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MALVA

MAMTTiLARTA.

pabescentes ; files, alternes, palminerviées, souvent à lobes anguleux ou disséqués ; fi. azillaires, solitaires ou fasciculées, sessiles ou pédonculéos, rarement en grappes terminales ; pétales rose pourpré ou blancs, jamais jaunes, émarginés, très rarement denticulés; genre se distinguant facilement des Althaa et des Lavafera par les bractéoles (3) distinctes, au lieu d'être en nombre double ou triple et connées à la base ; et des CaUirrhoe par les carpelles sans bec.

Les M. tybestris et M. rotundifolia, plantes indigènes, sont usités en médecine populaire comme émollientes, pectorales.

Les M. Alcea L., Rchb. Fl. Gbrm. ô, 169, indigène, vivace, & files plus ou moins lobées, k grandes fleurs d'un beau rose, et M. crispa L., BoHB. Fl. Gbrm. t. 166, annuel, à grandes files, arrondies et crépues, sont quelquefois cultivés dans les jardins; les files, de la dernière espèce sont surtout utilisées pour parer les fruits sur les tables.

Quelques espèces sont cultivées en serre froide, mais sont peu ornementales ; ce sont : M. elegans Cav., Jagq. coll. 4, 6, du Cap; M. purpnrjita Lindl., B. B. 1362, B. M. 8814, du Chili; M. lateriUa Hook., B. M. 8846, de rUrugay, etc. J. G.

M ALVAGÉES. (Dicotylédones - Polypétalesbypogynes.) Famille importante comprenant des plantes herbacées, des arbrisseaux ou des arbres & feuilles alternes. Les fieurs, régulières, généralement hermaphrodites, ont un calice à 5, rarement 3-4 lobes valvaires; la corolle comprend 5 pétales hypogynes, tordus, très souvent soudés par la base avec la colonne staminale. Etamines nombreuses, soudées entre elles pour former un tube ou une colonne qui couvre Tovaire par sa base dilatée, et qui est, tantôt divisé au sommet en lanières qui se séparent en filets portant chacun une anthère, tantôt émettant de sa face externe, des anthères à support très court ou sessiles. L'ovaire est formé de 6 carpelles, rarement moins ou plus, verticillés autour d'un axe central, plus ou moins développé, ou agglomérés en tête et cohérents. Les ovules sont solitaires ou nombreux dans chaque carpelle. Le fruit est généralement sec ; il est rarement bacciforme. 4 tribus : McUvéee, Urénées^ Hibiscées^ Bombacées.

MALVASTRUM A. Gray (Malvacées.) Herbes parfois suffrutescentes rappelant par leur port les Mauves et les Sida. Feuilles entières, cordées ou multifides. Fleurs rouges, orangées ou jaunes, brièvt. pédonculées, axillaires ou disposées en épis terminaux.

60 espèces, dont 15 de l'Afrique australe et les autres de l'Amérique I

M. aurantiacum Scheele. — Texas. — Plante , à pubescence étoilée. Files, pétiolées, ovalesoblongues, inégales, dentées en scie. Fleurs 1 axillaires, jaune orange, & pétales oboyales eu- ! néiformes, veinés, émarginés, bilobés au sommet et deux fois plus longs que le calice. Involucelle triphylle.

M. coccineum Gray. — III. qen. Amer. 219. — [Syn, : Maîva coccinea Nutt., B. M. 1643 Sida

coecinea DC] — Plante blanchâtre à files, triséquées, segments latéraux souvent bipartites, rintermédiaire trifide. Fleurs rouges, axillaires, solitaires ou géminées, les supérieures formant une grappe serrée. Pas d'involucre.

M. teabram Cav. — Diss. 5, t. 138, f. 1. — [Syn. : Malvascabra DO. ; M. sooparia Jacq., Igon . BAR. t 139.] — Velue pubescente et à poÛs étoiles ; files, ovales lancéolées, doublemt. dentées et faiblemt. subtrilobées. Fleurs jaunes, axillaires ou géminées.

M. Wrightii Gray. — Gen. 122. — Plante à pubescence étoilée et squameuse Files, oblongues ovales, dentées, obtuses, arrondies, tronquées & la base. Fleurs axillaires, jaunes, à involuceile triphylle.

Orangerie. Semis. J. D.

M AMESTRA Ochs. Genre de Lépidoptères de la famille des Noctuélides, à antennes longues, k trompe moyenne, et dont l'abdomen est orné de crêtes poilues sur les deux premiers anneaux. Les chenilles, de couleur livide, vivent sur les plantes basses et se chrysalident dans des coques de terre.

La plus importante des espèces de ce genre est M. Brassicte Linn. ou Ver de cceur, dont la chenille ravage une partie des plantes maraîchères, principalement les Choux, qu'elle ronge jusqu'au fond de la pomme. Le moyen le plus simple de destruction est d'écraser les chenilles pendant les mois de juillet et d'août; l'emploi de la suie, de la chaux ou de la cendre, a le grand inconvénient de salir les légumes et d'en altérer quelque peu la saveur.

La chenille de M. Fersicariœ Linn. vit sur les Polygonum et autres plantes. P. Tn.

M AMILLARIA Hav. (Cactées.) Ce genre comprend les Cactées k tige plus ou moins globuleuse, couvertes de tubercules mammiformes, coniques ou cylindriques, quelquefois polyédriques, disposés en séries spirales. Ces mamelons portent à leur sommet un faisceau d'aiguillons; leur aisselle, qui donne naissance à la fieur, est tantôt nue, tantôt tomenteuse ou quelquefois sétigère.

La sève de la tige est limpide dans la plupart des espèces; dans un grand nombre d'autres, elle est laiteuse, comme celle des Euphorbes. L'axe central est toujours charnu, jamais ligneux.

Les fleurs sont axillaires, disposées en zones plus ou moins rapprochées du sommet; elles sont généralement petites ou de grandeur médiocre, nombreuses, diurnes, inodores, blanches, jaunes, roses, rouges; le tube floral est court; l'ovaire est toujours nu, c'est-à-dire dépourvu de squames, quelquefois un peu enfoncé dans le corps de la plante. A la maturité, la baie s'allonge, devient saillante, semblable à une petite olive, rose ou rouge, quelquefois verdâtre ou jaunâtre Les baies de beaucoup d'espèces sont comestibles, légèrement acidulés, et se vendent sur les marchés mexicains sous le nom de Chilitos, c'est-à-dire petits piments.

Les M. sont' à peu près tous originaires du Mexique ou des régions méridionales des Etats- Unis; quelques-uns cependant se trouvent dans les Montagnes Rocheuses jusque vers les sources

MAMTTT^APTA,

du Missouri. Dans l'Amérique centrale et aux Antilles, ils sont rares ; dans Thêmisphère Sud, ils manquent totalement. Leor culture est celle des Cactées des régions tempérées; il y en a même quelques-uns, tels que M, vivipara et M. missauriensis^ originaires des Etats-Unis, qui sont rustiques sous notre climat.

Leur variabilité est extrême, non seulement dans nos serres, mais aussi dans le pays natal. Les auteurs et les horticulteurs ont décrit comme distinctes une foule d'espèces qui ne peuvent plus être reconnues aujourd'hui; c'est ainsi que, pour ne citer qu'un exemple, les diverses formes du M, spinosissima ont reçu plus de 60 noms différents. Nous nous bornerons & dter les espèces principales ou espèces-types.

Le genre MamtHaria se divise très naturellement en deux grands groupes ou sous-genres, considérés quelquefois comme genres distincts :

10 Les mmamaiaria ou M. proprement dits, qui ont des fleurs latérales et des mamelons non sillonnés.

20 Les Coryphaniha Engelm. ou Afdacoihéle Monv., qui se distinguent des précédents par leurs fleurs apicales et par un sillon qui partage la face supérieure du mamelon et réunit l'aréole aculéifère et l'aréole florifère. Les espèces du groupe des Coryphantha forment la transition au genre Echifiocactus.

l. EUMAMILLARIA Engelm.

M. acaathoplegma Lehm. [Syn. ou var. : M. geminispina DC. ; M. Dyckiana Zucc. ; Af . elegans DC., M, îeueocephaia Hort., etcj — Mexique central, environs de Mexico. — Très jolie esp., remarquable par ses beaux aiguillons blancs. Tige subglobuleuse; suc laiteux; mamelons courts, coniques; aisselles laineuses; aiguillons extérieurs rayonnants, sétiformes, blancs ; 1 ou 2 centraux, courts, à pointe brune ou noire Fleurs rouges disposées en zones autour de la plante.

M. applanata Engelm. [Syn. ou var. : M. texenêiê Lab.: M. Heyderi Miihl.; M, hemisphéerica Eng.; M. dedivis Dietr.; M, tneiacantha Eng., etc.] — N. Est du Mexique et Sud dix Texas. — Tige simple, hémisphérique- déprimée, lactescente; mamelons allongés, snbanguleux; aiguillons extérieurs 10 à 12, rayonnants, droits, blanchâtres; 1 central, plus court. Fleurs rougeâtres.

M. candida Scheidw. [Syn. : M. ^phœrotricha Lem.] — Mexique central, San Luis Potosi. — Très belle espèce, formant une petite boule blanche, entièrement couverte par les innombrables aiguillons sétacés d'un blanc de lait, quelquefois un peu rosés (dans la var. roaea). Petites fleurs camées.

M. Gelsiana Lem. [Syn. : M. MueMenpfordtii Fôrst.; M, tomentoêa ISAir,] M. lanifeia Salm.; etc.] — Mexique, au Nord de ia capitale. — Tige lactescente, columnaire, dichotome ou bidichotome avec l'âge, aisselles et aréoles laineuses ; aiguillons extérieurs fins, sétacés, très nombreux, blancs ou jaunâtres; intérieurs 4, déçusses, rigides, jaune paille. Fleurs rose carminé. Très jolie espèce.

M. cerUricirrha Lem. Voir M. magnimamma Haw.

M. oirrhifera Mart — Mexique central. — Tige subglobuleuse ou claviforme, très prolifère, lactescente, d'un vert glauque; mamelons épais, larges à la base, arrondis sur leur face supérieure, portant une arête â leur face inférieure; aisselles laineuses ou sétigères; aréoles tomenteuses, plus tard nues; aiguillons blancs, à pointe noire, au nombre de 5, dont 2 supérieurs courts, 2 latéraux plus longs, et 1 inférieur très long, quelquefois contourné en vrille sur les plantes adultes, surtout sur celles introduites du pays natal. Fleurs roses.

Les M. subangtUaris DC, M. anguiaris Otto, M, Ludmgii Ehr., M, phymatotheU Berg., M, longiseta Mûhl., etc., sont des variétés ou esp. voisines du même type, caractérisé par les mamelons arrondis en dessus, anguleux en dessous.

M. coronaria Haw. — Guatemala?? — Tige robuste, columnaire, élevée, dépassant 1 m. de haut.; aisselles nues; mamelons glaucescents; aiguillons extérieurs 13-16, rayonnants, rigides, blancs, transparents; intérieurs 4, plus longs, fauves, l'inférieur le plus long et crochu. Fleurs rouges.

M. decipiens Scheidw. [Syn. : M, anancistria Lem.; M. OutUemimana Lem., etc.] — Mexique central. — Voisin du M, gloçhidiata, dont il se distingue surtout par ses aiguillons intérieurs droits, non terminés en crochets. Fleurs roses.

M. discolor Haw. [Syn. : M. depressa DC; M. pukJieUa Otto ; M. àlbida Hort. ; M. nitens Hort., et un grand nombre de variétés ] — Mexique centrai, Puebla. — Une des premières espèces introduites (sous le nom de Cactus pseu^b^mamiUaris). Tige globuleuse, prolifère, d'un vert glaucescent, à sève limpide; mamelons ovésconiques; aiguillons extérieurs 15-20, rayonnants, blancs, sub-rigides; intérieurs 6, plus forts, de couleur foncée variable, droits ou arqués. Fleurs nombreuses, pétales blanchâtres avec ligne médiane rougeâtre.

M. dolichocentra Lem. [Syn.: M, obconeUa Scheidw. ; M. GaUottii Schdw., etc.] — Mexique, environs de Jalapa. — Voisin du M, pdytheU, mais plus gros. Tige columnaire, épaisse; sève limpide ; toujours 4 aiguillons très longs, fauves ou jaunâtres, entourés de quelques sétuies blanches, caduques. Fleurs rouges.

M. formosa Scheidw. — Mexique, San Luis Potosi. — Tige simple, globuleuse, lactescente; aisselles laineuses; mamelons obtusément tétragones ; aiguillons extérieurs environ 20, blancs, rigides; intérieurs 4, quelquefois 2 ou 6, subulés, noirs ou gris. Fleurs rougeâtres.

N'est peut-être qu'une var. du M. crucigera Mart., dont il ne parait plus exister d'exemplaires authentiques.

MAMILLAEIA,

plus longs (josqu^à 8 cm.), blancs à pointe noire. Fleurs ponrpres.

Ressemble au M. acanthopUgma^ dont il diffère par ses aiguillons beaaconp pins longs.

Les M. dealbata Dietr., M. Arkinsanii Ehr., sont des espèces du même groupe, peu différentes, à fleurs jaunâtres.

M. gloehidiaU Mart [Syn.: M. crinitaDC] M. criniformis DC] — Mexique central. — Très prolifère, formant de larges touffes. Mamelons cylindriques, allongés, vert clair; aiguillons extérieurs 12-15, sétif ormes, blancs; intérieurs jaunes ou bruns, au nombre de 8, dont un ou plusieurs sont crochus. Fleurs blanches ou roses; graines noires, scrobiculées.

n y a plusieurs espèces voisines, peu différentes, toutes à aiguillons centraux crochus: Jd, Wûdiana Otto, plus petite et plus jaunâtre; M. Sehdhani Pfeiff., à aiguillons plus sétacés; M, Bocasana Pos., k aiguillons extérieurs innombrables et Ans comme la soie ; M. Chrahami Eng., de l'Arizona, et M. Ooodridgii Eng., de la Basse Californie, de plus grande taille, etc.

M. gracilit Pfeiff. — Mexique central, Minerai del Monte. — C'est la plus petite de toutes les Mamillaires connues, extrêmement prolifère, de façon à former un amas de petits globules blancs, si peu adhérents qu'ils se détachent à la moindre secousse et se sèment, pour ainsi dire, autour de la plante. Mamelons grisâtres, courts, obovés ; aisselles et aréoles nues ; 16 aiguillons extérieurs sétiformes, rayonnants, blancs; quelquefois 1-2 intérieurs, plus rigides. Fleurs jaunâtres.

M. lasiacantha Engelm« — Texas occidental. — Espèce minuscule, formant une petite pelote blanche; mamelons très petits, cachés par les aiguillons sétacés innombrables, blancs, pubescents. Fleurs latérales, blanchâtres.

M. longimamma DC. — Mexique central, Pachuca. ~ Prolifère, remarquable par ses mamelons très allongés (jusqu'à 4-5 cm.) et ses grandes fleurs d'un beau jaune, de 8-6 cm. diam.

Les M, vberifùrmis Zucc., M, gigantothele Hort., M. hexacentra Berg, sont des variétés plus ou moins distinctes, ainsi que le M. sphœrica Dietr., de la frontière du Texas.

M. magnimamma Haw. Très répandu sur les hauts plateaux du Mexique central, où il forme de larges touffes. Il est d'une variabilité extrême, et on en a introduit un grand nombre de formes, quelquefois d'aspect très dissemblable, qui par la culture semblent revenir toutes & un type commun. Les principales variétés ou espèces affines sont: M. maera" caniha DC, M. centridrrha Lem.. M, arietina Lem., M. conopsea Scheidw., M. versicolor Scheidw., M, glacUata Mart., M. recurva Lehm., M, Zuceariniana Mart, M. pentacaniha Pfeil^, M. Neumanniana Lem., M. uberimamma Monv., etc. Tige globuleuse, lactescente, d*abord simple, plus tard prolifère et cespiteuse; aisselles laineuses; mamelons gros, vigoureux, vert foncé, sub -anguleux, renflés en forme de mamelles, portant comme la trace de leur compression mutuelle. Aiguillons ordinairement au nombre de 5, dont 2 plus longs, surtout l'inférieur. Fleurs pourpres, disposées en zones au-

tour de la plante. Baies daviformes, rouges, comestibles, vendues sur les marchés mexicains sous le nom de ChûitoSy ainsi que celles de plusieurs autres Mamillaires.

M. melaUnca Karw. — Oajaca. — Prolifère; mamelons ovés, obtus, verts; aisselles nues; aiguillons 8-9, grêles, rigides; les 4 supérieurs bruns, ainsi que le central: les 4 inférieurs blancs. Fleurs d'un jaune brillant, de 3 cm. diam.

M. micromerit Èngelm. [Syn. : Echinocactus micromeriê Web. ; Epitheïaniha micromeris Wêb.] — N. Est du Mexique, frontière du Texaa. — Très curieuse et jolie petite espèce, de 2-4 cm. diam., globuleuse; mamelons très petits, verruqueux, très rapprochés; aréoles laineuses dans leur jeunesse; aiguillons nombreux, sétacés, blancs, plurisériés, plus longs et plus compacts sur les jeunes aréoles florifères. Fleurs petites, apicales, insérées sur le sommet des jeunes mamelons, et non à leur aisselle; graines scaphoïdes, brunes, à grand hile ventral

La position aréolaire des fleurs, c'est-à-dire au sommet des mamelons et non à leur aisselle, exclut cette plante du genre MamiUaria^ malgré sa forme extérieure, et la place dans le genre Echinocactus^ à moins qu'on n'en fasse le type d'un petit genre spécial qu'on pourrait appeler Epiikelantha.

M. mutabilis Scheidw. [Syn.: M. masehàla' cantha Monv. ; M. îeucotricha Scheidir. ; M. xanihotricha Scheidw.; M. Senekei Fôrst.; M. autumnalis Dietr.; Jtf. Hermentiana Monv., etc.] — San Luis Potosi. — Tige vigoureuse, globuleuse, déprimée, en forme de toupie, ombiiiquée, lactescente ; aisselles garnies de longues et nombreuses sétules; mamelons resserrés, pyramidaux-polyédriques; aréoles presque nues; aiguillons extérieurs 4-5; central 1, allongé, flexueux. Fleurs pourpres.

M. peotinifera Web. [Syn.: PdeeypJun-a asdliformis, var. pûcUnata Hort.J — Mexique, province d'Oajaca. ~ Cette plante, qui a été considérée à tort comme une simple variété du JPflecyphora aselUformis, s'en éloigne totalement par ses caractères botaniques, et appartient incontestablement au genre MamiUc^ia, Quoique l'aréole aculéifère de ses mamelons représente également un disque aselliforme, c'est-à-dire semblable à un cloporte, comme dans le JMe* cyphora, elle en diffère nettement par la position latérale de ses fleurs, par ses fruits semblables à ceux des Mamillaires, et par ses graines scaphoïdes, àgrand hile ventral, longues et larges de 1 mm. En outre, cette jolie esp. paraît être d'une culture beaucoup plus fiicile que le FéUcyphora,

M. phellotperma Engelm. — S. 0. des Etats- Unis ; Californie. — Tige simple, ovoïde; aisselles laineuses ; aiguillons rayonnants, couvrant la plante, 40-60, blancs; intérieurs 3-4, bruns, uncinés. Fleurs latérales; baie pyriforme, coccinée; graines globuleuses, noires, rugueuses, entourées d'une masse subéreuse arilliforme- Curieuse espèce, distincte par la forme ex. ceptionnelle de ses graines.

M. plomosa Web. — Nord du Mexique. — Cette jolie espèce gazonnante f^t confondue d'abord avec le M, Schiedeana, mais se rapproche

MAMILLAEIA.

T^fAMnXARTA.

davantage da M. laHacantha; je lui ai donné, il y a dix ans, le nom de ilf. plumosa, à cause de ses aiguillons pubescents semblables au duvet d'une petite plume. Elle est entièrement couverte par ses aiguillons soyeux et pennif ormes. Fleurs petites , blanchâtres ; graines noires sorobiculées.

M. polyedra Mart. fSyn. ou esp. affines : M. 9td)polyedra Salm.; M. pdytri<Aa Lem.; M. SeitBiana Zucc., etc.J — Mexique, Oajaca, Jalapa. — Tige ovoïde, prolifère, lactescente; mamelons polyédriques, aplanis sur plusieurs faces ; aisselles laine ase» et sétigères ; aréoles tomenteuses; aiguillons 4-5, droits, blancs, & pointe pourpre. Fleurs roses.

M. polythele Mart [Syn. : Af. quadrispina Mart.; M. cdumnaris Mart.; M, setosa Pfeifif., etc.] — Mexique central, Yxmiquilpan. — Tige simple, columnaire, élevée; sève limpide; mamelons coniques ; aiguillons tantôt 2, tantôt 4, tantôt 6, entourés quelquefois de quelques sétules blanchâtres. Fleurs roses.

M. pusilla DC. [Syn. : M. multiceps Salm.] — Littoral du Mexique et Antilles, — En touffes hémisphériques ; aréoles villeuses ; aiguillons extérieurs très nombreux, sétacés, blancs ; intérieurs 4-6, rigides, pubescents, jaunâtres ou rougeâtres. Fleurs jaunes; baies claviformes rouge corail; graines noires, scrobiculées.

M. rhodantha Lk. et 0. — Environs de Mexico. — Tige columnaire, â sève limpide, une ou plusieurs fois dichotome avec l'âge, de sorte qu'il n'est pas rare de voir des exemplaires & 2, 4, 8 ou même 16 têtes. Aisselles plus ou moins laineuses. Aiguillons extérieurs 1Ô-20, rayonnants, fins, blancs ou jaunâtres; intérieurs 6, plus forts, jaunes ou fauves. Fleurs d'un joli rose.

Cette espèce est très variable, surtout en ce qui concerne la couleur des aiguillons. Les variétés M.aureiceps Lem., M, Odieriana Lem., M. chrysacantha H. ber., ont des aiguillons beaucoup plus jaunes ou tout â fait dorés ; le M. sidfurea Fôrst. les a jaune soufre; les M, ruficepê Lem., M. rutila Zuoc. , les ont fauves ou rutilants, etc.

M. Schiedeana Ehrenb. [Syn. : M. sericata Lem.] — Mexique central, Mextitlan. — Très jolie espèce; prolifère; mamelons très rapprochés; aisselles laineuses; aréoles tomenteuses. portant des aiguillons innombrables, soyeux, blancs, couvrant toute la plante qui a l'apparence d'une pelote de soie blanche. Petites fleurs blanchâtres. Graines noires, scrobiculées.

M. Sempervivi DC. [Syn. ou var. : M, Caput Médusa Otto ; M. diacantha Lem. ; M. Webhiana Lem. ; M. crocidata Lem., etc.] — Mexique centraL — Tige simple, globuleuse, à suc laiteux ; aisselles laineuses ; mamelons tétragones; aiguillons courts, trapus, au nombre de 2, l'un dirigé en haut, l'autre en bas. ou de 4, placés en croix, blanchâtres, â pointe noire ou rouge, plus tard gris. Fleurs blanchâtres ou rougeâtres ; pétales marqués d'une ligne médiane plus foncée.

M. tenilis Lodd. [Syn.: Mamillopsis senilis Web.] — Hautes montagnes du N. G. du Me-

xique (Sierra Madré de la province de Chi* huahua). — Très belle espèce, entièrement couverte d'aiguillons criniformes blancs. Tige ellipsoïde, vert-clair, 10-15 haut., plus tard sub prolifère; sève limpide; aisselles nues; ma^ melons coniques, obtus; aréoles tomenteuses; aiguillons blancs, flexibles, extrêmement nombreux et entrecroisés, longs de 2-3 cm., 4-6 intérieurs un peu plus forts, dont 1-2 terminés en crochet.

Cette espèce est remarquable par sa grande fleur rouge orangé violacé, longue de 6-7 cm. sur 6 cm. diam., tout à fait différente des autres fleurs de Mamillaires par son tube allongé, squameux, par son limbe hypocratériforme, par ses étamines fasciculées, longuement saillantes, insérées en partie sur le tube et en partie au fond de la fleur. Elles restent ouvertes plusieurs jours sans se refermer la nuit.

M. le prof. Morren a créé pour cette espèce une section particulière sous le nom de Ma» miUopsis, Il vaudrait mieux l'élever au rang de genre et désigner cette plante sous le nom de MamiUopsis senilis,

M. simples Haw. [S^rn.: Cactus mamiUaris L.] — Antilles. — Tige toujours simple, lactescente, vert foncé; mamelons coniques; aiguillons droits, aigus, d'abord rouge sang, plus tard gris rougeâtre; extérieurs 12-16; intérieurs 4-5. Fleurs petites, blanchâtres ou jaunâtres.

Les M. flavescens DC, â fleur jaune soufre, M. nivosa Lk. (M. tortolensis H. beroL), de l'Ile Tortola, à aisselles laineuses et fl. jaune. M, caraeasana Gtto, de Caracas, etc., ne sont que des var. ou esp. peu différentes.

M. spiBosissima Lem. — Mexique central. — Cette espèce est une de celles qui varient le plus, au point de vue de la couleur et de la consistance des ai^oûllons. Gn en a décrit un grand nombre de formes qui ont reçu au moins 60 noms différents et dont les principales sont : M. polyacantha^ polyaetina^ polycentra, pretiosa, pruinosa, puicherrima, aurora, Seegeri, eximia, auricoma, isabellina^ vulpina^ Hermanni, Linkeana, hepatica^ mirabilis^ etc.

Tige simple, columnaire; sève limpide; mamelons sub-tétragones, rapprochés; aisselles presque nues; aréoles tomenteuses; aiguillons extérieurs nombreux, sétacés, blancs ; centraux 8-10, plus longs, tantôt sub-rigides, tantôt flexibles comme des crins, blancs, â pointe rouge, brune, violacée, fauve, jaune, dorée, etc. Fleurs petites, rouges.

M. tenais DC. [Syn. ou var. : M. elongata DC. ; ilf. subcrocea DC; M. intertexta DC ; M. steUaaurata Mart. ; M. echinata DC ; M, densa Lk. et G.; M. minima Rchb., etc.] — Mexique central, par ex. environs de Mextitlan. — Espèce très variable, caractérisée par sa petite taille, sa tige cylindrique, mince (2 cm. diam,), très prolifère à la base, gazonnante, ses mamelons courts, sub-hémisphériques , ses aisselles et aréoles glabres, ses aiguillons extérieurs environ 20, grêles, jaunâtres, quelquefois dorés ou safranés ou rufescents, disposés comme les rayons d'une étoile, recourbés vers la plante, avec ou sans aiguillons intérieurs. Fleurs blanchâtres, plus

MAMnXARTA

MAlfTTJ.ATI.TA

OU moins teintées de ronge on de janne en dehors.

Les M, anguinea Otto et M, spJuusèlata Mart. sont des espèces voisines, de taille pins forte, à aiguillons blancs à pointe brune ou noire.

M. uncinata Zucc. — Mexique central, Pachuca, Queretaro. — Tige simple, globuleuse, lactescente, vert foncé bleuâtre; mamelons subanguleux; aiguillons courts, gros, 4 extérieurs en croix, 1 central plus grand, unciné. Fleurs petites, rougeâtres, pétales k ligne médiane pourpre.

M. valida Web. •— Nord-Est du Mexique, sur la route de Saltillo à Monterey. — Remarquable par ses dimensions considérables ; c'est la plus grande des MamiUaires globuleuses: elle dépasse 30 cm. de diam. — Tige toujours simple, lactescente, sub-sphérique, & sommet déprimé. Baie rose, ovée, très grande, 2 i/s cm. de long, sur 1 Vs ^T^- de largeur. — Les M, pachythele, erinacea et melanocentra, décrits par Poselger, sont des espèces voisines, mais ne paraissent pas atteindre les dimensions du M. valida.

M. vetula Mart. — Mexique central, k plus de 3O0Om. d'altitude. — Très prolifère; aspect grisonnant & cause de ses nombreux aiguillons extérieurs, entremêlés, sétiformes, blanchâtres ; centraux 1-3, plus forts, bruns. Fleurs jaunes.

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