‹ Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiquesChapitre 171 sur 282 · CHIOGGIA · texte numérisé non relu

CHIOGGIA

— CHIOS

— Marinus Ruibolo, 1165-80. — Rualdus (Araldus) Bianco, 1182, 1192. — Domenicus [IV], 1203. — Félix [III], 1218. — Domenicus Selvo, 1235. — Guido (Wido), 1236, 1253. — Mattheus, 1265-84. — Hubertus, 1284-85. — Bartholomaeus, évêque de Castello, administr., 1286. — Stefanus Besono (Betano), élu, 1287. — Henricus, O. F. M., 1290-1302. — Roberto, O. E. S. A., 1302-11. — Ottonello, O. P., 1314-21. — Andréa Dotto, 1323-37. — Michèle, O. P., 1342-46. — Pietro de Clusello, O. P., 1346-47. — Benedetto, 1348-53. — Leonardo Cagnoli, 1353-62. — Angelo Canopeo, 1363-67. — Giovanni de Gamin, O. S. M., 1369-74. — Nicola, 1374-75. — Nicola Foscarini, 1376-87. — Silvestro, 1387-1400. — Paolo di Giovanni, 1401-10. — [Obédience d'Alexandre V : Cristoforo Zeno, 1410-11. — Pietro Schiena, O. F. M., 1411-14.

— Benedetto Manfredi, 1415-21.] — Pasqualino Centoferri, O. E. S. A., 1421-57. — Nicola dalle Croci, 1457-62. — Nicola Inversi, O. S. M., 1463-70 (?). — Giacomo de Rubeis, 1471-79 (?). — Silvestro Daziari, 1480-87. — Bernardino Venier, 1487-1535. — Giovanni Tagliacozzi, 1535-40. — Alberto Paschaleo, O. P., 1540-43. — lacopo Nacchianti, O. P., 1544-69.

— Francesco Pisani, 1569-72. — Girolamo Negri, 1572-76; f 1586. — Marco Medici, O. P., 1578-83.

— Gabriele Fiamma, 1584-85. — Massimiano Beniamo de Crema, O. F. M. Conv., 1585-1601. — Lorenzo Prezzato, 1601-10. — Raffaele Riva, O. P., 1610-11. — Angelo Baroni, O. P., 1611-12. — Bartolomeo Cartolari, 1613. — Pietro Paolo Milotti, 1615-18. — Pasquale Grassi, 1619-36. — Francesco Grassi, 1639-69. — Giov. Antonio Baldi, 1669-79. — Stefano Rosata, 1684-96. — Antonio Grassi, 1696- 1715. — Giovanni Soffletti, G. R. M., 1716-33. — Giov. Maria Benzoni, 1733-44. — Paolo Francesco Giustiniani, 1744-50. — Giannalberto De Grandi, 1750-52. — Vincenzo Bragadin, O. F. M. Cap., 1753- 62. — Giannagostino Gradenigo, O. S. B., 1762-68.

— Giovanni Morosini, O. S. B., 1769-72. — Federico Maria Giovanelli, 1773-76. — Gian Benedetto Maria Civran, 1776-94. — Stefano Domenico Sceriman, O. P., 1795-1806. — Giuseppe Maria Peruzzi, 1807-15. — Giuseppe Manfrin-Provvedi, 1819-29. — Antonio Savorin, 1830-40. — Giacomo Foretti, 1842- 67. — Domenico Agostini, 1871-77. — Lodovico Marangoni, 1877-1908. — Antonio Bassani, 1908-18. — Domenico Mezzadri, 1920-37. — Giacinto Giov. Ambrosi, O. F. M. Cap., 1937.

Avec les travaux classiques d'Ughelli, Gams, Eubel- Gauchat, on pourra consulter : [A.-M. Calcagno], Série de' oescovi di Malamocco e di Chioggia con alcime memorie intorno le di loro œzioni, Venise, 1820. — Cappelletti, x, 327-415. — G. Gennari, Sopra V origine del vescovato di Malamocco, dans Saggi scientiftci e letterari delV Accad. di Padova, m, part. Il, 1786, p. 272 sq. — Kehr, It. pont., vii-2, 114-2,3. — P. Sella et G. Vale, Rationes decimarum Jialiae, Venetiae... Dalmatia,Bih\. Vaticane, 1941, p. 365-70.

— G. Stefani, Dfzionario corografico del Veneto, Milan, 1854, p. 195-206. — G. Vianelli, Nuova série de' vescovi di Malamocco e di Chioggia, Venise, 1790. — E. Venturini, Guida religiosa di Chioggia. Una visita a Chioggia ed ai santnari délia città e diocesi, Chioggia, 1897.

M.-H. Laurent.

CHIONIA, martyre à Thessalonique, compagne de Ste Agape. Voir, à ce dernier nom, D. H. G. E., i,

Mart. Hier., éd. Delehaye, 169, 175. — Mart. Rom., 123.

CHIOS (Xfos), évêché de la province des Iles (Cyclades), dépendant de Rhodes, puis archevêché indépendant et enfin métropole.

L'île de Chios, dont la capitale porte le même nom, n'a pas eu une histoire bien différente de ses voisines. Elle tomba au pouvoir des Perses, fut alliée tantôt

d'Athènes et tantôt de Sparte. Les Romains la protégèrent, mais ils ne purent empêcher Zénobe, général de Mithridate, de s'en emparer, de détruire la ville et d'emmener les habitants en captivité en Colchidc (88 av. J.-C). Sylla la délivra quelques années plus tard (84) et lui donna les droits de ville libre, qu'elle conserva jusqu'au règne de Vespasien. L'organisation de l'empire par Dioclétien l'engloba dans la province des Iles, dont la capitale était Rhodes. Sous les Byzantins, elle fit partie du thème de la mer Égée, dont le stratège résidait à Chios. A cause des incursions répétées des Arabes, les empereurs prirent soin d'élever le long de la côte des châteaux forts pour protéger villes et ports. Après la prise de Constantinople par les Latins (1204), elle fut une pomme de discorde entre les Génois et les Vénitiens, puis elle fit momentanément retour à l'empire d'Orient. Les Génois finirent par s'y établir pour plus de deux siècles (1346-1566). Ils accordèrent la liberté religieuse aux habitants, mais ils empêchèrent le métropolite de résider dans l'île. En s'emparant de celle-ci, les Turcs laissèrent aux chrétiens assez d'indépendance. Cependant l'occupation de Chios par les Vénitiens (1690) et par les Russes (1770) les rendit moins accommodants. L'insurrection grecque de 1821 s'étendit à l'île, contrairement aux vœux presque unanimes des habitants, et il s'ensuivit un massacre épouvantable qui indigna toute l'Europe (avr. 1822). L'île fut enfin conquise par les Grecs en nov. 1912.

C'est probablement sous Andronic II (1328-1341) que l'évêché de Chios fut promu au rang d'archevêché (H. Gelzer, Ungedruckte und ungeniigend verôffentlichle Texte der Notitiae episcopatuum, dans Abh. der kônigl. bayer. Akad. der Wiss., I™ cl., t. xxi, sect. m, Munich, 1900, p. 601). Il ne resta pas longtemps à ce rang, car son titulaire était sûrement métropolite en août 1342 (Miklosich et MUUer, Acla et diplomata Graeca Medii Aevi, i, 231). C'est la 67« métropole dans la liste de la fin du xv« s. (H. Gelzer, loc. cit., 629).

On connaît quelques détails de la vie du diocèse au xiv« s. Vers 1316, il était sans titulaire. Il fut alors donné au métropolite de Smyrne, qui ne pouvait rentrer dans sa ville à cause des Barbares (Turcs). Il pouvait y exercer les fonctions de son ordre, mais sans droit au trône (Miklosich et Mûller, op. cit., i, 92-93). L'évêque avait peut-être été déposé, car le patriarche de cette époque, Jean XIII Glykys (1315-1318), avait convoqué le titulaire pour répondre des accusations portées contre lui par son clergé (Miklosich et MuUer, op. cit., I, 16). Quelques années avant 1368, le métropolite de Chios, empêché de pénétrer dans l'île, avait exercé les fonctions épiscopales dans l'éparchie d'Éphèse (Miklosich et Mûller, op. cit., i, 497). En juin 1339, avr. et août 1342, août 1343, l'archevêque ou métropolite de Chios prenait part au synode permanent de Constantinople (Miklosich et Mûller, op. cit., I, 193, 227, 230, 231, 237).

De nos jours, le métropolite s'intitule « hypertimos et exarque de toute l'Ionie ». Sa juridiction s'étend à toute l'île de Chios et à quelques îlots voisins, c.-à-d. sur environ 80 000 fidèles. Il y a 118 églises paroissiales, plus de 350 chapelles particulières ou de confréries, 150 prêtres séculiers, trois monastères d'hommes avec 80 moines et cinq de femmes avec environ 200 moniales.

Évêques, archevêques et métropolites grecs. — • Tryphon assista au synode de Constantinople en 450, puis au concile de Chalcédoine (451) (Mansi, vi, 569 C, 749 B, 757 B, 980 B, 1084 C); il signa la lettre des évêques de sa province à l'empereur Léon, sur le meurtre de Proterius d'Alexandrie (458) (ibid., vu, 436 A). — Georges prit part au VI« concile œcuménique (680) (ibid., xi, 616 C, 629 B, 652 B, 680 B).

CHIOS

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