Silvestre Pflieger, av. 20 avr. 1438, t
23. Ulric de Plankenfels, 1454, f 1467. — 24. Bernard de Kraiburg, 1467, t 1477. — 25. Georges Altdorfer, 1477, t 1495. — 26. Louis Ebner, 1495, rés. 1502, t 1516. — 27. Christophe Mandl de Steinfels, 1502, t 1508. — 28. Berthold Pûrstinger (auteur de la Tewtsche Theologey, Munich, 1528 et peut-être de VOnus Ecclesiae, Landshut, 1524), 1508, rés. 1526, t 1543. — 29. Gilles Rehm, 1525, f 1536. — 30. Gard. Matthieu Lang, archev. de Salzbourg, adm. 1535. — 31. Jérôme Meitinger, 1536, t 1558. — 32. Christophe Schlattl, 1558, f 1589. — 33. Sébastien Cattaneo, O. P., 1589, t 1609. — 34. Ehrenfrid de Kunburg, 1610, t 1618. — 35. Nicolas de Wolkenstein, 1619, t 1624. — 36. Jean-Christophe de Lichtenstein, 1624. — 37. François de Spaur, 1643, f 1670. — 38. Jean- François de Preising, 1670, f 1687. — 39. Sigismond- Ignace de Wolkenstein, f 1696. — 40. Sigismond- Gharles de Castelbarco, 1697, t 1708. — 41. Jean- Sigismond de Kilnburg (év. de Lavant, 1704), 1708, t 1711. — 42. François-Adolphe de Wagensperg (év. de Gratz, 1702), 1712, t 1V23. — 43. Charles- Joseph de Kilnburg, 1714, t 1729. — 44. Joseph-François Arco, 1730, f 1746. — 45. François-Ch.-Eus. de Friedberg-Trauchburg, 1746, f 1772. — 46. Ferdinand- Christophe de Zeil-Trauchburg, 1772, f 1786. — 47. François-Xavier de Breuner, 1786, t 1797. — 48. Sigismond-Christophe de Zeil-Trauchburg, 1797, t 1807.
K. L., m, 134-37, et x, 1608, 1628-29. — L. T. K., ii, 859-60, où l'on trouvera une bibliogr. abondante.
P. VOLK
1. CHIEREGATO (Francesco), évêque de Teramo, appartenait à la famille vicentine des comtes Chieregati. Né à Vicence en 1479, il commença se études de droit à Padoue, les poursuivit à Bologne e les acheva à Sienne, ovi il fut proclamé docteur m utroque jure. Il venait d'être admis à Bologne, au nombre des familiers du cardinal Alidosio, lorsque dernier mourut le 24 mai 1511. La même année, o retrouve le jeune juriste à Rome, où il exerce les fon tions d'auditeur et de secrétaire aux lettres latine du cardinal suisse Mathieu Schinner. Lorsque Jules I
CHIER
EGATO
désigna ce dernier en qualité de légat en Allemagne et en Lombardie, Chieregato lui fut attaché comme référendaire et maître du registre aux suppliques. Il remplit pour ce prélat diverses missions, d'ordre politique, notamment à Gênes, puis à Mantoue, auprès du marquis de Montferrat. L'apprenti diplomate rentra à Rome en 1513, après l'élection de Léon X, pour y exercer momentanément la charge de cubicuiaire, alors que son protecteur continuait à résider dans le Milanais. Il passa bientôt, en qualité de secrétaire, au service du cardinal A. Cornetano et effectua en 1513, au nom de ce dernier, une mission d'une durée de huit mois en Allemagne, auprès de l'empereur Maximilien. La même année, il fît un court séjour en France auprès du roi Louis XII, et résida ensuite pendant quelques mois en Espagne. Rentré à Rome, il en repartit pour accompagner son maître, qui suivait Léon X et la cour pontificale à Florence et à Bologne.
En 1516, il fut désigné en qualité de nonce apostolique, afin d'aller annoncer au roi d'Angleterre la conclusion du concordat entre Léon X et François I". Il se trouvait à Calais, prêt à s'embarquer, lorsqu'il reçut, en même temps que la nouvelle de la mort du roi d'Espagne, l'ordre de se rendre aux Pays-Bas, auprès de l'infant Charles, afin de présenter à ce dernier les condoléances du Souverain pontife. Il rencontra le prince à Bruxelles et prolongea son séjour dans cette ville pour assister aux cérémonies célébrées à la mémoire de Ferdinand V. Chieregato effectua ensuite sa mission en Angleterre et rentra à Rome, après un voyage mouvementé à travers la France.
En 1518, le pape le mit au service du cardinal Jules de Medici, vice-chancelier de l'Église, et lui confia peu de temps après la nonciature d'Espagne. La mort de l'empereur Maximilien le surprit en 1519, à Saragosse, à la cour du roi Charles, et il fut aussitôt rappelé à Rome. En 1520, Chieregato remplit, en compagnie du cardinal Orsino, une mission de pacification dans la province de la Marche, dévastée par des troubles politiques. Toute la charge de cette tâche difficile retomba bientôt sur lui seul, le pape ayant rappelé le cardinal. La Marche pacifiée, il fit un court séjour à Florence auprès du cardinal de Medici, légat en Toscane.
A la fin de l'année 1521, Chieregato se rendit en qualité de légat à la cour du roi de Portugal. Cette dernière mission, qui était en relation étroite avec les tentatives de rapprochement entre le S. -Siège et l'empereur David III d'Éthiopie, fut interrompue par la mort du pape Léon X, survenue en décembre de la même année.
Ce représentant diplomatique du Saint Père ne reçut la prêtrise qu'en l'an 1522, sous Adrien VI; il fut élu en consistoire du 7 sept, à l'évêché de Teramo, dans les Abruzzes. Il fut consacré l'année suivante, sous le pontificat de Clément VIL Dans l'entretemps, et immédiatement après son élection à l'épiscopat, Adrien VI lui confia, en le nommant nonce en Allemagne, à l'occasion de la diète convoquée à Nuremberg pour le 1" sept. 1522, la mission la plus difficile et la plus importante de sa carrière. Dès avant son élévation au pontificat, Adrien VI avait connu l'évêque de Teramo à Saragosse et à Barcelone, à la cour du roi d'Espagne, le futur Charles-Quint. L'envoi de Chieregato à la diète est une preuve de la particulière estime en laquelle Adrien VI tenait ce prélat, dont il avait pu apprécier le savoir et les hautes qualités morales. Il s'agissait, on s'en souvient, de rechercher, conjointement avec le conseil de régence et les États de l'Empire, les moyens de commencer la lutte contre l'hérésie luthérienne, de faire connaître à la diète la sérieuse intention qu'avait le pape de
mener la guerre contre les Turcs et de mettre fin aux nombreux abus de l'Église, surtout en matière fiscale.
Le "nonce arriva à Nuremberg le 26 sept. 1522 et se présenta devant les États le 19 nov., deux jours par conséquent après l'ouverture de la diète, qui n'avait eu lieu que le 17. Le prélat commença par solliciter énergiquement du secours pour les Hongrois opprimés. Ce n'est que le 10 déc. qu'il aborda la partie de sa mission qui concernait la situation religieuse. Après avoir entretenu les États des erreurs propagées par Luther en Allemagne, il demanda, au nom du pape, l'application de l'édit de Worms, tout en insistant sur le fait que le Souverain pontife était résolu à combattre avec la dernière énergie les abus qui existaient dans la Curie romaine. Les États ayant déclaré qu'ils ne pouvaient procéder contre les novateurs qu'après la production écrite des ordres du pape, Chieregato fut amené à lire, le 3 janv. 1523, devant la diète et le conseil de régence de l'Empire, les documents pontificaux où étaient exposés en toute clarté les vues et les projets du chef de l'Église, c.-à-d. : le bref du 25 nov. 1522, ainsi que l'instruction qui y était jointe. Ce bref traitait de la confusion religieuse qui régnait en Allemagne et des erreurs de Luther, fauteur de tous ces désordres. Quant à l'instruction, document d'une extrême importance pour la connaissance des intentions réformatrices d'Adrien VI, elle déterminait, de façon plus complète encore que le bref, les raisons qui devaient inciter les Allemands à attaquer l'hérésie luthérienne. Adrien VI y discutait avec une grande sincérité les motifs qui avaient entraîné vers le schisme les novateurs, et s'y exprimait avec une franchise remarquable sur les abus du clergé et de la Curie. Cette démarche pleine de noblesse du pape fut diversement appréciée par les historiens. Certains d'entre eux, Friedensburg entre autres, l'ont jugée plus honnête qu'adroite et estiment qu'elle a contribué à élargir le fossé entre Rome et les novateurs.
En conclusion à son exposé, le nonce insista évidemment sur la nécessité d'appliquer l'édit de Worms et de châtier les quatre prédicateurs qui propageaient l'hérésie dans les églises de Nuremberg. On connaît l'accueil nettement hostile que la diète réserva à ces propositions. A la pression des circonstances peu favorables du moment : troubles politiques dans l'Empire, existence d'un mouvement populaire habilement exploité à Nuremberg par le parti des nouveaux croyants, s'ajouta le manque de courage et de bonne volonté de la plupart des prélats présents à la diète. Le représentant du pape, en butte aux menaces et aux injures et désireux d'éviter au S. -Siège d'inutiles complications, quitta Nuremberg le 16 févr. 1523.
L'évêque de Teramo fut promu le 14 sept. 1528, par un bref de Clément VI, au gouvernement de l'hôpital du S. -Esprit, à Rome, et devint, le 29 nov. 1534, gouverneur de Narni. Des raisons de santé lui firent abandonner cette charge en 1535. Il mourut à Bologne en nov. 1539.
C. p. Angiolgabriello di Santa Maria, Bibl. e storia di quei scrittori di Vicenza, Vicence, 1775, m, 109; iv, 87. — Barbarano, Hist. eccles. di Vicenza, iv, Vicence, 1760, p. 107- 113. — Eubel, III, 112. — W. Friedensburg, Nuntialurberichie aus Deulschland, i, 1533-1536, Nuntiatur des Vergerio, Gotha, 1892, p. xxxvii. — C. von Hôfler, Papst Adrian VI. (1522-1623), Vienne, 1880, p. 236, 248-249. — B. Morsolin, Francesco Chieregati, vescovo e diplomatico del sec. XFI, Vicence, 1873. — Pastor, ix, 98-108. — Portioli, Quattro documenli d' Inghilterra, Mantoue, 1868. — Deutsche Reichstagsakten unter Kaiser Karl V., m. Gotha, 1901. — P. Richard, art. Adrien VI, dans D. H. G. E., i, 628-630. — Rumor, I conti Chieregati, dans Boll. araldico, storico, genealogico del Veneto, 5" ann., 1906, p. 27 sq.