HÊTRE
HETEROPTERTS Kunth. (Malpighiacées-Banistériées.) Arbrisseaux quelquefois grimpants ; feuilles opposées, entières, glanduleuses à la face inférieure; fleurs petites, en panicules ou en grappes, à pédicelles articulés à la base ou au milieu ; pétales onguiculés ; 10 étamines parfaites, inégales, à filets monadelphes à la base; ovaire 3-loculaire, à lobes gibbeux sur le dos; styles H, recourbés au sommet; stigmates en forme décrètes; samares ailées sur le dos, à aile épaissie au bord inférieur.
80 espèces de l'Amérique tropicale et extratropicale centrale; quelques-unes de l'Afrique occidentale tropicale. On rencontre dans les cultures les H. chrysophylla, coendea^ purpurea, sericea, etc.
Serre chaude, boutures étouffées. P. H.
HBTEROSPATHA Scheff. (Palmiers.^ Palmiers inermes à feuilles longuement pétiolées, régulièrement penniséquées, à segments nombreux, lancéolés, atténués aux deux extrémités, acuminés, uninerviés et à, bords épaissis, récurvés. Gaine courte, fibreuse. Spàdice rameux, monoïque.
1 espèce d'Amboine.
H. elata Scheff. [Syn. : Sagus data Reinw. ; Metroxyîum datum Mkrt., Palm. t. 102.] Palmier des plus gracieux ; files, longues, arquées, pendantes, & segments terminés par une pointe subulée. Serre chaude très humide. J. D.
HETEROSPORIUM. Genre de Champignons Hyphomycètes dont les conidies brun-olivâtre clair, en général un peu hérissées, à deux ou trois cloisons, sont solitaires à Textrémité de pédicelles dressés.
Us sont en général parasites sur les feuilles, les tuent par places en y produisant des macules jaunes sur lesquelles ils fructifient. On peut les combattre par l'emploi de la bouillie bordelaise en pulvérisation.
H. Allii sur les feuilles de Poireau.
H. gracile sur les feuilles dlris
H. variabile sur les feuilles d'Epinard.
H. eehiBulatum sur les feuilles des (Eillets.
HETEROTOMA Zucc. (Lobéliacées.) Genre de pi. mexicaines renfermant 5 espèces, dont une seule est cultivée:
H. lobelioides. — Endl. Icon. t. 53; Fl. d. S. 14, 1454. — C'est une plante vivace dressée, suffimtescente à la base, à files, alternes, pétiolées; à grandes fieurs bicolores, jaunes et orangées, en grappes lâches, terminales, non feuillées, fleurs que l'on a comparé, pour leur curieuse forme, à un oiseau
La corolle est très oblique, insérée sur un prolongement du réceptacle en long cuilleron presque horizontal, qui porte à son extrémité 2 segments du calice, les 3 autres étant à l'autre extrémité du réceptacle; la base de la corolle, recouvrant entièrement ce prolongement du réceptacle, forme ainsi une sorte d'éperon; le reste de l'organisation de la fleur rappelle celui des Lobelia,
C'est une très belle plante de serre froide l'hiver, passant l'été dehors, en situation bien éclairée ; se bouture très facilement. J. G.
HÊTRE {Fagus L.); vulg. Fouteau, Fayard;
angl. : Beech; ail.: Bûche, (Cupuîifères.) Fleurs monoïques, solitaires ou groupées en capitules ; les mâles, â l'aisselle des feuilles inférieures, ont un calice gamosépale à 4-8 lobes, un nombre égal ou double d'étamines; les femelles, â l'aisselle des feuilles supérieures, sont réunies par 2 (parfois 1 ou 3) à l'intérieur d'un involucre 4-lobé et chargé à sa surface de nombreuses saillies plus ou moins longues. L'ovaire, infère et surmonté d'un calice à six lobes, est à 3 loges ; biovulées. A la maturité, l'involucre accru forme ' un faux péricarpe hérissé de pointes raides, et ' s'ouvre en 4 valves pour laisser sortir ordinairement 2 fruits trigones (faînes)^ qui sont des achaines, contenant une (parfois 2) graine â cotylédons épais, charnus, oléagineux. Les feuilles sont alternes, caduques.
Le genre Fagus comprend une quinzaine d'espèces habitant les régions tempérées des deux hémisphères, mais l'espèce commune est de beaucoup la plus importante.
F. sylvatica Lin., H. commun; angl. : Common Beech; ail.: Bothbuche, — Lmk. Encycl. t. 782; II, t. 24; Masclf. Atl. t. 296. — Europe et Asie occidentale. — Grand arbre pouvant atteindre 30 m. et plus de hauteur, sur 4 à 5 m. de grosseur; tige droite, cylindrique, à écorce grise, lisse, mince et sèche. Files, distiques ou ovales oblongues, entières ou sinuées-denticulées sur la moitié supérieure, coriaces, glabres à l'état adulte, ciliées sur les bords. La faine mûrit en septembre-octobre. Le H. occupe une aire géographique très étendue depuis l'Europe moyenne et les hauts sommets de l'Europe méridionale, jusqu'au 60o de latitude, au delà de Christiania, en Norwège; de l'ouest à l'est, il s'étend depuis l'Océan jusqu'en Afghanistan, probablement aussi dans toute la Chine tempérée, pour se retrouver au Japon.
Il fructifie assez tard, vers 40 à 50 ans, et sa fructification est généralement périodique tous les 3, 6 ou 9 ans. Les f aînées sont d'autant plus rares que l'arbre est plus au nord ou élevé en altitude, mais en revanche les f aînées partielles sont plus importantes.
Le jeune plant lève avec deux feuilles cotylédonaires réniformes, blanches en dessous. Le jeune Hêtre est très délicat, il redoute l'insolation directe, et cela d'autant pins qu'il est plus au sud de son aire géog^raphique. La croissance de cet arbre est moyenne et il peut vivre plusieurs siècles. Il se reproduit facilement de semence, mais il repousse difficilement de souche et ne drageonne pas. Le bois du Hêtre est rosé, lourd, dur, sans aubier ni bois parfait distincts ; il se fend bien, et sa souplesse est grande, surtout après avoir été exposé â la vapeur d'eau ; il ne résiste pas aux alternatives de sécheresse et d'humidité, mais dans les endroits au sec, sa durée est pour ainsi dire indéfinie. Celui-ci est peu employé en charpente, en revanche il est recherché pour une foule d'usages, notamment pour sciages, bois de travail divers et même pour traverses de chemin de fer après avoir été injecté; enfin, ce bois fournit un des meilleurs combustibles. La faine est comestible, avec goût rappelant la noisette, et contient de 20 â 22% d'huile comestible, mais rancissant rapi-