CHRISTOPHE
— CHRISTOPOLIS
P. L., cxxxv, 831). Il est difficile de préciser les causes de la révolution qui l'amena au pouvoir : se présentait-il comme un ennemi de Formose? les Romains en voulaient-ils à l'étranger qu'était pour eux Léon? En tout cas, son règne ne dura guère plus que celui de Léon V : les mss. du Liber pontificalis lui attribuent les uns quatre mois, les autres sept mois de règne. Dans les premiers jours de janv. 904, un complot se noua contre lui et le renversa à son tour. Serge, qui en 898 avait été évincé par Jean IX, rentra à Rome, avec l'appui des Francs, c.-à-d. vraisemblablement des Spolétains, et fut acclamé comme pape; il dut être installé le 29 janv. 904. On n'a de Christophe qu'une seule charte, du 26 déc 903. Dégradé et revêtu de l'habit monastique, Christophe rejoignit en prison Léon V. Peu de temps après, on exécuta, par pitié, les deux malheureux.
Les sources essentielles sur Christophe sont les ouvrages d'Auxilius, In dejensionem... papae Formosi, i, 1, et de Vulgarius, De causa formosiana, 14. — Voir L. Duchesne, Le Liber pontificalis, ii, p. lxix, qui attribue à Christophe quatre mois de pontificat, p. 235. — É. Amann, L'Église au pouvoir des laïques, dans Fliche-Martin, Hist. de l'Église, VII, 30.
G. Hardy.
C H R I STO P H E , patriarche d'Alexandrie (ix« s. ). VoirZ». T. C. II, 2418; L. T. K., ii, 936-37.
CHRISTOPHE ANGÉLOS, théologien grec (xvn« s.). Voir D. T. C, ii, 2419.