IV. Collégiales et établissements religieux
— Collégiales. — Arundel (fondée en 1375, d'abord pour une petite communauté de moines de Séez; érigée en collégiale en 1380; supprimée en 1544); Bosham (fondée à l'époque saxonne; chapelle royale donnée à Osbern, évèque d'Exeter, par Édouard le Confesseur et érigée en collégiale au début du xu« s. ; supprimée en 1548); Hastings (fondée en 1090; supprimée en 1548); South Mailing (fondée en 765; restaurée par Theobald, archev. de Cantorbéry en 1150; supprimée en 1547) ; Steyning (appartenant à Fécamp ; aucune mention après 1283).
Établissements religieux. — Bénédictins : Battle (D. H. G. E., VI, 1341-43); Lewes (prieuré clunisien, fondé en 1077; supprimé en 1537); Lyminster (moniales, fondé en 1082; supprimé en 1414); Rusper (prieuré de moniales, fondé au xii« s.; supprimé en 1537); Sele (prieuré fondé en 1075 (?) par S. -Florent de Saumur; supprimé en 1480 et annexé à Magdalen Collège, Oxford). — Cisterciens : Robertsbridge (abbaye fondée par Boxley, 1176; supprimée en 1538). — Augustins : Hardham (1248; supprimé en 1538); Hastings (observance d'Arrouaise; fondé entre 1189- 99; supprimé en 1536); Michelham (même observance; fondé en 1229; supprimé en 1536); Pynham (dit de Calceto; fondé en 1151; supprimé en 1525; revenus attribués au Collège de Christ Church, Oxford); Shulbrede (? 1216; supprimé eu 1536); Tortington (c. 1199; supprimé après 1535). — Prémontrés : Bayham (ou Biegham; fondé à Otham c. 1180; transféré à Bayham en 1207; supprimé et revenus annexés au Collège de Christ Church, Oxford, en 1524); Durford (fondé par Welbeck, c. 1160; supprimé en 1535).
— Dominicains : Arundel (1253); Chichester (1283); Winchelsea (1318). — Franciscains : Chichester (1242); Lewes (1241); Winchelsea (1242). — Carmes : New- Shoreham (1316), — Ermites de S.-Auguslin : Rye (1350).
V. Liste des évèques. — Stigand (1070-87). — Gosfrid (1087-88). — Ralph de Luffa (1091-1123). — Seffrid I" (1125-45, t 1151). — Hilary (1147-69). — John Greenford (1174-80). — Sefïrid II (1 180-1204). — Simon de Wells (1204-07). — Richard le Poor (1215- 17). — Ralph of Wareham (1218-22). — Ralph Neville (1224-44). — Richard Wych (1245-53). — John Climping, alias Bishop (1254-62). — Stephen Berksted (1262-87). — Gilbert de Saint-Leofard (1288-1305). — John Langton (1305-37). — Robert Stratford (1337- 62). — William de Lynn (1362-68). — William Reade (1369-85). — Thomas Rushook (1385-88). — Richard -Metford (1390-95). — Robert Waldby (1396-97). — Robert Reade (1397-1415). — Stephen Patrington (1417; t la même année). — Henry de la Ware (1418- 20). — John Kemp (1421). — Thomas Polton (1421- 26). — John Rickingale (1426-29). — Simon Sydenham (1431-38). — Richard Praty (1438-45). — Adam de iMoleyns (1446-50). — Reginald Pecocke (1450-57). — John Arundel (1459-77). — Edward Story (1478-1503). — Richard Fitzjames (1503-06). — Robert Sherborn (1508-36). — Richard Sampson (1536-43). — George Day (1543-56). — John Scory (1552-53, pendant l'emprisonnement du précédent). — John Christopherson (1557-58). — William Barlow (1559-69). — Richard Curteis (1570-82). — Thomas Brickley (1586-96). — Anthony Watson (1596-1605).
— Lancelot Andrewes (1605-09). — Samuel Harsnett (1609-19). — George Carleton (1619-28). — Richard Montagu (1628-38). — Brian Duppa (1638-41).
— Henry King (1642-69). — Peter Gunning (1670-75).
— Ralph Brideoke (1675-78). — Guy Carleton (1679- 85). — John Lake (1685-89). — Simon Patrick (1689-
DicT. d'hist. et de géogr. ecclés.
91). — Robert Grove (1691-96). — John Williams (1696-1709). — Thomas Manningham (1709-22). — Thomas Bowers (1722-24). — Edward Waddington (1724-31). — Francis Hare (1731-40). — Matthias Mawson (1740-54). — William Ashburnham (1754-97). — John Buckner (1798-1824). — Robert James Carr (1824-31). — Edward Maltby (1831-36). — William Otter (1836-40). — Philip Nicholas Shuttleworth (1840-42). — Ashhurst Turner Gilbert (1842-70). — Richard Durnford (1870-95). — Ernest Roland Wilberforce (1895-1908). — Charles John Ridgeway (1908- 19). — Winfrid Oldfleld Burrows (1919-29). — George K. A. Bell (1929).
F. G. Bennett, R. H. Codrington et C. Deedes, Statutes and Constitutions of tlie Cath. Ctiurcli of Cliichester, Chichester, 1904. — H. C. Corlette, Tlie Cath. Church of Chichester, Londres, 1911. — D. N. Biogr. — K. Edwards, The English secular calhedrals in the Middle Ages, Manchester, 1949. — W.-D. Peckham, The Chartutary of the high church of Chichester, dans Sussex record Soc, xlvi, 1946. — The Victoria history of the county of Sussex, u : Hist. ecclés. et maisons religieuses, par L.-F. Salzmann; m : La calliédrale de Chichester, par W.-H. Godfrey et J.-W. Bloc, Londres, 1907. — • A. S. Duncan-Jones, The story of Chichester cathedral, Londres, 1933.
J. Warrilow.
CH ICOT (Henri), théologien, traducteur de la Bible. On sait par Gerson, son contemporain, qu'il avait composé un livre sur le mariage de Marie et de Joseph. Avant d'être incendiée, la bibliothèque de Chartres possédait en ms. son Principium pro recommendatione scientiae moralis pronunciatum... in scolis Carmelitarum Parisius a. d. 1381. Il fut reçu docteur en théologie au collège de Navarre en 1400. Il était depuis quelque temps chanoine de Chartres lorsqu'il commença à y résider en 1407. Il mourut au cours du second semestre de 1413 (et non en 1416, comme l'a dit Clerval). H. Chicot fut un des promoteurs du culte de S. Joseph. Un legs fait par lui au chapitre de Chartres servit à fonder une messe De desponsatione Mariae et Joseph, qui fut fixée au samedi avant les quatretemps de l'avent.
Clerval, Les écoles de Chartres, 1895, passim, surtout p. 446-47. — ■ Y. Delaporte, Les fiançailles et le mariage de N.-D. dans l'art charlrain et la liturgie chartraine, dans Voix de N.-D. de Chartres, 81" ann., 1937. — J. Gerson, Opéra omnia, éd. Dupin, iv, 1706, col. 728 et 731. — L. Merlet, Bibl. chartraine, 1882, p. 82.
Y. Delaporte.
CHICOUTIMI, dioc. du Canada, sufïragant de Québec, dans la province civile de Québec, comprenant les comtés de Chicoutimi, Charlevoix, du Lac S.- Jean et en partie celui de Saguenay, créé le 28 mai 1878 par le démembrement de l'archidiocèse de Québec. Alors que des colons français se fixèrent dans le comté de Charlevoix aux xvii« et xviii« s., d'autres, venus de la vallée du S. -Laurent, peuplèrent ceux de Chicoutimi et du Lac S. -Jean, vers le milieu du siècle suivant. Jusqu'à la fin du xviii« s., les jésuites y travaillèrent; ils furent remplacés par les oblats de M.-I. jusqu'au milieu du xix" s., lorsque le clergé séculier vint prendre la succession de ces derniers. En 1950, le diocèse comprenait 203 000 catholiques, 94 paroisses, 8 missions, 100 chapelles, 1 séminaire. A S.-Michel-de-Mistassini, il y a l'abbaye N.-D. des cisterciens de la stricte observance, fondée en 1892. La cathédrale dédiée à S. François Xavier fut incendiée en 1912 et en 1919.
Évêques. — 1. Dominique Racine, sacré le 4 août 1878; t 28 janv. 1888. — 2. Louis N. Begin, sacré le 28 oct. 1888; coadj. le 22 déc. 1891, adm. le 3 sept. 1894 et archev. de .Québec le 12 avr. 1898; card. le 25 avr. 1914; f 18 juill. 1925. — 3. Michel Th. Labrecque, sacré le 22 mai 1892; dém. le 11 nov. 1927;
H. — XIL — 22 —
CHICOUTIMI — CHIEREGATO
t 3 juin 1932. — 4. Charles Lamarche, sacré le 18 oct. 1928; t 29 janv. 1940. — 5. Georges Melançon, sacré le 23 juill. 1940.
Cath. Enc, m, 658; Suppl., 186-87. — Catli. directory, 1950, III, p. 66-68. — Enc. catt., in, 1434.
É. Van Gauwenbergh.
CH lEMSEE, le plus grand lac de Bavière, comprend deux îles, Herreninsel et Fraueninsel, ainsi dénommées en raison des monastères qui y furent érigés.
I. HERRENWORTH (Herreninsel), monastère bénédictin. — Sous le duc Ottilo, on trouve attachés à l'école monastique le prêtre Lupo et son successeur, l'Irlandais Tuti, surnommé Dobda Graecus, abbéévêque et ami de l'évêque de Salzbourg Virgile, qui consacra le 1" sept. 782 l'église S. -Sauveur. Après la chute de Tassilo III, le monastère fut donné par Charlemagne à l'évêché de Metz (788). Sous l'empereur Arnulphe, il fut restitué à l'église de Salzbourg (891). Détruit lors de l'invasion des Hongrois (907), il fut reconstitué en 1170 par l'archevêque Conrad I" de Salzbourg, sous forme de chapitre séculier vivant sous la règle de S. Augustin. Le premier prévôt de cet institut était le Bx Hartmann, qui devint plus tard évêque de Brixen. Au xix« s., le couvent fut sécularisé (1803) et son église profanée (1816). En 1873, il fut acquis par le roi Louis II de Bavière qui le fit transformer en château dans le style de Versailles.
K. L., 111, 130-32. — L. T. K., u, 858. — Cottineau, 771.
II. FRAUENWORTH (Frauenchiemsee), monastère de bénédictines. — Fondé vers le milieu du viii« s. par le duc Tassilo III, il apparaît d'abord comme monastère double, par les relations qu'il entretenait avec le couvent d'hommes, situé sur ï'Au, c.-à-d. sur l'autre île. Après la chute de Tassilo, il fut élevé par les Carolingiens au rang d'abbatia regalis, dont la Bse Irmegarde devint abbesse. Seul le monastère de femmes survécut à l'invasion des Hongrois (907). A partir de 969, il appartenait à Salzbourg. Ses biens auraient dû servir à doter le nouvel évêché de Chiemsee, ce qui aurait amené sa suppression; cette mesure ne fut pas exécutée. Le monastère exerça au Moyen Age une grande influence économique et juridique. Il fut surtout peuplé de filles nobles. Il fut sécularisé en 1803, rétabli en 1837 par le roi Louis l" de Bavière, élevé à la dignité abbatiale en 1901. Il est actuellement célèbre par son école. Filiale : Tettenweis.
K. L., 111, 132-33. — L. T. K., ii, 859. — Cottineau, 770-71.
III. ARCHIDIACONÉ. — L'archidiaconé de Chiemsee faisait partie du dioc. de Salzbourg. Il comprenait un territoire plus vaste que celui du dioc. de Chiemsee. Après 1160, le prévôt de Herrenchiemsee en devint archidiacre à titre perpétuel, ce qui limitait les droits de l'évêque de Chiemsee. En 1613, on réduisit l'archidiaconé au territoire de Chiemsee. Par contrat du 5 oct. 1707, le prévôt de Herrenchiemsee dépendait de deux supérieurs : comme archidiacre de Salzbourg, il relevait de l'archevêque de Salzbourg; comme archidiacre de Chiemsee, de l'évêque de Chiemsee. En 1803 les archidiaconés furent supprimés; celui de Chiemsee subsista jusqu'en 1812.
K. L., m, 134. — L. T. K., ii, 859.
IV. DIOCÈSE. — Fondé en 1215 par Éberhard, archevêque de Salzbourg, sur l'Herreninsel — à l'origine on avait projeté de le fonder sur la Fraueninsel — il fut confirmé au IV« concile du Latran. Par bulle du 28 janv. 1216, l'église conventuelle fut érigée en église cathédrale. Après 1300, la résidence de l'évêque fut établie à Salzbourg (Chiemsee-Hof). L'archevêque de Salzbourg possédait le droit de nomination
et de confirmation de l'évêque de Chiemsee. Il lui revenait aussi de l'investir dans ses fonctions. L'évêque de Chiemsee n'était d'ailleurs qu'un vicarius in spiritualibus de Salzbourg. Il avait droit au titre de prince. L'évêché fut sécularisé en 1803 et supprimé en 1808. La bulle de 1818, fixant à nouveau les limites des diocèses, attribuait une partie du diocèse de Chiemsee à Salzbourg, une autre partie à Munich- Freising. En 1806, le diocèse de Chiemsee comprenait 46 milles carrés; il comptait 38 818 habitants.
Liste des évêques (d'après Eubel, Gams, etc.). —