OISEAUX
savenr douce et sucrée, appropriée aux climats de rOuest de la France.
O. de Madère rond, bulbes énormes, pouvant atteindre le poids de 1 kilogr. ; chair douce, sucrée, à consommer fraîche, en salade ; très estimée dans le Midi ; réussit mal sous le climat de Paris — Il y en a une variété plate, O. bulbiUifère ou 0. Éocambole, bulbe déprimé, rouge cuivré ; variété caractérisée par des inflorescences qui produisent desbulbilles grosses comme des Noisettes, rouge brun, au lieu de produire des graines, et qui servent à reproduire la plante; plus curieux qu'utile, on y rattache rO. Catawissaj de Chine; voir Paill. hT Bois, Pot. d'un Cur.. éd. 2, p. 79-86. Ces plantes doivent plutôt être rattachées comme variété à VAUium fistulosum (Ciboule).
Guitare. — Très variable avec les climats et les variétés, et pour chaque climat bien choisir les races appropriées ; d'une façon générale, les 0. sont à chair plus douce dans le Midi que dans le Nord.
Aime sol meuble, mais bien raffermi, frais, riche de fumier ancien.
CuUure d'automne,— Elle s'applique surtout à rO. blanc hâtif de Paris, pour le récolter au printemps quand la provision des 0. qui se gardent l'hiver est épuisée. Semer de la miaoût à lami-septembre, en pépinière, à la volée, très dru (500 gr. par are); repiquer le jeune plant vers la mi-octobre, en habillant le plant (10 cm. de tige, 2 cm de racine), en lignes distantes de 15 cm., et & 10 cm. sur la ligne ; bien borner au plantoir; on récolte en mai. Voir R. H. 1893, p. 478.
Culture de printemps — On la fait avec VO. blanc hâtif de Paris, semé depuis février jusqu'en juin, et successivement, pour obtenir une succession de récoltes à consommer à. l'état frais ; on utilise aussi de cette façon VO. jaune de Danvers ; les bulbes sont consommés avant leur développement complet.
Culture d'été.— On la fait avec les variétés qui se conservent bien, notamment 0. des Vertus et 0. rouge pâle de Niort ; c'est celle qui fournit la provision d'Ognons pour l'hiver. On sème en mars-avril, dans un sol préparé dès l'automne, soit en pépinière, très dru, pour repiquer ensuite; soit en place, à la volée ou en lignes. Le semis en pépinière convient surtout pour les terres fortes; il est très employé dans le Midi, tandis que dans le Nord on sème en place ; par ce dernier procédé, les bulbes sont moins gros, mais ils se conservent mieux, sont plus fermes.
La qualité de ces Ognons devant être leur conservation, il faut les récolter bien mûrs; cette maturité est hâtée & la fin de la végétation par la courbure des tiges au moyen du dos d'un râteau, ou par le passage d'un tonneau vide sur les planches d'Ognon.
Pour VO. de Cambrai, et aussi VO des Vertus, VO rouge pâle de Niort, on emploie, dans les régions de l'Est, de petits Ognons comme semence. Ognons vendus sous le nom d'O. de Mulhouse. Ils sont obtenus de la façon suivante par les producteurs spéciaux : semis en mai, très dru, en sol maigre, et tenu au sec ; de cette façon, les bulbes grossissent peu, et sont mûrs
en août, récoltés, conservés l'hiver, puis plantés au printemps, en planches et en lignes ; ils donnent des bulbes plus gros que ceux des mêmes variétés obtenus par semis, mais se conservent un peu moins bien.
La meilleure façon de conserver la provision d'Ognons pour l'hiver, consiste à les réunir par bottes ou glanes au moyen de leurs tiges sèches qu'on ne coupe pas, et à les suspendre dans la cuisine, ou tout autre local sain, où il ne gèle pas ; les 0. dont on a coupé les tiges, qui ont perdu leurs enveloppes extérieures . et qui sont conservés en paniers ou sur le plancher, se gardent moins longtemps
Les cultures d'Ognons, surtout quand elles sont faites en grand, pour les marchés, ont à craindre quelques ennemis, insectes ou maladies ; citons la teigne des ails, qui s'attaque aux feuilles ; Vanthonome de Vognon, qui attaque les bulbes ; une anguiUuUj qui attaque aussi les bulbes ; le Peronospora ScMeideniana, surtout dans les climats de l'Ouest et climats marins (Bermudes); VUrocystis Cepa, autre maladie cryptogamique, plus fréquente dans les cultures en place que dans les cultures repiquées ; enfin, la graisse qui, paraît-il, serait due à une bactérie. (Pour ces 3 dernières affections, voir Maladies des plantes, par Prillieux.)
Pour culture plus détaillée voir les divers traités de culture potagère. J. G.
OISEAUX utiles et nuisibles. Le degré d'utilité ou de nocivité d'une espèce d'Oiseaux doit être apprécié d'après son régime qui n'est presque jamais exclusivement végétal ou animal. Déduction faite des grands Eapaces, on considère comme espèces utiles, les Oiseaux dont le régime est en grande partie insectivore et Carnivore ; comme espèces nuisibles, ceux dont le régime est de préférence granivore ou herbivore. Dans cette appréciation, on aurait tort de se baser sur une seule observation, car tel Oiseau, granivore pendant une courte période de l'année, en hiver, par ex., est souvent insectivore pendant tout le reste de son existence ; la plupart des Oiseaux granivores deviennent insectivores au moment de l'élevage des petits, qui sont nourris, pendant les premières semaines, de vers et de larves d'insectes. De telle sorte que si l'on met en balance les dégâts qu'ils peuvent commettre en dévorant des graines et les services qu'ils rendent en détruisant des Insectes, on est forcé de convenir que ces services l'emportent de beaucoup, puisque ces graines seraient le plus souvent détruites par les Insectes si les Oiseaux n'étaient pas là pour en réduire le nombre.
Le seul moyen de se rendre compte du régiïûQ d'un Oiseau, est d'examiner, sans parti pris, le contenu de son estomac à différentes époques de Vannée, autant que possible une fois au moins dans chacune des quatre saisons. C'est ce qu'ont fait de nombreux naturalistes, et c'est ainsi que l'on est arrivé à conclure que la grande msjorité de nos Oiseaux est utile à l'agriculture, et que le nombre des espèces vraiment nuisibles est relativement infime ; en voici la liste officielle, réduite à 28 espèces (sur plus de ôOO) :