Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques
Bernard-Maître (Rév. P. H.), S. .1., à Paris. Berthier (A.), conservateur du musée de Constantine. BossuAT (A.), professeur ù la Faculté des lettres de Clermont.
Bréhier (L.), de l'Institut, professeur honoraire à la
Faculté des lettres de Clermont.
BuNDERVoiîT (Rév. P. A.), missionnaire du S. C, à Lou-
vain.
Calendini (P.), doyen honoraire à Hyères (Var). Canivez (Dom .1.), cistercien, à Forges-lez-Chimay (Belgique).
Cappuy.ns (Dom M.), bénédictin de l'abbaye de Mont- César, à Louvain.
Carreyre (.J.), directeur au séminaire S.-Sulpice, à Paris.
Chauvin (P.), bénédictin, à Quarr-Abbey (Angleterre).
CoLOMBAS (Dom G.-M.), bénédictin, de l'abbaye du Montserrat (Espagne).
CooLEN (Chan. G.), à S.-Omer (Pas-de-Calais).
Courtois (Ch.), professeur à la Faculté des lettres d'Alger.
Dauphin (Dom H.), bénédictin, à Quarr-Abbey (.\ngleterre).
David (P.), professeur à Coïmbre (Portugal). De BiL (Rév. P. A.), S. .1., à Louvain. Debongnie (Rév. P. P.), rédemptoriste, à Namur. Delaporte (Chan. Y.), à Chartres.
De Meulemeester (Rév. P. M.), rédemptoriste, à Bruxelles. De Meyer (.a.), professeur à l'université de Louvain. Dereine (Ch.), à Moustier-sur-Sambre (Belgique). De Smet (.J.-M.), professeur à Louvain.
DiMiER (Dom A.), cistercien, à Forges-lez-Chimay (Belgique).
Drioux (Chan. G.), professeur aux Facultés catholiques, à Lille.
Dumas (Auguste), professeur honoraire à la F'aculté de
droit d'Aix-en-Provence.
Erens (Chan. M. -A.), prémontré, à Tongerloo (Belgique). Ferron (Rév. T". .1.), des Pères Blancs, directeur du musée
Lavigerie, à Carthage.
Feuille (G.-L.), à Carthage.
FoREViLLE (Mlle R.), professeur à la Faculté des lettres de Rennes.
FossiER (R.), à Meudon (Seine-et-Oise).
Garitte (G.), professeur à l'Université de Louvain.
f'iRAs (P.), bibliothécaire de l'Université de Dijon.
Grumel (Rév. P. V.), de l'Assomption, à Paris.
Halkin (L. E.), professeur à l'Université de Liège.
HouRLiER (Dom .1.), bénédictin, à Solcsmes (Sarthe).
Jadin (L.), professeur à Louvain;
.Tanin (Rév. P. R.), de l'Assomption, à Paris.
.Jean (Rév. P. E.), de l'Assomption, à Paris.
Laplatte (C), conseiller à la Cour, à Colmar. Laurent (Rév. P. M.-H.), O. P., scriltore de la Bibliothèque Vaticane.
Laurent (Rév. P. V.), de l'Assomption, à Paris.
Lefebvre (Ch.), professeur à la Faculté de droit canonique de Paris et aux Facultés catholiques de Lille.
Leflon (Chan. .1.), professeur à l'Institut catholique de Paris.
Levesque (E.), directeur au séminaire S.-Sulpicc, à Paris. Maisonneuve (H.), professeur aux Facultés catholiques, à Lille.
Melchior de S.\inte-Marie (Rév. P.), carme déchaussé, à Rome.
Mens (Rév. P. A.), capucin, à Louvain.
Meysztowicz (Mgr X.-W.), à Rome.
Molien (Rév. P. A.), de l'Oratoire, à Amiens.
MoLLAT (G.), professeur honoraire à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg.
MoLS (Rév. P. Roger), S. .1., collège théologique S.-Albert de Louvain, à Louvain.
MoREMBERT (T. de), archiviste de la ville, à Metz.
O Briain (Rév. P. F.), franciscain, professeur à l'Université nationale d'Irlande, à Galway.
OsTRowsKi (Dom ,J.), bénédictin, à Lublin (Pologne).
Perez (Dom Fl.), bénédictin, abbaye de Silos (Espagne).
Plinval (G. de), professeur à l'Université de Fribourg (Suisse).
Préclin (E.), professeur à la Faculté des lettres do Besançon.
Prévost (M.), conservateur honoraire i» la Bibliothèque Nationale, à Paris.
RoisiN (Rév. .Sœur S.), Institut de l'Iinfant Jésus, à Nivelles (Belgique).
ScHMiTZ (Dom P.), directeur de la /Jeune bénédictine, bibliothécaire de l'abbaye de Maredsous.
Stefanic (V.), professeur à Zagreb (Yougoslavie).
SzALAY (Dom .1.), bénédictin, à Paris.
Van Cauwenbergh (Mgr), professeur à l'Université de Louvain.
Van den Wyngaert (Rév. P. A.), franciscain, à Turnhout (Belgique).
Van Doren (Dom R.), bénédictin de l'abbaye du Mont- César, à Louvain.
Van Hee (Rév. P. L.), S. .J., à Louvain.
Van Lantschoot (Chan. A.), vice-préfet de la Bibliothèque Vaticane.
Van Meerbeeck (Mlle L.), conservatrice-adjoint aux Archives générales du Royaume, à Bruxelles.
VoLK (Dom P.), bénédictin, abbaye de Maria-Laach (.Allemagne).
Waquet (H.), archiviste honoraire du l'inistcre, à Quiniper.
Warbilow (Dom J.), bénédictin, à Quarr-.Vbbey (.Angleterre).
Zeiller (.1.), professeur à l'École des Hautes Études, Paris.
C ( Suite )
1. CATULINUS (Saint), ou Gat(d)ulinus, martyr africain, mentionné au martyrologe liiéronymien le 19 mars.
A. S., mars, m, 28 et 29. — Mort. Hier., éd. de Rossi et Duchesne, 34; éd. Deletiaye et Quentin, 152 et 153. — De Hossi, Bull, di arch.crist., Rome, 1S7G, tav. iv-v; 1877, p. 113-17.
J. Ferron.
2. CATULINUS (Saint), • figure au martyrologe hiéronymien le 23 avr., à la tête d'un groupe de martyrs africains, dont l'un porte le nom de Félix. Est-ce le même que celui de la basilique de Fauste à Carthage mentionné le 15 juillet?
A. S., avr., m, 166. — Mort. Hier., éd. de Rossi et Duchesne, 47. — De Rossi, Bull, di arch. crist., Rome, 1876, tav. iv-v; 1877, p. 113-17.
J. Ferron.
3. CATULINUS, un des quatre sous-diacres qui entouraient l'évêque de Cirta-Constantine, Paulus, pendant les perquisitions et saisies opérées dans la « maison des réunions chrétiennes », le 19 mai 303, pour se conformer à l'édlt persécuteur de Dioclétien, par le curateur de la colonie cirtéenne, Munatius Félix, flamine perpétuel, assisté des exceptores (greffiers) Edusius et Junius ainsi que de servi publici. Catulinus fut du nombre des nombreux traditeurs de cette communauté, puisque le procès-verbal rapporte qu'il livra pour sa part le seul livre liturgique qu'il eût en sa possession et dont on sait seulement qu'il était assez volumineux, codicem unum pernimium maiorem. Il convient d'ajouter à sa décharge qu'il refusa, ainsi qu'un autre sous-diacre, Marcuclius, de faire connaître les noms de ceux qui détenaient la majorité des livres saints, les lecteurs, en déclarant net qu'ils préféraient la mort à pareille trahison. On les arrête sur-le-champ. Là finit leur histoire, sur laquelle nous renseigne un précieux document recueilli par S. Optât pour la constitution de son dossier antidonatiste et conservé aujourd'hui dans l'appendice de ses oeuvres : Acta Munati Felicis, dans les Gesta apud Zenophilum, éd. Dupin, Paris, 1702, p. 167-74; éd. Ziwsa (t. xxvi du C. S. E. L.), p. 186-88, cit. d'après Monceaux; P. L., VIII, 726-42; S. Augustin, Epist., lui, c. 11, 4; éd. Barreau, iv, 445-46; P. L., xxxiii, 197; Contra Cresconium, III, c. xxix, 33; IV, c. lvi, 66; éd. Barreau, xxix, 172-73, 269-70; P. L., xLin, 512-14, 583-84, y fait plusieurs allusions.
De Rossi, Epigrafe votioa dei Caiullini Epijanii, dans Bull, di arch. crist., 1877, Rome, p. 113-17 (1876, tav.
DiCT. d'hist. et de oéogr. ecclés.
iv-v). — p. Monceaux, Hist. lift., m, Paris, 1905, p. 93-96 et chap. préc, passim.
J. Ferron.
4. CATULINUS (Saint), Cat(h)olinus, peutêtre Catullinus, diacre de Carthage, inscrit seul le 15 juill. dans le Kalendarium Carthaginense (Ruinart, Acta martyrum sincera, "Vérone, 1731, p. 542), et avec quatre autres martyrs au martyrologe romain, qui s'est manifestement inspiré des textes d'Adon et d'Usuard. L'inhumation de lanuarius, Florentins, Iulia et lusta avec Catulinus dans la basilique de Fauste, appelée par erreur basilique de Fausta dans l'hiéronymien, est une hypothèse toute gratuite de ces deux auteurs; l'hiéronymien dit seulement: In At(f) rica, civitate Karlagine, natale sanctorum Catholini diaconi et reliquorum martyrum qui requiescunt in basilica sanctae Faustae, lanuari, Florenti, Pollutanae, Iuliae et lustae; ils ont cru pouvoir regarder les noms qui suivent les reliqui martyres comme l'énumération de ces derniers. Une seule chose est certaine, c'est l'inhumation de Catulinus dans cette basilique avec toute une troupe de chrétiens martyrisés le même jour; l'un de ces martyrs est connu, Félix, évêque de Thibiuca (Hr. Zouitina), grâce à la relation partiellement authentique appelée Passio ou Acta Felicis, dans Ruinart, op. cit., 313-14, ou dans A. S., oct., X, 625-28 (cf. P. Monceaux, Hisl. litt., m, Paris, 1905, p. 136-40 ou La Passio Felicis, dans Revue archéol., 1905, i, p. 335-40). C'est en partant de ce document que H. Delehaye {La Passion de S. Félix de Ttiibiuca, dans Anal. Bo//., xxxix, 1921, p. 265-66 et p. 270, n. 29 et 31) estime pouvoir fixer la date du martyre de S. Catulin et de ses compagnons au 15 juill. 303, au début donc de la persécution de Dioclétien. Le rôle de premier plan qu'y tient Catulinus malgré la dignité de Félix s'expliquerait par son appartenance au siège métropolitain, ou peut-être par l'éclat de son témoignage. La basilique de Fauste, très connue par les textes de S. Augustin (Serm., xxiii, cclxi; P. L., xxxviii, 155, 1202) et de Victor de Vite (Hist. persec. vandal., I,viii,25; II,vi, 17; III,ix,34), semble avoireu le privilège de recueillir les restes de tous les martyrs de cette journée particulièrement sanglante; ils durent être très nombreux, puisque la lettre des évêques africains au pape Jean II {Epist. afr. episcop. ad loannem P., dans Hardouin, Concilia, u, 1154-55 ou dans Mansi, viii, 808) insiste sur le grand nombre de corps de martyrs inhumés dans cette église. Ce fut sans doute dans cet édifice si vénérable que S. Augustin i)rononça
CATl LINIJS
— CATCHON
le panégyrique de S. Catulin signalé par Possidius {Indiculus, ix; P. L., xlvi, 19), mais dont le texte n'a pas encore été retrouvé. Une inscription chrétienne (C. /. L., VIII, 5669; Additani., p. 964: Rec. de Constanline, xvni, 1876-77, p. 535-36), exhumée à l'Aïn Abid, à 35 km. sud-est de Constantine, dans la direction de Guelma, mentionne élogieusement les Catullini. Il n'est pas possible de dire si notre Catulinus appartenait à cette famille, encore moins, si la dédicace se rapporte au moins partiellement à lui. D'ailleurs il n'est même pas certain que l'inscription veuille rendre hommage à des mérites provenant de la vertu ou du martyre, comme on l'a pensé généralement à la suite de Rossi (Epigrafe votiva dei Catullini Epifanii, dans Bull, di arch. crisL, 1877, Rome, p. 113-17; pl., ibid., 1876, tav. iv-v). Monceaux (Enquête, dans Mémoires présentés à l'Acad., Paris. 1907, n. 291, p. 101-02) n'a pas tort de suggérer l'hypothèse d'une dédicace destinée à flatter la vanité par le rappel de l'origine aristocratique des bienfaiteurs d'une église.
Propylaeum ad A. S. dec, p. 288-90, § 4. — A. S., juin., IV, 27-28, 119. — Mari. Hier., éd. de Rossi et Duchesne, 91 ; éd. Delehaye et Quentin, 375-77. — Pétin, Dict. hagiogr., dans Migne, XL, p. 546-47, au mot Catulin. — P. Monceaux, Hist. tilt., m, Paris, 1905, p. 110-11, 530, 537. — Dom Quentin, Les martyrologes hist., Paris, 1908, p. 336 et 482. — H. Delehaye, Les orig. du culte des martyrs, Bruxelles, 1933, p. 388.
J. Ferron.
CATULLA (Sainte), matrone à Paris, 9 oct. Personnage créé par les actes apocryphes de S. Denys (B. H. L., 2172-2175). Après leur supplice, elle aurait sauvegardé de la profanation les corps de l'évêque et de ses compagnons. Bien que rappelée dans certains martyrologes récents au 31 mars, elle n'a jamais joui d'un culte ecclésiastique.
A. S., oct., IV, 564, 711, 794. — Mort. Rom., 443.
R. Van Doren.
CATUM (Saint), martyr à Pergé sous Dioclétien (?), X" août. Le martyrologe romain cite après Leontius, martyr de Pergé en Pamphylie, un Attus. Ce nom provient du synaxaire de Constantinople qui mentionne un Korroûvr). Le synaxaire lui-même s'est inspiré d'une Passion, perdue aujourd'hui, mais qui devait être correcte, à en juger d'après les quelques passages que nous avons gardés.
.4. S., août, I, 21-22. — Synax. Eccl. Constant., éd. Delehaye, 860-62. — Mart. Rom., 318.
R. Van Doren.
CATUIVISYRITUS (Jean-Baptiste), théologien italo-grec (xvii« s.). Voir D. T. C, ii, 2013-
CAUCAUBARDITES. Voir Condobaudites, dans D. T. C, m, 814.
CAUCHÈNE (Saint-Martin), Caucana, abbaye de bénédictins au diocèse de Narbonne. A cet endroit existait déjà, en 840, un prieuré dépendant de S. -Laurent de Cabreresse. Élevé au rang d'abbaye, il fut uni à l'Église de Narbonne et cédé en 1004 par l'archevêque Ermengaudus à S. -Michel de Cuxa.
Beaunier-Besse, Abbayes et prieurés de l'ancienne France, IV, 126. — Cottineau, 632. — Gall. christ., vi, 1.38. — Mabillon, Annales, ii, 648.
R. Van Doren.
GAUCHIE (Alfred), né à Haulchin le 26 oct. 1860, t à Rome le 2 févr. 1922, professeur d'histoire ecclésiastique à l'université de Louvain (1890-1922), exerça à l'université une influence profonde en y renouvelant les méthodes d'enseignement. Il fonda, avec P. Ladeuze, la Revue d'histoire ecclésiastique
j (1900) et donna une grande impulsion au Recueil de I travaux, publié par des professeurs de la Faculté des lettres. Après la guerre de 1914-18, il devint directeur de l'Institut historique belge de Rome (1919-22), dont il avait prôné et obtenu l'érection en 1900. Il réussit à î imposer ses réformes grâce à son caractère combattif I et mordant. Son dévouement sans bornes, sa piété et sa ! grande charité lui valurent l'admiration et l'attache- [ ment durable de ses disciples. Sa dissertation doctoi raie : La querelle des investitures dans tes diocèses de ■Liège et de Cambrai (2 vol., 1890), garde encore aujourd'hui une grande valeur.
L. \'an der Essen, A. C, l'initiateur, le savant, l'homme, dans Bev. d'hist. eccl., xviii, 1922, p. 213-39. — F. Baix, .4. C, dans La Terre wallonne, vi, 1922, p. 73-101. — U. Berlière, A. C, dans Ann. de l'Ac. roy. de Belgique, xci, 1925, p. 199-252 (avec liste des publications de C).
A. De Meyer.
CAUCHON (Pierre) (1371-1442), évêque de Beauvais, puis de Lisieux, surtout connu par sa participation au procès de Jeanne d'Arc, naquit à Reims, ou aux environs, vers 1371. Il étudia à Paris, y conquit les grades de maître ès arts et de licencié en décret, et devint, en 1403, recteur de l'Université. Promu successivement au conseil du duc de Bourgogne (8 févr. 1409), au chapitre de Reims (1409) et à celui de Beauvais, il est nommé (1410) vidame de l'Église de Reims, fonction qu'il gardera jusqu'à son i élévation au siège de Beauvais (1420). L'agitation I cabochienne va le précipiter dans la politique. Après \ la défaite des cabochiens, Cauchon, banni, trouve asile auprès du duc de Bourgogne, son patron, qui va l'envoyer au concile de Constance, avec mission de défendre la thèse de Jean Petit sur la licéité du tyrannicide. Cauchon resta à Constance 3 ans et ! 3 mois. Kn févr. 1419, il se retrouve à Paris, où la situation s'est retournée en faveur des Bourguignons : il est chargé par son maître d'une mission auprès du Parlement. Auparavant, il avait pris part aux négociations du monastère de la Tombe qui s'étaient déroulées entre délégués du roi et délégués I de la reine. Mais c'est surtout lors de la conclusion du I fatal traité de Troyes (1420) que son activité de diplomate trouva à s'exercer : Cauchon fut l'un des sept délégués de l'Université qui prirent part à la négociaj tion. .\i)rès le traité de 'Troyes, Cauchon négocie, au nom de Henri V cette fois, avec le chapitre de Paris, l'élection d'un évêque favorable aux Anglais. Il échoue d'ailleurs, mais, surtout grâce à la pression du duc de Bourgogne, il est élu, le 4 sept. 1420, évêque de Beauvais.
On lui a reproché de n'avoir pas observé la résidence : cependant on trouve la trace de deux visites effectuées par lui à Gerberois, en 1424 et 1425. Il est certain qu'il fît de fréquents séjours à Rouen et que sa promotion à l'épiscopat ne mit pas fin à son activité politique et diplomatique : en 1422, à la mort de Charles \l, il est désigné comme l'un de ses exécuteurs testamentaires; en 1423, il se qualifie « conseiller du roi Henri VI et chancelier de la reine d'Angleterre »; lors du siège du Crotoy, défendu par Jacques d'Harcourt, il fit partie de la délégation chargée de se rendre près de ce capitaine pour l'inciter à capituler; en mars 1423, il remplit une mission auprès du duc de Bretagne; en 1425, à la demande du régent Bedford, il intervient dans les négociations qui préparent l'ordonnance du 26 nov. 1425 : on sait que, d'après cette ordonnance, Bedford se résigna à octroyer à la Cour pontificale la collation des évèchés, la collation des trois quarts des bénéfices, le rétablissement des réserves, des annales et des expectatives; Cauchon est encore chargé de négocier la promulgation et l'acceptation de cette ordonnance, si défavorable à l'épisco-