CHARLES DE SAINT-BERNARD
originaire de la famille Malleti. de Turin (t 1658). 11 entre chez les feuillants d'Italie en 161.3. Prédicateur, canoniste, théologien, il devient examuiateur synodal, consulteur du S.-Offlce, supérieur du monastère de Ste-Marie Consolatrice. Parmi ses ouvrages, citons : Médilations, Turin, 165.5; Théologie morale, Turin, 1656; De hierarchia et iure Ecclesiae..., Turin, 1660 ([)osthume).
Morozzo, Cistercii reflorescenlis, seu... Fuliensis..., Turin, 1690, p. 108. — Ch. de Visch, Auctarium ad Bibl. cisterc, Bregenz, 1927.
J.-M. Canivez.
CHARLES DE SAINT-PAUL, feuillant de la congrégation française, né à Paris de Félix Vialart, maître des requêtes au Palais, et de Jeanne Hennequin. Son origine, ses vertus, ses connaissances acquises le firent estimer de tous. Abbé de Feuillant d'abord, puis supérieur de sa congrégation (1637-40), il fut nommé évêque d'Avranches en 1640. C'est dans l'église des feuillants de Paris qu'il reçut le sacre épiscopal (1642), en même temps que son neveu, Félix Vialart, évêque de Châlons-sur-Marne. L'évêque d'Avranches n'eut qu'un épiscopat de deux ans; il mourait déjà en 1644. On a de lui : Géographie sacrée, Paris, 1641 ; rééd., Amsterdam, 1703 et 1704; Tableau de la rhétorique française, Paris, 1632 (assez pauvre); Mémoires du ministère du cardinal de Richelieu, Paris, 1640, ouvrage condamné à être brûlé, mais cet arrêt ne fut pas exécuté.
Gall. christ., xi, 502. — Ganis, 506. — Morozzo, Cistercii reflorescenlis, seu... Fuliensis..., Turin, 1690, p. 35, 90. — Ch. de Visch, Bibl. script, ord. cisterc, Cologne, 1656, p. 61.
J.-M. Canivez.
CHARLES DE SAINTE-MARIE, feuillant de Paris, de son nom de famille, Lauson. Philosophe et théologien, doué pour la prédication et ascète sévère, il remjilit les fonctions d'abbé général de sa congrégation (1634-37). Mort à Paris le 17 déc. 1659, après quarante-quatre ans de vie religieuse. Il laissa un ouvrage : Catalogus monuchorum qui inter Fulienses sanctiiatis opinione claruerunt; Henriquez l'utilisa pour son Menologium, Anvers. 1630.
Morozzo, Cistercii reflorescenlis, seu... Fuliensis..., Turin, 1690, p. 36, 78. — Ch. de Visch, BibL script, ord. cisterc, I Cologne, 1656, p. 61.
; J.-M. C.\XIVEZ.
I CHARLES DE SEYN, abbé de Villers-eni Brabant (1197-1209). Originaire de Cologne, il entre à l'abbaye cistercienne de Himmerode, prend part à ' la fondation de Heisterbach ou Val-S. -Pierre (1189) et I y devient prieur. Comme abbé de Villers-en-Brabant, i il se montre un modèle de vie sainte et contribue j notablement à la prospérité de son monastère. Il , entreprend la construction de bâtiments claustraux i et achève l'admirable église abbatiale dont les ruines grandioses sont toujours debout. Il jouit d'un crédit considérable auprès du duc de Brabant et d'autres princes : en 1207, le duc Henri I" le délègue à la diète de Gelnhausen, tenue sous la présidence du roi des Romains, Philippe de Souabe. En 1209, il fait accepter sa démission par l'abbé de Clairvaux, Conrad d'Urach, jadis abbé de Villers, et il revient à Himmerode. Mais contrairement à ses désirs et à son espoir de vivre caché, l'abbaye naissante de Ste-Agathe (plus tard I occupée par des moniales) le réclame pour prélat. I II sauva de la ruine ce pauvre monastère et y décéda i vers 1215. Il n'est pas solidement établi qu'il jouisse d'un culte immémorial.
A. S., janv., m, .591, texte un peu interpolé. — M. G. H.,