NUAGES
Le bois de noyer est recherché dans lUndnstrie, et le bron ponr la pharmacie on la teintnre; le feniliage infasé forme nne eau insecticide. Le tourteau des huileries de noix retourne à Tagriculture pour l'alimentation du bétail ou Famendement des terres. Ch. B.
NUAGBS (Météorologie), Amas de vapeur d'eau condensée dans les régions supérieures de Tatmosphère. Les N. sont produits par le refroidissement d'une masse d'air voisine de son point de saturation ; souvent ils résultent de la rencontre d'un courant d'air froid avec un courant d'air chaud et chargé de vapeur d'eau.Leurhauteur est très variable :
la région moyenne est comprise entre 500 et lôOO m.; mais quelquefois il s'en trouve à des altitudes beaucoup plus élevées.
On a établi les distinctions suivantes parmi les N. , suivant leur forme: On appelle Cumtdus (Fig. 621) les gros N. d'été à contours blancs et arrondis, simulant des montagnes ; les marins les nomment balles de coton. — Les Cirrus ou Cirrhus {queues de chat des matelots) {Fig. 622) ont tantôt l'aspect de filaments déliés, tantôt celui de légers flocons, qui donnent au ciel Taspect pommelé; ce sont les plus élevés de tous les N.; on a estimé leur hauteur moyenne à 6.Ô00 m. — Les stratus {Fig. 623) sont des couches de N. disposés par bandes horizontales;
Fig. 62S. " stratus,
Fig 624. - Nimbus.
(Les fier. 621 à 624 diaprés Hildebrandsson ) on
sont un présage d'orage. — Les cirrus apparaissent dans nos contrées après une période de beau temps; ils peuvent être d'un bon augure pour sa persistance, s'ils restent rares et clairsemés ; mais s'ils se groupent en grand nombre, au point de donner au ciel un aspect pommelé, un changement de temps est presque certain, et il y a lieu de s'attendre, en été à la pluie, en hiver à la gelée ou au dégel. On les voit généralement venir du S. ou du S.-O., et
souvent se convertir en cirronimbus, qui se résolvent en pluie.
— Les stratus indiquent la chaleur ou le vent quand ils se montrent rouges le soir.
La limpidité de l'atmosphère , variable avec la quantité de vapeur d'eau qu'elle contient; la présence plus ou moins fréquente des N. qui interceptent les rayons solaires et diminuent l'intensité lumineuse, ont une influence marquée sur la végétation: la Vigne en est un exemple classique. Tandis qu'elle ne mûrit pas ses fruits en
Î^lein champ sur es côtes de la Normandie,oii l'atmosphère est brumeuse et le ciel fréquemment voilé et nuageux, elle les mûrit parfaitement dans certains pays du N-E. de la France, où la température moyenne est plus basse, où les hivers sont beaucoup plus rigoureux, mais où les étés sont beaucoup plus lumineux et plus secs.
En revanche, le Laurier-Tin, de même que
les observe près de l'horizon, au coucher du diverses autres plantes, n'est pas rustique dans
soleil; ils disparaissent à son lever. — Les nimbus t Fig, 624} ou N, de pluie, se montrent en masses compactes, uniformes et plus ou moins étendues; ils se résolvent ordinairement en pluie. — En combinant deux à deux les trois noms de Cumulus, Cirrus et Stratus, on peut exprimer tous les états intermédiaires des N.
L'observation des N. fournit des pronostics pour la prévision du temps.
Les cumulus qui s'entassent en étages super-
ces derniers pays, tandis qu'il supporte parfaitement le plein air sur les côtes de Normandie.
Les N. s'opposent, dans une certaine mesure, au rayonnement du sol vers l'espace; aussi les gelées blanches ne se produisent-elles pas lorsque le ciel est couvert. C'est l'observation de ce fait qui a amené l'emploi des N. artificiels.
Nuages artifleials. — Leur production a pour objet de protéger, contre les celées