CÉSAIRE — CÉSAR DR S A I NT-B O N A VE NT U RE
Rome, 1901, et critique de ce travail par le P. Poncelet, dans A. Boll., 1902, p, 45-52. — A. Schônbach, Ueber C. von H., dans Sitzungsber. der Akad. der Wiss. in Wien, Phil.-hist. Kl., cxLiv, 1902, p. 1-93; eux, 1908, p. 1-51; CLXiii, 1909, p. 1-90. — Ch. de Visch, Bibl. script, cisterc, Cologne, 1656, p. 57, reproduit l'Epislola catalogica.
8. CÉSAIRE de MILENDONK, bénédictin, dont on sait seulement qu'il était abbé de Prum (Rhénanie) en 1212 et qu'en 1217 il se retira à l'abbaye cistercienne de Heisterbach. C'est ce qui a occasionné parfois une confusion avec Césaire de Heisterbach qui vivait vers la même époque. Mais ce dernier mentionne lui-même son homonyme dans son Dialogus miraculorum, 1. V, c. ii et 1. VI, c. m, etc. et dans ses Homiliae, ii, 17. Césaire de Milendonk n'est pas non plus à confondre avec le cistercien Césaire, prieur de Villers-sur-Dyle, près Gembloux (Belgique), qui vivait aussi vers le même temps et dont la mort est mentionné dans le Menologium Cisterciense au 23 févr.
Gallia chrisliana, xiii, 597 sq. (confond Césaire de Milendonk et Césaire de Villers). — Al. Kaufmann, Caesarius uon Heisterbach, Cologne, 1862, p. 84.
G. Allemang.
CÉSAIRE DE NAZIANZE (Saint), frère de S. Grégoire (v. 330, f 9 mars 369). Voir D. T. C, ii, 2185-86. — ■ Mart. Rom., 76-77.
9. CÉSAIRE DE SPIRE naquit dans la ville dont il porta le nom. Il fit ses études à l'université de Paris, où il eut pour maître Conrad de Reisenberg, plus tard prince-évêque de Hildesheim. Revenu dans sa patrie, Césaire remporta par ses prédications des succès peu ordinaires. Accusé d'hérésie, ce fut son ancien maître qui le défendit. Après cela Césaire partit pour Paris où il s'enrôla pour la cinquième croisade. En Terre sainte, il trouva François d'Assise et Élie de Cortone, s'enthousiasma pour eux et se fit frère mineur. Il revint avec eux en Italie et assista François d'Assise dans la rédaction de la seconde règle des frères mineurs (1221), en illustrant celle-ci de plusieurs textes de la sainte Écriture. Au chapitre général des nattes (1221), Césaire fut désigné comme supérieur de la deuxième expédition franciscaine en Allemagne. Le succès de cette mission et la fondation de l'ordre en ce pays furent soigneusement notées dans la chronique de Jourdain de Giano. En 1223 Césaire prit part au chapitre général de l'ordre, qui l'exonéra de sa charge de provincial et lui permit de mener en Ombrie une vie consacrée à la contemplation et à la pratique de la pauvreté franciscaine. Ce genre de vie et aussi l'estime dont il jouissait chez ses confrères suscitaient contre lui l'antipathie de frère Élie, général de l'ordre. Celui-ci, abusant d'une licence accordée par le Souverain pontife, fit jeter Césaire en prison et le confia à la garde d'un frère laïque cruel. Un jour, Césaire, trouvant la porte de sa prison ouverte, voulut prendre l'air, mais son gardien, supposant qu'il tentait de s'évader, le frappa de son gourdin avec tant de violence qu'il mourut peu après (1239). Ajoutons que le récit de l'emprisonnement et de la mort de Césaire nous est parvenu par les écrits d'Ange de Clareno, qui ne sont pas toujours dignes de confiance.
Chronica fratris lordani de lano, éd. Anal. Franciscana, I, Quaracchi, 1885, p. 4-41; éd. Boehmer, dans Collection d'études et de documents sur l'hist. relig. et litt.du Moyen Age, VI, Paris, 1908, p. 8-32. — lAnge de Clareno], llisloria septem Iribulationum ordinis Minorum, éd. Tocco, dans Hendiconti délia R. Accademia dei Lincei, classe v : Scienze morali, xvii, Rome, 1908, p. 229-36; Epistola excusatoria ad papam, éd. Ehrle, dans Archiv fur Literatur-und Kirchengeschichte, i, Berlin, 1885, p. 532. — Golubovich, Biblioteca bio-bibliografica délia Terra sanla, i, Quaracchi, 1906, p. 117-19. — Eubel, Geschichte der oberdeutschen (Strassburger) Minoriten-Provini, Wurtzbourg, 1886, p. 3-6. —
I Holzapfel, Handbuch der Geschichte der Franziskanerordens, Fribourg-en-Brisgau, 1909, p. 8 et 24. — René de Nantes, Histoire des spirituels dans l'ordre de Saint-François, Couvin-Paris, 1909, p. 88-90. — Sbaralea, Supplementum et castigatio, i, Rome, 1909, p. 198. — Lampen, De textibus S. Scripturae allegatis in opusculis S. P. N. Francisci, dans Archiu. franc, histor., xvii, 1924, p. 443-45. — K. L., II, 1662-68; iv, 371. — L. T. K., ii, 779-80.
A. Van den Wyngaert.
CESALPIN I (Andréa), médecin italien (xvi^ s.). Voir D. T. C. u, 2186.
CÉSAR. Voir Caesar.