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MÉTIS

Mesocarpe. Voir Péricarpe.

Mesospinidium, Voir Goehlioda.

MESPILUS L., Néflier. (Rosacées.) Petits arbres on arbrisseaux, souvent épineux ^ Tétat sauvage, inermes à l'état cultivé. Files, simples, caduques, co nrtement pétiolées,à stipules foliacées. FI. grandes, solitaires ou quelquef. géminées, rarement temées; ô pétales; 5 sépales foliacés, à divisions persistantes; 5 styles; étamines en nombre indéterminé. Fr. charnu, couronné par les dents du calice qui entourent un large ombilic, contenant normalement 5 noyaux (osselets) monospermes.

Certains auteurs ont réuni les Aubépines {Cratœpu) aux Néfliers. En général, cependant, on distingue ces deux genres Tun de l'autre. Deux espèces seulement peuvent être rattachées au genre Mespilusj encore la seconde paraitelle être un hybride.

J'jg. 581. — MESEMBRYANTHEMUM POMBRX- DIAMUM L.

M. germanica L. — £:«gl. Bot. tab. 1523 r Nouv. Duhamel, t. IV, tab. 28; GjsnTN. Fruct tab. 87. — [Syn. : M. sylvestris Mill. ; M. vulgam Rchb. ; M. domestiea Gâter.] — Néflier commun. — Europe moy., Asie Mineure et Perse. — Petit arbre de 3-4 m., ou grand buisson; tronc et rameaux tortueux, épineux à l'état sauvage, inermes dans les cultures ; jeunes pousses cotonneuses. Files, lancéolées, indivises, dentelées, tomenteuses en dessous. FI. grandes, blanches, de mai à juillet. Fr. comestible à Tétât blet. (Voir Néflier.)

M. Smithii DC. — Prod. H, p. 633 ; Spach, HiST. Végét. Il, p. 53; Mouill. Arbmes et Ar- BRiss. p. 459, tab. 28. — [Syn. : M. grandiflora Smith, Exot. Bot. I, tab. 18; Koch, Dendr. I, p. 130 ; M. lobaia Bosc ; Cratœgus lobata Deef. ;

St-Hil. Pom. frakg. tab. 360; CraJUBçus Oxyaeantho-germantea Gillot, Bull. Soc. Bot. Francs, t. XXm, p. 14; M. hybridaBoTt.; C. intermedia Hort.] — Origine inconnue; généralement considéré comme un hybride entre le M. germanica et le Cratœgus Oxyacantha. — Arbrisseau atteignant 4-5 m., très ramifié, inerme; jeunes pousses velues. Files, glabres en dessus, pubescentes en dessous, obovales, entières à la base, crénelées ou dentées dans le haut. FI. d'environ 1 i|2 cm. de diamètre, blanches. Fr. rouge, de la grosseur d'une cerise, surmonté des divisions du calice, qui sont triangnil&ii'eslancéolées et relativememt très gn^andes. Espèce très rustique, plus curieuse que vraiment ornementale. Culture et multiplication du Néflier commun. L. H.

Methonica, Voir Gloriosa.

Fig. 582. — MESEMBRYANTHEMUM SPECTABILK Haw.

MÉTIER à Paillassons. Pour la confection des Paillassons, on se sert habituellement d'un châssis rectangulaire mesurant extérieurement 2 m. 45 de longueur sur 1 m. 40 de largeur, et formé de pièces de bois éqnarries de 7-8 cm. de côté. Sur ce châssis, on tend fortement, dans le sens de la longueur, trois ou quatre ficelles retenues au moyen de clous sans têtes. La paille est étalée régulièrement sur ces ficelles et l'ouvrier la fixe à l'aide d'autre ficelle; pour cela, il s'agenouille et travaille en reculant.

On a imaginé divers appareils qui permettent de travailler debout; mais jusqu'à présent ces appareils n'ont pas supplanté le M. primitif.

MÉTIS (Mulet), Plante issue de la fécondation croisée de deux variétés appartenant à la même espèce. En horticulture, le mot hybride est souvent appliqué à tort k de simples métis; il doit être réservé aux plantes résultant du croisement de deux espèces.

METROSIDEROS.

mCHAUXIA.

METROSIDEROS Banks. (Myrtacées.) Arbres ou arbrisseaux rarement g^mpants, glabres ou couverts d'un tomentum blanc; Aies, opposées, rarement alternes ; fl. souvent très belles, en cymes denses, terminales, di- ou trichotomes, rarement axillaires; calice èb tube campanule ou en entonnoir ou en grelot, plus ou moins soudé à la base de Tovaire, et limbe k 5 segments; corolle à 5 pétales étalés; étamines en nombre indéfini, bien plus longues que les pétales, libres ; ovaire à 8 loges ; ovules en séries multiples.

£nv. 18 espèces, la majorité des îles du Pacifique, de la Nlle.-Zélande, des îles Sandwich, une d^ Australie tropicale, une de PArchipel indien, une autre d'Afrique australe.

H. bnxifoUa Cunn. ~ B. M. 4515; Fl. d. S. 6, 570. — Nlle -Zélande. — Tiges sarmenteuses ; rameaux blanchâtres ; files, petites, sur 4 rangs, étalées, coriaces, ovales-arrondies. cotonneuses en dessous; fl. jaunâtres, en épis terminaux.

H. ilorida Sm. — B. M. 4471 ; Fl. d. S. 6, 577 ; Belg. hort. 5. 8. — Rameaux pendants ; flles. opposées, obovales oblongues, glabres, blanchâtres en dessous; fl. en panicules thyrsoïdes terminales, rouge carmin ; calice turbiné, soyeux.

Fig. 588. — METROSIDEROS T0MBNT08A A. Rich.

On cultive encore : M. robusta Cunn., Belg. BORT. 8, 55, de la Nlle -Zélande, et M. tomentOM A. Rich. {Fig. 583), B. M. 4488; Lem. Jard. Fl. 146;Nlle.-Zélande.

Plantes de serre froide; culture des CaUtstemon. J. 6.

METROXTLON Rottb. (Palmiers Lépidocaryées.) Palmiers monooarpiques âtiges robustes, souvent cespiteuses. Flles. penniséquées à segments opposés, linéaires lancéolés, acuminés ; rachis convexe en dessous, plus ou moins aigu en dessus ; pétioles triquêtres. Spadice terminal, haut de 4 m., à rameaux étalés recurvés, longs de 2 m. 50. Spathe coriace, couverte d*aiguillons.

niGTIOIlNAIRB d'horticulture.

Fleurs hermaphrodites ou polygames ; fruit à péricarpe écailleux.

6 espèces, de l'Archipel malais, Nlle.-Guinée et Iles Fidji.

M, elatum Mart. Voir Heterospatha.

M. Rumphii Mart. — Palm. t. 102. — Des de l'Archipel Indien. — Palmier de 15 à 20 m. Flles. de 6-8 m., à pétiole et rachis épineux, ainsi que les spathes.

M. vitiensis Wendl. [Syn.: Sagus vitiensis Wendl ; Ccdococcus Wendl.] Pétiole garni, surtout vers la gaîne, de longues épines noires,, disposées en lignes sinueuses ; pinnules vert foncé, atteignant 1 m. 40 sur 3 cm. de large.

Culture des Càlamus, dont ces Palmiers ont le port, J. D.

Meuble (Terre). Voir Ameublir.

Meule (à Champignons). Voir Ghampigaon de Couche.

MEUNIER. Maladie produite sur les Laitues, les Chicorées, les Artichauts, Cinéraires et un certain nombre de Composées, par une Péronosporée, le Peronoapora gangliiformia (Bremia Lactucee), qui forme à la face inférieure desfeuilles une sorte de velouté pulvérulent et blanc neigeux, produit par les arbuscules conidiophores du Champignon. Sur les Laitues, le Meunier sévit surtout sous les bâches et abris, par un temps humide et tiède, et détruit rapidement les jeunes plants. On ne connaît pas de remède dont l'action soit certaine et on doit surtout recommander l'aération des plantes attaquées. D'" D.

Meyenia, Voir Thunbergia.

Mezereon, Nom anglais du Bow-Jo/ijDaphne Mezereum). Hr l|ÎPSb^Ar'^>

MICHAUX (André), né à la ferme de Satory, près de Versailles, le 7 mars 1746; décédé à Madagascar, le 23 novembre 1796. A 24 ans, le chagrin qu'il éprouve à la perte de sa femme le pousse vers l'histoire naturelle. Il vient étudier la botanique àTrianon, auprès de Bernard de Jussieu; il parcourt plusieurs contrées de la France, de l'Angleterre, de la Perse, puis il s'embarque le !•' septembre 1785 pour l'Amérique du Nord qu'il explore jusqu'à la baie d'Hudson.

Michaux recueille une quantité de végétaux qu'il élève dans ses pépinières de New -York et de Charlestown, pour les expédier ensuite en France On lui doit ainsi l'introduction de 60,000 plants d'arbres, d'arbustes et de plantes remarquables. De retour en 1796, après un naufrage en vue des Pays-Bas, il se dirige vers l'île de France pour gagner la Nlle.-Zélande, mais la fatigue l'oblige à s'arrêter k Madagascar où il meurt.

Auteur du Flora boreali'americana, de l'Jîwtoire des Chênes de V Amérique septentr.^ membre de la Soc. nation, d'agr., correspondant de l'Institut, André Michaux a rendu de grands services k la Dendrologie. Son œuvre a été continuée par son fils François-André (1770-1855), qui Pavait accompagné dans le Nouveau-monde et qui publia ses notes et plusieurs ouvrages sur les mêmes sujets. Ch B.

MICH AUXIA L'Hérit.(Campanulacées.) Plantes monocarpiennes, k tige épaisse et élevée; fleurs

MICHAUXIA.

mCBOSCOPE.

grandes, campanalées, généralement pendantes ; | calice èb 8 on 10 divisions ; corolle à 8 ou 10 lobes ; 8 ou 10 étamines libres ; anthères brièvement cuspidées ; style poilu et filiforme ; capsule penchée, s'ouvrant à la base en 8 valves déhiscentes. 4 à 6 espèces, de TOrient.

M. campanuloides L*Hérit. — B. M. t. 219. ~ Asie- Mineure. — Plante velue-hispide, à tigede

I m. à 1 m. 50 de haut;feuilles radicales pétiolées. lancéolées -pin natipartites, les caulinaires sessiles et dentées ; fleurs grandes, penchées, d'un blanc rosé (rappelant par leur forme celles du LisMartagon). à divisions réfléchies. Juin-juillet.

II faut èb cette belle

plante un sol nourrissant et le plein soleil. La rocaille lui convient. On la multiplie de graines seulement. H. C.

Micocoulier, Nom vulgaire des Celtis,

MIGONIA R. et P.

(Mélastomacées.) Arbustes ou arbres polymorphes ; feuilles entières ou dentées ; fleurs petites, disposées en panicules ou en oorymbes terminaux, rarement latéraux, en glomérules ou en épis dans quelques espèces, blanches, roses, roulées, pourpres ou jaunâtres ; calice glabre, furfuracé ou tomenteux, à tube urcéolé, campanule ou globuleux, souvent adhérent h, 1*0vaire, à lobes courts munis ou non d*appendices; 4-8 pétales, étalés ou réfléchis ; 8-16 étamines, quelquefois plus, égales, à filets filiformes ; anthères courtes ou allongées, de forme variable,quelquefois courbées, s'ouvrant par 1-2 pores, petits ou grands, ou par 1-2 fentes; j fig. 91

M. magnifica = Gyanophylliim magniflcam.

On cultive encore les M, trifasciiUa Hook.. du Pérou ; M. vdiUina Bod., de la Colombie, I. H. 1894, 20, et nesicaria Lind. et Rod., du Pérou.

Le genre GyanophyUum doit y être réuni.

Serre chaude humide ; boutures à Tétouffée sur couche chaude. P. H.

Microbes. Voir Maladies cryptogamiqnes.

Microlepia. Voir Davallia.

MIGROLËPIDOPTËRES. Les Microlépidop' tères forment la dernière division de Pordre des Lépidoptères et renferment une véritable légion de petits papil-

MoDELE DE L'Institut PASTEUï\, Fig. 584. - Microscope. (Modèle de Vérick.)

ovaire fréquemment adhérent, rarement libre, poilu au sommet, 2-5 loculaire ; ovules habi, tuellement nombreux, rarement réduits à deux ; baie sèche, contenant des graines qui varient depuis 2 jusqu'à un nombre très élevé.

Environ 490 espèces, de TAmérique tropicale et des Indes. Genre très polymorphe, que Triana a divisé en onze sections, basées sur la forme des anthères.

M. flammea Casar. —Brésil. — Files, luisantes, ores enfoncées.

M. Hookeriana Tr. {M. ptUverulenta Hook.) — Pérou. — B. M. 6411. — Files, vert-olive, à nervure médiane large et argentée.

Ions, dont les principaux représentants (Pyrales. Tortrix, Hyponomeutes, Teignes) sont extrêmement nuisibles aux plantes, aux graines, etc. . , . Certaines chenilles se fabriquent des fourreaux, d'autres sont aquatiques. Presque toutes vivent cachées.Quelques-unes sont si petites, que toute leur existence larvaire se passe entre les deux épidermes d'une feuille.

P. Tn.

MIGROPHŒlfIX Naudin. (Palmiers.) On donne ce nom, dans les cultures méridionales, à une forme arborescente du CfMmâBr(^ humi'' lis^ qui serait, dit-on.

le produithybride du Chamœrops humûis fécondé par le Fhcsnix dactylifera (H.

decipieBB Naudin).

Ce prétendu hybride n*offre pourtant aucun caractère confirmant cette hypothèse. Le H. Sahnti Can-.BEv,HoET.1885.

aurait été obtenu par la pollinisation

du M. dectpiens $ par le Trachycarpus excelsa cî. J. D.

MIGROPTLE. On nomme ainsi Torifice que montre Tovule à l'extérieur et qui donne accès sur le nuoelle. C'est par le micropyle que les tubes polliniques pénètrent dans l'ovule et déterminent la fécondation de l'oosphère (voir Reproduction), Dans la graine, le Micropyle se présente sous forme d'un petit enfoncement au centre d'une petite saillie.

MIGROSGOPE. (Fig, 584). L'étude intime des organes des plantes nécessite l'emploi du M. Nous avons dit, au mot Anatomie, quels immenses services cette étude était susceptible de

MICBOSCOPE.

MILDIOU.

rendre à la botanique descriptive et par suite à rhorticalture. C'est ainsi que i^examen d*un fragment de végétal peut quelquefois en préciser le genre et paiîfois même Tespèce (les Abies, par exemple). Dans les plantes hybrides ou supposées telles, le microscope, en nous révélant Tétat du pollen, pourra fixer nos idées.

Enfin et c'est surtout pour Tétude des parasites de tous ordres qui sévissent sur les plantes cultivées, que cet instrument est précieux au plus haut degn^é. Il nous permet de les déceler, de nous rendre compte de leur structure, de leur mode de reproduction, et nous aide, par suite, à chercher les moyens de les détruire.

MIGROSTTLIS Nuttall. (Orchidées -Epidendrées.) [de [xncpoc, petit, et oroXoc, colonne, gynostème.] Herbes terrestres, à tige souvent épaissie en pseudobulbe ^ la base, feuillée. Feuilles membraneuses, veinées - plissées, de couleur variable, souvent décoratives. Sépales et pétales libres et étroits, ces derniers souvent filiformes. Labelle sessile, dont les lobes latéraux enveloppent presque entièrement la colonne, petite et incurvée; lobe médian peu développé, souvent plus ou moins divisé, dentelé ou fimbrié. Clinandre incliné en arrière, à bords saillants et membraneux, cachant presque entièrement Panthère 2-loculaire; pollinies-4, sans rétinacle ni glande. Ce genre diffère surtout du genre Liparis par le labelle sessile et non articulé. Environ 100 espèces, habitant l'Europe, TAsie et rAmérique ; les espèces cultivées sont assez peu nombreuses, les fleurs, petites, bien que multiples, n'ayant que peu d'éclat.

M. ealophylla Reichenb. f. — B. M. t. 7268. ~

SSyn. : M. ScoUii ; LipariaeleganHssima.] Grappe le petites fleurs iaunes ; feuilles verdâtres, bordées et veinées de brun. — Bornéo.

M. discolor Lindley.— B. M. t. 5403. — Fleurs , jaunfttres, lavées d'orangé; feuilles brunes, striées de vert. — Ceylan.

M. Josephiana Beiohenb. f. — B. M. t. 6325.

— Sikkim.

M, Scottii Hooker. Syn. : M. oalophylla. M, Bheedii Wight. — Wight, Iconbs, t. 902; HOOEBB, ICONBS, t. 1832 ; LODDIOES, B. C. t. 1751.

— Syn.: M. versicolor Lindley.

Les Microêtylia sont de serre très chaude ; il leur faut une atmosphère ombrée et humide et ils se plaisent avec les Phalanapsis et les Ancsttoehiluê. On doit leur donner un repos absolu en hiver ; dès que les pousses se montrent, les rempoter dans un mélange de sphagnum et de tessons et les mouiller modérément jusqu'à ce quHls soient bien enracinés. On peut alors leur donner beaucoup d'eau; après la floraison, diminuer l'eau; les feuilles se fanent et la plante ne conserve, pour l'hiver, que ses pseudobulbes, que l'on traite comme les tubercules d'Habenaria, Ach. F.

M lÉLAT ou MieUée. Ce mot désigne une matière sucrée qui apparaît en été sur les feuilles des arbres. On la voit parfois, au moment des grandes chaleurs, tomber en très fines gouttelettes des feuilles de nombreux arbres, recouvrant les objets placés au dessous , les

feuilles ou le sol. La matière sucrée est le plus souvent ensuite envahie par des moisissures du genre Fumago et les objets couverts de miellée sont noircis par le développement rapide de la moisissure noire. C'est ce qu'on appelle la fumagine (voir ce mot).

Le plus souvent, cette substance sucrée est produite par des pucerons ou des cochenilles ; cependant il est prouvé maintenant que les feuilles en produisent parfois directement, et, au microscope, on peut voir le liquide sucré sortir par les orifices des stomates. La miellée produite par les pucerons est plus abondante le jour que la nuit. Celle qui est due directement aux plantes est, au contraire, bien plus copieusement élaborée pendant la nuit et surtout au lever du soleil ; elle est surtout abondante dans les périodes où des nuits fraîches alternent avec des journées chaudes et sèches.

Mignardise. Nom vulgaire du Dianihua plumctrius.

Mignonette. Nom anglais du Béséda (Beseda odorata).

MIKANIA Willd. (Composées-Eupatoriées.) Arbrisseaux ou herbes, grimpants, volubiles, rarement dressés ; files, opposées ; fi. blanches, quelquefois devenant jaune pâle, constituées comme celles des Eupatarium^ toutes semblables, tubuJiflores, hermaphrodites, mais involucre formé de 4-6 bractées seulement, inégales, au lieu d'être en nombre indéfini et multisériées.

Environ 60 espèces, d'Amérique tropicale, une est répandue par toute l'Afrique et TAsie tropicales ; indus : Corynanthélium.

On cultive surtout M. soandens Willd., Amérique mérid. (Eupatorium scandens L.), Jacq.Ic. 169; Dbsc AifTiL 7, 484; volubile, à tiges herbacées; files, cordées, acuminées, ondulées, dentées, glabres, ayant à la base 2 lobes divariqués, inégaux ; fl. en cymes paniculées ; pi. de serre froide, ornementale par son feuillage denté et luisant; de plein air dans le Midi; bouturage sous cloche. J. G.

MILAN (MHvus), Oiseau de l'ordre des Bapaces, caractérisé par ses ailes longues et pointues et sa queue fourchue. Le Milan royal (MUvus niger) et le Milan noir {M. niger] habitent l'Europe et sont tous deux rangés parmi les espèces franchement nuisibles, en raison de la guerre qu'ils font aux Levreaux. aux Perdrix et èb tous les petits oiseaux : mais ils se nourrissent aussi de Bats, de Beptiles et même de Poisson. Le vol du Milan est aisé et rapide ; il fond sur sa proie en ligne verticale, se laissant tomber comme un trait sous l'action de la pesanteur, puis il emporte sa capture sur un arbre ou un rocher pour s'en repaître à loisir.

MILDIOU ou Mildew, terme tiré de l'anglais, où il signifie moisissure, et qui a été appliqué à une maladie de la Vigne produite par le Peronaspora viticoia, et par extension aux autres maladies dues à des iVrofuwp/jra.

Le mildiou attaque les feuilles et les raisins, plus rarement les fleurs et les jeunes rameaux. Sur les feuilles, les endroits attaqués montren

MILDIOU.

MILTONIA.

sur la face supérieure de la feuille des taches jaunâtres ou jaune livide et à la face inférieure on voit une sorte de pulvérulence blanc cristallin, constituée par les fructifications conidiennes du champignon, qui sont en grappe, à rameaux divariqués, trifides, à Textrémité portant les conidies. Celles-ci sont hyalines, ovales. £lles germent en divisant leur protoplasma en huit masses nues qui acquièrent deux cils vibratiles, sortent de Tenveloppe, se meuvent quelque temps dans la goutte de rosée où la conidie a germé, puis perdent leurs cils et émettent un tube germinatif qui perfore la cuticule de la feuille et se répand dans lUntérieur du tissu, pour former un nouveau mycélium, point de départ d'une nouvelle tache.

Ce mycélium passe entre les cellules et possède des suçoirs globuleux, petits, qui les pénètrent et nourrissent le champignon. Quand le tissu est tué, par fécondation entre deux filaments de sexe différent se forment les œufs (voir Peronoapora) qui germent au printemps et conservent l'espèce pendant l'hiver.

Les fleurs peuvent être attaquées, la coulure en est la conséquence.

Les raisins envahis par le champignon prennent des taches brunes ou grisâtres; on trouve le mycélium à l'intérieur avec tous ses caractères.

Le traitement consiste dans la pulvérisation aux liquides cupriques (voir Cuivre), et il doit être répété plusieurs fois dans la saison, suivant l'état d'humidité et de chaleur, et surtout selon la quantité de pluie qui est tombée et lave les feuilles â mesure. D'' D.

MiUa. Voir Brodiaa.

MiîlefeuiUe, Nom vulgaire de VAchUîea Millefolium.

Millepertuf'8. Nom vulgaire de VHypericum perforatum.

Mille-pieds. Voir Myriapodes.

Millet des Oiseaux, Nom français du Setaria italicu»

MILLIN6T0NIA L. f. (Bignoniacées.) Arbre h écorce subéreuse; feuilles opposées, 2-H pinnées; fleurs eu corymbe au sommet des rameaux, blanches, très élégantes, â tube de la corolle long de 6-10 cm.; calice petit, sinué- denté; corolle à tube cylindrique, campanule â la gorge, à limbe formé de deux lèvres, la postérieure bifide, l'antérieure :-i-partite; 4 étamines didynames; ovaire pauciovulé; capsule linéaire, allongée, â déhiscence septifrage.

1 seule espèce d'origine inconnue, fréquemment cultivée dans l'Inde.

M. horteasis L. f. — Bedd. Fl. Syl. 249; WiOHT, III. 165 bis; Bureau. Bign. 8. — FL blanc pur, grandes, à odeur délicieuse, en panicule à ramifications dichotomes ou trichotomes, avec une fl. solitaire aux bifurcations. Serre chaude ; culture des Jacaranda. P. H.

MILTONIA Lindley. (Orchidées-Vandées.) (Dédié au vicomte Milton. comte de Fitz- William.) Genre extrêmement voisin des genres Oncidium et Odontoglossum ; il s'en distingue plus facilement par le port que par l'organographie ; les fleurs sont en général grandes, peu nombreuses sur une même hampe ;

les 6 divisions sont presque dans un même plan, ce qui ôte presque tout relief à la fleur; le labelle est très grand et à peine ondulé. Environ \0 espèces, du Brésil et du Pérou.

M anceps Lindley. — Xenia, t. 21 ; B. M. t. ÔÔ72. — Fleur entièrement jaune, à labelle plus clair, taché de pourpre.

M. BluBtii Keichenb. f. Hybride naturel supposé entre M. spectabûis et M. Clowesii. — Brésil.

M. candida Lindley. — Sertum orch. t. SI ; B. M t. 3793; Xënia, t. 54; Or. alb. t. 200. — Sépales et pétales de couleur cannelle ; labelle blanc, lavé de violet à la base et roulé en cornet. — Brésil.

M. GloT?esii Lindley. — Sertum orch. t. 34 ; B. M. t 4109; Gartenflora, t. 160. — Sépales et pétales à fond jaunâtre, barrés de bandes cannelle foncé ; labelle blanc, avec une macule violette, h bords réfléchis. — Brésil.

Fig. 585. — MILTONIA YEZiLLARiA Bentham.

M. cnneata Lindley. — B. B. 1845, t. 8 ; III. HORT. (1860; t. 287; Orch. alb. t. 46. — Brésil

M. flaveseeng Lindley. — Gartenflora, t. 1828; Sertum orch. t. 7 ; B. R. t. 1627. — Brésil.

H. Phalanopsis Nicholson. — Pescatobea, t. 44; Warn. sel. orch. I, t. 30; Batlaman, Mon. Odont. t. H. — [Syn. : Odonglossum Fha- Usnopsis Reichenb ] - Larges fl. blanches, à labelle blanc, portant 2 larges macules lilas poupre. — Colombie.

M. Regnelli Reichenb. f. — Xeîiia, t. 47 ; B. M. t Ô43n ; III. uort. t. 446 (1865) ; Orch. alb. t. 72. - Brésil.

H Roezlii Nicholson. — Xenia, t. 182 ; B. M. t fidSô ; Flor. Mao. n. s. t. 90; the GAROBif, t. Hl (187'^); Orch. alb. t 64. — Fleur la plus grande du genre ; blanche, avec une tache

MILTONIA.

MIMULUS.

pourpre à la base des pétales et une macule jaune à la base du labelle ; espèce voisine du M. vexiUaria. — Colombie

IL speotabilis Lindley. - B. K. t. 1992; B. M. t. 4206; III. hort. t. 216; thr garden (1887) t. 593; Flore serres, t. 1008; Lindenia, t. 105; B. M. t. 4425. - Sépales et pétales blancs ; labelle rose ; dans la variété Marelianay les sépales et pétales sont d'un violet foncé, plus sombre que le labelle. — Brésil. - M. vezillaria Bentham. {Fig. 585,) — Xe- NIA, t. 182 ; B. M. t. 6087 ; III. hort. XX. 1. 113 ; Flore serres, t 2068 f. — Port du M. Eoezlii

Fig. 586. — Sknsitive. Mimosa pudica L.

et Fhcdtenopsis, mais plus florifère ; fl variant du blanc pur au rose lilacé — Colombie.

M. Warscewiczii Rcichenb. f — B. M t.

5848; Orch alb. t 21H ; Fl. serres, t. 1831 ; III. hort. XXI, t. 156. |Syn. : Oncidium fuscatum Reichenb. î. ; Odontoglossum Weltoni Hort ] — Fl. d'un rose lie de vin : pétales sépales et labelle bordés de blanc, ondulés-crispés: large tache lie de vin au centre du labelle, entourant une autre tache luisante de couleur sépia. — Pérou.

Culture des Odontoglossum chauds, c'est-àdire serre à Catileya, avec beaucoup de lumière et pas de soleil direct et beaucoup d'air.

Ach F.

MIMOSA L. Ne pas confondre ce nom de genre (Légumineuses-Mimosées) avec le nom vulgaire donné journellement à diverses espèces du genre Acacia (A. dealbata, lofigifolia, cultriformis, etc.).

Dans le genre Mimosa, les étamines sont en nombre égal ou double des pièces de la corolle (qui a tantôt 4-5 pétales, rarement 3 ou 6), tandis que dans le genre Acacia, les étamines sont en nombre indéfini, souvent plus de 50.

Comprend env. 230 espèces, presque toutes

d'Amérique tropicale, très peu en Afrique et en Asie, aucune n'est originaire d'Australie.

Une espèce, M. pudica L. Sensitive ; angl. : Humble plant; ail.: S%nnpflanze\ 'Fig, 586), Bois, Atl. Pl, Jard. t. 74). est surtout intéressante par la curieuse particularité que présentent les pétioles et les folioles articulées, de s'abaisser au moindre attouchement, pour se redresser et reprendre leur position normale après un certain laps de temps Cette propriété a motivé de savantes études; malgré cela, on ignore encore les causes de cette sensibilité.

La Sensitive est cultivée dans les serres d'amateur comme plante annuelle. J. G.

Fig. 587. — MiMULUS LUTEUS L.

MIMULUS L. (Scrophularinées.) Herbes humbles ou dressées, rarement arbrisseaux; fl axillaires ou en grappes au sommet des rameaux, jaunes, orangées, rouges, violacées ou roses; calice tubuleux, à 5 angles, à ô dents, rarement campanule, et à 5 segments profonds ; capsule bivalve.

Env. 40 espèces ; régions montagneuses extratropicales d'Amérique, d'Asie, d'Auhtralie, et d'Amérique occidentale.

A.Gray divise ce genre en 4 sections : Eunanus, Diplacus, Eumimulus^ Mimuloides ; les espèces horticoles appartiennent èb la 2* .et à la 3* section, dont voici la caractéristique et les différences :

Diplacua : tiges frutescentes ; calice et corolle des vrais Mimulus ; capsule à valves emportant les placentas avec la cloison; 2-3 espèces. Californie

Mimulus (vrais): herbes annuelles ouvivaces; calice à 5 dents, et à 5 angles carénés, rarement peu saillants; corolle à tube court, souvent élargi; capsule laissant à nu la colonne des placentaires, (Inclus : Erythrante Spach.) 18 espèces, Amérique du Nord et du Sud.

H. cardinalis Dougl. {Erythranthe cardinalis

MIMULUS.

MIRBELIA.

Spach.) — B. M. 3660. — Californie. — Vivace, velu, herbacé, haut de 70 cm. à 1 m., très ramenx; fl. écarlates, très grandes; var. et formes horticoles nombreuses, notamment M, Madainii, Bot. Mao. 3924 ; Paxt. Fl. Mao. 1842, t.

M. glutinosus Wendl. (Dipîacus gluHnosus Nutt.) — Jacq. ScHŒrfB. 8, 864. — Arbrisseau à rameaux pubescents ; files, oblong^es ou lancéolées, dentelées, visqueuses, glabres supérieurement; fl. jaune pftle: var. aurantiaetts Curt., B. M. 364, fl. orange; var. punieeus Benth., B. M. 8666, et nombreuses formes ou hybrides horticoles (voir. Bblo. hort. 18«'^, p. 4, etc.), tels que M. Oodroni,Ver8chaffèlti,8plendidu8, etc.

M. luteus L. (Fig. 587.) — B. M. 1501. - Chili, Californie. — Vivace, herbacé, rameux; fl. jaunes, amples, à tube de la corolle 2 fois plus long que le calice.

Il faut rattacher à cette espèce de nombreuses formes considérées comme distinctes, et beaucoup de variétés horticoles portant sur la couleur et la grandeur des fleurs, la forme et la disposition des taches, macules, stries ou-ponctuations, la taille des plantes, la duplicature des fleurs, etc.; notamment les variétés suivantes : cui^rew* Regel., Gabtenfl. 1864, 422; B. M. 5478 ; Fl. n. S. 857 ; fl. jaune cuivré, à gorge jaune; guttatus DC, fl. jaunes ponctuées de brun; rivularia Nutt., B R. 1030; Smithi Lindl., B. R. 1674; TUingi Regel., Gartenpl. 1869, 321, t. 631; variegatm Lodd., Bot. Cab t. 1872; B. M. 8386. B. R. 1796; Bois, Atl.; pl. jabd. t. 218; Toungeanus Hort., B. M. 8868 etc.

M. moschatus Dougl., Musc^ angl.: Musk; ail.: Moachuspflame. — B. B. 1118; Gartenpl. 1887, ûg. n. 106. — Amer. sept. — Herbe diffuse, radicante, sentant le musc; tige laineuse, visqueuse, ainsi que les flles ; petites fl. jaunes, longues de 1 cm. ; cultivé le plus souvent comme plante annuelle, et en pot, bien que vivace, pour l*odeur de musc qu'il dégage; très peu ornemental.

Les M. forment de magnifiques décorations, mais ne sont pas rustiques; les M, glutinosus et M. eardinalis sont conservés Thiver en serre froide; les nombreuses formes du M. îuteua sont conservées d'une façon identique par l'éclatage des touffes, et le bouturage à la fin de l'été; le plus souvent les plantes sont traités comme annuelles et semées sur couche en septembre et en mars, en les traitant comme les Calcéolaires herbacées.

On cultive encore le M. Glevelandi Brandeg., Gard, and For. 1896, p. 134, f. 20; Gard Chr. 1895, 1. p. 518, JoDRN. Soc d'Hort. de Fr. 1895, p. 885, du Sud de la Californie, du groupe Dipîacus; et H. primuloides Benth.. Gartknpl. 1880, pl. 1009. fig. 1. p. l.'^O; Journ. Soc. d'Hort. de Fr. 1880, p. 523. J. G.

Mina. Voir Ipom»a versicolor.

Mint. Nom anglais des Menthes.

Mime. Nom allemand des MentJies.

Mirabelle. Voir Prunier.

MIRABILIS L.,Nyctage. (Nyctaginées). Herbes vivaces, di- ou trichotomes, rameuses, glabres ou glanduleuses pubescentes; racines allongées ou tubéreuses. Feuilles opposées, les supérieures

Fleurs gn^andes, involucrées par des bractées soudées, simulant un calice 5-1 obé, persistant après l'anthèse. Tube du périanthe allongé, rarement campanule, limbe 5-lobé, plié longitudinal em eut. Etamines hypogynes, 5-6, exsertes, à filets capillaires; ovaire ellipsoïde ; utricules incluses dans le périanthe accrescent. Environ 10 espèces ; régions chaudes de l'Amérique.

H. Jalapa L., BeUe de nuit^ Merveille du Péroiu {Fig. 588,) Ail : Wunderblume. Bois, Atl. pL 282. — rérou. — Vivace. Racines fusiformes; tiges rameuses, dichotomes, dressées, hautes de 60 cm. à 1 m. ; feuilles cordiformes, entières, pétiolées; fleurs inodores, par 3-6 au sommet des rameaux, en fascicules terminaux, s'ouvrant le soir, rouge pourpre dans le type sauvage. Var. nombreuses : à taille plus naine (30-40 cm.) ; à feuilles panachées; à fl. blanches, ou jaunes, ou panachées de pourpre sur fond blanc ou jaune. Floraison de juillet à fin octobre. Platesbandes, massifs. Pleine terre franche légère, substantielle, pas trop sèche. Cultiver comme plante annuelle: semer sur couche tiède, en avril, et sous cloche, repiquer en place, ou semer en place en mai. Les variétés de coloris se perpétuent bien par le semis.

Peut se traiter comme plante vivace, de même façon que les Dahlia: à l'automne, arracher les racines, les rentrer en lieu sec, les replanter au printemps ; on obtient ainsi plantes plus vigoureuses et flor. plus h&tive.

M. longiflora L., BeUe de nuit odorante. — Mexique. — Vivace. Tiges diffuses, très longues, velues, visqueuses ; feuilles lancéolées cordiformes, acuminées. très entières; de juillet à octobre, fl. odorantes, blanches, à tube cylindrique très long (10-15 cm.) et à gorge purpurine. Plates-bandes. Culture de la précédente.

Par fécondation artificielle, on a obtenu un hybride entre ces deux espèces : M. longiflora x Jalapa [Syn. : M. kybrida Dum. Cours.]. Tige droite se soutenant bien; feuilles moins grandes et moins visqueuses que dans M. longiflora; fleurs blanches, pourpre pâle, ou rouge vif, à tube de longueur intermédiaire entre les deux parents. Un peu plus délicat; ne se perpétue pas sûrement de graines; on doit le conserver de racines. J. G.

MIRBELIA Sw. (Légumineuses-Podalyriées.) Arbrisseaux aphylles ou bien & feuilles simples, opposées, verticilées ou alternes ; stipules séta* cées, petites ou nulles ; fl. jaunes, rouge-pourpre ou bleues, axillaires ou terminales, solitaires ou en grappes ; calice avec les deux lobes supérieurs développés et connés ; pétales onguiculés; étendard orbiculaire ou réniforme; ailes oblongues ; carène de dimensions variables; etamines libres ; ovaire renfermant tantôt 2 ovules^ tantôt un grand nombre; gousse renflée, à deux loges longitudinales; graines sans strophiole. 16 espèces australiennes.

H. dUataU E. Br.; B. B. 1041; Lodd. Cab. 1867; flles. purpurines; M. grandiflora Ait., B. M. 2771; fleurs jaunes, teintées de rouge; M. reticulata Sm.,LoD. Cab. 1371 ; Vent. Malm. 119 ; H. speciosa Sieb., B. R. 1841, 58; fl. pourpres.

Culture des Chorieema. P. H.

Mmom DE VÉNUS.

MOISISSUKES.

Miroir de Vénus. Nom vulgaire du Specularia Specîdum.

Miscanthus, Voir Bnlalia.

Mistel, Nom allemand du Chii (Viscum album).

Misiletoe. Nom anglais du (hii (Viscum album).

HITCHELLA L. (Rubiacées.) Plantes vivaces herbacées, k souche traînante et stolonifère, à feuilles glauques, persistantes, ovales-arrondies, à fleurs blanches, odorantes, parfois veinées de pourpre, auxquelles succèdent des baies rouge écarlate qui persistent durant tout l'hiver ; fleurs par paires; calice à 4 dents; corolle en forme d'entonnoir, à 4 lobes étalés et barbus à l'intérieur; étamines 4; style 1; 4 stigmates linéaires ; fruit drupacé, double. On en connaît 2 espèces, appartenant à l'Amérique du Nord et au «Tapon.

H. repens L. — Amérique septentrionale. — Petite plante basse, très propre à former des bordures ou des gazons dans les endroits miombragés. Fleurs petites, blanches, odorantes. Mai-juin. Multiplication par division ou semis.

MITE. Terme vulgaire sous lequel on désigne généralement les Acariens (voir ce mot) : Mite du fromage. Mite de la farine^ etc. C'est par une fâcheuse confusion que l'on a étendu ce nom aux larves des Insectes qui dévorent les laines et les fourrures, c'est-à-dire aux Teignes (voir ce mot). Le nom de Mite doit être réservé aux seuls Acariens. D' T.

HITELLA L. (Saxifragées.) Plantes vivaces, herbacées, à feuilles élégantes, arrondies-cordiformes, à fleurs petites, verdâtres, disposées en épis dressés ; calice court, à 5 dents, adhérent à la base de Tovaire ; o pétales pinnatifides ; 10 étamines; styles 2, très courts; capsule courte, à 2 becs, uni-cellulaire, à 2 placentas pariétaux. Graines glabres, petites et luisantes; 5 espèces, appartenant à l'Amérique septentrion, et à la Sibérie.

H. diphylla L. — B. R 2, 166. - États-Unis. — Plante poilue, à belles feuilles cordiformes aiguës, élégamment lobées, dentées; fl. blanc jaunâtre, sessiles, disposées en un épi étroit sur une tige de 50 à 60 cm. de haut. Mai-juin.

On cultive encore les M, cordifolia Lam., de l'Amérique sept.; nudah.y de la Sibérie et des États-Unis, et prostrata Éeich. f. du Canada. Ombre ou mi-soleil. Division ou serais. H. C.

HITRARIA Cav. (Gesnéracées-Cyrtandrées.) Arbrisseau diffus ou grimpant ; Aies, opposées, petites, peu dentées, coriaces; fleurs carminées, axillaires, solitaires ; calice libre, 4-ô partite, étroitement entouré par deux bractéoles herbacées, brièvement soudées sur un de leurs côtés; tube de la corolle ventru, contracté sous la gorge; limbe oblique, à 5 lobes étalés, à peu près égaux ; 4 étamines libres ; ovaire supère ; baie globuleuse. 1 espèce du Chili.

M. eoecinea Cav, (Fig. ô89.) - B. M. 4462; Fl. d. s. 385. — Calice vésiculeux, violet au sommet ; corolle vermillon. Serre froide; plein air dans le Midi et l'Ouest ; bouturage sur couche tiède, sous cloche. P. H.

MITRIOSTIGMA Hochst. (Bubiacées-Oardé-

I niées.) Genre très voisin des Gardénia. Arbrisseaux inermes, très glabres, â rameaux cylindriques; feuilles opposées, pétiolées, membraneuses, elliptiques acuminées ; stipules in-

; trapétiolaires, connées avec le pétiole, persistantes ; fleurs en cymes pauciflores. rameuses ; bractées petites, subulées. Le genre Mitriostigma diffère surtout des Gardénia^ par son calice à tube ovoïde, 5-partite ; ses ovaires 2-loculaires; ses graines â tégument fibreux.

j 13 espèces, du Cap et de Fernando Po.

Le M. azillare Hochst., de l'Afrique centrale, B. M. 4987; Fl. d. S. 12, 1254, est plus connu sous le nom de Gardénia citriodora Hook. f. (cfr. G. citriodora). P. H.

Mohn Nom allemand des Pavots (Papaver).

MOHRIA Sw. (Fougères. Schizéacées.) Plantes à frondes portant des sporanges nus, munis d'un anneau apicilaire, calyptriforme, à déhiscence verticale.

H. caffrorum Desv. (M. thurifraga Sm.) — Hook., Gek. Filic. 104.— Afrique australe, Madagascar. - Frondes pinnatifides, de H«> cm., à stipes écailleux, àpinnules oblongues, dentées, les fertiles portant les sporanges presque marginaux à l'extrémité des nervures. Le limbe des frondes froissées a une odeur agréable. Serre chaude. E. R.

I Mohrrûhe. Nom allemand de la Carotte.

MOINEAU. Le Moineau {Passer domesticus) est un des Oiseaux dont l'utilité est le plus discu-

. tée. Cependant, s'il est vrai qu'il se nourrit en

I grande partie de graines, il est certain qu'il fait aussi la chasse aux Insectes, surtout pour nourrir ses petits, dont c'est la première nourriture. Tout le monde a vu les Moineaux chercher les Mouches et les larves d'Insectes dans les trous de murailles, surtout lorsque le temps est lourd et orageux. Les naturalistes compétents se sont toujours refusés à inscrire le Moineau sur la liste des Oiseaux nuisibles: c'est qu'en effet, le léger tort qu'il peut faire au moment des récoltes en s'emparant des grains tombés à terre est largement compensé par le g^and nombre d'Insectes qu'il ajoute à cette nourriture. C'est bien ce qu'avaient compris les Américains lorsqu'en 1860 ils introduisirent le Moineau aux États-Unis, et le résultat fut d'abord favorable. Mais, après s'être rapidement acclimaté et propagé sur tout le territoire, le Moineau s'est multiplié au point que, depuis 1868 on a été forcé de lui déclarer la guerre en

. cherchant par tous les moyens à limiter sa re-

. production. Ce fait prouve simplement que dans un pays donné, l'introduction d'une espèce nouvelle ne doit être faite qu'avec réserve. L'importation du Lapin en Australie a rapidement amené des réclamations du même genre. Mais

i en Europe, où le Moineau a toujours existé sans se montrer trop gênant, on peut lui accorder la même protection qu'aux autres Oiseaux insectivores, et chercher à le détraire serait commettre une imprudence impardonnable. D' T. MOISISSURES. On donne ce nom à des Champignons filamenteux, qui appartiennent, soit k la famille des Mucorinées, soit aux formes pri-

; maires des Ascomycètes, plus rarement des

I Basidiomycètes (Voir ces mots.) D' D.

MOLDAVIQUE.

MONARDA.

Moidavique. Nom vulgaire da DracocephcUum Moldavica.

MOLE ou MOLLE. Maladie da Champignon de couche, caractérisée par une déformation qui rend le Champignon méconnaissable et lui communique une apparence mamelonnée, à surface irrégulière, d'un blanc sale. Cette maladie est due au parasitisme d'une Mucédinée, Hypomyces pemiciosus. Le traitement n'en est pas siirement établi. En tout cas, il est nécessaire d'enlever de la carrière à Champignons les pieds envahis et non les laisser pourrir sur place, comme on le fait souvent. C'est le seul moyen d'empêcher l'extension du mal. D' D.

Fig. 588. — Belle de nuit. Mirabilis Jalapa L.

Mole, Nom vulgaire du Schinus Molle.

Molène. Nom vulgaire des Verbascum.

MOLLUSQUES Classe ou plutôt Embranchement du Règne Animal qui comprend des Invertébrés munis ou non d'une coquille sécrétée par un repli des téguments appelé manteau. Le corps est mou, sans anneaux, se divisant plus ou moins nettement en trois régions : tête, tronc et pied. — Les Mollusques qui intéressent l'horticulture sont terrestres ou plus rarement d'eau douce (Voir Escargot^ Limace, Gastéropodes, etc.) Dr. T.

MOMORDIGA L. Genre de Cucurbitacées, renfermant environ 25 espèces, presque toutes africaines, dont 2 ou 3 naturalisées dans les régions tropicales des deux mondes et cultivées pour leurs fruits comestibles, utilisées en horticulture comme plantes d'ornement pour leurs fruits pendants, oblongs, amincis aux deux bouts, à H angles mousses et couverts de tubercules disposés en lignes régulières ou crêtes, entre lesquelles se trouvent d'autres lignes de dents plus petites et de dimensions inégales; ces fruits, d'abord verts, deviennent d'un beau jaune orangé à maturité, s'ouvrent, tout en restant sur la plante, en H lanières qui

se recourbent, laissant voir les graines, par rangées, enveloppées dans une pulpe sanguine on rouge cerise.

Les plus cultivées sont: M. GharaBtia L.[Syn.: M. BcUsamina Descourt, non L.] R., H. 18ô9, p. 620, f. 134, 136 ; Fl. d. S. X, t. 1047 ; B. R. t. 980, et sa variété abbretnata ; et M. Balsamiaa L.; R. H. 1857, p. 180, f. 75. A citer aussi: M. ûvolucrata E. Mey., Natal.; B. M. 6932 ; H. mixU Roxb. (cochinchinensia Spreng.), B M. 5145; Fl. d. s. 14, 1478; Gard. Chr. 1894, II, p. Ib2 et 530, f. 70.

Pig. 589. — MITRARIA COGCINBA Cav.

Voir aussi Paill. et Bois, Potag. d'un curieux, éd. 2; p 831 et suiv. J. G.

MonachanthtM. Synonyme de Catasetum.

MONADELPH£S (Staminés) (Fig. 591.) On désigne sous ce nom les étamines dont les filets sont soudés entre eux, sur une longnieur pins ou moins grande, de manière à constituer un seul corps. (Ex. : les Malvacées.)

MONARDA L (Labiées.) Herbes; flles. souvent dentées, les Horales plus petites, colorées k la base, ou réduites à l'état de bractées; fl. cocci- I nées, pourpres, bleues ou pâles, jaunes dans une I seule espèce, réunies en glomérules multiflores I serrés accompagnés de nombreuses bractées, 1 groupés et distants vers le sommet des rameaux ; calice tubuleux, allongé, à 15 nervures et à 5 dents presque égales ; corolle à lèvre supérieure étroite, dressée ou en arc, entière ou émarginée ; à lèvre inférieure étalée, trifide, le lobe médian plus grand que les latéraux, et émarginé ; étamines parfaites, dressées, dépassant la lèvre supérieure ; anthères à loges linéaires.— 6 ou 7 espèces d'Amérique du Nord,

MONARDA.

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