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CHOISEUL

prosynodal et censeur des livres (1894); doyen du chapitre et prélat mitré en 1897. Il se démit en 1908 du rectorat, tout en demeurant au séminaire. Il rangea la bibliothèque ainsi que les archives du chapitre cathédral. Il publia un grand nombre d'études et de textes historiques, en particulier : les vol. vii- XXV des Monum. hist. dioecesis Vladislav., entrepris par son frère; Statiita kapitubj katedralnej Wloclawskiej, Varsovie, 1897; Analecta medico-hislorica, Wloclawek, 1912; Seminarium Wloclawskie, Wloclawek, 1904; Biskupi sufragani Wloclawek, Wloclawek, 1906; Wikariusze katedralni Wlodaivscy, Wloclawek, 1912; Bazylika katedralna we Wloclawku, dans Kronika diecezji kujawskio, Kaliskiej, 1918. Il collabora aussi à Y Encyclopédie citée ci-dessus, t le 16 mai 1919.

La liste complète des publications des frères Ch. a été donnée par R. Filipski dans Kronika diec. kuj.-kal., 1919, p. 177-82. — Kr. \V1., Zen. i Stan. Ch., dans Z. Chelmicki, Podreczna Encyklopedya koscielna, viii, Varsovie, 1906. — • Fijalek, Dwaj zasluzeni historycy naszego koseiola, dans Glos Narodii, n. 129, 1920; IV' sliilecie ksiexy Chodynskich, dans Aleneum kaplanskie, 1936. — M. Morawski, Slan. i Zen. Ch., dans Polski Sloivnik biograftczny, m, Cracovie, 1937, p. 377-78.

J. OSTROWSKI

1. CHOISEUL (Gilbert de), évêque de Comminges, puis de Tournai. — Fils de Ferry de Choiseul et de Barthélemie de Beauverger, Gilbert de Choiseul du Plessis-Pralin naquit en 1613. Docteur en Sorbonne vers 1640, il cumula, dès son adolescence, de nombreux bénéfices, ayant reçu en commende les abbayes de Boulencourt, Chantemerle, S.-Martin-des-Aires et Basse-Fontaine. Le 23 mai 1644, Anne d'Autriche, régente de France, le désigna à l'évêché de Comminges; ses bulles lui furent accordées par Innocent X, le 5 févr. 1646. Sacré à Paris le 6 août suivant, il fit son entrée dans son église quelques jours après. Le diocèse de Comminges étant réduit à un état déplorable, Choiseul veilla à l'instruction des populations rurales, multiplia les visites pastorales, s'intéressa à la formation du clergé, fonda un séminaire. Mêlé aux premières luttes jansénistes, notre prélat fut l'un des onze évêques de France qui demandèrent au pape « de permettre que cette dispute importante... continue encore un peu de temps ». En 1661, il se sépara de Port-Royal, mais prit la défense, en cour de Rome et auprès du roi, de Pavillon, Caulet, Buzenval et d'Arnauld. En juill. 1669, Louis XIV transféra Choiseul au siège de Tournai; ses bulles lui furent accordées par Rome le 23 déc. 1670. Le nouvel évêque devait mettre au service de ce diocèse les qualités qu'il avait montrées dans celui de Comminges. Il établit un séminaire à Tournai et à Lille, réglementa l'administration de l'abbaye de S.-Amand. Aussi bien, en récompense de ses services, le roi lui confia la charge de conseiller d'honneur au conseil souverain de Tournai. Étroitement lié d'amitié avec Bossuet, Choiseul participa, en 1682, à la rédaction de la fameuse déclaration du clergé de France. Il mourut à Paris, le 31 déc. 1689.

Malgré les occupations occasionnées par l'administration de son diocèse, Choiseul sut consacrer de longues heures à l'étude. On lui doit, avec des mandements pastoraux (celui qu'il publia sur le culte de la Vierge, en défense des Avis salutaires de la Vierge à ses dévots indiscrets de Baillet, souleva des critiques), deux oraisons funèbres prononcées lors de la mort d'Armand de Bourbon, prince de Gonti (5 juin 1666), et de Charles d'Orléans, duc de Longueville (9 août 1672); une traduction des Psaumes et des Cantiques de l'A. et du N. T. (Paris, 1719), et des Mémoires touchant la religion (Paris, 1680-1682, et 1685). Choiseul travailla de même à la rédaction des Mémoires de son frère, le duc de Choiseul, dont Segrais avait mis

les brouillons au net (deux éd. à Paris, en 1676; rééd., Paris, 1827).

.1. Contrasty, Hist. des évêques de Comminges, Toulouse, 1940, p. 360-70 (avec bibliogr.). — F. Desmons, L'épiscopat de G. de Choiseul, 1671-1689. Étude hist., économ. et relig. sur Tournai, dans Ann. de la .Soc. hist. et arch. de Tournai, nouv. sér., xi. Tournai, 1907. — Gall. christ., m, 246. — Journal des savants, 1690, 9* numéro : Éloge de M. de Choiseul. — Catal. gén. des livres imprimés de la B. N. [de Paris], XXVI I, Paris, 1906, col. 7,56-59.

M. -H. Laurent.

2. CHOISEUL (Léopold-Charles de), archevêque de Cambrai. Du mariage de François-Joseph de Choiseul, marquis de Stainville, ministre plénipotentiaire du duc de Lorraine, et de Françoise-Louise de Bassompierre, naquirent cinq enfants, dont le premier, Étienne-François, devait occuper les plus hautes charges et devenir ministre des Affaires étrangères de Louis XV. Le second entra dans les ordres, comme ses deux sœurs, Charlotte-Eugénie, appelée Mme de Stainville, abbesse de S. -Louis à Metz, et Béatrix, coadjutrice de Bouxières-aux-Dames.

Léopold-Charles naquit au château de Lunéville le 6 déc. 1724. D'abord vicaire général de son oncle, évêque de Chàlons, il fut nommé le 14 mai 1758 évêque d'Évreux. Consacré le 29 oct., il ne demeura pas longtemps sur le siège épiscopal, qui ne l'intéressait guère, et fut transféré, grâce au crédit de son frère, sur le siège d'Albi. Ayant prêté serment le 28 juin 1759, il entra en déc. dans sa nouvelle ville, qu'il allait transformer considérablement. L'archevêque, comme son successeur le card. de Bernis, était un ami du progrès. Quelque peu philosophe et économiste, il était surtout hostile aux jésuites qu'il fit expulser de leurs séminaires, lesquels furent confiés aux prêtres séculiers. Il promulgua de nouveaux statuts synodaux (1763), se pencha sur l'éducation des futurs clercs, introduisit la liturgie gallicane grâce à un Bréviaire et un Cérémonial (1764). LIrbaniste, enfin, avant la lettre, il fit construire des routes qui donnèrent une autre physionomie à la région.

Le 13 mai 1704, il fut transféré à Cambrai, siège beaucoup plus important, grâce une fois de plus à son frère, alors ministre de la Guerre. Préconisé au consistoire du 9 juin., il prit possession le 6 oct. Après être demeuré quelques jours dans son diocèse, il retourna à Paris, laissant à son suffragant le soin de l'administrer. L'année suivante, il revint à Cambrai avec son frère, de même qu'en 1766. Il demeura cette fois quelques mois, visitant les abbayes dont il voulait réformer la discipline. En même temps, il se fit reconnaître comme seigneur de Cambrai, ce qui donna lieu à de longs débats entre le magistrat de la ville et le prélat, qui remporta finalement la victoire. Il a laissé un bon souvenir dans son diocèse parce que, dans les assemblées des États de Cambrai de 1768 à 1773, il se pencha sur la misère commune et réussit à faire réduire les contributions imposées à la province. En 1770, son frère encourut la disgrâce du roi et fut exilé dans ses terres; l'influence de l'archevêque diminua aussi. Il mourut le 4 sept. 1774 à Moulins, en revenant des eaux de Vichy où il soignait une affection catarrhale.

Léopold-Charles possédait plusieurs bénéfices importants. Il était grand prévôt de Remiremont, abbé de Jovilliers, au dioc. de Toul, et de S.-Arnould, au dioc. de Metz (1757). En cette dernière qualité, il fut reçu conseiller d'honneur ecclésiastique au parlement de Metz, avec toute la solennité accoutumée, le 26 août 1762. Il était enfin prieur de Rueil, au dioc. de Meaux.

Le Glay, • Cameracuni christianum », ou Hist. eccl. du dioc. de Cambrai, 1849, p. 76. — H. Fisquet, La France pontift-

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