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MUSA

MUSS.ENDA.

M. sapieBtnm L., valg. : Bananier. — Tropiques. — RoxB. CoROM. 275; £ern. Hort.

397-399. — FI. blanc jaunâtre, par 12; infl. pendante, de 1 m. 50; bractées violet terne ou Çlauques, rougefttres à Tintérieur; fr. oblongs, jaunes ou rouge&tres, disposés par 12 en 3 ou 9 faisceaux; flles. de 2-3 m. sur 60 cm.; tige de 6-8 m. — Nombreuses var., dont le M. paradisiaca L., à fr. noir, sucré, est bon à la cuisson.

On cultive encore les M Mannix^ HiUii, Martini, rosea, aanguinea, superha, textilis, etc.

Les Musa ont donné naissance dans les cultures à des hybrides, entre autres au M, kewensis.

Plantes de serre chaude ou demi-rustiques, qu^on multiplie par séparation de drageons ou par semis {M. Ensete). P. H.

MUSARAIGNE (Sorex) Genre de Mammifères Insectivores présentant Papparence extérieure des Souris, mais avec un museau plus allongé et une dentition bien différente. Les molaires sont hérissées de tubercules aigus propres à déchirer les Insectes, au lieu d'avoir des tubercules mousses, usés par le frottement, comme chez les Rongeurs qui se nourrissent de matières végétales. Les Musaraignes sont utiles k l'horticulture en raison du grand nombre dlnsectes qu'elles détruisent. On en distingue plusieurs espèces : La Crocidure araBivore (Crocidura araneus) ou Mutette, est la plus commune dans les jardins : les Chats la tuent, mais ne la dévorent pas ; elle se nourrit de Vers, de Limaces, d'insectes. Le Carrelet (jSoreo; vulgaris) k pelage serré et velouté comme celui de la Taupe, à queue quadrangulaire, habite les prairies et les bois humides : elle est très vorace, s'attaquant même aux Grenouilles et aux Mulots, qu'elle

Soursuit jusque dans leurs trous à la manière u Furet. La Musaraigne aquatique {Crossoptia fodiena) vit au bord des ruisseaux : elle nage et plonge aisément et se nourrit d'insectes aquatiques, de mollusques et même de poissons, dont elle détruit une grande quantité. Les deux premières espèces sont de plus petite taUle que la Souris ; la Musaraigne aquatique est un peu plus grande. La Musaraigue pygmée {Sorex pygmœus) ressemble au Carrelet, mais est beaucoup plus petite. Enfin, la Musaraigee étrusque (Crocidura etrusca), qui ne se trouve qu'en Provence et en Italie, n'est pas plus grosse qu'un Hanneton. C'est le plus petit de tous nos Mammifères. D' T.

Musc (Plante au). Voir Mimului mosohatus.

Muscadier, Nom vulgaire du Myristica fragrans.

MUSGARDIN {Myoxus aveUanarius), Le Muscardin est le plus petit de nos Loirs indigènes : il ne dépasse pas la taille de la Souris. Il se nourrit de noisettes, de faînes, de glands, de fruits et de bourgeons : il est friand des baies du Sorbier. Il habite la lisière des bois, les haies et les taillis bordés de Hêtres et de Coudriers. En hiver, il s'endort dans un nid sphérique fait de petites branches, de feuilles, de mousses et d'herbes, sans ouverture visible et dont il occupe le centre. Son sommeil est très profond.

MDSGARI mu. (Liliacées-SciUées.) Bulbe

tunique. Flles. radicales, peu nombreuses, linéaires, charnues. Hampe simple, non feuillée. FL en grappes simples, terminales, pédiceUées, penchées. Bractées petites, scarieuses.Périanthe urcéolé, globuleux, resserré à la gorge, marcescent, à 6 lobes en forme de dents très courtes, dressées ou étalées.

Etamines 6, incluses ; style court ; ovaire triloculaire, à loges biovulées. Capsule courte, membraneuse, trigone, à déhiscence loculicide. Graines 1-2 dans chaque loge, obovoïdes ou subglobuleuses, ni aplanies, ni anguleuses, à enveloppe noire.

Environ 40 espèces : Europe, Afrique boréale, Asie occid. (Inclus: MoschariaSeMsb.^Leopoldia Pari., Botryanthus Eunth, etc.)

M. comoium Mill. — Bois, Atl. pl. 284 A, B ET C. — France. — Vivace. Flles. longues, étalées ; hampe nue, de 50-60 cm., por- I tant en mai de nombreuses fleurs ; les infér. j brunes, urcéolées, fertiles: les super, bleu violet, ainsi que le sommet de l'inflorescence, longue- I ment pédiceUées, stériles. Mai. Plates-bandes, bordures à demeure. Tout terrain un peu léger; laisser les oignons en place, mais division des caïeux tous les 3 ou 4 ans. Var. monstruosa (Jacinthe de Sienne) et var. plumosa, l'une et l'autre à fl. stériles. Dans la l**^* var., les ramifie de l'inflor. sont bleues, courtes, épaisses, contournées : l'ensemble en est compact ; dans le seconde elles sont fines, allongées, tortueuses, bleu violacé, formant un ensemble léger. Ces var. sont plus cultivées que le type de l'esp. Même culture.

M. moschatum Desf. — Asie mineure. — Hampe courte, 18-20 cm.; flles. presque linéaires ; fl, Uvidcs ou verdâtres, toutes pareilles, très odorantes. Plates-bandes. Même culture.

M. racemosum Mill. — Masclef, Atl. pl.

319 B. — Indigène. — Flles. étalées, linéaires, canaliculées ; fl. en épi court, uniformes, très serrées, bleu ou violet foncé, les super, scssiles stériles. Même culture. J. G.

Muscat. Voir Vigae.

MtMhroom. Mot anglais qui équivaut au mot français Champignon.

Musk, Nom anglais du Mimulus moschatus.

MUSS.£NDA L. (Rubiacées-Mussœndées.) Arbrisseaux ou sous -arbrisseaux, dressés ou volubiles ; flles. opposées ou 8-verticillées, membraneuses, k stipules intrapétiolaires, libres ou connées, souvent caduques; fleurs ochraoée&, rarement blanches, en corymbes terminaux multiflores, accompagnées de bractées et de bractéoies caduques ; calice k Umbe formé de 5 lobes caducs, plus rarement persistants, dont un est souvent prolongé en une lame foliacée, colorée ou blanche ; corolle à tube allongé, & gorge velue, à 5 lobes petits, fréquemment tordus au sommet ; 5 etamines insérées à la gorge, incluses ; ovaire biloculaire, à loges contenant de nombreux ovules; fruit charnu et indéhiscent, rarement déhiscent et sec, aréole ou couronné par le caUce persistant, 2-locuIaire, polysperrae.

40 espèces, des parties chaudes de l'Asie, de l'Afrique et des îles du Pacifique.

M. Afzelii Don. — Afrique occidentale. — V.

MUSS^NDA.

MYOPORUM.

H. HoRT. 3. — Arbrisseau à poils fauves ; files, ovales, à nervures poilues ; corymbes paniculés de fleurs rouge orangé, avec le lobe du calice très développé et blanc crème.

M. frondosa L. — Indes orientales. — Rumph. Amb. 4. 51 ; LODD. CAB. 451 ; B. M. 2099. — Files, légèrement pubescentes; fi. jaunes, petites, à lobe foliacé blanc, nervié de vert.

M. macrophylla Wall. — Inde. — B. R. 1846, 24; Wall. Pl. as. 180; Paxt. mag. 12, 197. — Files, oblongues, aiguës; rarement chargées de poils rougeâtres ; corymbes serrés ; lobe blanc jaunâtre, nervié.

M. uDiflora Wall. — Cochinchine. — FI.

blanches, odorantes, solitaires.

Serre tempérée plutôt que chaude ; boutures sur couche chaude et sous cloche. — P. H.

Fig. 600, — Mutibia DECURnENS Cav.

MUSSGHIA Dura ort.(Campanulacées.) Plantes suifmtescentes, dressées.^ files. radicales amples, dentées, les caulinaircs plus petites. Fleurs pentamères. grandes, jaunes ou ochracées, disposées en pyramide paniculée. Calice grand, turbiné ou hémisphérique; corolle à tube cylindrique, & limbe étalé, à 5 lobes réclinés. Style longuement exsert, divisé en 5 stigmates Fruit s'ouvrant entre les nervures par de nombreuses fentes transversales superposées.

2 espèces, de Tile de Madère.

M. aurea Dumort. — B. R. I, t. 57; B. M. 5fi06 ; Vent Malm. 116. — fSyn.: Campanula aurealj.] — Tiges de près d'un mètre, charnues. Files, ovales lancéolées, de 10-15 cm. Fleurs d'un beau jaune d'or. — La var. atigustifolia^ Jacq. HoRT. ScHCENBR. 472, a les feuilles lancéolées, dentées.

M. Wollastoaii Lowe. Plante très velue ; fieurs passant du jaune orangé au ferrugineux, en passant par le rouge brique.

Pleine terre l'été; relever à l'automne. Serre froide ou tempérée, très éclairée. J. D.

MUTIQUE. Sans arête. S'emploie par opposition à aristé, pourvu d'une arête.

MUTISIA L. iComposées-Mutisiacées.) Arbrisseaux dressés ou grimpants, à files, alternes, entières ou pinnées, souvent terminées en vrille; grands capitules, très allongés, solitaires au sommet des rameaux, k corolle pourpre, rose ou jaune; involucre formé de bractées serrées les unes sur les autres, les extérieures écailleuses au sommet ;fl. extérieures J, à corolle bilabiée, à lèvre extérieure très longue, étalée, étroite; les fieurs du disque J, tubuleuses, régulières; achaines couronnés d'une aigrette de soies plumeuses.

86 espèces, des Andes de l'Amérique australe et extratropicale, quelques-unes du Brésil.

Inclus: Mutisia Cass.; Guarimo Cass.; Apîophyllum Cass non Juss., etc.

Les 2 espèces les plus connues sont: M. spei ciosa Hook. {M. arachnoidea Don.), B. M. 2705, Brésil; belle plante grimpante de serre tempérée, à capitules roses, carnés; files, pinnatiséquées; et M viciaBfolia Cav., R. H. 1891, p. 228, fig. col., et p. 251, du Chili, du Pérou et de la Bolivie; files, comme dans les Veaces, grands capitules orangés; ficurit bien en plein air dans le Midi de la France. On a aussi cultivé M. decurrens Cav. {Fig 600), du Chili, Fl. n. S. vol. 23, t. 2408, p. 101, espèce rustique, à files, entières, terminées en vrilles. J. G.

Myanthus. Synonyme de Catasetum.

MYCÉLIUM. Ce terme désigne la partie purement végétative des Champignons. Le blanc de Champignon n'est que le mycélium du Champignon de Couche, l'Agaric champêtre.

C'est du mycélium que proviennent les spores, qu'elles naissent directement du mycélium (conidies), ou soient enfermées dans des réceptacles, ou se produisent sur des appareils spéciaux.

Le mycélium est souvent ramifié à l'infini; il peut être dépourvu de cloisons et constitue alors une cellule unique, ou bien il est divisé par des cloisons transversales en articles qui peuvent, dans certains cas, se séparer les uns les autres et vivre isolés.

Suivant le mode de végétation du Champignon, le mycélium est parasite ou saprophyte.

MYOPORUM Banks etSoland. (Myoporinées.) Arbrisseaux, rarement sous-arbrisseaux dressés, à port élargi ou diffus, glabres et lisses ou glutineux. Files, alternes, rarement opposées, entières ou dentées. Fl. blanches, portées sur des pédicelles axillaires, souventfasciculées ; calice à 5 divisions profondes; corolle presque campanulée, rarement en entonnoir, à limbe presque régulier, à 5, rarement 9 lobes; 4 étamines didynames, ou 5-(> égales, ou la postérieure plus petite et imparfaite; ovaire à. 2-10 loges uniovulées, rarement à 2 loges biovulées.

Environ 20 esp., Australie, Nlle.-Zélande, îles Mascarcignes, îles du Pacifique, Japon, Chine.

Le M. lastum Forst. (M. pictitm Hort.), d'Australie, est très employé dans le Midi de la

Uoc^le

MYOPORUM.

MYMOPHYLLUM.

France, ponr faire des rideaux de verdure, des haies, des massifs compacts ; Aies, persistantes, elliptiques, ponctuées ; le M. parrifoliom R. Br., d'Australie, Bois, Atl. Pl. Jard. t. 825, rustique aussi dans le Midi, est très cultivé dans la région de Paris comme arbuste de marché ; rameaux retombants ; petites files, charnues, couvertes d'aspérités ; A, très nombreuses. J. G.

MTOSOTIS L. (Boraginées.) AngL : Forget-menat; ail.: Veraissmeinnieht. Herbes annuelles ou vivaoes, velues, rarement glabres, souvent grêles. Files, alternes; fleurs pédicellées ou subsessiles, en grappes simples ou peu rameuses, dépourvues de bractées. Galice brièvement ôfide; corolle k tube court, à gorge bossue, munie d'écaillés, à limbe f)-lobé, étalé en roue après l'anthèse. Ô étamines, incluses ou exsertes. Ovaire à 4 loges distinctes ; nucules 4, ovoïdes, luisantes, dressées, fixées sur un petit !disque plan ou légèrement convexe, aréole. Plus de 40 espèces. Régions tempérées et froides.

M. alpestris Schmidt. Vivace; indigène; cultivé comme bisannuel- Tiges dressées, en touffes compactes de 30-35 cm. ; files, molles, finement velues, les radicales obovées, longuement pétiolées, les caulinaires oblongues. En avril jusqu'à juin, nombreuses fieurs bleu de ciel, en grappes courtes ; corolle à limbe plan, avec un œil jaune au centre. — Var. : à fi. blanches, à fi roses ; à pétales nombreux et plus grands {muUipetaia Hort.), à tiges naines, etc Bordures et massifs au printemps; plante de premier mérite pour décoration printanière des jardins. Tous terrains, toutes expositions. Semer en juin-juillet en pépinière, repiquer en pépinière, mettre en place à l'automne ou au printemps, suivant les cas. Bois, Atl. pl. jaro. pl. 200.

M. aiorica. — Iles Açores. — Vivace, Tige vigoureuse, atteignant ÔO cm.; fieurs très grandes, bleu violet très vif Plante d'appartement sous le climat de Paris, de pleine terre dans le Sud-ôuest. Semer en pot bien drainé, orangerie l'hiver. Multiplier par éclatage, ou par semis quand on a des graines.

M. palustris Wither. — Plus je te vois, plus je faime; Souvenez-vous de moi. — France. — Vivace, aquatique amphibie. Souche oblique, un peu rampante; files, oblongues-lancéolées, les inf. atténuées en pétiole ; d'avril & août, fi. bleu céleste, en oymes terminales, scorpioides. [ Pièces d'eau, bords des bassins, etc. Mult. de ' graines et d'éclats de pied au printemps.

On peut encore cultiver : M. dissitiflora Baker, | de Suisse, pour massifs, et M. rupioola Sm., ; d'Ecosse, pour rocailles. J. G.

MYRIAPODES. {Fig. 501 et 602.) Classe de l'Ordre des Arthropodes ou Articulés, qui comprend les animaux désignés vulgairement sous le nom de Mille-pieds Ces animaux sont caractérisés par leur corps qui est formé d'anneaux semblables et nombreux, sans que l'on puisse y ' distinguer un prothorax et un abdomen : le premier segment (tête) et le dernier ont seuls une forme particulière. On les divise en deux ; ordres : l^^ les Ghilognathes (voir ce mot), qui j comprennent les genres lulus, GlomeriSy Foly- \ desmus, et sont généralement phytophages, par | conséquent nuisibles ; 2ft les Ghilopodes (voir ce

mot), comprenant les genres S^olopendra, GeophHus, Chyptops, Lithobius, Seutigera, insectivores et par suite utiles à l'horticulture- D' T.

Fif. 60L - Fig. 60«. —

Myrupooes.

Iule. Lithobie à tenailles.

MTRIGARIA Desv. 'Tamariscinées.) Très voisin du genre Tamarix (voir ce mot); n'en diffère que par: pétai, (ô), courtemt. onguiculés; disque nul; étam. 10, monadelphes, celles qui correspondent aux pétai, plus courtes ; anthères obtuses; stigmate pelté, 3-lobé; capsule 1-locul., 8-valve, polysperme; graines terminées en long fil roide, plumeux supérieuremt. 4 ou ô espèces. La suivante seule a un intérêt horticole :

M. germamica Desv. |Syn. : Tamarix germanica L., Elor. Dan. Il, tab. 234; Mill. Ig. tab. 262, ûg. 2; Tamanêcui decandrus Lmk., EncTCL. t. 218.] — Tamarix d'Allemagne, — Europe et Asie occid. — Sous-arbrisseau, 2-3 m.; tiges et ram. effilés, raides et droits; files planes, linéaires-lanc, sessiles, glauques, parsemées de glandes blanch&tres; fi. rosées, en grappe dressées, termin., de juin à sept. Croît au bord des cours d'eau, surtout dans les pays montagneux ; affectionne les sables, même salés ou saum&tres. Souvent cultivé pour l'ornementation, comme les Tamarix. Multiplie, par bouturage en sec, après l'hiver. L. H.

MTRIOPHTLLUM VaiU. (Haloragées.) Genre de plantes aquatiques submergées, herbacées, k files, toutes pinnatiséquées, à segments capillaires, les fiorales squamiformes. n renferme 3 espèces indigènes qui peuvent être cultivées dans les pièces d'eau, bien qu'elles soient très envahissantes ; le M. spicatum L., Mascl., Atl. Pl. Fr. t. 118, est une assez jolie plante.

Dans les aquariums de serre tempérée, on cul-

MYRIOPHYLLUM

MYETUS.

tive assez soavent le M. proserpinacoides Gill. et Hook., da Chili, espèce très robaste, qui a été répanda sous le nom inexact de Herpestis refUxa, ce dernier nom devant être appliqué à une Scrophalarinée. J. G.

MTRISTIGA L. Genre qui constitue à lui seul la famille des Mjnristicacées, voisine des Laurinées et comprenant des arbres à fleurs dioïques et à feuilles persistantes, répandus dans les régions intertropicales. C'est à ce genre qu'appartient le Muscadier {Myristiea fragrana L.), angl. : Nutmeg; ail.: Muskatnusshaum^ àonil^ fmit charnu renferme une graine aromatique bien connue sous le nom de Noix Muscade et qui est entourée d'un arille rouge {macis du commerce). Le Bi. est originaire des Moluques ; c'est nn petit arbre de 9-15 m. de hauteur; il exige la serre chaude sous notre climat.

MTROBOLAII. On désigne sous ce nom le fruit de diverses espèces du genre TerminàUa; c'est aussi le nom d'un Prunier. Voir Prunus.

MTRRHISTournef. (Ombellifères.) Genre voisin des Cerfeuils, caractérisé par un fruit long, brun, relevé de côtes proéminentes. Une espèce, le M. odorata L., Cerfeuil musqué, angl. : Su)eet Cicely; ail. : Anis-Kerbely est une grande plante vivace indigène, à feuilles très grandes, finement découpées, velues, exhalant une odeur aromatique, qui rappelle à la fois celles du Cer> feuil et de l'Anis. Cette plante, qui peut atteindre 75 cm. de hauteur, est d'une rusticité absolue; elle est fréquemment cultivée pour ses feuilles, que l'on peut utiliser comme celles du Cerfeuil commun. La multiplication se fait par graines qu'il faut semer dès leur maturité.

MTRSINÊES. (Dicotylédones-Gamopétales.) Famille de plantes très voisine des Primulacées, dont elle se distingue surtout par le fruit indéhiscent au lieu d'être capsulaire, La famille de Myrsinées ne comprend en outre que des végétaux ligneux, arbres ou arbrisseaux, tandis que, à part de très rares exceptions, les Primulacées sont des plantes herbacées.

MTRSIPHTLLUM Willd. (Liliacées-Asparagées.) Herbes ou sous-arbrisseaux dressés ou volubiles. Feuilles squamuliformes ; cladodes foliiformes, plus ou moins inéquilatérales. Pédoncules uniflores, bractéolés à la base. Fleurs hermaphrodites ; périanthe à 6 parties persistantes ; f) étamines ; fruit bacciforme.

La plupart des botanistes considèrent ce genre comme une section des Asparagus,

4 espèces austro-africaines.

M. asparagoides Willd. — B. M. 5584. — jSyn. : MedecHa asparagoides L., Rb:D. Lili âgées 8, 443. ] — Cap ; naturalisé dans les parcs des env. de Lisbonne. — Tiges longues, minces, volubiles, à rameaux anguleux. Files, très petites, réduites à des squamules; cladodes simulant des feuilles, obliquemt. ovales oblongs-lancéolés, striés, nerviés, papyracés, semi-coriaces, d'un joli vert tendre. Fleurs petites, blanches, très odorantes, à l'aisselle des feuilles. Ornement des colonnettes. Serre froide. Son feuillage, qui se tient longtemps frais, la rend précieuse pour l'ornementation des appartements. J. D.

MTRTAGËES. (Dicotylédones -Polypétales.)

Famille comprenant un grand nombre d'arbres et d'arbrisseaux des régions chaudes et tempérées-chaudes du globe, dont les parties herbacés sont munies, en général, de glandes qui sécrètent une essence balsamique. Les feuilles sont opposées ou alternes, sans stipules, simples et persistantes. Les fleurs, régulières, ont un calice à tube soudé & l'ovaire, à limbe généralement à 4-5 divisions, rarement à 6 ou à un nombre supérieur. Les pétales sont au nombre de 4-5, rarement de 6 ou nuls par avortement. Les étamines sont souvent en nombre indéfini ou en nombre double des pétales. L'ovaire est infère, à 4, 5 ou 6 loges, quelquefois à 2 et même à une seule ; il est surmonté d'un style simple Chaque loge de l'ovaire contient de nombreux ovules, très rarement un seul. Le fruit est, soit une capsule déhiscente ou indéhiscente, soit une baie. — 4 tribus : Chamélauciées, arbrisseaux australiens h ovaire uniloculaire; Leptospertnées, arbres et arbrisseaux presque tous originaires d'Australie, à fruit capsulaire, déhiscent, & 2-5 ou à un plus grand nombre de loges ; MyrtéeSy à fruit charnu, bacciforme, bien pluriloculaire, feuilles ponctuées; Lèeyihii' dées, à fruit ligneux, indéhiscent ou s'ouvrant au sommet par une sorte de couvercle qui se détache circulairement pour laisser échapper les graines ; feuilles non ponctuées.

Myrte, Nom français des Myrtus,

Fif. 608. — Myrtb. Mtrtus gommunis L.

Myrtille, Nom français du Vaccinium MyrtiUus,

Myrtle. Nom anglais des Myrtes (Myrtus).

MTRTUS L. (Myrtacées.) Arbrisseaux, rarement arbres, glabres, tomenteux ou pubescents; files, opposées, penniveinées, pédoncules axillaires, souvent grêles, tantôt uniflores ou en grappe, comme dans les vrais Eugenia^ tantôt en cymes de 3 ou d'un nombre indéfini de fl., comme dans les Myrcia, Fl. rappelant celles des Eugenia, i ^r^^Xr^

MYBTUS.

NiEGELIA.

Genre très vaste, renfermant pins de 100 espèces, d'Enrope, d'Asie occidentale. d'Amérique, d'Afriqne, d'Australie, rare entre les tropiques ; ces espèces sont groupées par Bentham et Hooker en 4 sections, dont les 3 suivantes sont représentées dans les jardins.

Sect. Ugni, — Pédoncule uniflore ; fleurs souvent tétramères ; lobes du calice étalés dans le bouton ; étamines peu nombreuses, à anthères dressées, basifixes; graines à enveloppes dures.

Sect. Èumyrttis. — Pédoncule uniflore. rarement triflore ; fl. souvent pentamères ; lobes du calice appliqués dans le bouton ; étamines nombreuses, à anthères versatiles ; graines à enveloppes membraneuses.

Sect. Luma. — Pédoncule à 1 ou 7 fleurs ; calice et étamines comme dans les Eumyrtus, mais graines à enveloppes membraneuses.

On cultive surtout, en orangerie Thiver, dehors Pété, les suivantes :

M. buUata Banks et Sol. — [B M. 4809 ; Fl. D. S. 10, 1032; — Nlle.-Zélande. — Files, couleur brun&tre, un peu cuivreuse, régulièrement bosselées entre les nervures latérales, et comme renflées en bulles ; pédoncules uni- ou biflores ; fleurs roses, tétramères.

M. commuais L. {Fig, 603.) — Sihth. Fl. Gr 475; Lamk., E:<cycl. 419. — Europe australe. — - Files ovales lancéolées, ai^^uës, vert luisant sur les 2 faces; pédoncules uniflores. plus longs que les feuilles; fl. pentamères. Nombreuses variétés: bœtica, flles. ovales-lancéolées, rapprochées en paquets autour des branches; taille plus élevée; belgiea, flies. petites, lancéolées, très acuminées, à nervure médiane pourpre en dessous ; italica, rameaux érigés ; flles. ovaleslancéolées et acuminées; îusitanica, flles. très petites, ovales, et en pointe aiguë; romana, Nouv. DuH. 1, 48; variegata^ etc., etc.

M. Luma Molin. — Chili. — (Eugenia Luma Berg.) — B. M. 5040; Belo. Hort. 1858, 60. — Flles. suborbiculaires ; grappes axillaires, trichotomes; arbre à rameaux rougeâtres, très cultivé en orangerie.

M. Ugai Mol. {Eugenia Ugni Hook. et Arn.) — B. M. 4626; Belo. Hort. 1860, 6. — Petit buisson de 60 cm. à l m.; flles. ovales, aiguës; fl. axillaires, pendantes, urcéolées.

Les Myrtes sont parmi les plantes d^orangerie les plus rustiques. J. G.

MYXOMYCÈTES. Famille de Champignons dont la partie végétative, qui porte le nom de pîasmodej forme une masse de protoplasma dépourvue d'enveloppe, qui peut végéter ainsi pendant une assez longue période. Quand les conditions de végétation deviennent défavorables, ils donnent des spores qui, en germant, reproduisent le champignon.

Le seul réellement important au point de vue horticole, est VJEthalium septicum (Fuligo septica ; F. vai'ians)^ assez commun dans les serres où il couvre et salit la surface des plantes de son plasmode de couleur le plus souvent jaune-grisâtre, qui devient noir pourpre au momentde Laprodnction des spores. Ce champignon n'est pas un parasite, mais il nuit aux plantes en les étouffant par obstruction des'stomates,àpeu près comme les Fumago (voir ce mot). D' D.

Nachtvioîe. Nom allemand de la Julienne des jardins (Hesperis matronalis).

Naehtkeree. Nom allemand de VOnagre (Œnothera biennis).

Nachtschatten. Nom allemand de WMoreUe noire (Solanum nigrum).

Fig. 604. — N^GELIA. CINNABARINA Liodl.

NJEGELIA Regel. (Gesnéracées.) Herbes à rhizome ou à racine rampante émettant des propagules écailleux; tige souvent simple; flles. opposées, longuement pétiolées, molles, souvent cordiformes; fl. élégantes, rouges, blancjaunâtres ou nuancées, en grappe terminale; calice à tube turbiné, adné, à lobes courts et étroits, presque égaux ; corolle à tube décliné, dilaté à partir de la base qui est étroite et un peu oblique, légèrement ventru, à gorge oblique; limbe à lobes larges, étalés, arrondis, peu inégaux; étamines plus courtes que la corolle, à filets filiformes; ovaire semi-infère.

5 espèces, du Mexique et de l'Amérique austr.

N. amabilis Dcne. — Mexique. — B. M. 5083 ; Fl. d. s. 119i. — Panicules terminales ; fl. blanc pur à Pextérieur, jaune d'or à la gorge.

N. ciBBabarina Lindl. {Fig,604.) — Mexique. — B. M. 5036; Fl. d. S. 1260. — Files arrondies, cordiformes, poilues, gaufrées, dentées, à reflets rougeâtres ; panicules terminales ; fl. vermillon foncé.

N. Geroltiana Regel. ~ Mexique. — Fl. d. S. 33. — Flles. arrondies-ovales, aiguës, crénelées; fl. écarlates, tachées de jaune ou de fauve.

NJEGELIA.

NAPOLEONA.

N. sebrina Eegel. — Amérique australe. — B. R. 28, 16; B. M. 3940. — Tomenteux; files, un peu cordifonnes, veloutées, à nervures rougeâtres ; fl. nombreuses, ronges et jaunes.

Ces différentes espèces ont fourni à la culture quelques variétés intéressantes et par leur croisement un certain nombre d'hybrides.

Les Nœgdia et les Achimenes, qui pourraient bien appartenir à un même type générique, ont également donné naissance îi des productions hybrides. [Mandirola Nageîia, Fl. d. S. 987,8,9.)

Culture des Achimenes. P. H.

NANDINA Thunb. (Berbéridées.) Arbustes à Aies, alternes, bi- ou tripinnatiséquées, folioles entières ; panicules terminales de petites fleurs blanches ; 8 sépales ; 8 pétales ; 6 étamines libres, à anthères subsessiles s'ouvrant irrégulièrement; 1 carpelle biovulé; baie indéhiscente^ uniloculaire. Une seule esp Chine et Japon.

N. domestiea Thunb. — Bot. Mac. 1109; K^xiPFER. Japon, t. 13, 14; Lamk. Esgycl. 261. — Arbuste de 1-2 m. de hauteur, rameux; flles. très grandes, k folioles ovales lancéolées, acuminées au sommet; jeunes feuilles rose-carminé, ainsi que les nervures des plus âgées. Baie de la grosseur d'un pois, contenant 2 graines, ou une par avortement.

On cultive plusieurs variétés, notamment: angustifola, h flles. toujours rouges; major, plante de grande taille; minor, plante naine; foltis variegcUis, etc.

Orangerie ou pleine terre avec abri l'hiver pour le climat de Paris, rustique dans le Sud de la France ; terre de bruyère ; multiplication de graines, marcottes et boutures. J. G.

KANNORHOPS Wendl. et Drude. (Palmiers- Coryphées.) Stipe ordinairement rampant, quelquefois érigé, inerme, recouvert par les vieilles gaines. Flles. rigides, cunéiformes, flabellées, blanchâtres, â divisions incurvées, bifides Pétiole à bords subserrulés. Fleurs polygames, monoïques, en panicule ramifiée; spathe tubuleuse. Graine pisiforme, â albumen continu.

1 espèce, de l'Inde, Afghanistan, Beloutchistan, Perse.

N. Riteheana W. et Dr. [Syn : Chamœrops Bitcheana Griffith] Collines stériles jusqu'à 1700 m. d'alt. Caractères du genre. Dans les régions élevées, ce Palmier reste nain, mais il atteint de 2-8 m. dans les vallées abritées. Fibres employées pour nattes et cordages.

On le dit rustique sur le versant atlantique. Exposition chaude et sèche. J. D.

Nanodes. Voir Epideadmm..

NAPHTALINE et NAPHTOL La Naphtaline est une substance cristallisée, dérivée de la houille et obtenue dans la production du gaz d'éclairage. Elle se volatilise lentement, en dégageant une odeur très forte et persistante, et détruit ainsi et éloigne les insectes. On s'en sert pour préserver les collections d'histoire naturelle, les fourrures, lainages, etc. En horticulture, elle est encore peu employée, malgré son prix modique; elle paraît cependant efficace, à l'état piUvérulent, pour chasser les fourmis, pour préserver de la dent des rongeurs les graines en germination, etc. Elle serait à essayer dans la composition des insecticides liquides.

M. L. Mangin a indiqué récemment le NaplUol, pour le traitement des maladies parasitaires, à l'état de combinaisons: naphtolates de soude et de chaux, légèrement alcalins; n. de fer et n. de cuivre, absolument neutres, et, par suite, inoffensifs pour les plantes. Il recommande surtout le n. de cuivre. L. H.

NAPIFORME. Se dit des racines pivotantes qui ont la forme d'un Navet.

Fij. 605. — Narcissus Bulbocodium L.

NAPOLEONA Beauv. (Myrtacées-Lécythidées.) Arbres glabres, à feuilles alternes, entières, non ponctuées ; fleurs versicoiores, axillaires et solitaires ; bractées écailleuses, imbriquées ; calice â tube turbiné, non prolongé sur l'ovaire, I à limbe f)-fide; pas de pétales ; staminodes et I étamines disposés en 4 séries concentriques, plus ou moins soudées entre elles à la base ; les pièces de la série extérieure (pétales ?) réunies en une membrane orblculaire pétaloïde, marquée de 20-40 plis ; celles de la seconde série, nombreuses, libres, ligulées, sans anthères; la troisième série forme une cupule avec 20-40 lobes également sans anthères; quant à la série intérieure, les pièces sont unies entre I elles à la base et avec la précédente, libres au ! sommet, largement ligulées, avec ou sans an- , thères ; anthères uniloculaires ; ovaire infère I 5-loculaire ; fr. charnu. 2 esp. de l'Afrique trop. N. imperialis P. B. — P. B. Fl. Owark, 78; B. M. 4387; Fl. d. S. 1, I. — Fl. jaune abricot et cramoisi, bleuâtres en se fanant, solit. N. Whitefleldii V. H. — B. M. 7199; Fl. d. S. 1, 387-888. — Fl. jaune abricot, bleuâtres en se fanant, disposées par 3. On connaît encore jY. cuspidata Miers, à fl. jaune crème, & centre cramoisi.

NAPOLEONA.

NARCISSUS

Serre ch. humide; boutures demi-aoutées, sous cloche, avec donce chaleur de fond.

NARGISSUS L. (Amaryllidées.) Narcisêe; angl. : DaffodU; alL: Nareisse, BuJbe tunique; Aies, linéaires ou loriformes (en la-

long., de 25 mm. de diamètre, jaune orangé, avec 6 lobes crénelés plissés au sommet. Nombr. var., figfurées dans Touvragede Burbidge :

Var. aXba, Bubbidge, loc. cit t. 18 C ; périanthe blanc, couronne jaune orangé; var. \ orange Phœnix simple^ t. 18 B., périanthe nières) paraissant ordinairement à la même i blanc crème, couronne jaune orangé au somépoque que les fleurs; fl. souvent en petites; met; var. semipartita^ t. 18, couronne à lobes ombelles, quelquefois solitaires, quelquefois sur ! profonds ; var. eoncohr, t. 19 A, périanthe et des pédiceUes inégaux, de façon à simuler une couronne jaune pâle ; var. SteUa, t. 19 B, pé-

grappe, blanches Jaunes, rarement vertes ; printanières, rarement automnales; spathe membraneuse, toujours univalve; périanthe hypocratériforme ; tube obconique ou cylindrique; limbe régulier, & segments divergents, dressés ou réfléchis ; couronne insérée au sommet du

rianthc blanc, segments étroits, couronne jaune; var. aurantiay t. 19 C, périanthe du eoncolor, mais sommet de la couronne orangé et très plissé au sommet ; var. aurantius flore pleno (beurre et œuf)» t. 20 A, B, périanthe couleur beurre, couronne couleur jaune d'œnf;

tube, gamophylle, étroite ou large, en forme | var. cdbus flore p^o (orange phœnix), t. 20 C ;

de soucoupe, d*entonnoir ou de cylindre; 6 étamines insérées sur le tube.

Plus de 150 formes ont été distinguées spécifiquement, et groupées dans près de 16 genres différents ; le nombre des espèces a été réduit à 27 par Baker, dans son Handbook of Amaryllyda (1888). Voir aussi Burbidge, The Narets- 9U8, its history and culture (1875), avec 48 pi. col. — Europe tempérée et chaude, région médit. Asie méridionale et orientale.

Baker divise ce genre de la façon suivante ;

I. MagnicoroBata. Couronne en entonnoir ou cylindrique, aussi longue que les segments du périanthe.

CorbiUaria. Segments du périanthe lancéolés ; étamines longues, déclinées ; ex. : N. Bulbo-

var. plenus auîphureus (phœnix jaune soufre], t. 21 ; et de nombr. formes horticoles.

N. JoBqnilla L., JonguiUe, {N. juncifolius Salisb., non Lag.) — Bot. Mac. t. 15 ; Red. Lil. 159; Bdrb t. 40. — (Sect. Eermione.) — Espagne, France mérid., Italie, Dalmatie, Algérie. — 2-4 flles. presque arrondies, 25-85 cm. de long, vert brillant, profondément canaliculées à la base; pédoncules grêles, presque cylindriques ; ombelle de 2-6 fl. ; pédicelle plus long que la spathe ; tube du périanthe cylindrique, verdâtre, 2-3 cm. long., à segments jaune brillant, obovales, divergents, à peine imbriqués; couronne en coupe, de la couleur des segments, longue de 8 mm., et de 1 cm. de diamètre, crénelée au sommet; étamines et style venant juste au sommet du tube ; espèce

codium,

Ajax. Segments du périanthe oblongs; éta- ' très odorante, mines courtes, dressées; ex. : N. Paeudo- 1 Var. minor [N. Wébhei Parlât.), t. 40 B, Narc%88U8. , forme naine avec flles très élancées et périanthe

II. Medioeoronata. Couronne en coupe, longue de 15 mm. de diamètre; Sud de FEspagne, de la moitié du périanthe. Algérie ; var. stellaria^ segments lancéolés,

Ganymedes. Segments du périanthe réfléchis ; réfléchis, couronne à 6 lobes distincts. Formes ex. : N, triandrus. à fleurs pleines, voir. Burbidge, t. 40 C. et

Qudtia. Segments du périanthe divergents ; Bois Atl. Pl Jard t. 267 A.

ex. : N. incomparahilis.

III. Parvicoronata. Couronne petite, courte, obconique ou en soucoupe.

Hermione. Couronne de texture uniforme.

A. Fleurs printanières ; ex.: N, Tasetta, JonquUla, etc.

B. Fleurs automnales ex : N. serotinuSjetc. Eunarcissus. Couronne scarieuse vers le sommet; ex. : N. poetiçus,

Aurélia. Couronne presque nulle; ex. : N, Burhidgei.

Cinq espèces seulement demandent à être examinées avec quelques détails ; les autres, peu ou pas cultivées, seront simplement citées.

N. incomparabilis Mill. [N. Gouani Red.) — Bot. Mag. t 121; Burbidge, t. 17 A; Rkd. Lil. t. 220. — (Sect. Queltia.) — Espagne, Sud-ouest de la France, Tyrol. — Files, linéaires, glauques, obtusement carénées; pédoncules distinctement à 2 angles tranchants, 80-45 cm. de haut ; fl. solitaires, non odorantes, dressées ou horizon-

tales ; pédicelle plus court que la spathe ; tabe quées,

N. poeticns L., Jeannette^ Moulin à vent. — Red. Lil. t. 160 ; Mascl. Atl. Pl. Fr. t. 334. — (Sect. Eunarci88U8.) — France, rég. médit et Grèce. — Environ 4 flles., linéaires, glauques, 30-85 cm. de long, 8-10 mm. de large; pédoncules à 2 angles tranchants, plus longs que les flles. ; fl. solitaires, ascendantes ou horizontales, odorantes; tube du périanthe cylindrique, verdâtre, 3 cm. de long; segments blanc pur au sommet, obovales, imbriqués, de 3 cm. de long; couronne de 3-4 mm., avec le sommet scarieux, rouge, fortement crispé, anguleux, de 8 mm. de diamètre.

Les N. recurvua Sweet , Flow. Gard. 2, 1. 188; BuRB. t. 42 A, et N. ateUaria Sweet., loc. cit t 132, sont des formes à fleurs larges avec segments du périanthe peu imbriqués, le premier avec les flles. recourbées ; le N. tripedalis Salisb. est une forme hâtive avec de courts segments réfléchis; la var. aurantius est une forme à fl. très larges, â divisions très imbri-

du périanthe subcylindrique, vert, long de2cm., à gorge dilatée, à segments divergents, ovalesoblongs, imbriqués, longs de 3-5 cm., jaune pâle

dans le type; couronne obconique, i5 mm. de ^ A 3 (type sauvage) et 1 3 B, C (types cultivés)

Il existe de belles var. à fl. pleines. N. pseudo-Narcissus L., Porillon ; ail. : Marzbêcher. — Rchb. Fl. Germ. t. 816; Burbidge. t.

NARCISSUS

NARCISSUS

(Sect. Jjax). — France. — 4-6 flles. en lanières, glauques, dressées, aplaties au sommet, de 8 à 12 mm. de large, delà longueur des pédoncules (30 cm.); pédoncules avec 2 angles proéminents ; pédicelle plus court que la spathe ; périanthe dressé ; tube obconique, 12-15 mm. de long et de large ; segments oblongs, ascendants, jaune soufre pâle, 25-80 mm. long, 15-18 mm. large; couronne jaune orangé, à peine plus longue que les segments, de 25 mm. de diamètre au sommet, à divisions dressées, plissées et irrégulièrement incisées crénelées.

Environ 200 formes horticoles peuvent être rattachées à cette espèce ; dans ces formes cultivées, les segments sont plus étalés.

Les principales variétés botaniques sont :

10 major, Burb. t, 4 A, comprend plusieurs formes à segments plus larges, imbriqués et à couronne plus ample et étalée, profondément lobée au sommet (inclus : maxim'us, obovàUaris^ etc., Burb. t. 4 B) ; a produit une forme double, connue sous le nom de Telamonius plenus^ Bitrb. t. 13; la variété JEmperor, Burb. t. 9 B, appartient au P. n. major; périanthe jaune citron; couronne plus foncée dans la partie super.

29 finnor, Burb. t. 5 A, plus petit dans toutes ses parties ; segments jaune soufre ; couronne jaune foncé, à 6 lobes étalés ; la forme minimus est & fl. plus petites et penchées.

S^ bieolor, Burb. t. 6 ; port du P. N. major; périanthe blanc, étalé, très imbriqué ; couronne jaune orangé brillant; c'est & cette variété qu'appartient le N. Empresa, Burb. t. 9 A, à périanthe blanc, et couronne comme dans Emperor.

40 moschatus, Burb. t. 7 ; B. M. 1300; Red. Lil. 188 (JV. candidissimus); fl. penchées; périanthe et couronne jaune soufre pâle, puis devenant blanc; (on y rattache le N. cemuus Haw., Burb. t. 7, fl. blanc crème dès le début, plus penchées).

6*^ var. flore pîeno. Les variétés horticoles à fl, pleines du Narcisse Faux-narcisse sont d'aspects très différents, selon que la duplicature intéresse le périanthe en laissant subsister la couronne, ou bien que celle-ci disparaît également; ou bien selon que cette duplicatare n'intéresse que la couronne. Voir de nombreuses variétés de ces formes doubles, dans l'ouvrage de Burbidge, 1. 10, A. etB.;t. 11 (grandip΀nu8)j jaune vif; t. 12 (cemuus plenus), blanc, et t. 13 {Teîamonius plenus), forme double du P. N. major, figuré t. 4 A, etc.

N. Tazetta L., Narcisse de Constantinopîe. — SiBTH. Fl. GRiECA, t. ;-558; Burb. t. 29. — (Sect. Hermione.) — Italie, Sud-est de la France. — 4-6 flles. linéaires, glaucescentes, 25-37 cm. long, brusquement carénées ; pédo ncule comprimé et sillonné, de même longueur que les flles. ; ombelle de 4-8 fl. dans le type; pédicelle de même longueur que la spathe ou plus long; tube du périanthe cylindrique, verdâtre, 18 mm. de long; mnbe de 20-20 mm. de diamètre; segments blanc pur, obovales, imbriqués; couronne en coupe, jaune orangé, entière, courte.

Plus d'une centaine de formes, ont été distinguées et peuvent être rangées dans les 3 sections horticoles suivantes :

A. Segments blancs, couronne jaune (discolor).

Les var. floribunda Haw. (Grand monarque),

Burb. t. 81, 2, avec 4-11 grandes fleurs sur la hampe avec la couronne jaune pâle ; orietitàUs, Burb. t. 30, à couronne plus élargie, plus en coupe, plus orangée, et Trewiana, B. M. 940, Baselman major, sont les plus connues.

B, Segments et couronne blancs {totus albusy

Var. papyracea, Burbio. t. 31, 1 et t. 35 ; B. M. 947, très belle forme ; PannistianuSj Burb. t. 36, fl. moitié plus petites que celles de la précédente; polyanthos. Bois, Atl. Pl. Jard. t. 268 A; fl. blanc pur; couronne d'abord jaune pâle, mais devenant de la couleur des segments; et nombreuses autres variétés horticoles, désignées sous le nom général de *totu8 albus* ; la variété Grand Primo est la plus connue ; fl. très grandes. C. Segments et couronne jaunes (aureus),

Var. Qureus, Burb. t. 31, 14 (soleil d'or), périanthe à limbe jaune foncé; luteola, Burb. t. 81, 1^ (chlorotica), limbe jaune soufre; cupularts, RsD. LtL. t. 17; B. M. 925, segments étroitement imbriqués, jaune orangé.

D. Formes doubles. Elles se rencontrent parmi les nombreuses var. des 3 groupes précéd. et sont souvent désignées chacune par un nom spécial.

Comme N. botaniques cultivés, on peut encore citer, en dehors des 5 esp. précédentes, les 5 suivantes, qui sont plutôt de collection :

N. biflorus Curt. (JËunarcissiis) ; B. M. 197; Red. Lil. 405; Burb. t. 41; hampe biflore; périanthe blanc de lait ; couronne jaune soufre pâle.

N. Bulbocodium L. {Fig. 605); B. M. 88; Red. Lil. t. 24; Burb. t. 1 A (sect. Corbularia); petite plante â flles. étroites, peu ornementale.

N. calathinas (sect. Ganymedes); Red. Lil. t. 177; Burb. t. 14; plante rare, confinée dans l'fle de Glenan, sur les côtes de Bretagne.

N. odoms L. (sect. Quelti(i).\ Red. Lil. t. 167; RcHB. Fl. Germ. t. «18; Burb. t. 23; B. M. 934 ; flles. en gouttière ; 2-5 fl. jaunes, odorantes ; segments de même couleur que la couronne, qui est en entonnoir.

N. triandrus L. (sect. Ganymedes) ; Burb. t. 15 A; 1-6 fl. petites, blanches on jaunâtres.

Culture. Pour le climat de Paris, les N. cultivés forment 2 groupes bien distincts :

2<> Ceux qui sont rustiques dehors, et dont les bulbes sont généralement laissés en place; ex. : le ForiUon (N. Pseudo-Narcissus), la Jonquille (N. Jonquilla), le N. des poètes (N. poeticus).

20 Ceux qui ne sont pas rustiques aux environs de Paris, dont les bulbes sont déplantés annuellement; ces espèces sont l'objet de cultures très importantes dans le Midi de la France, pour la production de fleurs coupées et leur expédition dans les villes de Nord de l'Europe ; ex. : N. à bouquet ou de Constantinopîe (N. Tazetta) et N. incomparable.

Les N. du 1'' groupe servent à l'ornement des plates-bandes, en touffes isolées et aussi en bordures; ne demandent pas d'autres soins que de refaire les toufl'es tous les 3 ou 4 ans, en été, après la floraison.

Les N. du 2o groupe peuvent encore être cultivés dans la région de Paris, comme plantes d'ornement, en les plantant en pots, conservés sous châssis, ou en serre froide. Dans nos pays.

NABCISSUS.

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