CLAIRVAUX
(xvii« et xviii» s.) : réforme; coll. Moreau, ms. 79 (xxxi, A, 23-54), fol. 19; 887, fol. 527 : franchises; 849, fol. 279 : catalogue des mss.; 797 (44) : personnages inhumés à Clairvaux; coll. Champagne, ms. CXI, fol. 54 : copie de bulles... (1115- 1738). — Paris, Chambre, mss. 122, fol. 36; 352, fol. 271. — Paris, Institut, coll. Godefroy, ms. 275, fol. 15, 25, 33 : lettres. — Aix, bibl. munie, ms. 1428 : actes de 1619 et 1629. — Auxerre, ms. 205, fol. 134, 137. — Besançon, ms. 776, fol. 227 : notice..., élection de Denis Largentier (1624). — Cognac, ms. 45 (xix), p. 243 : documents. — Dijon, mss. 129, 602. — Lyon, ms. 623 : année 1394. — Reims, ms. 1550 : quelques titres.
A. Assier, Pièces curieuses relatives... Clairvaux, Troyes, 1856. — Chronicon Clarevallense (1147-92); P. L., CLXxxv, 1247. — Chronicon of Melrose, éd. fac-similé, Londres, 1936.
D'Arbois, Études... Clairvaux, Paris, 1858. — Gall. christ., IV, 796. — Janauschek, Origines cisterc. Vienne, 1877, p. 4. — J. Laurent, dans Beaunier-Besse, Abbayes et prieurés..., xii, 1941, p. 306-44 (références abondantes). — Martène, Thésaurus..., i, 632, 639, 783, 821, 1009, 1061, 1255, 1293. — E. Petit, Voyage de l'abbé Lebeuf à Clairvaux en 1730, dans Bull, de la Soc. des sciences de l'Yonne, 1887, p. 33-64. — P. Piétresson de Saint-Aubin, Notes sur les arch. de Clairvaux, dans S. Bernard et son temps, i, Dijon, 1928, p. 262-91. — Pitra, Spicilegium Solesmense, III, 487. — A. Prévost, Ilist. du dioc. de Troyes pendant la Révolution, Troyes, 1908, 3 vol.; ou Recueil de chartes (1257- 1329) et bulles (1217-1459) de Clairvaux, dans Revue Mabillon, xiv-xix. — Statuta cap. gen. ord. cisterc, i-viii, éd. Louvain, 1933-41; les Indices du t. viii, 128-33, indiquent les références concernant Clairvaux. — J. Waquet, Recueil des chartes de l'abbaye de Clairvaux, fasc. i, Troyes, 1950. — Wiederhold, Papsturkunden in Frankreich, v, 140, 165.
J.-M. Canivez.
CLAIRVAUX. Voir aussi Chiaravalle.
CLANEUS (KAÔVEOS), évêché de Phrygie Salutaire dépendant d'Amorium. Ruines à Bayât (?). On ne lui connaît que deux évêques grecs : Salomon, qui prit part au concile Quinisexte (680; Mansi, ix, 210 A, 652 B, 676 D). — Nicéphore, qui assista au second concile de Nicée (787; ibid., xii, 998 A, 1104 E; XIII, 392 E).
Le titre ne semble pas avoir encore été conféré dans l'Église romaine.
Ruge, dans Pauly-Wissowa, xi-1, 547. — Le Quien, r, 491-92.
R. Janin.
CLANSAYES (Bertrand de). Issu de Lambert- Adhémar de Monteil et de Bérangère de Lautrec, Clansayes était en 1250 chanoine de S.-Paul-des- Trois-C^hâteaux. Il figura au concile d'Isle (Vaucluse) en qualité d'évêque, le 19 sept. 1251. Ce dut être un homme prudent et conciliant, car ses contemporains le choisirent souvent comme arbitre dans leurs différends. Lui-même conclut des compromis avec le chapitre de sa cathédrale au sujet de redevances et du droit de collation de bénéfices (1273 et 1282). La date de son décès demeure incertaine et se place peut-être en 1286.
Gall. christ, nov., S.-Paul-des-Trois-Châleaux, n. 177-219.
G. MOLLAT.
CLAPWELL (Richard). Dominicain du couvent d'Oxford et maître en théologie (vers 1284-85), Richard Clapwell (Klapwell ou Knapivell) fut bachelier sententiaire entre 1273 et 1277, ainsi qu'on peut le déduire de ses Notabilia. A la suite de la condamnation portée par Kilwardby, en 1277, contre l'enseignement de S. Thomas, Clapwell abandonna l'attitude de compromis qu'il avait adoptée jusque-là et se mêla aux polémiques, parfois violentes, dont l'université d'Oxford fut le théâtre. Adversaire de Guillaume de la Mare dont il réfuta le Corniptorium, pui.s de l'archevêque de Cantorbéry, Clapwell en appela au pape à la suite de la lettre de Kilwardby du 30 avr. 1286, qui condamnait huit (ou peut-être douze) thèses théologiques relatives à l'unité des formes. Ayant plaidé sa
cause auprès de la Curie romaine, il ne put se faire entendre de Nicolas IV. C'est durant ce voyage en Italie qu'il mourut, à Bologne, en 1288.
L'héritage littéraire de ce dominicain, premier thomiste anglais, comprend, avec des Notabilia super primum Sententiarum (1273-77), qui constituent probablement le début du commentaire sur les Sentences dont parle Laurent Pignon, un Quodlibet (1284-85; cf. P. Glorieux, La littérature quodlibétique, ii, Paris, 1935, p. 255-56), et des Quaesliones disputatae. Il est de même fort vraisemblable qu'il soit l'auteur du Correciorium corruptorii : Quare, longtemps attribué à Gilles de Rome (éd. P. Glorieux [Bibl. thomiste, ix], Kain, 1927; v. A. Hufmagel, Sludien zur Entwicklung des thomistischen Erkenntnisbegriffes im Anschluss an das Correciorium Quare [Beitr. zur Gesch. der Philos, und Theol. des Mitlelalters, xxxi, 4], Miinster, 1935), et de deux traités de polémique thomiste : De unitale formae (qui provient d'une disputatio) et De immediata visione Dei.
M.-D. Chenu, La première diffusion du thomisme à Oxford. Klapwell et ses « Notes » sur les Sentences, dans Arch. d'hist. doctr.etlittér. du Moyen Age, lu, 1928, p. 185-200. — D.T.C., VIII, 2357-58. — Laurent Pignon, Catalogi et chronica, éd. G. Meersseman (Monumenta ord. Praed. hist., 18), Rome, 1936, p. 25. — P. Glorieux, Le ms. d'Assise, bibl. comm., 158. Date et mode de composition, dans Recherches de théol. ancienne et médiévale, viii, 1936, p. 282-95. — P. Glorieux, Un pseudo-maître en théol., ibid., xii, 1940, p. 143-45. — F. Pelster, Richard von Knapwell. Seine « Quaesl. disp. » und sein « Quodlibet », dans Zeitschrift fur kathol. Theol., lu, 1928, p. 473-91.
M.-H. Laurent.
CLARE ISLAND, Clearum, Monaster ny Clereh, de Clerc, Insula Clerii, Cleary, ancien monastère d'Irlande, au comté de Mayo, dioc. de Killala. Jongelinus {Notitia abbatiarum..., viii, 30, n. 36) y avait vu un monastère cistercien fondé en 1224; mais, vidé de ses habitants par les pirates, il aurait été uni à l'abbaye cistercienne de Knockmoy, sa maison mère. Cette fondation en 1224 paraît fort peu probable. De son côté, Archdall (Monasticum hibernicum, 498) estime que cette maison fut d'abord un couvent de carmes, uni dans la suite à Knockmoy.
L.-A. Alemand, Hist. monastique d'Irlande, Paris, 1690, p. 189. — Cottineau, 801. — Janauschek, Origines cisterc. Vienne, 1877, p. lxxviii. — Th. Walsh, History of the Irish hierarchy, with the monasteries..., New-York, 18,54, p. 564. — J. Waraeus, De Hibernia et antiquitatibus eius..., Londres, 1854, p. 252.
J.-M. Canivez.
CLARENTIUS (Saint), évêque, succéda à S. Ethérius sur le siège de Vienne en Dauphiné, au début du vii« s. Il mourut vers 620. Adon l'avait inscrit dans son martyrologe le 26 avr.; Baronius le reprit le 26. La fête est au nouveau propre de Grenoble. Des reliques du saint furent transférées à Prague en 1448; celles conservées à Vienne furent dispersées par les huguenots.
A. S., a\T., m, 376-77. — Duchesne, i, 194-95, 208. — Mart. Rom., 157.
CLARET (S. Antoine-Marie) (1807-70), archevêque de S. -Jacques de Cuba et fondateur des missionnaires Fils du Sacré-Cœur de Marie (v. Cla rétins).
I. Le missionnaire. — S. Antoine-Marie Claret y Clarâ naquit à Sallent (Catalogne), dioc. de Vich, le 23 déc. 1807; cinquième des onze enfants de Jean Claret et Josepha ClarA. Baptisé le 25 déc, il reçut les noms d'Antoine- Jean-Adjutorius; confirmé le 12 déc. 1814. Il acquit très jeune une solide formation religieuse qui se manifesta bientôt dans sa tendre dévotion à la Ste Vierge. Dès l'âge de cinq ans, il fréquenta