‹ Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiquesChapitre 123 sur 282 · CHELIDONIUS, évêque de BESANÇON · texte numérisé non relu

CHELIDONIUS, évêque de BESANÇON

le deuxième de la liste épiscopale. Vers 444, S. Hilaire d'Arles ayant appris que l'ordination de Chelidonius avait été irrégulière, réunit un concile, probablement à Besançon, et le déposa. Chelidonius se rendit à Rome auprès de S. Léon, qui l'admit à sa communion, et après enquête, malgré l'opposition d'Hilaire, le rétablit sur son siège.

A. S., mai, ii, 31-32. — D. H. G. E., viii, 1153. — Duchesne, i, 114-16; m, 212-16. — Pagi, Crit. Ann. Baronius, 1689, année 445, 8-9. — Tillemont, xv, 72, 844-45.

R. Van Doren.

2. CHELIDONIUS, Celedonius, est cité par l'hiéronymien comme martyr romain du 29 sept. En réalité, il s'agit de Chelidonius du 3 mars, à CALLA-

! QURi (Calahorra) en Espagne. D'après le martyrologe romain, Chelidonius est compagnon d'Emeterius (l'édition publiée sous le nom de Benoît XV les appelle frères, on ne sait pourquoi). Tous deux soldats au camp de Léon en Galice, ils partirent vers 295 pour Calahorra, au moment de la persécution, pour y confesser le nom du Christ. Ils y furent exécutés. Cet éloge provient de F"lorus qui a résumé la Passion (B. H. L., 2533). Les seules données historiques concernant les saints sont fournies par Prudence (Péristéphanon, 1. VIII) et Grégoire de Tours (/n gloria martyrum, 1. XCII).

A. S., mars, i, 228-34. — Mari. Hier., éd. Delehaye, 123-24, 532-33. — Mort. Rom., 83-84. — D. H. G. E., au mot Calahorra, ix, 269.

R. Van Doren.

CHELLES, Calae, Calense, cant. de Lagny, arrond. de Meaux (Seine-et-Marne), à 19 km. de Paris, dioc. de Paris, auj. de Meaux, abbaye de moniales bénédictines sous le titre de Notre-Dame, Ste-Croix et S.-Georges. Établie par Ste Bathilde (f 680) (supra, vi, 1321-22), veuve de Clovis II (t 656), dans sa villa royale, l'abbaye eut pour première abbesse Ste Bertille ' (t 705 ou 706) (supra, viii, 1004), qui était venue de Jouarre avec un groupe de moniales. La Vita Clothildis (x« s.) affirme que Chelles remonte à Ste Clothilde elle-même; mais les documents contemporains ne connaissent pas cette donnée que Mabillon et d'autres après lui ont reprise.

Une bulle d'Innocent III place le monastère sous la juridiction immédiate du S.-Siège. Les moniales y furent habituellement fort nombreuses : à la fin du XYnii^ s., elles étaient encore soixante. Elles portèrent l'habit blanc jusqu'en 1614, date où elles adoptèrent la couleur noire.

Chelles connut plusieurs réformes, dont la plus célèbre se fit sous Jean Simon, évêque de Paris (1499), qui, pour repeupler le monastère devenu presque désert et fort relâché, appela douze moniales de F"ontevrault. Il établit des abbesses temporaires, dont la première fut Jeanne de la Rivière. Sous la direction de celle-ci la communauté compta 80 membres; ce qui lui permit d'opérer la réforme d'autres abbayes de femmes, notamment Montmartre et le Val-de-Grâce. En 1513, elle remplaça les prêtres séculiers chargés du ministère spirituel par une communauté de bénédictins qui plus tard s'unit à la réforme de S.-Maur. A partir de 1527 les abbesses furent nommées par le roi.

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