MURS
Les types à beau feuillage, cou nus sous les . noms de Monu mtUticaulit^ M. Morettù sont *
f croches voisins de ce groupe et du suivant; on es multiplie par le bouturage.
Le Mûrier à fruit blanc, le plus répandu, supporte une température plus basse que les précédents. Produit par le semis de ses graines, il devient le sujet porte-greffe des variétés d'utilité ou d'ornement; parmi ces dernières, citons le Mûrier à rameaux pleureurs, les M. à feuiUe panachée ou laciniée, ou veinée.
Fig. 596. » MURIBR.
Les pépiniéristes du Midi pratiquent, en juin, l'écussonnage à œil poussant, avec des rameaux conservés dans du sable ; en septembre ou octobre, on préfère Técusson à œil dormant. Les manquants sont repris au printemps suivant par la greffe en flûte ou un nouvel écussonnage.
Le greffage par rameau est appliqué dans le Nord sur de jeunes plants en arrachis, puis placés à Pétouffée en attendant leur mise en liberté. Ch. B.
Mûrier à papier. Voir BronMonetia.
MDRIQUË. Garni de pointes courtes, à base élargie.
MURRATA L. (Butacées-Aurantiées.) Genre renfermant 4 espèces d'Asie tropicale, dont une, M. ezotica L., B. B. 6, 484; Wioht, le. pl. Iifo. or. 1, 96, arbrisseau inerme à flles. pennées, à 6-8 folioles alternes, pétiolulées, elliptiques ou ovales, lancéolées, coriaces, entières, et à grandes fleurs blanches, odorantes, en corymbes axillaires et terminaux, est souvent cultivée dans les serres chaudes; calice quinquefide ; 10 étamines à filets subulés ; style caduc, articulé à la base de Tovaire ; petite baie oblongue ou ovoïde, à 1 ou 2 graines.
En Cochinchine, on retire un parfum de ses fleurs, on l'utilise pour ses propriétés astringentes et stimulantes et pour son bois dur servant à la gravure. Se multiplie facilement de boutures sous cloche, en serre chaude. J. G.
MURS. Le mur est une construction destinée à enclore une propriété, à la séparer d'une autre ou à la diviser intérieurement. Par suite de la concentration de la chaleur d'une part et
de l'obstacle qu'il présente aux variations de température, son rôle, en matière de jardinage, est: 1^ de faciliter la culture, en pays froid, d'arbres exigeant de la chaleur, tels que le Pêcher, la Vigne, ou des plantes maraîchères : Tomates, Aubergine; 2» d'abriter certains arbustes, toujours verts délicats ou qui redoutent le passage subit du givre aux rayons solaires, ou ceux qui préfèrent J'ombre ou la lumière mitigée: le Fuchsia, le Camellia, des Bruyères; 3^ de tenir en garde contre les influences atmosphériques les jeunes multiplications de plantes florales, fruitières ou maraîchères, élevées par semis, repiquage, bouture ou greffe, et de se prêter à leur acclimatement graduel ; 4<^ enfin, d'adosser des châssis, des bÀches et autres abris pour la production de primeurs, assurer l'épanouissement de la fleur ou la conservation des fruits sur l'arbre, qui gagnent encore en coloris et se trouvent à l'abri des pluies, des orages et de certains parasites.
Aux façades non visitées par le soleil, l'arboriculteur plante des Poiriers, des Pommiers, même des Cerisiers, des Pruniers, des Abricotiers qui retarderont la maturité de leurs fruits, et quelquefois des Framboisiers et des Groseilliers. Dans les pays chauds, cette exposition n'est pas à dédaigner, alors que les cultivateurs du Nord et du Centre recherchent les expositions visitées par le soleil pour le Pêcher, la Vigne, l'Abricotier, le Cerisier, etc.
Le mur de clôture ne présente gnhre qu'une façade cultivable à son propriétaire; le mur d'intérieur et les murs de refend (qui entrecoupent les murs d'intérieur) offrent leurs deux faces; alors l'axe doit être dirigé de façon à lui donner une plus grande surface profitable à l'espalier. Le mur de terrasse doit laisser écouler les eaux qui nuiraient aux racines; mais on le subit sans en rechercher la construction au point de vue de l'arboriculture spéculative.
Les murs d'espalier {Fig. 697) constituent un puissant facteur de la fortune des cultivateurs d'arbres fruitiers et de Vignes dans les régions de Thomery, de Montreuil, de Conflans St-Honorine, dans la Côte-d'or, l'Eure, etc.
La nature des matériaux qui entrent dans la construction des murs varie généralement d'après les ressources locales ; la pierre dure, non polie, jointoyée ou recouverte d'un crépi en plâtre, est le système le plus employé.
La brique réclame un crépi assez épaifi. blanc ou grisaille, la couleur préférable pour les arbres d'espalier autour de Paris; les murs en pierre ou pierrailles sont recouverts par un fort enduit de plâtre qui garnit tous les interstices et se prête au palissage à la loque.
Une composition de chaux et scories avec crépi gobeté, offre beaucoup de résistance, montée sur une assise de roche.
Le pisé argileux, les briquettes en terre glaise, propices à la végétation, réclament une base plus ferme de solides fondations et un chaînage en briques & l'extérieur.
Des crampons disséminés lors de la construction permettront d'y suspendre les treillages en bois ou mixtes, bois et fer.
Un mur plus large à la base gagne en as-