HERNIE DU CHOU
HERRANIA.
2f> de surveiller les jeunes plants au repiquage, en éliminant tous ceux qui présentent quelque trace de renflement;
3® d'éviter pendant plusieurs années de cultiver des plantes susceptibles d'être attaquées, aux endroits où a sévi la maladie.
On a assuré récemment qu'en plaçant un peu de chaux éteinte dans le trou de repiquage, on évitait la maladie, quand même les germes existeraient dans le sol.
On devra éviter de confondre la Hernie avec les galles produites sur le collet et les grosses racines du ChouparuncoléoptèrecurcuUonide, le CetUhorrhynchus sulcicoUis. Les galles sont arrondies, tandis que les renflements de la Hernie sont allongés, et en ouvrant les galles on y trouve les larves de Tinsecte ou les traces de leur présence. D"* D.
HERITIERA Ait. (Sterculiacées-Sterculiées.) Arbres atteignant de grandes dimensions; feuilles entières, coriaces, écailleuses à la face inférieure, penninerves ; fleurs petites, disposées en panicules axiliaires, unisexuées ; calice à 5 dents ; pétales nuls ; étamines en colonne grêle portant les anthères au nombre de cinq, soudées en anneau; ovaire à cinq carpelles uniovules; style court; 5 stigmates; carpelles mûrs ligneux, indéhiscents, ayant une carène dorsale ailée.
Cinq espèces d'Asie, d'Afrique et d'Australie.
H. littoralis L. — Indes or. — Rhekde, H. MAL. 6, 21. — Gros arbre atteignant 7 mètres de hauteur ; Aies, ovales, glabres, blanches en dessous ; fl. rouges, petites.
H. macrophylla Wall. — Indes or. — Feuilles amples, longues de 60 cm. sur 25 de largeur, ondulées, à nervures secondaires saillantes, blanches-argentées en dessous ; fl. blanc verdâtre. Serre chaude, en terre substantielle; arrosements fréquents en été ; marcottes et boutures sur couche et sous cloche au mois de juin. P. H.
HERMANNIA L. (Sterculiacées.) Petits sousarbrisseaux hirsutes, couverts de poils étalés, rarement glabres; Aies, alternes, dentées ou incisées ; fl. hermaphrodites, jaunes, rarement rouges, sur des pédoncules axillaires, formant des sortes de grappes pauciflores, terminales ; calice quinquéfide ; 5 pétales obovales. marcescents; ô étamines opposées aux pétales et soudées à la base, à filets oblongs ou dilatés au sommet ; pas de staminodes ; ovaires à 5 loges multiovulées; graines réniformes; embryon courbé.
77 espèces, dont 3 du Mexique ou du Texas, 4 de l'Afrique tropicale et de l'Arabie, toutes les autres du Cap et de l'Afrique australe extratropicale.
On a autrefois cultivé bon nombre de ces plantes, aujourd'hui trop délaissées ; c'était surtout les espèces du Cap, que l'on conservait en orangerie. Leurs fleurs sont assez belles pour qu'on les cultive encore. Les plus intéressantes sont: H. altheifolia Willd. {H aurea Jacq.), B. M. 307; BcHB. Mao. ôO. 51; H. alnifolia L., £. M. 299; Jacq. ScnocNfiR. 3, 291 ; Rgiib. Mag. 61 ; H. eaadioans Ait , Jacq. Sghoenbr. 3,291 ; Bghb. Mac. 56; H. eoBeifolia Jacq., Sghoenb. 1, 124;
H. denudata L., Jacq. Sghœnb. 6,122; H. flammea Jacq., Schgenbr. 1, 129; B. M. 1S49; H. plicata Willd. {altheifolia Jacq.), Rghb. Mac. 54; Jagq. Schgend. 2, 213, etc.
Elles mûrissent leurs graines dans nos pays, et peuvent se multiplier de semis, sur couche ; également de boutures et de marcottes faites en été. J. G.
Bermione. Voir Narcissus.
Hermodactylus. Voir Iris tuberosa.
HERNANDIA L. (Laurinées-Hernandiées.) Arbres à feuilles alternes, amples, entières, ovales ou peltées, marquées de 8-7 nervures ; fleurs en panicule lâche, dont les derniers rameaux sont terminés par un involucre formé de 4-5 bractées, renfermant .i fleurs, la centrale sessile et femelle, les deux latérales mâles ; involucres fructifères dilatés, colorés, entiers ou bifides; fleurs monoïques, â segments herbacés au nombre de 6 dans les mâles, de 8 à 10 dans les femelles; étamines opposées, en même nombre que les segments; staminodes également disposés dans les fleurs femelles; ovaire infère, charnu; style court; stigmate dilaté, denté ou lobé; fruit renfermé dans un involucelle charnu ou membraneux, accrescent et épaissi; graine â enveloppe épaisse et dure. On a décrit environ 6-8 espèces d'JEfcmandta, tous originaires des régions tropicales de l'ancien et du nouveau continent. Le genre Hernandiopsis Meiss., de la Nouvelle-Calédonie, ne peut en être séparé. P. H.
HËRON (Ardea), Genre d'oiseaux de l'ordre des Echassiers bien reconnaissables â leur bec conique, long et pointu. On trouve, en France, plusieurs espèces, dont les plus répandues sont le Héron cendré, le Butor, le Bihoreau et le Blongios, le premier ayant presque la taille d'une Cicogrne, le dernier ne dépassant pas celle d'un Merle. Au point de vue de l'horticulture, tous les Hérons doivent être considérés comme des animaux utiles, car ils détruisent beaucoup d'insectes et de petits Rongeurs. C'est surtout pour l'élevage des jeunes que les Hérons font la chasse aux insectes. A l'âge adulte, ces oiseaux se nourrissent aussi de Eeptiles, de Batraciens, de Poissons, et ils sont très nuisibles dans le voisinage des cours d'eau et des étangs, dont ils détruisent les jeunes poissons.
HERPESTIS. Genre de la famille des Scrophularinées. On a introduit et cultivé pendant longtemps dans les aquariums, sous le nom d^Herpestis reflexa, une plante aquatique â feuilles élégamment découpées, qui est le Myriophyllum proserpinaeoides. (Voir Myriophyllum.)
HERRANIA Goud. (Sterculiacées-Buttnériées.) Genre comprenant 5 esp. originaires de l'Amérique trop. Ce sont des arbres â feuilles digitées, en bouquet au sommet du tronc. Les fleurs naissent sur le tronc; elles sont petites et rappellent par leurs dimensions et leur structure celles du Cacaoyer (Theobroma Cacao), mais avec le limbe des pétales longuement linéaire au lieu d'être spatule. On cultive quelquefois dans les serres chaudes les H, àlbiflora Goudot, aspera Earst., Maria Goudot, pulcherrima Goudot.
HERZBLUME,
HÉTÉROPHYLLE.
Hereblume. Nom allemand du Bxehftra specta- 1 bilis.
Herzkirschenbaum. Nom allemand da Bigar- 1 reautier. Voir Cerisier.
HESPERANTHA Ker. (Iridées-Ixiées.) Genre ' voisin des Ixia^ dont il se distingue par le style court, à branches longues, au lieu d'être long et 1 à branches courtes ; les spathes herbacées, au | lieu d'avoir la spathe externe membraneuse ou i chartacée. On en connaît environ 25 espèces, originaires du Cap de Bonne-Espérance, de | Natal, de Cameroun et de TAbyssinie. Les plus connues sont : H, cinnamomea Ker. (Ixia cinnamomea L. f.), B. M. t. 1054, du Cap, à divisions externes des fleurs rouge pâle, les internes blanches; H, falcata Ker. (Ixia falcata L. f), Jacq. Icoif. t. 276 ; B. M. t 566, du Cap. à divisions externes des fleurs rouge pâle, à divisions internes blanches ; H. graminifolia D.Don., B. M. t 1255, du Cap, à divisions externes des fleurs rouge brun, à div. internes blanches ; E. \ pilosa Ker., B. M. t. 1475, du Cap, â fl. blanches avec les divis. externes rouge pâle; JET. radiata Ker. (Ixia radiata Jacq.j, Jacq. Icorf. t. 280; B. M. t. 573; Red. Lil., t 441, du Cap, â fleurs i blanches avec les divisions externes rouge pâle,
Emploi et culture des lona.
Hespéridie. Voir Baie.
Fig. 474. — Julienne des dames.
Hssperis matronalis DC.
HESPERIS L., Julienne, (Crucifères.) Herbes dressées, bisannuelles ou souche vivace à la base, poilues. Feuilles caulinaires éparses, entières. Fleurs grandes en grappes lâches. Sépales dressés, les latéraux à base gibbeose, pétales onguiculés, étamines libres; stigmate à lobes elliptiques dressés. Silique allongée presque arrondie ou tétragone. cloison membraneuse. Graines nombreuses, funicule libre. Environ 20 espèces : Europe, Asie mineure, Sibérie.
H, maritima Lamk. Voir M alcolmia maritime.
H. matronalis DC. {Fig. 474.) Girarde, Julienne des dames; angl. : Damask Violet; ail. : Nachtviole. — Indigène. — Souche vivace; tiges dressées, de 50 à 60 cm. ; feuilles ovales lancéolées, dentées, un peu rudes. Fleurs ordlnairemt. odorantes, surtout le soir, en longues grappes au sommet de la tige et des rameaux, pourpre violet dans le type ; var. : à fl. blanches, blanc lilacé, â fl. doubles ou pleines, à fl. inodpres. Plates-bandes ; tous sols et toutes expositions; de préférence â mi-ombre en sol profond, argileux, frais. Multiplier les variétés simples par semis; les variétés doubles par éclat de pied, au printemps. J. G.
HESSEA Herb. (Amaryllidées.) Bulbe tunique; flles. linéaires ou subulées, paraissant après les fleurs ou en même temps; hampe pleine; fl. en ombelle multiflore sur des pédicelles égaux, étalés ; périanthe sans tube, â segments égaux, étalés en étoile; 6 étamines fixées à la base des segments, et & filets renflés â la base ; anthères basifixes ; ovaire triloculaire devenant une capsule globuleuse s'ouvrant en 3 valves, et contenant 2-3 graines dans chaque loge. Inclus : Imhofia Herb.
7 espèces de l'Afrique australe.
On cultive surtout H. crispa Kunth. {Amaryllis crispa Jacq., Strumaria crispa Ker.) ; Jacq. ScHŒNB. 1, 72; Herb. Amat. 1, 32; B. M. 1363; flles. linéaires filiformes, lâches ; ombelles pauciflores; segments du périanthe très étalés, oblongs obtus, très ondulés ; fl. roses, inodores, en automne; serre tempérée; et plus rarement H. stellaris Kunth. {Amaryllis stellaris^ Jacq. ScHGEifB. 1, 71); flles. linéaires, dressées; ombelles multiflores ; corolle très étalée. J. G.
Heterocentron, Voir Heeria.
HËTËR06AME. On désigne sous ce nom les capitules qui présentent à la fois des fleurs hermaphrodites et des fleurs femelles ou neutres.
Fig. 476. — HÉTÉROPHYLLE.
HËTËROPHTLLE. (Fig. 475.) Se dit des plantes qui portent, sur le même pied, des feuilles de forme différente.
HETEKOPTERYS.