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CHAUMONT-LA-PISCINE

CHAUMONT (Louis-Makin Barthélémy ue), 1737-1808, évêque de S.-Dié, né à Paris le 24 aoùtl737, appartenait à la famille des Chaumont de La Galaizière, fut, très jeune, pourvu de nombreux bénéfices. Grand prévôt de S.-Dié en 1768, il est nommé évêque de ce siège lors de son érection (1774). Sacré dans la chapelle du château de Brienne, le 21 sept. 1777, par Loménie de Brienne, avec lequel il s'était lié au cours d'un voyage en Italie, il administra son diocèse avec une sévérité qui lui valut le surnom de « Monseigneur de la crosse ».

C'était le « géant du clergé de France » : sa taille atteignait 6 pieds et il était gros en proportion. Mais cet athlète était défiguré par un œil cyclopéen monstrueux, infirmité qui avait décidé de sa vocation, comme le pied bot de Talleyrand.

Il aimait le luxe, le faste. C'était un prélat mondain, qui allait jusqu'à recommander à ses prêtres de se friser et de se poudrer.

Il refusa le serment à la Constitution civile du clergé et quitta le royaume en mars 1791 : il se réfugia à Bruxelles, puis passa en Suisse, en Souabe et en Bavière, sans jamais cesser de s'occuper de son diocèse. Le P. Armand Jean se trompe quand il déclare dans son recueil {Les évêques et archevêques..., 418) qu'il refusa de se démettre de son siège au Concordat. Il mourut au château de Mareil, le 30 juin 1808.

Il portait dans sa jeunesse le titre d'une terre de sa famille, « de La Galaizière »; mais ce marquisat ayant été aliéné en 1777 par son frère aîné, il cessa de le porter : de la sorte il ne peut et ne doit être appelé que Mgr de Chaumont.

Morellet, Mémoires, i, 23-26, 36, 84. — Roussel, Quelques notes sur la jeunesse de Mgr de La Galaizière (sic), dans Bull, de la Soc. philomatique vosgienne, 1935-36, p. 3-9. — P. Boyé, Le chancelier Chaumont de La Galaizière et sa famille, dans Pays lorrain, 1937, p. 146 s<|.

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