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TEUR

Dans les collections de plantes de serre froide, outre les espèces ci- dessus, on rencontre fréquemment les suivantes : M. armillaris Sm., YEifT. Malm. t. 76 ; fl. blanches ; flles. alternes ; M. diosmsBfolia B. Br. Andr. Bot. Bep. t. 476; fl. jaune, verdfttre; flles. alternes ; M.fulgens B.Br., B. H. 1895, 232, flg. col. ; flles. opposées ; fl. écarlate brillant; M. genistnfolia Sm., Exot. Bot. 1, t. ô5; flles. alternes; fl. jaune pâle; M. incana B. Br., Bot. Reg. t. 410; flles. alternes; fl. blanc jaun&tre ; M. pulohella B. Br., Lodd. Bot. Cas. 200; flles. alternes; fl. solitaires, Ulas foncé; M. strieU Labill., B. M. 3, 210; flles. alternes ; fl. rose et blanc; etc., etc.

Culture et emploi des CaUistemon, J. G.

lIELAMPSORA.Genre delà famille deChampignons, tribu des Urédinées, à téleutospores unicellulaires, se développant sous Tépiderme soulevé mais non déchiré de la plante nourricière et ne se produisant que sur les feuilles mortes. On ne voit, sur les feuilles vivantes, que la forme Uredo, formant une poussière jaune.

M. Tremulœ, sur les Trembles.

M. popolina, sur les autres Peupliers.

M. epitea, etc., sur les Saules.

M. EuphorbisB, sur les Euphorbes.

M. Liai, sur les Lins. D<- D.

MELASTOMA L. (Mélastomacées.) Arbrisseaux ou arbustes, habituellement dressés et couverts de poils rudes; une seule espèce rampante ; feuilles pétiolées, oblongues ou lancéolées, coriaces, très entières, 3-7 nerviées ; fleurs solitaires, subfasciculées ou en panicule au sommet des rameaux, accompagnées de deux bractées, élégantes, pourpres, violettes ou roses, rarement blanches ; calice à tube plus ou moins hérissé, à lobes au nombre de 5-7, caducs, alternant avec autant de dents peu marquées; 5 pétales fréquemment ciliés sur le dos; 10 étamines, quelquefois 12-14, inégales; anthères subulées, à un pore, à loges ondulées, les plus grandes violettes, pourvues d*un connectif bilobé ou bien épéronné,les petites jaunes ; ovaire libre ou plus ou moins soudé avec le calice, 5-7 loculaire; baie coriace ou charnue, à déhiscence irrégulière.

Environ 40 espèces, de PAsie tropicale, du Nord de TAustralie, des îles de TOcéanie ; une seule des Seychelles.

M. malabathrieum L. — Indes orientales. — B. M. 529; B. R. 8, 672; B. M. 4957. — [Syn. : M. denticuîatum Labill. non Bayl.] (Fig. 577.) — 1 m. à 2 m. 50 ; flles. elliptiques, aiguës ; fl. pourpres, en corymbes de 1-6 fleurs.

M. sanguineum Sims. — Malaisie. — Paxt. Mao. 12, 265; B. M. 2241. — 1 m. 50; flles. ovales, acuminêes, luisantes, rouges sur les nervures ; fl. pourpres, terminales.

Le M. aanguineum Pav. = Tococa ; le M, denticuZa^um Bayl. = Miconia,

Culture des Lasiandra et des MediniUa, P. H.

MÉLASTOMACÉES (Dicotylédones -Polypétales.) Famille voisine des M3rrtacées, dont elle se distingue par les feuilles généralement 3-9 nerviées au lieu d^être penninerviées; les fleurs à étamines presque toujours en nombre défini au lieu d*être en nombre indéfini, à anthères s^ouvrant au sommet par un ou deux pores ou deux fentes, à connectif souvent épaissi ou muni d'appendices de forme variée; Tovaire adné au calice ou libre.— 11 tribus: MicroUctées, Osbechiées, BhéxiéeSj Méfia/niées^ Oxysporées, Sonérilées, MédiniUées, Miconiées, Blakéées, AstroniéeSf Méméeylées,

Méîèse. Nom vulgaire des Larix.

MELIA L. (Méliacées.) Arbres rameux, couverts de cicatrices ; flles. alternes, pinnées ou bi- ou tripinnées,le8 nouvelles et Tinflorescence souvent couvertes de poils étalés; folioles pétiolulées, dentées ou non ; fl. petites, blanches ou

gourpres, en grandes panicules très rameuses, alice à 5-6 divisions profondes; 5-6 pétales libres, allongés, linéaires, spatules, étalés,

MELIA.

MELISSA.

tordas ; étamlnes sondées en un tube allongé ; 10-12 anthères incluses, dressées, à peine apiculées ; disque annulaire ; ovaire subglobuleux, à 3-6 loges biovulées ; style grêle ; stigmate en tête, caduc, à 3-6 lobes; drupe charnue, à noyau osseux à 1-5 loges presque toujours monospermes.

12 espèces: Asie trop, et austr., Inde orient., îles du Pacifique. (Inclus : Azadirachta Juss.)

Fjg. 574. — LiLAS DES Indes. Melia Azedarach L.

Le M. Aiedarach L. (Lilaa des Indes) ^ [Syn. : M.japonica G. Don.] (Fig. 574), B. M. 1066; Mbm. Mus. 19, 13; Dssc. Antil. 1,46; N. D. 6, 21, de TAsie méridionale, est naturalisé dans la région méditerranéenne, où il forme un arbre de 8-12 m.; dans le Nord, est tenu en orangerie ; Aies, bipinnées, lisses, caduques, folioles presque bijuguées, ovales lancéolées, incisées, dentées en scie; fl. paniculées, lilas-bleu&tre. Var. sempervirena {M, sempervirena Sw.), B. R. 8-643, files, aussi bipinnées, mais rugueuses, persistantes, à 8-6 paires de folioles.

On cultive aussi : M.Aïadirachta L., Mbm. Mus. Mbl. 68, t. 2 ; files, pinnées ; folioles en faux, obliques, lancéolées, dentées en scie ; panicules très divariquées; et M. floribunda Carr.,E. H. 1872, p. 470. (Voir aussi : Dict. d'Hist. naturelle DE D'ORBIGtfY, VOl. 8, p. 18.) J. G.

ll£|iLiC£ES. (Dicotylédones-Polypétales.) Famille comprenant des arbres et des arbriss. des régions chaudes du globe, à feuilles alternes, généralement composées, sans stipules, non ponctuées ; à fieurs petites (sauf de rares exceptions), panlculées, régulières et très souvent hermaphrodites, ayant un calice à 4-5 divisions, 4-5 pétales (rarement 3-7) libres, le plus souvent 8 ou 10 étamines, rarement 5, très rarement 16-20, monadelphes, un ovaire supère à 3-5 loges qui, le plus habituellement, contiennent

chacune 2 ovules. Le fruit peut être une baie ; il est quelquefois capsulaire et plus rarement drupacé. — 4 tribus : Méliées, TrichiUées^ Steiéténiées, CédréUes,

Kig. &75. — Medinilla haonifiga Lindl.

MELIANTHUS L. (Sapindacées.) Arbustes à rameaux herbacées ; feuilles alternes, impari-

Sennées, accompagnées de 2 grandes stipules bres ou connées. Fleurs hermaphrodites, irrégulières, disposées en grappes axillaires et terminales; disque très développé; pétales réduits à des languettes étroites; 4 étamines; 4 loges à Tovaire ; fruit capsulaire, papyracé.

4 espèces du Cap de B. 'Espérance.

M. comosus Yahl. — Cgmiiers. rar. t. 4. — Files, velues en dessus, tomenteuses en dessous. Fleurs alternes, à bractées cordif.

M. major L. — Bot. Rbg. I, t. 45; Lamk. III. t. 352. — Tige atteignant 2 m.; grandes feuilles divisées de chaque côté en ô-7 segments ovales, dentées» blanchâtres, très glauques et glabres ; stipules grandes, soudées au pétiole. Fleurs rouge-brun, en grappes pyramidales.

M. minor L.— B M. 9, t. 301.— Files, glabres en dessus, blanchâtres en dessous, à stipules libres. Fleurs verticillées, disposées en grappes axillaires, allongées. Bractées linéaires, atténuées.

Ces plantes sont très ornementales, surtout le M, major; leur suc est employé contrôles maladies cutanées.

Orangerie, pleine terre région de l'Oranger. Boutures et division des souches. J. D.

Métier. L^un des noms vulgaires du Néflier (Mespilus germanica).

Mélilot bleu. Nom vulgaire du TrigonéOa oœnUea,

MELISSA Tourn. (Labiées.) Genre renfermant une espèce, le M. offieinalis L., Mascl. Atl. Pl. Fr. t. 258; plante vivace à tiges rameuses, herbacées, haute de 80 à 80 cm., à flles. pétiolées, ovales, réticulées, dentées, d'un vert pâle, à petites fieurs blanches, tachées de rose.

MELISSA.

MELOCACTUS.

Elle répand, quand on la froisse, une agréable odear de citron et possède des propriétés digestives très prononcées; est coitivée en grand dans le Midi de la France pour la préparation de rj^tt de Mélt88e\ se rencontre dans presque tous les jardins à titre de plante officinale; très rustique J. G

MELITTIS L. (Labiées.) Genre ne renfermant qu^une espèce, M. Melissophyllnm L ; indigène; herbe dressée ; files, membraneuses, rugueuses, crénelées, les florales semblables aux autres, mais plus étroites ; fl. grandes, blanches, rouges ou panachées, par ô-6, en glomérules axillaires ; calice membraneux, enflé; corolle longuement exserte^ à tube ample, à lèvre supérieure dressée, un peu concave, Tinférieure trilobée à lobe moyen plus grand. C'est la plus belle des Labiées indigènes. Quelquefois cultivée dans les jardins, bosquets, mais assez difficile sur la choix du sol et la situation. J. G.

Fig. 576. — Melaleuca. hypericipolxa Sm.

MELOCACTUS Lk. et 0. (Cactées). Tige globuleuse ou subconique, plus ou moins semblable à un melon épineux, sillonnée de côtes garnies de faisceaux d'aiguillons, et couronnée dans Tâge adulte par une infiorescence en forme de bonnet de laine. Ce cephcUium, sorte de calotte hémisphérique ou cylindrique, est composé de petits mamelons disposés en séries spirales très nombreuses et portant à leur extrémité des touffes serrées de laine et de sétules.Au milieu de ces touffes naissent les fleurs, qui sont petites, roses ou rouges, semblables à celles des MamiUaria; elles ont le tube court, l'ovaire nu ; la baie est lisse, rose, en forme d'amande ou d'olive.

Les M. sont tous originaires des régions les plus chaudes de l'Amérique, c*est-à-dire des AatiUeSy du Venezuela et du littoral brésilien.

Le nombre des espèces parait être assez res* treint; la plupart de celles qui sont énumérées par les auteurs comme provenant des Antilles, ne sont autre chose que des variétés du M, com' munis.

Leur culture est délicate; ils veulent beaucoup de chaleur et de lumière et craignent l'humidité. Il est rare que ceux qui sont introduits du pays natal vivent longtemps dans nos serres. Pour les conserver, il faut les tenir en hiver en serre chaude, et les cultiver en été sous ch&ssis tout près des vitres. Ils ne donnent que très rarement des rejetons, mais se propagent facilement par semis.

Fig. 577. — Melastoha halabathricum L.

M. amanus Pfeiflf. [Syn.: M. ccBsius WenàL; M. griaeus Wendl.] — Littoral du Venezuela et de la Colombie. — De moyenne taille, jusqu'à 15 cm. diam.; tige globuleuse, déprimée, glaucescente; 10 à 12 côtes; aréoles distantes de '6 cm. ; aiguillons courts , de 1 à 2 cm. long., rouge&tres ; 8 extérieurs, 1 central. Cephalium convexe, blanchâtre. Fleurs roses.

Semble d'une culture plus facile que les autres espèces.

M. communis DC. [Syn. : Cactus Meîocactus L.] (Fmt. 578) — DC. Pl. GR A8S. 1. 1 1 2.; Bot. Maq.3090. — Introduite dès le XVI« siècle, cette espèce, commune aux Antilles, fut la première Cactée globuleuse connue, et décrite par les anciens auteurs sous le nom de Echinomelocactus Indiœ occidentalis. Elle se distingue des autres espèces par ses dimensions plus considérables. Sa tige, d'abord subglobuleuse, plus tard conique ou pyramidale, à base aplatie, atteint 20 à 30 cm., quelquefois 40 cm. de haut, et de diam. Les côtes sont au nombre d'environ lô, robustes, vertes, larges, subaiguës ; aréoles rapprochées; aiguillons droits, rigides, vigoureux, jaunâtres.

MELOCACTUS.

MELON

rougefttres ou bruns, longs de 2-3 cm.; extérieurs 8-9 ; centraux 3, quelquefois 2 ou 1.

Gephalium grand, allongé ou cylindrique, atteignant jusqu'à 20 cm. de haut, sur 10 cm. diam., formé de laine jaunfttre et de sétules rouges nombreuses. Fleurs abondantes, sortant de la partie supérieure du ceiriMium, petitea, 1 Vt & 2 cm. diam., roses ou rouges. Baies roses, oblongues.

Fig. 678. — MELOCACTUS C0HMUNI8 DC.

Un grand nombre de variétés ont été décrites, mais semblent se confondre avec le type. La plupart des Mdoeactua, introduits des diverses lies des Antilles, doivent être rapportés à notre espèce, dont ils ne diffèrent que par la longueur, la couleur, le nombre des aiguillons ; par ex. le M. erMsispinus Salm. {M. pycnacanthus Gels, M. Lemairei Miq.), de St. Doming^ue, à aiguillons plus trapus, les M. Wendlandii Miq., Aovannenais Miq.,ru^e»»P£r., dichroacanthus Miq., pyramidalia Salm., Salmianua Lk. et 0., macrocanthua Salm., etc.

M. goBiodacanthus Lem. [Syn.: M. depressus Hook.,BoT. Maq. t. 3691.] — Brésil (Pernambuco, Bahia). — Tige subglobuleuse, déprimée, 10 à 15 cm. diam., sur 7 à 10 cm. haut., vert foncé. Côtes ordinairement 10, quelquefois 9 à 13, larges de 3 cm.; aréoles distantes de 3 cm. Aiguillons 6, d^un gris cendré, bruns lorsqu'ils sont mouillés, rayonnants, rigides, droits, longs de 10 à lô mm., un peu anguleux, sub-trigones ou sub-tétragones, légèrement canaliculés sur leur face supérieure. Quelquefois il y a 1 ou 2

Setits aiguillons adventifis à la partie supérieure e Taréole ; alors Taiguillon supérieur devient Bub-central.Les aig^uilions ne sont pas constamment anguleux ; quelquefois ils sont tout à fait subulés, surtout les supérieurs.

Gephalium court, convexe. Baies roses, en forme d'amandes.

M. meoBacanthus Lk. et 0. — Jamaïque? — Espèce incomplètement connue. Tige oblongue, quelquefois prolifère. Inflorescence non observée.

M. obtusipetalus Lem. [Syn. : M, crassieostatua Lem.] — Hauts plateaux de la Colombie (environs de Bogota), si toutefois l'indication de Lemaire est exacte. — De moyenne taille (15 h

20 cm. diam.). Gôtes 10, verticales, vigoureuses, aiguës; sillons profonds; aréoles distantes de 3 cm. ; aiguillons rigides, longs de 3 cm.; extérieurs 9, centraux 2.

Gephalium petit, convexe. Fleurs assez grandes, roses, à pétales obtus.

IL violaceiM Pfeiff. [Syn. : M, ParUumi Gels.; M. fiuminensîs Pfersd.f — Brésil ; commun aux environs de Rio Janeiro. — De petite taille, à peine 10 cm. diam. Gôtes 9 à 12, aiguës, sillons larges; aréoles distantes de 10 à 15mm.; aiguillons 6 à 8, rigides, divergents, longs de 1 à 2 cm., rougefttres ou violacés, plus tard gris. Pas d*aiguillon central.

Gephalium petit, hémisphérique, composé de laine blanche et de poils rouges. Fleurs petites, rouges.

Cette jolie espèce est la plus petite de celles qui se rencontrent dans nos cultures. D' W.

Fig. 679. — Mblon Cantaloup.

MELO ff(Cueumi8 Mdo L.) Voir Gucumis.pour les caractères génériques. — Inde. — PL annuelle, tiges sarmenteuses et traînantes, plus ou moins rudes au toucher, ainsi que les flles. qui sont variables de forme et de grandeur, réniformes-arrondies ou à 5 lobes, quelquefois très découpées, atteignant 16-20 cm. en tous sens, ou réduites à 4-5 cm.; fruits aussi très variables quant à la forme, au volume, à Tétat de Técorce, à la couleur et au goût de la chair. Voir Naudin, Ann. Se. Nat. 4« sér. 1859, et Vilmorin, Les Plantks Potagères.

Races potagères.

A. à écarce épaisse :

10 M. GaBtaloup {Fig, 579) ; fruits sphériques déprimés; côtes larges et aplaties, nettement séparées par des sillons profonds et étroits; peau rugueuse, verruqueuse; chair rouge, orangée, fondante.

20 M. réticulé (M. brodé); fruit ovoïde sphérique, côtes peu saillantes; écorce couverte d^un réseau serré de lignes rugueuses peu saillantes {broderie)^ entre lesquelles on distingue la peau du fruit, verte ou jaunfttre ; chair jaune ou orangée.

B. à écorce mince :

30 M. de Malte; écorce lisse; forme variable; chair blanche ou verte, très fondante, très parfamée et très sucrée.

MELON

MELON

Prineipales variétés.

1<> Gaataloups. — 3f. C. Prescott; frait volamineux, pesant en moyenne 8 èi 4 kg. ; pean très vermqaense; Pnne des meilleures variétés ; présente des sons-variétés d'après la coaleor de la peau : à fond gris^ précoce, très gros ; fond blane^ argenté.

M. 0. Prescoti t}et%t hâtif; de moitié pins petit que le précédent; pean grisâtre, pen vermqnense ; très estimé pour la cnltnre sons châssis; pent peser 2 kg.

M. C. noir des Carmes ; frnit sphériqne déprimé, pesant an pins 1 k. 500; pean vert noir, pen verrnqnense ou presqne lisse; éoorce mince (n'est pas nn vrai Cantalonp), très estimé ponr la cnltnre forcée; a produit beaucoup de sousvariétés.

2^ M. brodés. — M. maraîcTher^ peut peser 3 k. 500 à 4 k.; côtes nulles ; forme sphérique; très rustique; bon pour la culture de pleine terre; M, de Honfieur, forme oblongue, long de 40 cm., pesant en moyenne 6 à 8 k. ; très rustique; cultivé en plein champ en Normandie; M. de CavaHUm, forme sphérique, peau jaune, poids moyen 8-4 k. ; très cultivé dans le Midi, surtout près d'Avignon; M. de Tours (suerin de Tours)y forme obovoïde, petit, chair très colorée et sucrée; M. d'Arkhangel^ â gros fruits, de bonne qualité, rustique.

30 H. à peau lisse. — M. de MàUe, â chair blanche ou rouge, très cultivé dans le Midi; peut se conserver pendant 1 mois i/? ou 2 après la récolte; M. de Perse, allongé, vert rayé de jaune, chair verte et fondante; peut se conserver longtemps; M, d'hiver, ou de Ôandie^ plus spécial au Midi, où on le cultive en plein champ; chair blanche ; très estimé en Italie et en Provence; Melon vert à rame {M. vert grimpant), curieuse et vigoureuse variété, qui peut être cultivée comme plante grimpante d'ornement, sur treillage, et y mûrir ses fruits de bonne qualité.

Le choix à faire entre les nombreuses variétés de melons dépend de la localité et du mode de culture : en pleine terre, ou sur couche, comme primeur, comme culture forcée et ordinaire.

CuUure. — Faute de place, nous ne pouvons donner ici que des renseignements généraux; pour des détails plus précis, voir les ouvrages spéciaux, notamment : Courtois Gérard, Culture wutrcdehère; Dkgaisne bt Naudin, Manuel de VAwuxteur des Jardins, vol. 4; p. 272 à 280, et nombre d'autres ouvrages horticoles.

Cette culture varie suivant les lieux et l'époque, soit qu'on sème dès novembre et décembre pour cultiver sur bâche chauffée au thermosiphon, soit qu'on cultive sur couche chaude en semant â partir de la on de janvier, soit qu'on cultive sur vieilles couches, sur couches sourdes en tranchées, sur simple butte ou poquet, soit même en pleine terre.

Dans la culture de haute primeur, au thermosiphon, on récolte le premier melon environ 120-125 jours après le semis, et il faut compter 40-55 jours entre la nouaison de la fleur et la maturité du melon.

Les diverses phases de la culture du melon

de haute primeur sont les suivantes : 1^ le semis, sur une bâche spéciale; ^ le repiquage en godet, environ 8- 10 jours après le semis, quand les cotylédons sont bien développés et étalés bien horizontalement; 80 Vétètage ou première tatUe, qui se fait dès que le plant a 3 feuilles autres que les cotylédons, en coupant an dessus de la deuxième, de façon à obtenir ^ bras; 401a mise en place, 4 ou 5 jours après la l*"» taille ou étêtage, à raison de 3 par châssis, dans une bâche chauffée, le sol placé parallèlement au vitrage et à 15-18 cm. au plus du verre, avec une chaleur de fond de 25-2»^ centigrades ; 5^ la deuxième taiUe, qui se fait quand les bras ont ô feuilles, en les pinçant au dessus delà 3* feuille, ou de la 4o si les pieds sont vigoureux; cette taille a pour effet de faire développer les branches (ramifications de 3« génération) qui sont au nombre de 6 ou 8 sur chaque pied, suivant que les bras ont été taillés â 3 ou 4 feuilles ; 6<> la troisième taiUe, qui se fait 18 ou 20 jours après la 2*, en pinçant chaque branche, dès qu'elle a 4 feuilles, sur la 3^, pour obtenir des ramifications de 4^ génération sur lesquelles paraîtront les fleurs femelles ou <mailles»^ solitaires sur le rameau, tandis que les fl. mâles, qui apparaissent avant, sont en faisceaux; 7^ la fécondation artificieUe des fl. femelles, nécessaire dans les cultures de toute première saison, alors qu'on ne peut pas aérer comme on le voudrait, mais inutile pour les cultures ordinaires; 8^ le choix des mailles nouées, et les tailles successives pour arrêter le développement foliacé de la plante et concentrer la végétation sur le fruit; 9^^ la récolte de melon, qu'il est assez difficile de faire au bon moment.

Dans les cultures ultérieures, les phases de la culture des melons sont les mêmes, avec quelques modifications de détail, dues aux circonstances : ainsi dans les cultures ordinaires sur couche, on peut tailler plus long, et garder plus de fruits que dans la culture au thermosiphon; et dans la culture en plein air, la taille est encore plus allongée, mais reste la même dans son principe, qui est celui-ci : obtenir le plus rapidement possible la production de rami' fieations de 3^ et 4» génération^ les fl, femelles ne commençant à apparaître que sur ces ramifications, tout en tenant les plantes dans des limites assez restreintes.

Les cultures de primeur se commencent dès la fin de janvier et se continuent en février jusqu'à la mi-mars sur couche chaude ; de la mimars â la mi-juin, on plante, soit sur couche en tranchée, soit sur couche sourde, soit sur une couche ayant déjà servi â des cultures de haute primeur ; les châssis, pour ces dernières saisons, ne sont utilisés que pendant le jeune âge des plantes ; souvent même on les remplace par des châssis ou cloches en papier huilé; quelques variétés rustiques sont cultivées en plein champ sur simple poquet; les environs d'Auxonne, de Honfleur, TAnjou, etc., sont réputés pour ces cultures ; dans le Midi de la France on cultive également en plein champ, sur butte ou sur ados; là, la taille est allongée, et on laisse un plus gn^and nombre de fruits par pieds que dans les cultures sur couche et sous châssis.

MELON

MENISPEEMUM.

D'une manière générale, ponr le climat de Parisien employant tons les procédés de culture, on peut récolter des melons depuis le l^r avril jusqu^au l^^^" octobre ; la date extrême, à laquelle doivent se faire les dernières plantations pour arriver encore à maturité, est le 80 juin (dans le Midi de la France, on peut encore planter un mois après). Il faut compter en moyenne 80-85 jours entre la nouaison de la maille, et la maturité du melon pour les cultures sur couche ; et jusqu'à 50 pour les cultures d'arrière-saison.

On reconnaît qu'un melon est bon à être cueilli, quand il présente un ensemble de caractères difficiles à préciser, et que les jardiniers résument en un mot, en disant que le melon est «frappé», c'est-à-dire quand il commence à changer de couleur, jaunit un peu, ou devient d'un vert plus clair, si c'est un noir; quand il se fendille tout autour du point d'attache du pédoncule, et qu'il répand l'odeur caractéristique du melon. Le melon ne doit jamais mûrir sur le pied; sitôt coupé, on le conserve un jour ou deux dans un endroit frais et sain, où il mûrit lentement et parfait ses qualités ; il est bon à être consommé quand il fléchit légèrement sous une faible pression du pouce sur le côté opposé au pédoncule; quand il a un certain poids par rapport à son volume, c'est-à-dire quand il a une grande densité, c'est un indice à peu près certain qu'il sera de bonne qualité.

Le melon ne se conserve pas au delà de son point de maturité; s'il faut le faire voyager, il faut le couper un peu avant qu'il ne soit «frappé» ; quand au moment de la cueillette les melons sont chauds, il y a à craindre une fermentation intérieure que l'on évite en trempant les fruits quelque temps dans de l'eau très froide (dans laquelle, au besoin, on a fait dissoudre un peu de sulfate de soude); d'une manière générale, il vaut mieux avoir un melon pas assez mûr que de l'avoir «passé», trop mûr.

n n^y a pas à craindre les hybridations du Melon avec les autres genres de Cucurbitacées : Concombre, Courges, Gourdes, Potiron, etc.; mais les diverses variétés de melon se croisent facilement entre elles; il y a lieu de tenir compte de cela, et, si l'on veut récolter des graines bien franches, ne cultiver, en même temps, qu'une seule race ou variété. Les graines se conservent bonnes pendant 5 ans et plus ; on sème surtout des graines de 2 ans. J. G.

Melon d'eau. Voir Pastèque.

Melane. Nom allemand du Melon.

MéUmenhaum, Nom allemand du Papayer (Carica Papaya).

Melongène. Voir Aubergine.

MEMBRANEUX. Qui a l'aspect ou la consistance d'une membrane.

MENISGIUM Sohreb. (Fougères, Polypodiacéea,) Plantes à frondes pinnées portant des sores oblongs, assez régt. disposés, composés de sporanges nus.

M. triphyllum Sw. — Hook. Icon. Filic. 1, 120. — Inde. — - Rhizome rampant. Frondes de 80 cm., à stipes jaunâtres, velues, les stériles plus grandes que les fertiles, à pinnules oblongues-lancéolées, arrondies à la base, assez coriaces^ à veinules pubescentes. Serre chaude.

M. reticulatnm Sw. — Amer, tropicale. — Frondes de plus d'un mètre, à stipes brunâtres, à pinnules acuminées, cunéiformes à la base, coriaces, à veinules lisses ou peu pubescentes. Serre chaude. E. K,

Meninia. Voir GystaeaBthus.

MÉNISPERMÉES.fDicotylédones-Polypétales.) Famille renfermant des plantes souvent grimpantes, généralement ligneuses, à flles. alternes, sans stipules, à fleurs petites, dioïques. Ces fleurs ont un calice ordinairement à 6 sépales disposés sur deux rangs (rarement 9 ou 12 sur 8 ou 4 rangs); une corolle à 6 pétales sur deux rangs (rarement eu nombre moindre). Dans les fl. mâles, les étamines sont en nombre égal à celui des pétales (rarement 8-9 ou en nombre indéfini) ; elles sont stériles ou nulles dans les fl. femelle?, qui ont habituellement 8 carpelles, rarement 16 ou un plus grand nombre. Chaque carpelle renferme 1 ovule ; il devient une drupe.

— 4 tribus : Tinosporées^ CoecuUes, CissampéUdées, Pachygonées.

MENISPEEMUM L. (Ménispermacées.) Sousarbriss. ou herbes suffrutescentes, à tiges volubiles ou diffuses, à bois mou, poreux. Flles. peltées, anguleuses ou lobées, longuement pétiolées, caduques. Fl. dioïques, petites, jaunâtres; fl. mâles, 4-12 sépales, en 2 à 4 séries; 4-12 pétales concaves et involutés; étamines libres, en nombre indéfini (10-80); fl. femelles un peu plus grandes que les mâles. 4 à 6 sépales bisériés, 4-6 pétales ; 4-6 étamines stériles ; 2-4 ovaires distincts, connivents, uni- loculaires et uniovulés. Inflor. axillaires, en cymes ou en panicules. Fr. drupe ou baie subarrondie, réniforme, monosperme, à graine dure, en forme de disque incomplet, échancré d'un côté et présentant une saillie sur les bords.

M. canadeBse L. — Sp. Pl. 840; Bot. Maq. tab. 1910; Spach, Hist. Yégét. t VIII, 20, tab. 62. — [Syn. : M. angulatum Mœnch.] — Amer, sept. — Arbriss. grimpant; racines grosses, charnues, émettant facilement des rejets. Tiges sarmenteuses, atteignant 5 à 6 m., flexibles, glabres; rameaux grêles, à écorce verte, luisante; les jeunes pousses sont seules fouillées. Flles. amples, cordif. arrondies, anguleuses, vert gai et un peu luisantes en dessus, d'abord pubescentes sur les deux faces, puis glabres en dessus et à peine pubescentes en dessous. Fl. en juin -juillet, petites, verdâtres, en grappes axillaires. Fr. drupes généralement géminées, noir violacé, du volume d'un gros pois, assez ornementales. — Espèce décorative pour son beau feuillage, son abondante floraison, et sa fructification. Très propre à garnir les murs, troncs d'arbres, tonnelles, etc. Toute espèce de sol, mais de préférence terre saine et meuble. Rusticité complète, au moins pour les parties souterraines — Multiplication facile par semis, et surtout par séparation des drageons ou même des racines.

M. daarieum DC. — Delbss. Icon. I, tab. 100.

— Dahourie. — Distinct du précédent par un moindre développement des tiges, par ses feuilles plus petites, peltées, toujours glabres, et ses fl. blanc jaunâtre, en grappes géminées.

M. LyoBi Pursh. — Fl. Amée. sept. H, 871

MENISPERMUM.

MERTENSIA.

A. Gray, GfcN. Am bor. I, 76. — Amer. sept. — Arbrisseau de 8-4 m., bien distinct par ses fenilles palmatilobées et ses fleurs rouges, en grappes simples, apparaissant en juin. Plutôt d'orangerie sous le climat de Paris. L. H.

MENTHA Tournef. (Labiées.) Genre renfermant des plantes aromatiques propres k VEnrope, à Ijisie et à l'Australie, quelques-unes employées en médecine et dans l'industrie des parfums. L'espèce la plus cultivée est le M. piperiia L , Menthe poivrée; angl. : Peppermint; ail. : Pfeffermime; de l'Europe centrale. C'est, une plante vivace, riche en huile essentielle très rustique sous notre climat et que Ton multiplie facilement par la division des touffes.

Menthe Coq. Nom vulgaire du Chrysanthemum Baîsamita.

HElfTZELIA L. (Loasées.) Herbes ou arbrisseaux; feuilles alternes, sessiles ou pétiolées, lobées ou pinnatifides. Fleurs en grappes ou en cymes. Calice tubuleux ; corolle à 5 pétales lancéolés ou spatub^s ; étamines multiples, libres ou en faisceaux opposés aux pétales. Staminodes nuls ou multiples, filiformes ou pétai oïdes. Ovaire uniloculaire; style filiforme, simple ou 4-fide ; ovules en nombre indéfini, insérés sur 8-5 placentas pariétaux. Capsule en massue ou cylindrique; graines anguleuses, planes ou ailées, lisses ou scabres. — Environ 30 espèces ; Amer. trop, etsubtrop. (Inclus : Bartonia Sims., Micrasperma Hook., Acroiasia PresL, Ëucnide Zuccar.)

H. Liadleyi Torr. et Gray. [Syn. : Bartonia aurea Lindl.] Bois, Atl. pi. 114. {Fig, 580.) — Californie. — Annuel. PI. rameuse, étalée, haute de 60 cm.; tiges blanchâtres ; files larges, pinnatifides ; belles fleurs jaune luisant, de 5-6 cm. de large, avec une tache jaune rougeâtre k la base des pétales ; étamines très nombreuses, h ûïets libres et jaunes, formant une houppe légère au centre de la fleur. N'est pas urticant comme la majorité des autres Loasées ; couvert seulement de poils rudes. Plates-bandes, terrain léger, et plein soleil. Semer en place en avril-mai, ou mieux en automne, si les hivers ne sont pas trop humides ou trop froids.

Le H. ornata Torr. et Gray, Californie, annuel, à fleurs plus grandes, mais plus pâles et moins belles, peut être cultivé de la même façon; est curieux surtout par la façon dont les mouches se prennent dans les poils glochidiés de la base du calice. J. G.

MBNYANTHES L. (Gentianées.) Genre renfermant 2 espèces, dont une est indigène, et très ornementale: M. trifoliata L , Mascl. Atl. Pl. Fr. t. 221, Trèfle d'eau; herbe vivace des marais, h tiges rampantes ; files, alternes h, la base des tiges, à pétiole très allongé engainant à la base; limbe à H folioles entières; fl. blanches, en grappes au sommet d'un long pédoncule dressé, terminal, aphylle; calice à 5 segments ; corolle en entonnoir, à ô divisions barbues en dedans ; 5 étamines ; ovaire uniloculaire.

L'une des plus belles plantes pour décorer le bord des eaux; très rustique. J. G.

Mensiesia. Voir DaboBcia.

HERENDERA Bam. (Colchicacées.) Plantes bulbeuses acaules, à faciès de Colchiques, aux

fleurs et aux feuilles incluses dans une spathe obtuse. Périgone à 6 divisions et dépourvu du long tube si caractéristique chez les Coiehi" eum. On en compte 10 espèces, appartenant aux régions méditerranéennes, à l'Abyssinie et à l'Afghanistan.

Les espèces cultivées sont: M. caucaslca Bieb., B. M. t. 8690, d'Orient; ruthenica Koch., de Bussie ; et sobolifera C. A. Mëyer, d'Orient. Ces trois espèces offrent des fleurs sessiles à divisions plus ou moins étroites et de couleur rose pourpre plus ou moins foncé. Sol léger|; exposition en plein soleil. H 4D

Multiplication par semis. H. C.

Merisier. Nom français du Cerasus Amum.

MérithcHle. Synonyme ^^Entre-nœud.

Fig 580. - Mentzelia Lindleyi.

MERLE. Le Merle noir {Turdus menda) est le plus gros de nos Bec-fins insectivores,^ et comme il est sédentaire, il n'en est que plus utile èb rhorticulture. Il se plaît dans les jardins, au voisinage des habitations et jusque dans les villes, où son chant, plus harmonieux que celui du Coq, annonce le lever du soleil. Il se nourrit de vers, de limaçons et de limaces, et dans l'arrière-saison il y joint des baies de toute espèce. Sa chair est bonne à manger, mais il convient de respecter cet hôte familier de nos jardins, qui ne nous quitte pas pendant l'hiver et qui détruit une masse énorme d'animaux nuisibles. D»* T.

MERTENSIA Both. (Boraginées.) Plantes vivaces, herbacées, glabres ou à peu près, à feuilles entières et glaucescentes; fieurs en cymes paniculées, généralement bleues ; calice profondément 5 lobé; corolle campanulée; anthères oblongues-étroites ; style long et filiforme; graines ovoïdes. Environ 15 espèces, appartenant à TAsie centrale et septentrionale et & l'Amérique du Nord.

MEETENSIA.

MESEMBEYANTHEMUH

M. dahvHoa Don. — B. M. 1. 1748. — (IWnumaria dahurica Sims.) Plante à tiges fragiles, souvent brisées par les vents, hantes de 25-80 cm,, à fenilles ovales, à flenrs d'nn très beanbleu d'aznr, en panicules étalés. Mai-juin.

M. maritima Don. — Bghb. Fl. germ. 18, 1317. — Russie, Sibérie et Etats-Unis d'Amérique. — Plante très glauque, à feuilles épaisses, ovales, à face supérieure recouverte de papilles ; corolle ô lobée, deux fois plus longue que le calice, d'un bleu clair. Juin-août.

M. paniculatt Don. — B. M. t. 2680; B. R. 2, 146. — Amérique septentrion, — Plante rude, légèrement villeuse, h tiges dressées, hautes de 25- .HO cm.y ramifiées ; feuilles ovales-lancéolées, minces ; fleurs bleues, à corolle en forme d'entonnoir, disposées en une vaste panicule. Juin-juillet.

M. sibirica Don. (Pulmonaria sibiricaL,) — Sibérie. — Plante robuste, à tiges dressées, presque simples, feuillées. anguleuses, hautes de 30-40 cm ; feuilles glauques, maculées, de forme ovale-lancéolée; fleurs petites, pendantes, campanulées, d'un bleu d'asnir. Mai.

M. virgiBici DC. — Gabtenpl. 1863, 416; B. M. t. 160. —Etats-Unis. — Plante très élégante, à tiges anguleuses et dressées, fouillées, hautes de 26-80 cm. ; feuilles glauques et glabres; fleurs grandes, en forme d'entonnoir campanule, violettes à l'état de boutons et passant au bleu pâle ou azuré à la floraison, nombreuses et formant de belles cymes scorploïdes. Mars-avril.

Les Mertensia sont d'entre les meilleures des plantes vivaces ; elles aiment la mi-ombre, un sol léger, riche en humus et une position pas trop froide. Division ou semis. H. C.

Mertensia (Fougères). Voir Gleichenia.

Merveille du Pérou. Nom vulgaire du Mirabilis Jalapa.

MERTTA Forst. (Araliacées.) Genre comprenant une vingtaine d'espèces d'arbres ou d'arbrisseaux originaires de l'Océanie, à feuilles très amples, simples, sinuées on dentées, disposées souvent en bouquet au sommet d'une tige indivise, ce qui donne à la plante l'aspect d'un Palmier. Le H. sonchifolia Lind. et André, III. Hort. 1879, t. 340, de la Nlle.-Calédonie, est une belle plante de serre chaude.

MÉSANGE. Les Mésanges (Parus)^ dont il existe plusieurs espèces dans notre pa3's, sont des Passereaux en grande partie insectivores, et qui n'accomplissent que de petites migrations, de la forêt à la plaine et vice-versa. Elles vivent par bandes qui errent sans cesse à la recherche de leur nourriture, s'abattant sur les arbres pour en visiter tous les rameaux, inspectant chaque trou, chaque crevasse pour y surprendre les insectes et les larves qui s'y cachent. La plus grande des Mésanges est la Charbonniôre (Parus major), variée de noir et de blanc avec le ventre olivâtre. La Noaette {Parus palustris), plus petite, a la tête noire avec le manteau fauve et le ventre blanc. La Mésange bleue {Parus cœruleus) est très agréablement variée de bleu clair, de blanc et de jaune. La Mésange à lonque gueue {Parus eau- <iatus)j la plus petite du genre, variée de noir et de blanc avec le ventre rosé, nous visite

pendant l'hiver. Toutes ont des mœurs à peu près semblables. D»* T.

Mésembryanthimées. Synonyme de FicMées.

MESEMBRTANTHEMUM L., Ficoide. (Mésembryanthémées.) Herbes ou sous-arbrisseaux^ dressés ou couchés ; tiges charnues ; flles. souvent opposées, épaisses, charnues, de formes très diverses, entières, ou portant aux bords des cils épineux rigides; stipules nulles; fl. très belles, axillaires ou terminales, en panicules ou en corymbes, blanches, jaunes ou roses ; tube du calice soudé à l'ovaire, à ô lobes, rarement 1-8, inégaux, herbacés ou scarieux; pétales en nombre indéfini, en 1 ou plusieurs séries, linéaires, insérés sur le tube du calice ; étamines très nombreuses, par séries multiples, à filets filiformes; ovaire infère, à 5, rarement 4-20 loges; capsule couronnée par le tube du calice, déprimée au sommet, hygroscopique ; graines nombreuses, très petites.

I Edv. .300 espèces, presque toutes d'Afr. australe, un très petit nombre du littoral de la région méditer., des îles Canaries, d'Australie, et de la Nlle.-Zélande.

VoirSALM-DvoK, MONOGRAPHIA GBNERUM AlOE

Et Mesembryanthemum, vol. 2. Dans cet ouvrage, Salm-Dyck établit 6 groupes, divisés en 65 sections, d'après les caractères des files., munies ou non de papules à leur surface (proéminences charnues), à 3 angles ou arrondies, ou planes, engainantes ou non, et des tiges courtes, ou dressées ou couchées.

Le tableau suivant résume cette division :

Tiges courtes ou très

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