‹ Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiquesChapitre 31 sur 282 · L. Jadin · texte numérisé non relu

L. Jadin

CE NO NUS, martyr romain; le hiéronymien le mentionne le 2 juin; c'est le Zenonus du 15 février.

A. S., juin, I, 204. — Mort. Hier., éd. Delehaye, 293. 295.

R. Van Doren.

CENSURE (Saint), serait le quatrième évêque d'Auxerre, après S. Germain. En 475, Sidoine Apollinaire lui écrivit une lettre (Epist., x). Constance de Lyon, vers 480, lui dédia ainsi qu'à Patience de Lyon sa Vie de S. Germain (B. H. L., 3453). On a supposé, mais sans preuve, que son épiscopat dura 37 ans. Henschenius place sa mort vers 500. Censure est mentionné aux martyrologes hiéronymien et romain le 10 juin, et se trouve aux bréviaires d'Auxerre des xiv-xv» siècles.

A. S., juin. II, 274-75. — B. H. L., 259. — Duchesne, II», 445. — Gall. christ., xiii, 265-66. — V. Leroquais, Les bréviaires mss. des bibl. publ. de France, lu, 8. — Mort. Hier., éd. Delehaye, 313. — Mort. Rom., 231-33.

CENSURIN est placé par le bollandiste Stilting au 5 sept, comme martyr à Ostie sous Gallus, en 252, avec Herculanus et d'autres compagnons. A cette date, le martyrologe romain n'a retenu que Herculanus. L'hiéronymien non plus ne parle pas de Censurin.

A. S., sept., II, 518-20. — Mort. Rom., 381. — Mort. Hier., éd. Delehaye, 489.

R. Van Doren.

CENTENARIENSIS (Ecclesia), en Numidie, n'a pas encore été retrouvée. Il se peut qu'elle corresponde à l'un des deux Ad Centenarium de la Table de Peutinger (Weltkarte des Castorius genannt die Peutinger'sche Tafel, éd. K. Miller, Ravensburg, 1888, segm. IV, 1 et segm. n,5),le premier situé à 12 milles de Tigisi et de Gadiaufala, le second à 22 milles de Zaraï et à 15 de Diana. La localité dite Centenarias de l'Anonyme de Ravenne {Ravennatis anonymi cosmo g raphia, m, 6, éd. Pinder et Parthey, p. 149, § 17) a été aussi mise sur les rangs. Mais aucune découverte n'est venue confirmer l'une ou l'autre de ces hypothèses. Reginus, évêque de Tigillava, souscrit à la conférence de 411 (Gesta coll. Carth., i, 133; P. L., xi, 1308), pour un Cresconius Centenariensis, absent pour raison de santé, et dont le compétiteur anonyme s'était fait excuser pour le même motif. La notice de 484 (NoI. prov. Afr., Numidia, 39; Victor de Vite, éd. Petschenig, 120; P. L., Lviii, 270, 301) donne le nom d'un autre pasteur catholique du lieu, Florentins; il est cité le trenteneuvième sur la liste des évêques numides.

Morcelll, i, clxxii, 135-36. — Not. dign., annot., p. 61", 644. — Gams, 465. — De Mas-Latrie, dans Bull, de corresp. afr., 1886, p. 90; Trésor de chronologie, Paris, 1889, p. 1870. — Mgr Toulotte, Géogr. de VAfr. chrét., Numidie, Rennes-Paris, 1894, xliv, p. 107-8. — P. Mesnage, L'Afr. chrét., Paris, 1912, p. 307-8. — H. Jaubert, Anciens évêchés de la Numidie, dans Rec. de Constantine, xlvi, 1912, p. 30-31, § 42.

J. Ferron.

CENTINA, martyre, 18 sept. En 1754 furent transférés à Atiliana, près de Mestre, les corps de deux saints provenant du cimetière de S.-Priscille: Centina et un autre qu'on appela Boniface; de même le corps d'un saint enseveli au cimetière de S.-Caiixte,

CENTINA —

CENTURIUS

que l'on dénomma Fortunatus. S'agissait-il de martyrs? On pourrait en douter. .

A. S., sept., V, 758.

R. Van Doren.

CENTINI (Maurice), conventuel, théologien, évêque de Massa Lubrese (1626), de Mileto (1631, t 1640). Voir D. T. C, ii, 2136.

CENTULA, abbaye. Voir Saint-Riquier.

1. CENTULLION (Guillaume), évêque d'Apt (1243-t 1246). Il était prévôt d'Apt, au moins depuis 1221, quand il fut appelé à succéder à Geoffroy II (t 1243), sur le siège épiscopal d'Apt. En 1244, il se rend à Manosque, où Zoën, évêque d'Avignon et légat du pape, l'a convoqué avec plusieurs autres prélats de la région. Le l^"' mai 1244, les évêques signent une formule de trêve. Guillaume Centullion eut à lutter contre les Simiane qui lui refusaient l'hommage dû à leur suzerain. Ils vinrent même l'attaquer dans son château de Signon. Il fut obligé, pour en venir à bout, de faire appel au pape et au comte de Provence. Ceux-ci confièrent le règlement de ce différend au légat Zoën, qui, lui-même, passa la peu agréable mission à Guy de Soliers, prévôt de Barjols. Les esprits étaient tellement montés de part et d'autre qu'une solution ne put intervenir promptement, et Guillaume Centullion mourut avant de la connaître, le 26 janv. 1246.

Archives des Bouches-du-Rhône, B 284, 313, 338. — Albanès, Gallia christiana, nov., i, 233-34. — -Boze, Histoire de l'Église d'Apt, 1820, p. 139. — Gallia christiana, i, 1715, col. 359. — Papon, Histoire de Provence, i, 1777, p. 226.

P. Calendini.

2. CENTULLION (Raymond), évêque d'Apt (1272-t 1275). Sautel ne l'admet pas dans sa liste épiscopale, alors qu'Albanès le donne comme régulièrement élu. Sa parenté avec Guillaume lui avait probablement valu le canonicat d'Apt, car c'est à ce titre de chanoine que nous le voyons, dès 1257, accompagner à Marseille Pierre Baile, évêque d'Apt. Ce dernier y reçut, le 10 août, la déclaration des Aptésiens, au sujet du consulat d'Apt, qu'ils reconnaissaient appartenir de droit à leur évêque. Raymond Centullion consacra, dans sa cathédrale (sept. 1272), les deux autels de la Ste- Vierge et de S. -Jean. Il mourut le 10 juin. 1275.

Albanès, Gallia christ, novissima, i, 238; Instrum., i, 81. — Bibliothèque de Marseille, ms. 1166, fol. 62 v». — Gallia christiana, i, 1715, col. 360-61. — Papon, Histoire de Provence, 1, 227.

P. Calendini.

CENTURIENSIS (Ecclesia), se rattache à la province romaine de Numidie. Elle est connue par trois de ses évêques : Quodvultdeus, qui est excommunié par le concile de Milève en 402 pour avoir refusé de discuter avec son rival (Codex canonum eccl. Africanae, c. 87, éd. Christophorus lustellus, Paris, 1615, p. 21 et 226) et qui prend part en 411 à la conférence de Carthage (Gest. coll. Carth., i, 126; P. L., xi, 1289); Cresconius, son compétiteur donatiste floc. iam cit.), et Januarius, cité le 85« sur la liste de Numidie dans la Notice de 484 {Nol. prov. Afr., Numidia, 95; Victor de Vite, éd. Petschenig, 122; P. L., lviii, 271, 310). Il est possible que cet évêché s'identifie avec les Centuriae de Procope (De bello Vandalico, ii, 13, éd. Dindorf, 463), dans lequel Ch. Tissot (Géogr. comparée, II, Paris, 1888, p. 424) reconnaît un nom de localité et qu'il suggère d'assimiler à VAd Cenienarium de la Table de Peutinger (Weltkarte des Castorius genannl die Peutinger' sche Tafel, éd. Miller, Ravensburg, 1888, segm. IV, 1) à 12 milles de Tigisi et à 6 d'Ad Rubras; mais rien n'autorise jusqu'à ce jour ces identifications, pas plus que celle de VAd Centenarium avec un point

situé à 9 km. à l'E.S.W. d'Ain Hadjar Allah, soutenue par Tissot (op. cit., 419), ou avec Fedj Deriass, proposée par Toussaint (Bull, du comité, 1897, p. 264-65, 271, n. 15; cf. St. Gsell, Atlas arch., Alger, 1911, f. 18, Souk Ahras, 170 et 180).

Morcelli, i, clxxiii, 136. — Not. dign., annot., p. 617, 644. — Gams, 465. — De Mas-Latrie, dans Bull, de corresp. afr., 1886, p. 90; Trésor de chronologie, Paris, 1889, p. 1870. — Mgr Toulotte, Géogr. de l'Afr. chrét., Numidie, Rennes-Paris, 1894, XLvr, p. 111-12. — P. Mesnage, L'Afr. chrét., Paris, 1912, p. 311-12. — H. Jaubert, Anciens évêchés de la Numidie..., dans Rec. de Constantine, xlvi, 1912, p. 31, § 44.

J. Perron.

CENTURIONENSISf Ecoles «a ; , f ait son app a-

rition dans l'histoire au concile provincial tenu à Cirta (Constantine) entre 305 et 311, le 13 mai au plus tôt (S. Augustin, Contra Cresconium, m, 27; éd. Barreau, XXIX, 169-71; P. L., xliii, 510-12; S. Optât, De schismate Donatistarum, i, 14; éd. Dupin, Paris, 1702, p. 14-16; cf. Hefele-Leclercq, i, 209-11) : un Nabor a Centurionis siège parmi les cinq évêques intègres de l'assemblée. Par contre, en 411 (Gesta coll. Carth., I, 202; P. L., XI, 1341), c'est un donatiste sans compétiteur catholique, Januarius Centurionensis, qui se trouve à la tête de cet évêché. En 484, les catholiques ont repris possession de la place avec Firmianus, dont l'ethnique a été lu par les copistes Centurianensis et qui est cité le sixième, avec la mention prbt, sur la liste des évêques de Numidie convoqués à Carthage par Hunéric (Notitia prov. et civil. Afr., Numidia, 6; Victor de Vite, éd. Petschenig, 119; P. Z,., lviii, 270, 293). Il semble bien que ce soit la localité dont les magistrats sont mentionnés aux côtés de ceux de Cirta dans l'interrogatoire des SS. Jacques et Marien (Ruinarl, Acta martyrum sincera, Vérone, 1731, p. 196, § 5). ÎVIais cela n'autorise nullement à conclure à la proximité des deux cités et encore moins à l'identification de notre évêché avec l'actuel « El Kantour », puisque ce nom présente un sens en arabe, celui de broussaille, correspondant parfaitement à la physionomie de la contrée (cf. A. Cherbouneau, Explication du nomd'El- Kantour, dans Rec. de Constantine, vi, 1873-74, p. 85- 90; St. Gsell, Atlas arcli., Alger, 1911, f. 8, Phi- Hppeville, 227).

Morcelli, i, glxxiv, 136-37, — Not. dign., annot., p. 616, 644. — Gams, 465. — De Mas-Latrie, dans Bull, de corresp. afr., 1886, p. 90; Trésor de chronologie, Paris, 1889, p. 1870. — Mgr Toulotte, Géogr. de l'Afr. chrét., Numidie, Rennes-Paris, 1894, xlvi, p. 111-12. — P. Mesnage. L'Afr. chrét., Paris, 1912, p. 311-12. — H. Jaubert, Anciens éoéchés de la Numidie, dans Rec. de Constantine, xlvi, 1912, p. 31. § 44.

J. Ferron.

CENTURIUS, un laïque de la secte donatiste, qui, vers les années 400à411, à l'époque où S.Augustin menait sa campagne de prédications antischisma- ■ tiques, remit à l'Église, c.-à-d. à la hiérarchie catholique, de la part de ses coreligionnaires, quelques-uns des arguments qu'ils opposaient aux « traditeurs » dans leurs enseignements oraux ou écrits, en y joignant un petit nombre de « soi-disant témoignages » scripturaires favorables à leur cause. L'évêque d'Hippone (Retract., ii, 19; éd. Barreau, n, 77-78; P. L., xxxii, 638) prit la peine de lui répondre par un opuscule aujourd'hui perdu, intifulé Contra quod attulit Centurius a Donati.stis, et où il reprenait point par point les objections de son adversaire, en les réfutant très brièvement, à commencer par la question très débattue du baptême. Ce fut probablement l'occasion du retour de Centurius clairement mentionné par Augustin, quidam laicus tunc eorum.

P. Monceaux, Hist. litt. de l'Afr. chrét., vi, Paris, 1922, p. 234; VII, 1923, p. 97-98 (l'auteur brode un peu).

J. Ferron.

CEOLFRID

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