre dômes (268) considérés dans leur extérieur, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il en a été de ces monuments coipme de beau-? coup d'autres ouvrages où le désir d'innover oud'améliorerqe produit pas toujours l'effet qu'on s'en promet. Le ddtne de SHint-Pierre, vu surtout dans l'ensemble pour lequel il avait été itonçu, offre au-dessus de tous les aiitres la masse la plus simple , la forme la plus entière et la décoration la plus homogène. On ne peut s'empêcher d'avouer que presque tous les dOmes construits depuis semblent particulièrement avoir tendu k exagérer la vue d'un édiQce surimposé à un autre édifice. Or, ce vice , il fo^ixi dire qu'il semble avoir été toujours en augmentant jusqu'à la coupole dé Sainte -Geneviève.
Aucune église ne présente, en effet, cet abus d'une manière plus sensible. Le grand from tispice en péristyle avec fronton indique d'une façon si particulière le comble et la terminaison d'un édifice, que rien ne pouvait contribuer plus activement à faire sentir la duplicité de motif dont on parle.
« Disons encore que ce double motif, dan^ ce qui devait être un tout, se trouve augmenté à cette église, comme à Saint-Paul, de Londres , par l'effet de la redondance d'une galerie ou colonnade qui coupe encore t*a deux parties le contoui* extérieur du dôme^ et qui, offrant l'idée d'un promenoir autour d'un temple rond, ne peut être regardée, aii lieu et dans l'espace qu'elle occupe, quei comme une chose inutile.
« Si maintenant , nous passons à la critique de l'intérieur des quatre dômes que
(M5)Gedtoe a ialérieuremeRt un diamètre (|e 75 pieds 6 pouces* el une hauteur de 162 pieds 9 pouces* de^ la naissance 4b la ootupole jusqu*au sommet. lyote de rauteur,)
(2G6) Ce dôme, œuvre ae Christophe Wren, architecte anglais, qui jetu les premiers fondements de Saint-Paul, nouyelle cathédrale de Londres, en mv^ a M pieds français ide diamètre, et SOS pieds fraoçafis de liauteur. il a été construit en pyramide, pour diminuer tes poussées latérales; mais il se j). csen^e sous la forme sphéroïde, comme les autres
démeç. 1/églisc elle même a une longueur de 450 pieds français. {NotedeCaiÊUur,)
(2i>7) Ce dôme réunit trois voûtes cuncenlriques en pierre de taille. Sa hauteur totale à Textérieur, en y comprenant la lanterne, est de 540 pieds. C^esl aussi la longueur du monument , lé péristyle compris. Sa largeur est de 250 pieds nors-d'œuvre. Saiiite-Ceneviève est en forme de croix grecque.
(âOS) Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Lo^* drcs, les Invalides et Saintc-Gcnevièyc de Parit^.
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D^ESTHETIQUE CHRETIENNE.
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nous examinons, nous disons encore que la décoration interne du dôme de Saiut-Pierre, a sur tous les autres un avantage particulier, c'est d'être daus le rapport le plus exact arec sa décoration externe. En décrivant pelle-ci, on a presque décrit l'autre. Ce qui différencie le dedans , c'est la richesse des ornements, de dorure ou de peinture en mosaïque , dont on y a fait un saffe et bel emploi. Toutes les grandes parties de l'extérieur, stylobate, ordonnance de pilastres accouplés, fenêtres entre les entre^pilastre?, attique orné de même eu guirlandes, com-
f)artiments qui répètent les côtés , et dont es espaces sont revêtus de figures en mosaïque , tout y offre la contre partie des masses et des détails du dehors. Ainsi, le
Srand principe d'unité se trouve observé ans ce monument avec une fidélité dont on ne saurait citer un exemple aussi frappant dans aucun autpe du même genre.
€ La décoration intérieure du dôme de Saint -Paul à Londres offre, dans ce qui forme la tour de ce ddm^, un parti d'ordon» nance |ilus régulier en soi que celui de Saint- Pierre. Cela est dû au système d'éça^ |ité d'entre colonnement des pilastres corinthiens , qui s'élèvent au nomure de trentedeux sur un stylobate continu. Ces trentedeux intervalles sont occuués ])ar vingtquatre fenêtres et huit grandes niches. Audessus s'élève le comble de la grande voûte en coupole , dont le sommet est percé par une ouverture circulaire de 19 pieds de diar inètre. Cette voûte est peinte. Mais, on peut dire qu'en général, soit ces peintures, soit le.^ ornements du stylobate et des pendentifs , n'offrent rien de très-remarquable. La }>artie décorative de l'intérieur de ce monu-r inent en est la plus faible.
« Le dôme des Invalides , au contraire, l'emporte sur beaucoup d'autres, sinon par la sévérité du style etdugoût, du moins par la variété et la magnificence des ornements.
« Les piliers du dôme sont percés par des arcades et ornés de colonnes qui soutiennent des tribunes au-dessus desquelles se développent les pendentifs , dont la forme, assez peu régulière et ornée de peintures richement encadrées , est surmontée d'un entablement à consoles régnant autour du dôme. C'est de cet entablement que part et commence la tour intérieure ornée d'un stylobate rempli d'entrelacs et de médaillons, d'où s'élève une ordonnance de pilastres corinthiens accouplés dont les intervalles contiennent les fenêtres du premier étage.
« Comme la coupole se compose de trois
voûtes inscrites Tune dans l'autre, la voûte
intermédiaire est décorée d'un plafond peint
par La Fosse, et éclairée d'une manière ina?
perçue dans l'intérieur par les fenêtres du
second étage , qui sont, * comme on l'a dit,
celles de l'attique extérieur. Cette manière
mystérieuse 4 éclairer le plafond peint est
de l'invention de Mansart, et donne une
valeur particulière à l'effet intérieur de cette
décoration qu'on aperçoit au travers de la grande ouverture de la première voûte, qui est ornée de compartiments alternatifs en caissons dorés et d'ornements peints. Son ouverture sert ainsi de cadre à la composition de la voûte. On doit dire qu'il règne dans cet ensemble intérieur beaucoup d'éclat et de pompe décorative.
«Leddm« de ianouvelle église deSainte-Geneviève est loin de pouvoir rivaliser dans sa décoration intérieure, avec ceux dont on vient de parcourir en abrégé la description. L'architecte n'ayant voulu devoir l'effet de sa décoration qu'aux seuls moyens de l'architecture et aux seuls moyens de la sculpture sur pierre , le principal ornement de son dôme consiste jusqu'à présent dans un ordre de colonnes engagées qui règne au au pourtour de la tour, et dont l'effet un peu lourd peut faire regretter l'emploi des pilastres, vu surtout le peu d'étendue d un diamètre, qui n'est que de 62 pieds.
«La vraie décoration intérieure de ce dtfme, du moins de sa partie sphérique, consiste; dans une voûte en caissons d'un goût trèsrégulier, dont l'ouverture laisse voir le simple sommet de la seconde voûte, qui est le principal point d'appui de la lanterne. C'est-là qu'un emplacement très-modique semblerait avoir été accordé à la peinture; mais (on pourrait le dire) sous la condition de rester et de paraître étrangère à la décoration du monument.
a U faut dire, en finissant, que dans le fait ces immenses voûtes de dôme^ où la
Ï)einture déploie toute la magie de ses coueurs et de ses compositions, ont le désa-* vantage de se substituer beaucoup trop aux données de la construction, aux lignes de Tarcbitecture et à ses formes décoratives. Ces plafonds, qui, doivent toujours dans leurs espaces aériens, représenter le ciel, font disparaître totalement l'idée du local dont ils sont, dont ils doivent simplement embellir la couverture. Si l'usage s'en perd entièrement, peut-être que ni la peinture, ni l'architecture n'en auront de regrets. » (269) Résumant les principaux détails que contiennent nos deux articles (coupole et dôm^. nous ferons remarquer comment le génie chrétien, après avoir, dans la capilale de l'Occident, créé la forme type du temple catholique, pour cette vaste région, par la manière dont il s'était approprié l'ordonnance générale de la basilique, créa de même à Constantinople, pour tout l'Orient un au* tre type général d'église, qui s'y est maintenu jusqirà nos jours, non sans avoir rejailli en brillants reflets sur plusieurs points de l'Occident. En effet, l'idée grandiose et si hardie d'éleyer dans les airs la rotonde grecque et romaine, conime l'image de la yoûte des cieux, et d'en faire la partie culminante et principale du temple saint, au moyen des quatre branches ou croisillons égaux sur lesquels elle devait s'asseoir avec tant d'ampleur et de majesté, cette idée, disons
(269) Dictionnaire historique d'architecture y pair M. Qualieiiiére de Quimy, v* pàrne^
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DICTIONIfAniE
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nous, était tout à fait neuve et éminemment ^*athoIique,soit comme caractère, soit comme symbole. Les anciens n'avaient jamais rien connu d^analogue h Téglise coupole de sainte Sophie. Aussi, une gloire impérissable suivra les noms des deux architectes catholiques, Anthémius de Tralles et Isidore de Milet, qui conçurent et réalisèrent cette magnifique idée. Le renom qu'elle leur a Valu, à si juste litre, doit primer celui des plus fameux architectes, tels que Brunelles- <;hi et Michel-Ange lui-même, qui, dansl'érectiondes dômes de Florence et de Rome, ont déployé, sans doute, une étonnante force de génie, mais n*ont été après tout, que les imitateurs d'une idée sublime et grandiose, que d'antresavaient trouvée, neuf siècles auparavant. 11 faut ajouter qu'une telle conception fut aussi neuve sous le rapport du système original et splendide de décoration auquel elle donna lieu, que sous celui du système architectural qu'elle inaugura dans tout l'Orient. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire les détails donnésà ce sujet par l'historien Procope, (270) et déconsidérer, même de nos jours, le vaste et magnifique intérieur de la coupole de Saint-Pierre du Vatican. L'Occident présente encore à notre admiration, dans Saint-Marc de Venise et dansSaint- Front de Périgueux» les deux plus brillants reflets qui lui vinrent de la basilique Justiuienne dédiée à la Sagesse incréée. Mais déjà, dans ces deux basiliques qui ont fixé >iotre attention, nous avons relevé des modifications apportées au prototype oriental, et dont la plus grave est, sans contredit, la forme de la croix latine substituée à celle de la croix grecque de la plupart des églises de l'Orient. Cette n^odification a été trèsregrettable, en ce sens qu'elle a introduit dans les temples à coupole, un motif d'ordonnance principale qui en a brisé l'unité, comme nous le verrons bientôt. Après Saint- Marc de Venise et Saint-Front de Périgueux» nous voyons s'élever, mais avec des proportions plus vastes et plus hardies, d'abord la célèbre coupole de santa Maria J)ei Fiori , ensuite celle non moins célèbre do la basilique du Vatican ; mais ici s'ouvre pour ce genre de construction, un système plus compliqué. La coupole ne repose plus immédiatement sur les quatre piliers et leurs j>endentifs, mais sur une tour droite et circulaire appelée tambour, dont l'effet est de ))orter plus haut dans l'espace la coupole j)roprementdite à laqnelle elle servira de ijase désormais. Cet efl^t est encore exagéré ])ar la forme, tantôt pyramidale, tantôt pres- (*ue spbérique, et toujours plus allongée, que reçoit la coupole elle-même, et de plus, par la lanterne extérieure qui la surmonte et qui en devient le complément obligé. Celte
(^70) De œdificiis Jusiiniaui^ 11 b. vi. Voy, aussi Du Caiigc. tlLtoria bytanlina , 1G8U. Tout. III , iiv. LU.
(^71) La pnnci|>:i!e diflercnce qui cxtslc enlreces deux coupoles, c'est que la oeriiiére est elliptiaue, ^urbaméCy parce qu'elle présente un contour au-dcs-
exagération delà hauteur de la coupole est de plus en plus sensible dans les principaux dômes élevés après celui de Saint-Pierre, tels
?[ue ceux de Saint-Paul de Londres et de Sainte i^neviève de Paris; en sorte qu'en comparant le plan de ce dernier à celui de Sainte dophie, on peut suivre pas à pas, entre ces deux limites extrêmes de la coupole, les modifications succesives gui en ont si notablement altéré le type primitif, au point qu'on aura de la peine a reconnaître dans la coupole de Sainte Geneviève la génération de Sainte Sophie. Ceci amène naturellement la questionde savoir si l'architecture chrétienne a gagné ou perdu à cette altération de la cou«
!)ole primitive, ou, en termes plus clairs, si la brme du dôme érigé en l'honneur de la patronne de Paris, est préférable à celle de la coupole de Justinien (271)
On ne saurait douter que la première de ces deux formes de la coupole, envisagée en soi et abstraction faite de l'édifice qut là surmonte, ne soit plus hardie, plus élancée, plus heureuse a la vue, que la seconde. Mais si on la considère, comme on doit le faire, dans ses rapports avec l'édifice auquel elle tient, il est incontestable que relativementaux églises qui ont, telle que celle de Saint-Pierre de Rome, une nef principale sensiblement plus longue que les autres trois nefs ou croisillons, la coupole devient, quelqu'en puisse être le mérite intrinsèque, une véritable superfélation. Imposée sur un édifice qui avait déjà sa raison d'être, elle n'est plus qu'un motif principal surajouté k un autre motif principal, d'où résultent deux unités, pour l'édifice, c'est-à-dire la violation flagrante de la véritable unité, qu'on ne saurait concevoir dans un monument à double motif, celui de la nef longitudinale qui détermine la forme de la croix latine, et celui de la coupole qui, indépendammen, de sa i^arfaite inutilité, dans l'exemple dont il s'agit, offre un second motif contradictoire au premier, celui de la croix grecque qu'elle exprime, essentiellement opposé à celui de la croix latine formée par le croisillon longitudinal du couchant au levant. Cette absence de toute unité est encore plus sensible à l'intérieur qu'à l'extérieur, et elle l'est d'autant plus, que les dimensions de l'édifice sont plus considérables. Or, la plupart des églises à coupole, de l'Europe, ayant la forme de croix latine, on peut affirmer, sans crainte de se tromper, que l'emploi irrationnel de la coupole dans ces édifices est fAcheux, puisqu'il offre une violation non douteuse du grand principe de l'unité, en dehors duquel il n'y a rien de véritablement grand, de véritablement beau ici-bas. On doit raisonner tout différemment pour la basiliaue à croix grec-
• sous du demi-cercle , et que la première , au contraire, présenle, comme celle de Saint - Pierre ae IVome, mais avec une intention encore glus marquée, le dôme surmonté ou demi-sphéroïde, qui, vu de loin, offre la figure d'une sphère presque com-» pièie