PAPAYER
PARADISIA.
breuses, petites, réniformes. — Environ 80 espèces, dispersées dans les 3 continents.
P. alpinum L. — Corbevon, Flore color. des MONTAGNES, pi. 15. — Alpes caloaires et rég. circnmpolaires. — PL vivace ou bisannuelle, à souche rameuse, courte et abondamment feuillée; Aies, glauques, toutes radicales, pennatiséquées, à segments étroits ; hampes nues, de 10- 20 cm. ; fl. à parfum délicat, grandes, solitaires, à pétales blanc neigeux, avec gerbe d'étamines jaune d^or. Une forme àfl. j&nnes est également spontanée dans les Alpes. On cultive diverses var. Juin-septembre. — Le P. pyrenaicum Willd. s^en distingue par la villosité de ses flles., simplement divisées et à. segments entiers, par la teinte fauve de sa fl. et sa hampe très velue. Eocailles ou graviers ; mi-soleil ou soleil.
P. atlantieam Bal. — Atlas. — Plante vivace, à feuilles peu profondément découpées, à. tiges hautes de 30-60 cm., divisées, portant à. leur sommet de grandes fleurs d'un rouge brique qui se succèdent de mai en novembre. P. bracteatum Lindl. ~ Bois, Atl. pl. jard. pi. 19. — Caucase. — C'est une forme caucasique du P. orientale, dont les fleurs sont beaucoup plus grandes que chez le type et d'un rouge plus foncé ; elles sont, en outre, munies d'un involucre herbacé, et la tige, chez cette plante, s'élève à 1 m. 50. Mai.
P. croceum Led. — B. M. t. 8085 ; Fl. d. S. 10, 1017. — Altaï. — Plante vivace à. feuilles glaucescentes étalées sur le sol, dentelées sur les bords, recouvertes de poils brans ; hampe nue, haute de 20-25 cm. ; fleur grande, solitaire, d'un jaune orangé. Mai-juin.
P. lateritinm Eoch. — Orient. — Plante vivace, très hirsute, à. feuilles lancéolées et dentelées, formant une belle touffe de verdure d'où s'élèvent de très nombreuses tiges florales portant 2 ou 3 fl. solit., longuement pédonculées, à corolle rouge brique. Juin-août. P. Budieanle L. — B. M. t. 1633 et 2344. — Régions arctiques et circumpolaires : Himalaya. — Plante vivace, à larges feuilles d'un vert clair, presque glabres, à hampes nues, pileuses, hautes de 80-50 cm., et portant une grande fleur d'un jaune vif. Mai-juillet. On en cultive des var. à coloris variant du blanc pur au rouge vif. Mi-soleil ou ombre ; lieux frais. P. orientale L. — B. M. t. 57. — Orient. — Plante vivace très robuste, à grandes feuilles d'un vert foncé luisant, couvertes de poils hérissés ; tiges dressées, hautes de près d'un mètre, uniflores ; fleur très grande, large de 12-15 cm., d'un rouge vermillon, et munie de taches noires à la base des pétales. Mai-juin. Sol profond et nourrissant. Soleil.
P. Rh»a8 L. Coquelicot. (Fig, 662.) AngL : Common Poppy. Redweed, Wind Rose; ail. : Klatschrose, Feîdmohn, — Moissons. — Plante annuelle bien connue et dont on cultive un grand nombre de formes et de variétés à. fleurs simples ou doubles. Semis faits sur place.
P. somniferam L., Pavot des jardins; angl.: Opium Poppy; ail.: Gartenmohn, — Masclef, Atl. PL. DE France, pl. 21 ; Bois, Atl. pl. jard. pl. 20. — Plante annuelle, entièrement glauque, à larges feuilles dentées, à tige droite, feuillée.
haute de 80 cm. à 1 m., à fleurs très grandes, de teintes très diverses, simples ou doubles. Juillet-septembre. Semis faits sur place.
On cultive en outre les P. *arenarium Bieb, du Caucase, armeniaeum Lam., d'Orient, eaucasicum Bieb., * commutaium Fisch. et Mey., d'Orient, Heîcireichii Boiss., d'Orient, *Uevig<k' twn Bieb.« du Caucase, *lihanoticum Boiss., d'Orient, *persicum Lindl., pUosum Sibth. et Smith, d'Onent, rupifragum Boiss.et Reut, d'Espagne, spicatum Boiss. et Bal., d'Orient, strietum Boiss. et Bal., d'Orient, *umbro8um Bgl., du Caucase. (Les espèces marquées d'une * sont annuelles ou bisannuelles ; les autres sont vivaces.)
Les P. aîpinum^ croceum et nudicaule exceptés, toutes les espèces mentionnées ici sont des plantes aimant le grand soleil et la bonne terre de jardin. On les multiplie par semis. H. C.
PAPAVÉRACÉES.(Dicotylédones-PolypétaIes.) Famille comprenant des pl. herbacées, rarement ligneuses, à suc souvent coloré, à files, alternes. Les fl. sont hermaphrodites, régulières (irréguUères dans la tribu des Fumariacées). Elles ont un calice à. 2, 3, rarement 4 sépales libres, très caducs ; une corolle à 4-6 pétales, exceptionnellement 8-12, hypogynes, libres, disposés en 2 ou rarement 3 séries et imbriqués, souvent chiffonnés, décidus. Les étamines, en nombre indéfini (en nombre défini dans les Fumariacées), sont hypogynes. L'ovaire est libre, nniloculaire, rarement pluriloculaire ou imparfaitement biloculaire, à 1 ou plusieurs placentas pariétaux uni- ou pluriovulés. Le fruit est capsulaire, de forme variable. La graine renferme un albumen charnu oléa^gineux, ce qui distingue nettement cette famille des Crucifères, dont les graines sont dépourvues d'albumen. — 2 sous-familles : Papavérées : pétales tous conformes; étamines libres, en nombre indéfini. Fumarides: pétales bisériés, dissemblables; étamines libres ou diaèelphes, en nombre défini.
Papayer, Nom vulgaire du Carica Papaya.
Paphinia. Voir Lycaste.
Papilionacées. Sous-famille de la famille des Légumineuses (voir ce mot). ' Papillons. Voir Lépidoptères.
Pappel. N. ail. des Peupliers (Populus). Pappelrose. N. ail. du Lavatera trimestris. PAPTRACÉ. De consistance analogue à celle du papier.
Papyrus. Voir Gyperus Papyrus.
Pâquerette. Nom français du Bellis perennis. Paradis. Voir Pommier et Malus.
PARADISIA Mazzuc. Genre monotype, comprenant le seul P. Liliastrum BertoL, ou Lis de St'Bruno. {Fig. 663,) — Corrbvon, Fl. golob. DES MONTAGNES, pl. 137. — Moutagnos calcaires de l'Europe méridien. — C'est une pl. vivace. à. tige simple et nue, haute de 30-40 cm., à flles. linéaires, planes, dressées; fl. gr.. odor, rappelant, en petit, celles du Lis. d'un blanc de neige, penchées, disposées par 3-7, en grappe terminale et unilatérale; périgone infundibulif.; sépales libres ; étamines hypogynes, à filets filiformes et défléchis; style filiforme, défléchi; stigmate obtus ; capsule ovoïde, trigone ; graines
PARADISIA.
PARROTIA.
anguleuses. Mai-jnin. Cette belle pi. est très propre à garnir les pelouses ensoleillées, les talus arides, les rochers en pleine lumière. On la multiplie par éclats ou semis. H. C.
PARASITE. Ce terme désigne tout être animal ou végétal qui se développe et vit aux dépens d'un autre être vivant. Chez les végétaux en particulier, le parasitisme comporte tous les degrés, depuis la symbiose (voir ce mot) jusqu'au parasitisme le plus absolu.
On peut diviser les parasites végétaux en deux groupes : les parasites francs et les parasites facultatifs.
Les parasites frartcs ne peuvent végéter autrement que sur leur support vivant. Les uns vivent directement aux dépens du protoplasma de leur hôte, qu'ib épuisent progressivement. Us sont le plus souvent localisés : Urédinées, Péronosporées, etc. ; plus rarement généralisés : UstUago des Charbons des Céréales, etc.
D'autres commencent par tuer, à Paide de leurs sécrétions, les cellules vivantes et s'en nourrissent ensuite: c'est le cas de certains Tùlypores et des Sclerotinia.
Les parasites facultatifs peuvent vivre sur des substances mortes aussi bien que sur les végétaux vivants. Le plus souvent cependant, il est nécessaire que le support soit affaibli par des causes quelconques et qu'il se trouve dans des conditions favorables d'humidité. Le Cladosporium herbarum et le Batrytis cinerea en sont de bons exemples.
De plus, la plupart des parasites de blessures appartiennent à cette catégorie, quelques Polypores surtout; ils pénètrent dans la plante par la blessure où le tissu est tué superficiellement, puis de là se répandent de proche en proche jusqu'aux tissus vivants.
Les parasites des végétaux appartiennent pour la plupart aux Champignons. Des bactéries aussi causent des maladies, ainsi que quelques Phanérogames, le Gui, les Cuscutes, les Orobanches, et à un moindre degré les Rhinanthes, les Mélampyres, les Euphraises.
Enfin, des insectes pénètrent souvent les tissus des plantes, les déforment dans des conditions très variées et y produisent des galles, où s'abritent leurs larves. Les insectes gallicoles appartiennent en grande partie aux familles des Hyménoptères et des Hémiptères. D** D.
PARASITES (Animaux), Les Parasites qui attaquent l'homme, les animaux domestiques et les plantes cultivées, appartiennent aux Invertébrés et plus particulièrement aux classes des Insectes, des Arachnides (Acariens), des Vers et des Protozoaires. Ceux qui attaquent les antres animaux se divisent en Parasites externes ou Epiioaires, et Parasites internes ou Entozoaires. On doit, en outre, distinguer des véritables parasites, les animaux qui, tout en étant épizoaires, ne nuisent pas à l'animal sur lequel ils vivent; tels sont les PédicuUnes ou MàUophages, insectes que l'on confond à tort avec les Foux^ en raison de leur forme générale, et qui vivent, comme ces derniers, dans le pelage des Mammifères ou le plumage des Oiseaux. Les Pédiculines, en effet, se nourrissent, non du sang de ces verté-
brés, mais simplement des débris épidermiques qui abondent sur la peau de ces animaux. On désigne ces faux parasites sous le nom de Commensaux ou MutiMlistes. Pour les vrais parasites, voyez : Acariens, Pouz, Helminthes, Vers, Protosoaires, etc. D»* T.
Paratropia, Voir Heptapleurum.
Parc Voir Jardins.
PARCHEMINÉ. Qui a la consistance du parchemin.
PARDANTHUS Ker. (Iridées.) Genre ne renfermant qu'une espèce : P. sinensis Ker., ayant pour nom exact, d'après Benth9.m et Hooker, EelameaBdaehiBen8i8,et pour synonyme 3for<ea ehinensis Thunb., Ixia ckinensis L. — Voir Red. LiL. U 121 ; B. M. 171 ; Fl. d. s 1. 1632; (vol. 16, p. 41). — Indes orient, Chine et Japon. — Nom vulg. Iris tigré, — Rhizome rampant ; tiges robustes, dressés; files ensiformes, équitantes; infiorescences dressées, ou trichotomes; fi. nombreuses, rouge safirané, tachées de pourpre ; périanthe étalé, & 6 divisions onguiculées, les 3 intérieures un peu moins larges que celles de la périphérie et contournées en spirale après la fioraison; 3 étamines; stigmates dilatés, pétaloïdes. A peu près rustique, en sol sablonneux et à bonne exposition. Voir Le Jabdim, 1895, p. 220. J. G.
Parenchyme. Synonyme de Tissu ceUulaire, Voir Structure des plantes.
Paritium, Voir Hibiscus.
PARKINSONIA L. (Légumin.-Césalpin.) Arbres à feuilles en apparence simplemt. pinnées et fasciculées, en réalité bi-pinnées, & pétiole commun très court, spiniforme ; fol. très petites. Stipules spinescentes. Fleurs jaunes, disposées en grappes axillaires, lâches, offrant calice à 5 segm., 6 pét. étalés près qu'égaux., 10 étam. libres, un légume bivalve, toruleux.
3 espèces: 1 du Mexique, 1 de l'Afrique australe, la 3™«; des Antilles et de l'Am. occid., est répandue aujourd'hui sous les tropiques.
P. aculeata L. — Jacq. Hist. Stirp. Am. 119; Descodrt., Fl. Ant. L 1. 12. — Antilles. — Caractères du genre. En indiv. isolés, constitue l'un des arbres les plus gracieux pour la région de l'Oranger. Croissance rapide. Propre à former des haies, ainsi que P. africana Sonder, du Cap, et P. microphylla Torr., du Colorado.
Expoist. chaude ; graines. J. D.
PAROGHJETUS Hamilt. (Légumineuses-Papilionacées-Trifoliées.) Genre comprenant une seule espèce, le P. communis Hamilt. (Fig, 664), originaire de l'Asie et de l'Afrique tropicales.
C'est une petite plante herbacée, à rameaux couchés, à Quilles rappelant celles du Trèfie. Les fieurs. d'un beau bleu de cobalt, rapellent celles des TrifoUum, mais ont une corolle à carène un peu aiguë ; la gousse est linéaire, bivalve. Le P. eommunis convient à orner les vases suspendus dans les serres tempérées ; il pourrait sans doute être cultivé à l'air libre dans le Midi de l'Europe. On le multiplie par division des touffes ou par graines.
PARROTIA C.A.Meyer.(Hamamélidées.) Genre voisin des Hamamelis (V. ce mot) ; il s'en distingue par l'absence de pétales, par le nombre
PAEROTIA.
PASSIFLORA
des étamines (5-7), par les loges de Toveire, qui sont nniovalées. 2 esp. sont cultivées.
P. persiea C. A. Mey. — Verz. Pfl. Cauc. 46 ; Bot. Mag. t. 5744. — [Syn. : Hamamelis persiea DC] — Vulg. Bois de fer, — Perse et rég. du Caucase. — Arbre de 12-15 m., très ramifié et touffu; aspect rappelant celui du Hêtre; écorce lisse et grisâtre. Files, obovales ou ovales-allongées,inéquilatérales, plus ou moins dentées au sommet, ondulées, fermes, lisses et luisantes. FI. hermaphrod. ou polygames, apparaissant dès février, bien avant les files., remarquables par leurs anthères d'un beau rouge foncé; inflor. en petits capitules de 5-6 fl.
Fig. 663. — Lis de St. Bruno.
Paradisia Liliasthum Bcrtol.
avec bractées involucrales petites, brun pourpré extért. Fr. capsulaire; graines brillantes, ovales-oblongues. Belle esp. ornementale, qui mériterait d'être plus répandue ; tout à fait rustique sous le climat de Paris ; se contente des sols maigres et arides, même calcaires; bois blanc très dur et nerveux. Multiplication par graines; on réussit aussi le marcottage, mais renracineraent est fort lent et exige jusqu'à 3 et 4 ans.
P. JacquemoBtiana Dcne., in Jacquem. Voy. Bot. 73, t. 82. — Brand. Forest. Fl. dp Ind. t. 28; B. M. tab. 7501. — Kashmyr et Himalaya — Arbriss. de 5-6 m. de hauteur, à végét. touffue. Files, brièvt pétiolées ressemblant à celles du Noisetier et revêtues d'une pubesc. étoilée. Fl. à bractées involucr. amples, blanches, parsemées de petites écailles pourpres ; étamines jaune d'or. Esp. se rapprochant du Foihergilia aînifoUa; très peu répandue; paraît rustique sous le climat parisien. L. H.
Parsley. Nom anglais du Persil,
Parsnip. Nom anglais du Fanais,
Parterre, Voir Jardins.
Parthenocissus. Voir Ampélopsis.
PARTITE. Divisé jusqu'à la base en plusieurs parties.
Passe-rase. Voir Alth»a rosea.
Passe-velours. N. vulg. du Celosia cristata.
PASSEREAUX. Ordre de la classe des Oiseaux qui comprend tous les petits oiseaux communs dans notre pays. A Texception de quatre ou cinq espèces, tons doivent être considérés comme utiles à l'horticulture et protégés comme tels. (Voir Oiseaux ) B" T.
PASSIFLORA L. (incl. Disemma Lab.) Pmsiflore; angl. : Passion Flower; ail.: Passionsblume. (Passiflorées.) Herbes ou arbriss. grimpants, rart dressés; files, alternes, entières, lobées ou partites; vrilles latérales, indivises, manquant; rarement; stipules habituellement
Fig. 664. — PAROCHiETUB coioccjNis HamilU
deux, quelquef. foliacées ; fl. amples, élégantes, axillaires, solitaires ou en grappes, à pédoncules articulés, souvent accompagnées de 8 bractées, hermaphrodites ; calice à tube court. 4-5 lobé, souvent coloré à. la face interne ; pétales 4-5^ plus colorés que les lobes du calice ; couronne simple ou double, l'intérieure tubuleuse ou nulle, l'extérieure composée d'un nombre indéfini de filaments sur deux rangs ou d'une membrane tubuleuse; gynophore allongé, soudé avec les filets des 4-5 étamines ; ovaire stipité, à ovules nombreux ; baie sèche ou pulpeuse, polysperme^ quelquefois comestible. 120 esp. env., la plupart d'Amérique, en petit nombre d'Asie et d'Australie.
P. alata Ait. — Pérou. — B. M. 66; Herb. Amat. 60. — Tige quadrangulaire, marginée: files, glabres, ovales, cordiformes; fl. odorantes, amples, ponceau foncé, à couronne panachée de bleu, de blanc et de violet.
P. atomaria Planch. (P. alba Link et Ott.) '— Nlle. -Grenade. — R. H. 1884, p. 36. — Très vigoureux; files, plus longues que larges, glauques, trilobées, subpeltées, subcordiformes ; fleurs du plus beau blanc, à. pétales plus courts que les sépales ; fruits jaunâtres, comestibles.
P. hrasiliana Desv. Syn. de P. alata Ail.
PASSIFLORA
PASSIFLORA
P. oiroinaata Mast. — Brésil. — B. M. 6737.
— Files. palinées-dig:itées, à ô divisions ; fl. solitaires, violet pâle et très ornementales ; fructification abondante par fécondation artificielle.
P. coccinei DG., Disemma, — Nlle -Hollande.
— B. M. 5911 ; Desc. Ant. 630. — Tige cylindrique, grêle; files. glabres, glanduleuses en dessous, à 3 lobes obtus; fl. moyennes, à divisions
Fis. 665. — PASSIFLORA RACEMOSA BroU
lancéolées, obtuses, rouge brique; couronne rouge pâle, plus courte.
P. cttrulea L. — Brésil et Pérou. — Bois, Atl. PL, JARD. pi. 115; B. M. 28; B. R. 488; Herb. AMAT. 102. — Très vigoureux, atteignant de 7 à 8 m. ; files, palmées, à 5 divisions arrondies ; pétiole rouge vineux; fl. amples, blanc verdâtre extérieurement, blanc pur à l'intérieur ; filaments bleus au sommet, purpurins à la base; fruit jaune orangé, pulpeux, à saveur douce.
P. eduUs Sims, — Brésil. — B. M. 1989; Ann. GAND. 35. — Files, gaufrées, trilobées, glabres; fl. blanches; fruit violet, agréable au goût.
P. fllamentosa Cav. (P. paîmata Lodd.) — Brésil. — B. M 2023; Fl. d. S. 543. — Files, palmées, à 5 divisions, dentelées ; fl. lilacées. à filaments bleu violacé, en panicule pendante.
P. incarnata L. — Virginie. •— B. M. 1989, 3697; B.R. 151,332. — Files, glabres, trilobées, les inférieures linéaires ; fi. rouge chair.
P. kermesina Link et Otto. — Brésil. — B. R. 1633; B. M. 3503. — Files, trilobées, cordiformes ; violacées en-dessous ; fi. moyennes cramoisi-pourpré, à divisions linéaires; couronne violet purpre.
P. maerocarpa Mast. — Rio Negro. — Tige tétragone; files, très grandes, ovales, obtuses ; fi. mêlées de blanc et de pourpre ; fruits comestibles, très gros.
P. quadrangularis L. — Jamaïque. — B. M. 2041 ; B. R. 13; B. Hght. 1855, 15; Tussac. Ant.
10, 11 ; Desc. ant. 60. — Tiges très grosses, anguleuses, membraneuses aux bords; files.glabres, ovales, cordiformes; fi. solitaires, très grandes, odorantes, rosées; couronne panachée de violet et de blanc ; fruit énorme, comestible.
P. raeemosa Brot. {P. princeps Lodd.) (Fig. 665.) — Brésil. — B. R. 285; B. M. 2U01. —
Fig. 666. - Paulownia imperialis Sieb. et Zucc.
Files, trilobées, glabres et épaisses; fi. en grappes , pendantes rouge purpurin ou rouge cinabre.
P. sanguinea Sm. — Trinité. — B. M. 4674 ; Fl. d. S. 803. — Files, trilobées, glabres, à folioles dentées; fi. très grandes, rose carminé; couronne panachée de carmin et de blanc.
P. serratifolia L. — Surinam. — B. M. 651. — Files, ovales, aiguës, uu peu tomenteuses en dessous, dentées; fi. moyennes, odorantes, rose-pâle; couronne dépassant la corolle, rose pourpre vif passant dans le haut au bleu azur.
P. tinifolia Juss. — B. M. 4958 ; Fl. d. S. 1210. — Files, entières, coriaces, oblongues, acuminées; couronne égalant le calice, zonée de blanc, de rose, de violet bleuâtre
P. violacea Vellozo. — Brésil. — R. Hort. 1885, p. 468; B. M. 6997. — Glabre et glauque; files, trilobées; fi. nombreuses, portées par un long pédoncule relevé en pipe à son extrémité ; calice â lobes lilacés en dedans, violacés en dehors; corolle lilas tendre, plus pâle aux bords qui sont blancs, granités de lilas ; couronne int. violette; couronne ext. violette au milieu, blanche dans le restant ; odeur de Primevère.
P. Watsoniana Mast. — Brésil. — Gartenfl. p. 30. — Files, trilobées, violettes en dessous ; fl. larges, lilacées; couronne violette, rayée de blanc.
P. Weberiana André. — Bolivie. — R. H. 1887, p. 324. — Feuillage de la Vigne, devenant rouge brun à la lumière ; petites fl. blanches,
PASSIFLORA
PAVETTA.
à extérieur violacé; baies violet-bleu, pruineuses, rugueuses ; graiues écarlates.
P. Actinia Hook. — B.M. 4009; Fl. d. S. 1846, 4« Uvr. p. 10. — Files, obtuses, échancrées au sommet, glauques eu dessous ; pétales blaucs ; couronne extérieure zonée de rouge, de bleu et de blanc ; fleurs odorantes.
Parmi les formes horticoles il faut signaler : Constance EUiott, à fl. blanches, issue de P. aœruîea.
Parmi les hybrides nous citerons: P. amabilis, Lem., hybride des P. racemosa et alata ; P. Lemichezii, issu des P. alata et Kermesina? ; P. cœrule(hracemo8a Sab. et une autre forme de même provenance
Le P. ccrru^a est une espèce de plein air qu'on multiplie de semis, de boutures et de marcottes ; le P. eoccinea supporte le plein air dans le Midi Les autres espèces sont de serre chaude ou tempérée et se propagent de semis, de boutures sur couche chaude et quelques-unes de greffes sur P. ccn^ea ou fitamentona. P. H.
PASSIFLORÉES.(Dicotylédones-Polypétales.) Famille constituée par des plantes généralement grimpantes, munies de vrilles axillaires, à files, alternes, munies de stipules. Les fleurs, ordinairement solitaires, sont hermaphrodites, rarement unisexuées. Le calice, tubuleux ou plus souvent en forme de coupe, est ordinairement divisé en 4-5 lobes généralement colorés, pétaloïdes. La corolle, nulle ou à pétales en même nombre que les divisions du calice. A l'intérieur de la corolle et à la base, il existe souvent des appendices plus ou moins longs, diversement colorés, dont l'ensemble constitue une couronne. Les étamines, en même nombre que les pétales, parfois en nombre double, sont insérées au fond de la corolle; elles sont, soit libres, soit soudées à. un axe central allongé qui porte l'ovaire à son sommet. L'ovaire est supère, uniloculaire, à 9 placentas pariétaux portant de nombreux ovules ; il est surmonté de 3 styles à gros stigmates. Le fruit est une capsule ou une baie. Les graines ont un ariUe charnu.
Passionsblume, Nom allemand des Passiflores,
Pastel, Nom vulgaire de VIsatis tinctoria.
PASTÈQUE. (Citrullus wdgaris Schrad.) (Gucurbitacées.) La Pastèque ou Melon d'eau ; angl. : Water Mdon ; ail.: WassermelonCf est une plante annuelle, originaire d'Afrique, fréquemment cultivée dans la région méditerranéenne. Les tiges en sont rampantes, comme celles du Melon. Les feuilles sont profondément découpées. Le fruit, sphérique ou oblong. de couleur vert uniforme ou marbré de vert pâle sur un fond plus foncé, contient une pulpe blanche, jaune, rose ou rouge, dans laquelle sont disposées des rangées longitudinales de graines, de couleur blanche, jaune, rouge ou noirâtre, unicolores ou panachées. Dans les pays chauds, la Pastèque se mange crue comme les Melons, confite ou en confitures. Il s'en fait une grande consommation dans la Russie méridionale, en Provence, en Languedoc, en Italie et en Espagne. Sous le climat de Paris, la Pastèque exige la culture sur couche, comme le Melon, et son fruit n'y acquiert pas des qualités suffisantes ; aussi ne l'y rencontre-
t-on guère que comme objet de curiosité. La chair des Pastèques, d'ailleurs généralement fade, plaît dans les pays chauds, parce qu'elle est très aqueuse et très rai^aichissante. On la mange surtout pour se désaltérer.
Pastinaca sativa. Voir Panais.
Pastinake. Nom allemand du Panais,
Patate, Nom français du Batatas ediUis,
Patchouly, N. vulg. du Pogostemon Paichondy,
PATHOLOGIE VÉGÉTALE. Science qui a pour objet l'étude des maladies des plantes.
Patience. (Rumex Patientia L.) Voir Oseille.
Pâtisson, Voir Courge.
PATTE. Terme employé quelquefois en horticulture, pour désigner les souches tubéreuses, aplaties, rameuses, dont l'ensemble a été comparé à une patte: Anémone des fleuristes.
Paturin (Poa). Voir Gason.
PAUGIFLORE. Qui porte un petit nombre de fleurs.
PAULOWNIA Sieb. et Zucc. (Scrophularlnées.) Arbres à flles. opposées, simples, caduques. FL rappelant celle de la Digitale, à calice 5-fide, à corolle tubuleuse, grande et ample, surmontée d'un limbe oblique, découpé en lobes arrondis et inégaux; inflor. en panicules terminales; étamines didynames, incluses; style dressé, un peu épaissi au sommet. Fr. capsule ovoïde, acuminée, bivalve; graines tr. nombreuses, fines, oblongues, ailées. Jusqu'à présent il n'a encore été cultivé couranunent qu'une seule espèce.
P. imperialis Sieb. et Zucc. {Fig, 666,) — Fl. Jap. I, 27, tab. 10; Rbv. hort. 1847. (Syn.: P. tomentosa S tend.) — Japon. Arbre atteignant une quinzaine de mètres; cime étalée; port élégant, rappelant celui du Catalpa, Flles. grandes ou très grandes, mesurant jusqu'à 30 et 40 cm. sur 25-30, largement cordiformes, à bords un peu si nues ou vaguement bi- ou trilobés, pubescentes en dessus, tomenteuses et grisâtres ou roussâtres en dessous. Fl. longues de 4-6 cm., bleu lilacé pâle, d'une odeur fine et agréable, apparaissant fin avril, en même temps que les flles. Les boutons, rouss&tres, se forment avant l'hiver et ils sont quelquefois détruits par les gelées. Arbre d'ornement des plus remarquables, soit en exemplaires isolés sur les pelouses, soit en avenues; on peut cependant lui reprocher de feuiller tard, de se dépouiller aux premières gelées, et de perdre rapidement ses fleurs. Recépé, il repousse vigoureusemt. et donne des flles. très amples, ce qui permet de l'employer dans les parterres comme pi. à feuillage. Bois léger, d'un grain fin et serré. Rusticité complète sous le climat de Paris, pour les vieux exemplaires ; les jeunes souffrent des froids de 18-20^. Sols profonds et un peu frais. Multiplie, par semis et par bouturage de racines. Introduit en France en 1834, par le Muséum de Paris, qui a en outre introduit, en 1896, le P. Fargesii Franch. du Se-Tchuen, à fl. blanches. Cette esp. n'est pas encore répandue dans les cuit. L. £L
PAVETTA L. (Rubiacées-Ixorées.) Arbastes glabres ou tomenteux, à rameaux cylindriques ; flles. opposées, souvent membraneuses ; stipules caduques, réunies en une gaine
PAVETTA.
PÊCHER
lâche ; û. blanches ou verdâtres, en corymbes trichotomes, rameux, axillaires ou terminaux, bractéolés ; ovaire biloculaire, ne renfermant qu'un ovule par loge ; baie en forme de pois, avec 2 noyaux parcheminés convexes sur le dos, plans ou concaves sur la face. 60 esp. des contrées trop, de Tancien continent et de l'Afrique austr.
Très voisin des Ixara et en dififérant par le port, les stipules, parla placentation.
P. borbonica Hort. — Réunion. — Files, vert olive, tachées de blanc, et à nervure médiane saumonnée; fl. inconnues.
P. caffra L. f. — Cap. — B. M. 3580; Lem. J. Fl. 3, 293-294. — FI. blanches, en ombelles à ramifications terminales.
P. indica Burm. — B. R. 198 ; Hbrb. amat. 381 ; WiGHT. le. inD. 1, 148. — Fl. blanches, en panicules terminales = P. angustifclia Roem. et Sch. On cultive encore les P. montana Reinw. et natcUensis Sond.
Culture des Ixora. P. H.
Pavia, Voir JEsculus.
Fàvie. Voir Pécher.
Pavot. Voir Papaver.
Pavot cornu. Voir Glaucium.
Pavot épineux. Voir Argemone.
Pea. Nom anglais du Pois, Peach. Nom anglais du PêcJier, Pear, Nom anglais du Poirier.
Pecan Nut-Tree. Nom anglais du Carya oîivœformis.
PÊCHER ; angl. : Peach ; ail. : PfirsicKbaum. {Persica vulgaris Mill. ; Prunus Persica Stokes ; Amygdalus Persica L.)
Le Pêcher préfère les sols légers, sablonneux, argilo-calcaires. Les s. froids, marécageux, trop argileux, lui donnent la gomme et empêchent la complète lignification de ses tissus.
Greffé sur Amandier, il faut au P. un bon terrain sec et profond; c^est le sujet sur lequel il vit le plus longtemps ; Greffé sur Prunier, il s'accommode des sols plus frais et moins profonds. Le P. de semis, bon pour le plein vent, vient dans les terres à vigne; un sol pourrissant provoque le dégarnissement de ses rameaux et le champignon à ses racines.
Si le P. aime les terrains profonds, il ne faudrait pas en conclure qu'une plantation profonde lui serait salutaire ; au contraire, il y aurait encore motif à la moisissure. Le collet de l'arbre doit toujours dépasser le niveau du soL de manière à ne pas s'y enfoncer.
Les plâtras sont d'excellents amendements pour le Pêcher; les éléments salpêtreux, calcaires ou siliceux favorisent sa végétation-
Le P. est plus sensible au climat qu'à, la nature du sol. Les climats chauds ou tempérés, mais réguliers, lui conviennent admirablement ; les courants d'air firoid, l'abaissement et l'instabilité de la température au printemps, les fréquents brouillards sont contraires à sa floraison et à la saine végétation de ses branches. Aussi, en dehors des localités soumises à une température élevée, où il gèle rarement, avec le concours de murs et d'autres constructions analogues, on peut élever toutes les va-
riétés de P. D'abord il devient facile de transformer un sol défectueux en Taméliorant; puis, l'abri du mur préservera l'arbre des rafales du Nord et réfléchira la chaleur contre ses branches ; enfin, la protection au moyen de toiles, de paillassons ou simplement par la saillie du couronnement du mur, souvent doublé par un petit auvent, — paille, bois ou verre, placé de mars en juin, immédiatement au dessus de l'arbre en fleur, — sauvera la floraison de l'action des gelées printanières.
Les variétés de P., que l'on pourrait déterminer par la denture de la feuille, la dimension et la couleur de la fleur et la structure du noyau, forment plusieurs groupes :
l*' à peau duveteuse :
Les îP. proprement dites, dont la chair s'isole du noyau, et les Pavies^ où elle ne s'isole pas.
20 à peau non duveteuse ou lisse :
Les Brugnons^ où le noyau adhère à la chair, et les nectarines, où le noyau n'adhère pas.
Les Pêchers de plein vent élevés par semis, fournissent de nombreux types à chair blanche, verte, jaune ou rouge; quelques-uns se sont localisés ; par exemple, la Pèche de Syrie^ dans le Dauphiné; VAlberge, en Bourgogne; la Tmrenne^ dans le Lyonnais ; de Beure^ en Franche- Comté; Mirlicoton, dans le Périgord; Pavie- Merge, en Provence ; Piqueroî^ en Roussillon ; Brunet, Nicarde^ dans les Alpes, etc.
jyiieux définie est la catégorie des P. cultivées en espalier ; nous citerons les principales, en les présentant dans leur ordre de maturité.
Amsdea. — Arbre très vigoureux, très fertile. Fruit moyen, chair assez fine, juteuse, assez sucrée, relevée, tenant quelquefois au noyau. Maturité, juin et commencement de juillet.
Avec la P. Amsden, nous recommandons des variétés également précoces, colorées, bonnes et d'un placement certain au marché. Telles sont : Alexander, Cumberîand, Douming, SaunderSy Wilder, Musser, et quelques autres de cette même race américaine.
Rouge de mai. — Arbre robuste et généreux. Fr. moyen ; chair fine, juteuse, fondante, sucrée ; bon. Juin et commencement de juillet.
Les :Ëarly Eivers, Louise, York, et Beatrix, d'origine anglaise, arrivent en cette saison; mais elles ont trouvé des concurrentes victorieuses dans les var. américaines qui précèdent.
Précoce de Haie. — Arbre robuste, fertile. Fruit moyen; chair juteuse, sucrée, vineuse. Juillet août.
Haie' s Early réussit en plein vent.
Précoce de Grawford.— Arbre robuste, fertile. Fr. gros ; chair jaune, abricotée, mi-fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée. V^ quinz, d'août. Cette belle P., populaire aux Etats-Unis ; Crawford^s Early se reproduit par semis et réussit bien en plein vent.
Baron Dufour. — Arbre ramifié très fertile. Fruit gros; chair teintée rose, fine, fondante, parfumée; mi-août.
Grosse Mignonne hâtive. — {Fig. 667.) Arbre vigoureux, et productif. Fruit gros ; chair fine, bien fondante, juteuse, parfumée; mi-août.
PÊCHER
PÊCHER
Plusieurs sous-variétés issues de la Grosse Mignonne sont cultivées avec profit en plein air ou en espalier. Au type primitif on préfère la BeUe Henri Finaud, d'août-septembre.
Fig. 667. — PÊCHE Grosse-Mignonne.
MadeleiBe rouge.— Arbre très vigoureux, très fertile. Fruit gros, bien coloré ; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, vineuse, relevée, très bonne. 2» quinzaine d'août. Plusieurs variétés de la Madeleine sont robustes aux voyages, entre autres la Madeleine Hariot.
Admirable. — Arbre vigoureux et fertile. Fruit de première grosseur; chair blanche, teintée au cœur, sucrée, parfumée. V^ quinzaine de janvier.
Galande. — Arbre robuste, très productif. Fruit gros ; chair veinée, fine, tassée, fondante, juteuse, bien sucrée, vineuse et parfumée; 2o quinz. d'août. Fr. doté de toutes les qualités.
De Malte. — Arbre robuste, productif. Fruit moyen ; chair fine, blanc crémeux, pleine, fondante, juteuse, très sucrée, très parfumée. Août-septembre. La meilleure des Pèches d'espalier; il ne lui manque que l'ampleur.
Belle Beausse. — Arbre de bonne vigueur et de bonne fertilité. Fruit gros ; chair bien fine, fondante, sucrée, agréablement parfumée, l^e quinzaine de septembre.
Alexis Lepère. — Arbre généreux. Fruit gros; chair teintée, fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée d'une saveur agréable ; mi-septembre.
Reine des vergers. — Arbre robuste, très fertile. Fruit gros ; chair blanche, teintée au cœur, assez fine, fondante, vineuse; mi-septembre. Arbre d'espalier ou de plein air.
Bonouvrier. — - Arbre vigoureux, fertile. Fruit gros ; chair blanche, rouge au cœur, fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée ; 2^ quinz. sept.
Vilmorin. — Arbre de beau port et de bonne production. Fruit moyen; chair blanche, rouge au cœur, fine, fondante, relevée ; 2^ quinzaine de septembre.
Princesse de Galles. — Arbre robuste et productif. Fruit gros; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, parfumée. Fin septembre.
Baltet. — Arbre robuste, ramifié pour toutes formes, très fertile. Fruit gros ; chair blanche, légèrement teintée au cœur, fine, fondante, ju-
teuse, sucrée, vineuse et richement parfumée. Fin septembre à V^ quinzaine d'octobre. La meilleure des Pèches tardives ; fruit tenant bien à l'arbre, et voyageant facilement. {Fig. 668,)
En dernière saison, et favorisée par un automne chaud, la P. Saîtcay, à chair jaune fournit un joli et succulent dessert.
Les P. Michelin, La France, Belle de Vitry, Belle Impériale, Nivette, Bourdine, Triom^ Saint' Laurent, Blondeau, sont également dignes de la culture.
Fig. 668. — PÊCHE BaLTKT.
La série des Brugnons et Nectarines, P. non duveteuses, mérite d'être plus répandue, parce que le fruit, lent à mûrir, supporte mieux les voyages et gagne en qualité par un séjour à l'office. On peut ceter parmi les principales Nectarines:
Lily Baltet. — Arbre vigoureux, très fertile. Fruit assez gros ; chair blanche, très fine, juteuse, délicatement vineuse et sucrée. Fin de juillet et commencement d'août. Bon fruit de table et de marché.
Fig. 669. — PÊCHE Brugnon de Croncels.
Précoce de Croncels. — Arbre généreux et d'un beau port. Fruit assez gros ; chair assez fine, juteuse, sucrée, agreablt. acidulée Fin juillet et commencement d'août; variété précieuse pour la culture spéculative ou sous verre. (Fig, 669 )
Précoce Rivers. -— Arbre de belle végétation et productif. Fruit assez g^os ; chair
PÊCHER
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assez fine, fondante, jatease, de bonne qualité. Arbre d'espalier oa de foroerie.
Lord Napier. — Arbre ramifié, bien fertile. Fruit assez gros ; chair fine, fondante, juteuse, sucrée. Maturité, courant d'août. Variété utilisée k l'espalier et au forçage.
Orange. — Arbre de bonne vigueur et de
production. Fr. moyen ; chair abricotée, fine,
fendante, juteuse, parfumée Maturité, août-sept.
Les Nectarines de Pitmaston Orange et Jaune
de Padoue rentrent dans cette catégorie.
GalopiB. — Arbre de vigueur modérée, bien fertile. Fruit de première grosseur, de première qualité. Maturité, courant de septembre.
Var. & surgreffer sur arbres riches en sève.
Grosse violette. — Arbre assez vigoureux et productif. Fruit assez gros; chair fine, juteuse, sucrée ; courant de septembre. On suppose que la N. Victoria est un produit de ses noyaux.
En cours de saison, mûrissent d'autres bonnes sortes de Nectarines: Balgotoan^ Incomparable, Elruge, Gathoye, etc.
Dans le Nord et en Belgique, le Brugnon de Télignies réussit en plein vent aussi bien qu'à l'espalier.
Culture, — Nous avons indiqué, au paragraphe des variétés du P., un certain nombre de types qui se reproduisent aussi identiquement que possible par le semis de leurs noyaux. S'il y a écart, il est bien rare qu'il n'en résulte pas toujours un bon produit. Les Sanguines, à chair rouge, les AWergea, à. chair jaune, les Pavies, à noyau adhérent, les Brugnons, à peau lisse, sont de ce nombre. Les belles et bonnes Pêches d'espalier, Mignonne, Madeîeine.de Malte, Galande, Beine des vergers, constituent par le semis autant de souches dont les rejetons sont dignes de la culture en plein vent.
L'Amandier et le Prunier sont les sujets sur lesquels on greffe le P. dans la rég. du Centre. L'Amandier est pour les terrains secs, profonds ; le Prunier est réservé pour les terrains humides des peu profonds, aux climats froids. Dans le Midi de la France, le P. franc est le sujet adopté. Le mode de greffage est l'écusson pratiqué à 10 cm. du sol, sur de jeunes sujets élevés par semis.
L'Amandier est de l'espèce à. coque dure, à amande douce.
Le Prunier est le Damas ou le Saint-Julien. Le temps de l'écussonnage est plutôt à l'arrièresaison, soit en août et septembre.
Le P. de plein vent est un arbre de semis. Nos climats tempérés offrent de rares exemples de sa longue durée, lorsqu'il est greffé. ï\ convient de le planter jeune et pas trop haut; la demi-tige avec tête en pomme d'oranger présente plus de garantie de longévité et de récolte facile des fruits.
Le buisson et la forme tabulaire ne conviennent guère qu'aux pays chauds, aux champs privés de toute autre emblave.
Le Pêcher demi-tige peut être planté çà, et là dans les plates-bandes du jardin, les treilles de Vignes, les carrés de Fraisiers, ou à titre de sujet intermédiaire et pronsoire entre les grands arbres du verger.
En ligne homogène, le P. en plein vent sera planté à trois ou quatre mètres d'écartement.
Le P. cultivé en espalier est d'abord un jeune sujet âgé d'un an de greffe, planté contre un mur ou autre construction, à une exposition visitée par le soleil.
Sans méconnaître la beauté des grandes formes dites carrées, où il est difficile de réparer les vides que le soleil, la gelée ou toute autre cause occasionnent, nous devons nous arrêter à Véventaiî, dit queue-de-paon, régulier seulement dans Tensemble de son branchage. (Fig, 394 p. 548.)
Aux grandes formes symétriques et au cordon simple, vertical ou oblique, nous préférons les moyennes formes :
Le petit Candélabre à deux branches verticales ou U simple. {Fig. 389, p. 647,)
Le Candélabre à quatre branches, vulgairement U double. (Fig. 393, p. 547.)
La Palmette candélabre est applicable au P. à la condition que l'envergure soit d'une moyenne étendue, et que la fièche soit supprimée au dessus du dernier étage supérieur débranches.
La distance minimum des plantations est cinq mètres pour l'éventail, trois mètres pour la palmette, deux mètres pour le moyen candélabre ou à quatre bras, un mètre pour le candélabre à deux bras.
Taille. — Le Pêcher de plein vent ayant une tendance à se dégarnir, on lui appliquera une taille annuelle ou à peu près, en diminuant la longueur des branches principales et des rameaux de production, et en éclairant par quelques coups de sécateur les branchages compacts. L'opération se fait sur le bois de l'année, au printemps, et même à. l'automne, avant la chute complète des files., après la récolte du fruit.
Une bonne époque serait encore le commencement de juin; la sève cicatrise les plaies de la taille en vert, la gomme a moins de prise et les nouvelles brindilles qui en résultent ont une meilleure disposition à fructifier.
Il est des var. à végétation trapue, ramifiée ou encore des arbres d'un certain âge, sur lesquels il devient inutile de pratiquer la moindre taille; on se borne â réduire les rameaux d'une allure disparate.
Le Pêoher d'espalier est soumis h une taille indispensable à sa santé et â sa fructification. Des volumes dus â nos maîtres ont été publiés sur la taille du P. ; mais il est difficile d'opérer convenablement sans avoir mis la serpette à la main et sans avoir pratiqué pendant quelques années. Toujours est-il que le jeune sujet doit être taillé au printemps de sa plantation.
Ainsi, le sujet planté à Tautomne sera taillé au printemps suivant, de telle sorte que l'œil ou les yeux de taille commencent par leur évolution, les premières assises de la forme projetée.
La charpente du Pêcher, calculée sur une moyenne de 60 cm. entre les membres, doit être obtenue lentement; la base de l'arbre sera plus solidement assise et pourra braver les emportements de la tête.
Donc un seul étage de branches suffit, chaque année, aux jeunes palmettes en formation.
PÊCHER
PÊCHER
Les formes en U simple ou double s^ob tiennent facilement; on commence la bifurcation dès la première sève, par une taille en vert ou par un pincement et un palissage.
En général, une taille longue est préférable h l'égard des membres de charpente. Ceux qui prennent trop de développement seront maintenus par un pincement modéré ou un palissage.
La branche & fruit, espacée à 15 ou 20 cm. sur le membre de la charpente, est taillée en crochet, c'est-à-dire que, étant donné une coursonne ou br. à fr. portant 2 rameaux, l'un sera taillé long pour fructifier, l'autre sera taillé court pour remplacer, l'année suivante, celui qui aura été taillé long. La même opération se répète ainsi tous les ans. Une branche à fruit taillée long à. cause de ses yeux fructifères, sera supprimée aussitôt la récolte pour stimuler la sortie des bourgeons de la base.
Un rameau simple, c'est-à-dire non bifurqué, garni déboutons floraux, pourrait être conservé. On le taille long, on le palisse sévèrement, en l'arquant au besoin; pendant Tété, Tébourgeonnage raccourcira ses bourgeons du sommet et du centre, tout en ménageant ceux de la base qui se développeront mieux.
La qualité fructifère d'un rameau est dans sa grosseur moyenne, ses yeux étant gonflés et assez rapprochés.
L'arboriculteur habile sait diriger ses arbres pendant la végétation; au début de la floraison, il double l'effet du chaperon du mur en plaçant au dessus de l'arbre un abri composé d'une planche ou d'un petit paillasson étroit, soutenu par un poteau accroché sur le treillage ou sur le mur. Aussitôt la floraison terminée, une taille en vert raccourcira les longues brindilles dépourvues de fruits; puis Tébourgeonnement supprimera les pousses inutiles ; ensuite le pincement arrêtera les brins à 5 ou B flles. ; enfin, le palissage aidera à maintenir l'équilibre dans la végétation.
Nous signalerons quelques opérations particulières ayant pour but d'utiliser les bourgeons à fleur. (Au mot Greffe, nous avons parlé du greffage des boutons à fruits du Pêcher.)
Les brindilles nées par le pincement des rameaux sur la branche fructifient; le pincement arrêtera l'élongation des jets qui s'y développent, sauf ceux de la base qui serviront à asseoir la taille de Tannée suivante.
Il est important de ne point laisser un P. dégarni à la base de sa charpente ; on y parvient avec les opérations dites d'été ou en vert, en les appliquant rigoureusement aux rameaux du sommet qui tendraient à s'emporter.
Si la branche est encore vivace, il est facile d'y souder le scion de remplacement au moyen de la greffe par approche simple ou en arcboutant.
Un sujet à grand développement peut recevoir la greffe d'autres variétés moins vigoureuses ou ayant une époque de maturité différente.
Le P. soumis à une forme symétrique doit être taillé dès la première année de sa plantation; on trouvera, à leur lettre, dans cet ouvrage, les moyens de combattre le blanc, la gomme, les pucerons, ennemis du P.
RécoUe. — La Pêche est bonne à cueillir quand le fond vert de la peau s'éclairclt; la couleur et le parfum sont plus accentués, Tépiderme s'assouplit, et sa résistance ou sa soumission au faible mouvement de rotation que l'on imprime au fruit, avec la main, indique son degré de maturation. La Pêche destinée aux voyages sera cueillie avant sa maturité absolue. La Pavie se prête mieux aux transports lointains et au séjour prolongé à l'étalage du marchand. Le Brugnon acquiert plus de saveur lorsqu'il est cueilli assez mûr et laissé quelques jours sur une tablette ; mais son épiderme se flétrit et ne flatte pas autant l'œil de l'acheteur.
On sait qu'une fructification trop abondante nuit à la beauté du fruit. Il convient donc d'édaircir les parties trop chargées, en supprimant les jeunes Pêches trop nombreuses, dès qu'elles ont la grosseur d'une Noisette; c'est dans Tintérêt du fruit et de l'avenir de l'arbre.
Il y a toujours avantage à favoriser le coloris brillant de la Pêche au moyen d'un effeuiUement préalable; mais il faut être sobre de retranchements. Dès que l'épiderme s'éclaircit, la période de maturation commence; on peut alors couper, sur leur pétiole, quelques feuilles qui privent le fruit de la lumière solaire ; on opère graduellement, de façon à conserver deux ou trois feuilles au dessus du fruit, à titre de parasol, jusqu'à la récolte.
Nous n'avons pas besoin de recommander les précautions dans le maniement des belles Pêches. Il faut les cueillir «les doigts ouverts». On les dépose, accompagnées d'une feuille de Vigne ou autre feuille douce, dans un panier plat, capitonné et on les place sur les rayons d'une fruiterie d'été, c'est-à-dire d'une chambre aérée, saine, ni chaude comme une serre» ni froide comme une cave.
L'on ne doit pas cueillir les Pêches d'espalier en plein soleil, si elles doivent être emballées et expédiées en voyage ; dans ce cas, il conviendrait de les laisser refroidir à l'ombre.
La Pêche de plein-vent se récolte à la main ou au cueille-fruit; on doit éviter avec soin de maculer son épiderme délicat. Nous avons dit, au mot Emballage, avec quels soins et précautions on devait procéder à l'emballage des Pêches, en caissettes ou en corbeilles. En dehors de la consommation directe, la Pèche se prête à divers usages d'économie industrielle ou ménagère.
La Pèche en conserve dans une boîte de ferblanc n'a pas, comme les fruits rouges, l'inconvénient d'y prendre le goût du fer; on peut alors l'employer plus mûre que s'il s'agissait d'introduire dans un bocal à orifice étroit le fruit entier ou par quartiers.
Les Pêches glacées ou confites réussissent mieux avec des variétés à chair ferme. Le Brugnon se conserve à l'eau-de-vie.
Le vin de Pêches s'obtient avec des variétés à chair molle, mais parfumée. La petite Pèche de plein, vent se soumet à la distillation.
Les plus parfumées des var. à chair ferme servent aux compotes de Pêches (cuites), à la soupe aux Pèches,'à la salade de Pêches (crues) au vin blanc. A Nice, on les conserve au système
PÊCHER
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Appert, en boîte ou en carafe, et elles servent aux entremets chauds.
Les Pavies sont employées dans le Midi aux marmelades, aux confitures, aux beigfnets de Pèche. Une variété locale à. fruit jaune, mûrissant en août, est préférée dans le Var pour cet usage; le fruit étant pelé et débarrassé du noyau, la chair reste seule dans la bassine. Les Basses-Alpes fabriquant des conserves et des confitures avec certaines Pavie-Alberges, à Texemple des États-Unis. Ch. B.
PÊCHER ET BRUGNONIER. — Culture artificielle et sous verre. — La culture forcée du P. est beaucoup moins difficile et moins aléatoire que celle du Cerisier, du Prunier et de TAbricotier. Bien comprise, elle peut rapporter de beaux bénéfices.
Opérations préparatoires. — 1. Des serres, — Les arbres destinés à cette culture peuvent être élevés en caisses ou en grands pots, mais il est préférable, pour une culture de spéculation et d'une certaine importance, de ne forcer que des arbres cultivés en pleine terre. Les arbres en pots ou en caisses sont plus délicats et plus sujets à l'écoulement de gomme.
Les serres à forcer en 1ère saison n'ont généralement qu'un seul versant, parce que les arbres doivent y être plantés de manière à se trouver rapprochés autant que possible du vitrage.
L'inclinaison des châssis doit être telle, que (es rayons du soleil les frappent perpendiculairement à l'époque de la floraison.
2. De la plantation et du sol. — La plantation doit toujours se faire dès la fin d'octobre, lorsque les premières feuilles commencent à se détacher. En général, il faut préférer des arbres jeunes, des écussons d'un ou de deux ans, sains, vigoureux, bien pourvus de racines.
Quand on est pressé de jouir, on peut prendre néanmoins des arbres en plein rapport, dont on a eu soin de constater, Tété précédent, la fertilité, et appartenant à l'une ou l'autre des variétés dont on trouvera plus loin la liste.
Dans les terrains sablonneux et légers, les arbres sont déterrés sans motte ; lorsque le sol est un peu plus consistant, avec motte, même, si le temps s'y prête, avec mottes gelées.
La terre qui convient aux P. sera composée ainsi : 2 parties terre de jardin, ni légère, ni compacte, 1 p. terreau de feuilles, 1 p. de famier de vache bien consommé eti|5p. gros sable.
Lorsque la serre se trouve dans une situation peu élevée, où le sol est souvent humide pendant l'hiver, on établira un drainage profond à. 1 m. 50 en avant du premier mur.
3. Choix des variétés. — Variétés qui ont été employées avec succès : Avant-pêche rouge. Double de Troyes, Chevreuse hâtive^ Chevreuse tardive, Melcaton, Double montagne, Pourprée hâtive, Grosse Mignonne, Grosse Mignonne hâtive, Madeleine rouge ou Madeleine de Courson, Madeleine blanche.
Les six premières variétés, qui sont toutes à petites ou moyennes fleurs, doivent être préférées pour les serres de haute primeur, que l'on commence souvent à chauffer dès la mi-novembre ; pour les saisons suivantes, y compris la 2«, que
l'on met ordinairement en activité vers la fin de décembre et dont les fruits sont mûrs à. la fin de mai ou dans le commencement de juin, il y a plus de profit h, choisir les var. à grandes fl.
4. Formation et conduite des arbres. — Le cordon vertical simple et le cordon double ou forme en U, pour les arbres appliqués sur un treillis parallèle au vitrage, seront évidemment les formes qui réuniront le plus d'avantages.
Traitement préparatoire^ — Règle: Pour obtenir l'année suivante une fructification abondante en culture avancée, il est indispensable d'enlever impitoyablement tous les boutons à fleurs sur les arbres que l'on se propose de forcer. H faudra aussi soigner particulièrement ces arbres quant & l'ébourgeonnement, la taille en vert et le pincement.
Traitement en serre. — Avant de commencer le forçage, il faut que la végétation ait cessé complètement, ce dont on n'est certain que lorsque le thermomètre s'est abaissé, pendant quelques nuits, à 8 ou 4<> au dessous de zéro et quand les flles. se sont détachées naturellement des arbres.
En Angleterre, on ne commence généralement à mettre en train la 1^® saison qu'en décembre ou janvier, et la maturité des fruits a lieu au plus tôt à. la fin de mai ; beaucoup de cultivateurs ne commencent même qu'au l»'' février. A Berlin comme à Vienne, où les hivers sont plus rudes et plus précoces, on commence à. forder la l*^ saison au plus tard le 1«' décembre; en Belgique, on fait de même avec succès.
Quant aux saisons suivantes, on les met en train successivement à un mois ou six semaines d'intervalle.
Dans la forcerie de 1'* saison, la floraison arrive vers l'époque où les jours sont courts et souvent brumeux, où le soleil est rare ; il ne faut donc pas diminuer les chances de succès en supprimant un trop grand nombre de boutons. On taillera très long, et, lors de la taille en vert, on raccourcira tous les rameaux dont les fleurs n*auront pas noué. Plus tard, la taille pourra être plus courte. En règle générale, pour la saison la plus hâtive, taille presque nulle, surtout si le pincement a été opéré de manière à ce que les rameaux n'aient pas plus de 30 à 40 cm. de longueur ; pour la suivante, taille plus sévère; pour la 3«, encore plus, et ainsi de suite.
Forçage proprement dit. — i" période. — La chaleur et l'humidité sont les deux éléments essentiels de la végétation. Une humidité très abondante de l'atmosphère sera utile, indispensable même, pour activer le mouvement de la sève avant l'épanouissement des fleurs; mais, pendant la floraison, elle deviendra au contraire très nuisible à la fécondation. Il faudra seringuer matin et soir toutes les branches avec de l'eau tiède (25 à 30^ C), ou avec de l'eau qui aura séjourné pour le moins quelques heures dans la serre. Il faut également jeter de l'eau dans les sentiers, sur les murs et sur les tuyaux de chauffage; dans les serres qui ne sont pas chauffées au thermosyphon, on placera des bacs remplis d'eau sur les conduits de chaleur.
La température ne doit s'élever que lentement et graduellement: la 1" semaine, 8 à.
PÊCHER ET BRUGNONIEE. — 928
PÊCHER ET BRUGNOXIER.
10^ C; la semaine suivante, Télcver de 2^, et ainsi de suite chaque semaine, jusqu'à 15 à 18^, maximum qu'on ne peut pas dépasser. Si les rayons du soleil provoquent Télévation de la température, on peut aller jusque 23 ou 24^, sans qu'on soit obligé de donner de Tair. La température de la nuit devra toujours être inférieure à celle du jour : 8^ le jour, elle ne pourra dépasser 6^ la nuit; 16^ le jour, lO^ la nuit.
Dès que les châssis sont placés, on couvrira le pied des arbres d'une couche de fumier chaud, à l'intérieur et à l'extérieur de la serre. Quelques jours après, on donnera un bon arrosement avec de l'eau à. 400. additionnée d'une certaine quantité de bouse de vache, du purin ou autres engrais liquides. Cet arrosement sera renouvelé 15 jours ou 3 semaines plus tard, lorsque les arbres seront en végétation. Le fumier placé à l'extérieur de la serre sera recouvert d'une planche.
2* période, — Floraison et fécondation. — Au bout de 5 ou 6 semaines, la flor. a lieu. Lorsque les fl. commencent à. s'ouvrir, on ne mouillera que le tronc et les branches de charpente ; le seringuage sur les fl. les laisserait stériles.
Pendant toute cette période, donner autant d'air que possible ; si le soleil reste caché, on diminue la chaleur : 8^ et même 7^. Au moyen d'une température peu élevée, la floraison se prolongera tout au moins pendant trois semaines ; durant cette époque, un seul jour de soleil suffira pour déterminer une fécondation naturelle assez abondante. Plus la floraison se prolonge, plus on peut compter sur une bonne réussite.
Dans la culture sous verre du Pêcher, il sera avantageux, pour aider à. la fécondation des fleurs, de passer sur celles-ci, au moment du complet épanouissement, au moyen d'un pinceau moelleux ou plutôt de brosses légères formées d'inflorescences de Stipa pennata.
C'est ordinairement au cours ou vers la fin de cette période que les pucerons commencent à se montrer; il faut fnmiguer au moyen du tabac, même pendant la floraison, mais prudemment, pour ne pas brûler les fleurs
3* période, — Formation du noyau, — Lorsque l'ovaire se gonfle et remplit la partie inférieure du calice, on donne un nouvel arrosement avec des engrais liquides et Ton recommence les seringuages sur les flles. avec autant de régularité qu'avant. Jeter égalt« de Peau dans les sentiers et sur les conduits de chaleur.
Dans les forceries de l^o saison, inutile d'aérer et d'ombrager beaucoup. Il ne faut aérer que rarement et seulement vers le milieu de la journée, lorsque le thermomètre monte à 20*^. Dans les saisons suivantes, la ventilation deviendra de plus en plus nécessaire.
Jusqu'au moment de la formation du noyau, la température diurne sera tenue régulièrt. entre 14 et 160 ; celle de la nuit, de 10 k 12".
On ne doit pas différer trop longtemps Vébourgeonnement^ ainsi que la taille en vert. Quant au pincement, on ne le pratique ordinairement que plus tard ; on doit néanmoins arrêter les bourgeons qui tendraient à s'emporter.
Dès que les nouvelles pousses commencent à
prendre une consistance un peu ligneuse, il ùlq% les palisser graduellement, au fur et à mesure des progrès de la végétation.
Quand les fruits atteignent un peu plus de la grosseur d'une noisette, ils entrent dans un moment de crise qui dure 8 à 10 jours et qui en fait souvent tomber un grhuà nombre; ils forment alors leur noyau.
Pendant cette période critique, on diminuera la température de 2 ou de H», on ombragera tous les jours quelques heures, si le soleil est ardent, et on modérera les arrosements. Au bout d'un ceruin temps, on coupe un fruit en deux, et si le no3'^au commence à durcir, la réussite est devenue pour ainsi dire certaine.
On retranchera alors une partie des fmita trop abondants ; le nombre de fruits à conserver dépend de la vigueur des arbres et des variétés. L'avant-pêche ou la Petite Mignonne pourront en porter deux et trois fois plus que la Melcaton ou la Sourdine.
4« période. — Maturité, — A mesure que le fruit grossit, les soins de culture deviennent plus faciles ; la végétation peut être stimulée par une chaleur un peu plus élevée (16") et par un ou deux arrosements avec des engrais liquides. On devra les supprimer à temps, pour qu'ils n'altèrent par la saveur délicate des fruits. Les bassinages seront continués anssi longtemps que les fr. n'auront pas atteint tout leur volume; ils rehaussent cette belle couleur rouge que le soleil donne aux fruits. On cesse les bassinages quelques jours avant la maturité.
Une fois l'existence des fruits assurée, on doit procéder au pincement, en agissant par gradation. VeffeHillage, utile au P. en plein air, est plus nécessaire dans la serre, où le fruit a toujours moins de saveur et de coloris.
La ventilation est indispensable durant cette période, à mesure que la Pêche approche de sa maturité. Lorsque le temps est favorable, mais seulement pour les saisons dont la maturité arrive fin mai et plus tard, on pourra enlever les châssis et exposer chaque jour, pendant quelques heures, les arbres à Tair libre ; il faut les recouvrir avant le soir et chaque fois que la pluie menace de tomber.
On peut aussi retarder ou accélérer la maturation, au fur et à mesure des besoins, en diminuant ou en augmentant la température.
Traitement après le forçage. — Aussitôt la récolte des fruits terminée, il faut seringuer vigoureusement les feuilles pour les rafraîchir. Par suite de la sécheresse relative de l'atmosphère, l'araignée rouge réapparaît ordinairement, lorsque les fruits ne mûrissent pas vite. Les combattre au moyen d'aspersions d'eau froide.
Les arbres de la 2» saison et des saisons suivantes peuvent être découverts immédiatement, et arrosés une dernière fois aux racines, si l'on n'a pu profiter d'une journée pluvieuse.
En octobre, on donne un labour à la terre, au pied des arbres, en y enfouissant une bonne fumure de bouse de vache; après l'hiver, on rajeunit toutes les branches fruitières.
Les Pêchers de première saison doivent se reposer pendant trois ans. Les arbres dont la
PÊCHER ET BRUGNONIER.
PÊCHER ET BRUGNONIER.
mise en végétation ne commence qu'à partir de février, peuvent être chauffés régnlièrement chaque année sans inconvénient, pourvu qu'on les expose, dès la fin de mai ou au commencement de juin, à la libre influence de Tair et du soleil et qu'on ne leur laisse pas produire des récoltes trop abondantes.
Lorsque l'hiver est rigoureux, il est quelquefois nécessaire d'abriter les Pêchers qui ont été forcés l'année précédente.
Gnltore ea pois. — Sous verre, la culture en pots donne d'excellents résultats.
Pour l'empotage, on choisira des écussons d'un an. On prend des pots de 28-30 cm. de diamètre Plus tard, à la suite de plusieurs rempotages, on pourra employer des pots bien plus grands, même des caisses de 45-60 cm. et
|Fig. 670. — PBLAROONIUIf GRANDIPLORUM Willd.
plus, et les arbres, conduits en pyramides, pourront donner annuellt. jusqu'à 50-60 beaux fr.
Lies P. seront greffés sur Prunier de 8t. Julien.
Lies var. propres à la culture en pots sont très nombreuses ; voici les plus recommandables :
Péchas et Pavies: Grasse Mignonne hâtive, Grosse Mignonne ordinaire^ Nobless, Madeleine rouge^ Oalande^ Beine des vergers, Walburton admirable, Admirable tardive, Têton de Vénus, Sourdine, Pavie de Pompons, Pavie Catherine,
Pèehafl litsefl et Brugnoas : De Stanwick, Elruge. Orange de Bivers, Blanc, Violet hâtif, Early Newington,
Péehefl américainefl tardives : Baldwin Cote, Pride of Autumn, Qaither^s Cate, Thomas November.
La transplantation du Pêcher, en pots aussi
DionoififAiRB d'bortigulturb.
bien qu'en pleine terre, doit toujours se faire de préférence à. l'arrière-saison, au moment où Us feuilles sont sur le point de se détacher des rameaux, c'est-à-dire vers la fin d'octobre ou au commencement de novembre. Les arbres mis en pots hivernent dans la serre-verger ou à l'air libre. Les pots doivent être enveloppés de foin sec ou de feuilles.
Les Pêchers et les Brngnoniers se laissent conduire en buisson, en colonne, en pyramide et à mi-tige, en tête ou en couronne.
Le compost employé pour l'empotage est à base de terre forte, argileuse. On doit y ajouter un quart ou un tiers de terreau consommé. Cela n'est pas indispensable lorsque le compost est formé de gazons enlevés dans une prairie où les vaches pâturent une partie de l'année.
Rien ne doit être négligé pour favoriser la végétation. A cet effet, la terre reçoit plusieurs fois, à la surface du sol, une sorte de paillis ou de couverture, préparée à l'avance et composée de crottins de cheval, auxquels on ajoute des cendres de touraille. Avant d'être
Fig. 671. — PéLAROONIUlC à PBUILLBS DB LiBRRB
Pblaroonium pbltatum Soland.
employée, cette couverture est fréquemment arrosée de purin. On en garnit la surface des pots dans le courant de mai, après avoir enlevé quelques centimètres de terre. Cette couverture elle-même est renouvelée aussitôt qu'elle est épuisée par les arrosements. En outre, on donne, une on deux fois par semaine, un arrosage avec de l'eau, colorée à peine par de la fiente de pigeons.
Les arbres sont tenus sous abri vitré jusqu'à ce que les fruits aient noué. On les expose ensuite à l'air libre, en plongeant les pots, aux deux tiers, dans le sol d'une plate-bande.
C'est à l'aide du pincement qu'on obtient les Pêchers miniatures. Les arbres miniatures doivent être greffés sur de faibles sujets du Prunier Damas noir, mis en pots de 10 cm. cn-
Uoc^le
PÊCHER ET BRUGNONIER. — 980 —
PELAKGONIUM.
viron. La greffe se fait en janvier, sons châssis, sur coache ou en serre chaude. Dès que les jeunes pousses ont développé 4 feuilles, on en pince Textrémité, de manière à ne laisser que 3 feuilles. Les bourgeons qui prennent naissance à la suite de ce pincement sont ensuite arrêtés au dessus de leur première feuille, et Ton doit continuer à appliquer le même traitement aussi longtemps que Tarbre vit, si on tient à le maintenir sous une forme naine. Au mois de mai, on procède à un premier rempotage dans des vases de 15 cm., et vers le milieu do juin on recommence l'opération dans des pots de 20 cm. Ce seront les plus grands qu'on donnera aux arbres miniatures. On ne les rempotera plus dans la suite ; on se contentera d'en renouveler partiellement la terre. Ed. P.
Peiûmelke. Nom allemand du Lyéhnia Viscaria.
PECTINE. Découpé en lobes étroits, comparables aux dents d'un peigne.
PÉDALÉ. En forme de pédale. On désigne sous ce nom les feuilles composées dont le pétiole se divise au sommet en deux branches divergentes qui portent un rang do folioles sur leur côté intérieur (Helleborus niger, Dracunoulus vulgaris).
PÉDICELLE. On désigne sous ce nom les dernières ramifications du pédoncule, c'est-à-dire celles qui portent les fleurs, dans les inflorescences complexes.
PÉDONCULE. Support ou queue des fleurs.
Lorsque le pédoncule est ramifié, comme c'est le cas dans les inflorescences pluriflores, les ramifications qui portent les fleurs portent le nom de pédiceUes.
PELARGONIÏÏM L'Hérit. (Géraniacées.) Yulg. : Pélargonium et Géranium; angl.: Storka BiU\ ail. : Kranichschnabel. Herbes, sous-arbriss. ou arbriss. , glabres ou pubescents,sou vent visqueux, odorants, quelquefois charnus; flles. opposées, rarement alternes, entières, lobées, dentées ou diversement découpées, avec des stipules; pédoncules axillaires, opposés aux flles. ou radicaux, en ombelles bi-multiflores, rarement uniflores; fl. irrégulières; 6 sépales, connés à la base, le postérieur prolongé en éperon soudé au pédoncule; ô pétales ou moins par avortement, un peu périgynes, imbriqués, les deux supérieurs et extérieurs différents des autres, insérés sur les côtés de l'éperon ou dans son voisinage; 10 étamineshypogynes,connées à la base, obliques, les unes au nombre de 7, plus rarement 2-6, fertiles, les autres stériles ou rudimentaires ; ovaire 5-loculalre, 5-lobé, surmonté d'un bec stylaire, avec 5 branches stigmatiques ; 2 ovules par loge ; capsule monosperme, à ô lobes se séparant de l'axe par déhiscence septifrage. On a signalé 400 esp. de P., qui ont pu être réduites à 17ô, de l'Afrique austr. et de l'Australie; 3 esp., de l'Afrique du Nord et de l'Asie. Le genre P. avait été divisé par Sweet en 10 genres, qui doivent être réunis.
P. ardens Lodd. — Lodd. Cad. 139; Sw. Ger. 4; Kern. Hort. 546. — Hybride des P.ftUgidum etlobatum. — Fl. écarlate vif, en ombelles multifl. ; flles velues, cordif., lobées ou ternées.
P. capitatum Ait — Cap. — Vulg.: Géranium rosat, — Fl. pourpres, striées de rouge, et'
petites, en ombelles serrées ; flles. cordiformes, lobées, à lobes dentés, couvertes de poils scabres, à odeur de Rose. — Variété à flles. panachée.
— Sert à la fabrication de l'essence de Géranium et à la foisification de l'essence de Roses.
P. eiticiillatiim Ait. — Cap. — Fl. pourpres, à pétales acuminés ; filles, réniformes, en ooupe, dentelées légèrement. — A produit de nombreux hybrides horticoles.
P. fragrtHS Willd. — Sw. Ger. 172. — Hybride horticole. — Fl. blanches, rayées de rouge, à pétales super, ligules et émarginés ; flles. cordif ormes, trilobées, veinées en dessous.
P. grandiflomm Willd. {Fig. 670.) Bois, Atl. PL. 59. — Cap. — Andr. 12; Sw. Gfr. 29. — Fl. grandes, à longs et larges pétales, les super, blancs et veinés de rouge, les inférieurs blancs; flles. palmées et profondément lobées. C'est le type d'où sont sorties de nombreuses var. horticoles, connues sous le nom de P. hortuianorutn.
P. inquinaBS Ait — Spach, Suit. 22. — Cap.
— Fl. de coloris très . variable, à pétales larges et obQvales, courtement pédoncules, en ombelles mnltiflores;. flles. orbiculaires-réniformes, visqueuses, crénelées, à peine lobées, non zonées de brun. C'est le t^pe, ainsi que le F, gonaUf des nombreuses variétés de Pélargonium ou Géranium des jardins.
P. lateripes L'Hérit — Cap. -— Bois, Atl. pl. 57; L'HéRiT. Ger. 24. - Caract dnP.pdtatum, mais flles. cordif.
P. muIUbraoteatam Damm. — Abyssinie. — Gart. Zbit. 189i?,f.7H. — Nombreuses fl. blanches réunies en ombelles; flles. lobées, bronzées, avec une zone foncée.
P. odoratissimum Ait — Cap. ~ FL très petites et blanches ; pédoncules 5-10 flores ; flles. arrondies-cordiformes, entières, denticulées^ à odeur forte; rameaux traînants.
P. peltatum Soland. — Cap. •— Kbrner, Hort. 70Ô. (Fig 671.) — Vulg. : Pdargonium à fies, de Lierre. (Syn. : P. hederœfoUum Salisb.) — FL très variables de grandeur et de coloris, qui passe du rouge au blanc par de nombreux intermédiaires ; flles. glabres et très légèrement pubescentes, charnues, peltées, à 5 lobes obtus, très entiers sur les bords. Cette pL est le type d'où proviennent les nombreuses var. de P. à feuilles de Lierre.
P. tricolor Curt. — Cap. — B. M. 240; Sw. Ger. 43; Hbrb. Amat. 1 , U». — FL avec les deux pétales supérieurs rouge très foncé, du moins à ta base, qui est maculée, et les inférieurs blancs; flles. oblongues, incisées ou lobées.
P. triste Ait — Cap. — B. M. 1641; Sw.GBi. 230; Herb. Amat. Î, 27. — FL jaune brunâtre, tachées de foncé, avec la bordure plus pâle, odorantes le soir, en ombelles multiflores; flles. profondément pinnées, à divisions dentées et laciniées, glanduleuses. Une forme à divisions plus larges est connue sous le nom deP. jî2ftjE»ai* dulifoUum H. et Sond.
P. tonale L'Hérit (Fig 672) — Cap. — Bois, Atl. PL. 56; III. H. 1862, 346; B. H. 1862, 17; Fl. 0. S. 1444, 154.3. — (Inclus : P. stenapetalum Ëhr., qui n'enestqu'une variété apétales étroits.)
— Fl. de coloris variant du cramoisi au blanc, à pétales plus étroits et plus allongés que ceux
PBLARGONIUM.
PELECYPHORA.
du P. inquinans, en ombelles multîflores, et à pédoncales allongés; flles. arrondies cordiformes, lobées^ crénelées, crispées aux bords et presque toujours marquées d'une zone concentrique foncée à la face supérieure.
Cette esp. a contribué pour une bonne part à la production des var. de P. cultivés.
Les pi. que l'on rencontre dans les jardins appartiennent rarement aux espèces types, mais à des races hybrides, dont les principales sont : 1^ Fàarganiums à grandes fleurs, (P. hat' tuianoruM Hort ) Caractères généraux du P. grandiflorum, introduit du Cap en 1794, mais malgré cela profondément modifié par le croisement et les sélections successives. Ce sont des plantes sous-frutescentes, à feuilles peu velues, raides et à grandes fleurs, qui demandent à être cultivées en pots ou en serre froide. Les variétés en sont très Nombreuses.
Les Félargonitmê à m<iciUe$ on Odier, appartiennent au même groupe. Ils forment des plantes vigoureuses et compactes, très florifères, mais à fleurs de forme moins parfaite. Plus délicats sont les P. de fantaisie ; leur port est plus compact^ leur floraison plus élégante et plus abondante; leurs fleurs mieux panachées. 2^ P. sonaks au à massifs. La plus importante des races horticoles provient du croisement des P. sonàle et in^inans, introduits en Europe depuis le commencement du XVIIIo siècle. Ce sont ceux qu'on appelle générait, des Géranium. df^ P, à feutUes de Lierre. Ce sont d'excellentes plantes que Ton utilise fréquemment pour la garniture des suspensions et qu'on peut employer aussi comme plantes grimpantes et pour la décoration des corbeilles en pleine terre. Les différentes races horticoles de Pélargoniums ont produit des variétés à fleurs doubles ou semi-doubles.
Les P. zonales ont donné naissance à de nombreuses variétés caractérisées par les feuilles panachées, très employées dans Tornementation, et qu'on distingue en: tricolores, bicolores, feuilles panachées et feuilles dorées. Les P. à feuilles de Lierre sont moins nombreux, mais non moins décoratifs.
CuUure et muUiplieation, ~ Tous les Pélargoniums sont susceptibles de se multiplier de graines que les plantes à fleurs simples donnent assez abondamment et qu'on ne récolte qu'au moment où elles vont se détacher. On peut les semer sitôt q^u'elles sont sèches ou attendre le printemps suivant. On sème en terrines, sur chaleur de fond ou sur couche, en ayant bien soin d'éviterl'étiolement et de n'arroser qu'avec précaution. On empote dans des godets qu'on place sous châssis pour faciliter la reprise et on ne rempote dans les godets de 12 que quand la floraison commence à se faire.
Le bouturage est surtout le procédé de multiplication employé. On peut l'opérer en tous temps, mais oe préférence au printemps et à la fin de l'été. On prend des rameaux vigoureux que l'on tronçonne en 2 ou en 4 yeux. On re-
Sique ces boutures sous châssis en pleine terre, ans des godets ou dans des terrines, suivant la quantité sur laquelle on opère. La reprise a lien dans la plupart des cas au bout d'un
mois, quand on a soin d'ombrer et d'arroser convenablement. On empote alors chaque plante séparément et on rentre en serre au commencement de l'automne. On peut encore multiplier certaines espèces par bouturage de tronçons des grosses racines.
La serre où les jeunes plantes doivent passer l'hiver doit être saine, bien aérée, bien ensoleillée ; la température, qui peut être portée à 8 degrés pendant la nuit, peut à la rigueur être maintenue à i ou 2 degrés au dessus de zéro ; pendant le jour, on chauffe de 12 à 150. Les P. à grandes fleurs, doivent être remjsotés une dernière fois en décembre, en pinçant jusqu'à la mi-janvier, à moins qu'on ne désire obtenir une floraison précoce. Les Pélargoniums fantaisie seront avantageusement multipliés au printemps. Quant au P. zonales, destinés à orner les serres pendant l'hiver, on devra les bouturer au printemps ou même à l'automne précédent. Quand l'enracinement a eu lieu, on place les jeunes pi. dans une serre ou une bâche bien sèche, et vers le milieu de l'été on les dispose en pleine terre.
En pinçant les jeunes pi. de façon raisonnée, habituellement une ou deux fois, on obtient des pi. plus touffues et plus compactes.
Les P., quels qu'ils soient, redoutent l'humidité. Une terre légère et perméable convient aux sonaies, de même qu'aux var. à feuilles de Lierre. Les var. à gr. fl. demandent de la terre franche, fibreuse, concassée, mélangée de terreau et de sable.
La multiplication des P. â feuilles de Lierre se fait comme celle des autres espèces, dans le courant de l'été autant que possible, et même en plein air comme pour les zonales. Il faut arroser fréquemment jusqu'au moment de la floraison.
Les P. à grandes fleurs se cultivent en pots et on les laisse habituellement dans une serre froide avec beaucoup d'air pendant la floraison. Après quoi on sort les plantes et on les rabat au bout d'un mois environ.
Quant aux eonales destinés à l'ornementation des jardins pendant l'été, on les place en pleine terre au commencement de juin au plus tard.
Ce qui se fait pour ces derniers s'applique aux tonales panachés^ sauf pour les var. tricolores, plus délicates, qui demandent plus de chaleur et qu'on fera bien de tenir sous verre. On peut cultiver pendant plusieurs années les P. à grandes fleurs et en faire de fortes
Ï liantes, en les rabattant, en les rempotant tous es ans et on activant la floraison par des arrosages à l'engrais liquide P. H.
PELECYPHORA . Ehrenb. (Cactées.) Petit genre composé d'une seule esp., qui serait mieux placée dans le genre Anhalonium Lem. (Arioearpus Scheidw.), dont elle n'est séparée par aucun caractère botanique.
P. atelliformis Ehrenb. [Syn.: Mamillaria aseUifera Monv.; Anhalonium aséUiforme ou Arioearpus aseUiformis Web.] — Illustr. hort. 18r8, t. 186; Bot. Mag. t. 6061. — Mexique, Valle del Maïz. — Petite plante subglobuleuse ou claviforme, ne dépassant pas 5-6 cm. diam., quelquefois cespiteuse, d'un vert grisâtre, couverte de tubercules â base rhomboïdale, très
PELECYPHORA.
PELLIONIA.
rapprochés, disposés en séries spirales, et sarmontés d'une aréole ovale, denticnlée on frangée, aseUiforme, c'est-à-dire ayant la forme d*nn cloporte.
Très jolie fleur rose, sortant entre les tubercules du sommet, semblable à une fl. de Afomtllaria^ de 2-3 cm. diam. Divisions périgoniales spatnlées acuminées, les intérieures d'un rose violacé, les extérieures d'un rose plus pâle. Anthères orangées ; stigmates blancs.
On cultive, sous le nom de P. aseUiformis pectinifera ou pectinata^ une fort jolie plante qui offre une grande ressemblance extérieure avec le P. aseUiformis, mais qui, par ses caractères botaniques, est un vrai AfamiOaria. Voir Mamillaria peoUaifera Web. D*^ W.
Fig. 672. — PBLARGONiniK ZONALB ^L'HériL ^
FéUade. Voir Vipère.
PELLJBA Link. (Fougères, Folypodiacées,) Plantes et frondes pinnées ou pinnatifides, portant des sores marginaux qui forment une ligne continue et sont plus ou moins recouverts par le bord des pinnules.
P. atropnrpnrea Link. — Amer, du Nord.
— Frondes bipinnées, de forme lancéolée, à stipes dressés, tomenteux, à pinnules coriaces, deltoïdes, plus ou moins auriculées à la base, avec rachis tomenteux et sores recouverts par le bord recourbé des pinnules. Serre temp.
P. eordata Smith. {Platyîama flexuasa Link.)
— Andes péruviennes et mexicaines. — Frondes bipinnées, de forme lancéolée-deltoïde, à stipes dressés, brunâtres, à pinnules ovales ou oblongfues, cordées â la base, assez coriaces, avec rachis pubescent et sores marginaux non recouverts. Serre chaude.
P. geraniafolia Fée. — Amer, tropicale. — Frondes pinnées, de forme peltoïde, à stipes lisses, dressés, noirâtres, avec 4 pinnules laté-
rales, dont la dernière plus large et segmentée, à rachis noir et à texture délicate ; sores marginaux sur le bord enroulé des pinnules. Serre chaude.
P. glanea Sm. — Chili. — Frondes qaadripinnatifides, à stipes lisses, brunâtres, à pinnules découpées en segments linéaires-oblongs, crénelées, à texture coriace, supt. d'un vert glauque, luisant, inft tomenteux comme les rachis ; sores recouverts par le bord des segments. Serre chaude.
P. hafUta Link. — Afr. du Sud. — Frondes bi- ou tri pinnées, â stipes lisses, brunâtres, à pinnules divisées en segments ovales-lancéolés, sessiles. entières, & texture assez ferme, avec rachis lisse; sores en partie recouverts par le bord membraneux des segments. Serre ch.
P. ternifoUa Fée. — Amer, tropicale. — Frondes pinnatifides, de forme lancéolée, à stipes fibrilleux à la base, brunâtres, à pinnules divisées en 8 segments linéaires, mucronés, coriaces, de couleur glauque, avec rachis brunâtre, lisse. Sores finalement découverts. Serre chaude. E. R.
PBLLB. Instrument composé d'une grande et forte lame en fer ou plus rarement en bois et d'un manche en bois, servant pour les terrassements, déblaîSy chargements, transports, maniements, de terres, terreaux, sable, gravats, pierrailles, débris, etc. Dans le jardinage, on en emploie de deux sortes :
FIf. 678. — Pelle carrée.
l^ La P, carrée on P. de farâimer, ou encore P. plaie {Fig, 673)^ à fer rectangulaire, légèrement cintré transversalement, et k manche généralement droit. Légère et d'un inaniement facile, elle sert surtout pour étaler la terre meuble et les terreaux, pour relever et dresser les bords des sentiers et pour niveler les planches.
2^ La jP. creuse ou P. de terrassier, k fer concave et terminé en pointe arrondie, plus fort, plus résistant et plus lourd que celui de la pelle carrée ; à manche cintré vers son insertion. Cette P. est indispensable pour charger et manier les gravats, cailloux et débris de toute nature, le gpravier, la terre en mottes, etc. Elle est également fort utile pour les défoncements et défrichements. L. H.
PELLIONIA Gaudich. (Urticées.) Herbes souvent rampantes, rarement sous-frutescentes; files, alternes, distiques, courtement pétiolées ou presque sessiles, à base inégale, entières on dentées, accompagnées souvent d'autres files, plus petites; fl. dioïques. — Asie trop., et iles du Pacifique. — On ne cultive guère de ce genre que le P. DaTeauana N. E. Br. de Coehin-
PELLIONIA.
PENTAS.
chine, introduit sons le nom inexact de Bégonia Daveauana Godefr. (voir B. H. 1880, p. 290, fig. coL ; III. Hort. t. 472) ; belle plante de suspension pour les serres chaudes et tempérées, à feuillage très ornemental; et le P. pnlchra, 111. Hort. t. 479, aussi de Cochinchine, à nervures blanch&tres. J. G.
PfiLORIE. C'est la monstruosité qui se produit quand une corolle normalement irrégulière devient régulière dans une fleur. Linné observa ce fait sur une Linaire qui possédait 5 éperons au lien d'un seul, et par erreur il en avait fait un genre nouveau Peloria. D' D.
Pdtmse. Voir GasoBs.
Fig. 674. — Feuille peltée.
PELTÉ. {Fig. 674.) En forme de bouclier. Les feuilles sont dites peltées, lorsqu'elles ont un limbe orbiculaire, fixé au pétiole par le milieu de l'une de ses faces et non par le bord. Ex. : la Capucine.
PEMPHI6U8 Hartig. (Hémiptères-Hétéroptères, fam. des Aphides.) Ces pucerons sont caractérisés par la présence de deux nervures transversales sur les ailes inférieures (pour les individus ailés). De petite taille, épais, ils déterminent par leurs piqûres des galles.
Le P. bursariut Linn., ou Puceron du Peuplier noir de Geoff., nonmié «ussi puceron laineux, vit dans les tubérosités des pétioles des feuilles de Peuplier. Ces tubérosités s'ouvrent à la fin de Tété par une fente longitudinale, pour donner passage aux Pemphigus ailés. P. Tn.
PfiNIGILLÉ. En forme de pinceau.
Ptnnatifide. Voir PiBnatiflde.
Pennatilobé, Voir PiBBatilobé.
Pennatipartite. Voir Pianatipartite.
Fènnatiséqué, Voir Pinnatiséqué.
PENNÉ. On applique qualificatif aax feuilles composées dont les folioles sont disposées sur les deux côtés opposés d'un pétiole commun, comme le sont les barbes d'une plume sur sa côte. (On dit aussi Pinné.)
PENNINER7E. Qui présente des nervores pennées.
PBNNI8ETU1I Rich. (Graminées.) Plantes annuelles ou vivaces, d'aspect varié ; files, planes ; infl. souvent en épi terminal, dense et long, rarement en panicule rameuse; glumes terminées en soies minces, pinnatifides ou barbues-plumeuses. 40 esp. Inclus.: Oymnothrix, Penicillaria, etc.
On cultive surtout, pour l'ornement des plates-
bandes, le P. latifolinm Spreng. (Gymnothrix latifolia Schult.), de la Eép. Argentine, à larges files, lancéolées et glabres ; plante formant de magnifiques touffes dressées, de 2 m. de haut ; fieurit rarement dans les cultures ; n'est pas rustique; rentrer les souches en orangerie l'hiver, au sec et au repos ; les remettre en végétation au printemps, en les divisant.
Les P. loBgittylnm Hochst., Bois, Atl. Pl. Jard. t. 308 B; P. macrourum Trin.; P. oomprettum R. Br., et P. Rnppellii Steud., R. H. 1 897, p. 54, f. 18-19, sont recherchés pour leurs belles infiorescences employées dans les bouquets secs.
Pensée. Voir Viola trieolor maxima.
PENTAMERE. Une fieur est dite pentamère, lorsqu'elle est construite sur le type cinq, o.-à-d. lorsque chaque verticille floral : calice, corolle, étamines, carpelles, est composé de ô pièces.
Fig. 675. — Pbntas garnba Benlh.
PENTAS Benth. (Rubiacées-Hedyotidées.) Genre comprenant 6-8 esp. origin. de l'Afrique tropicale, subtropicale, australe et de Madagascar. Ce sont des pi. herbacées ou sous-frutescentes, dressées ou couchées, hispides on tomenteuses, à flles. opposées, pétiolées, ovales ou ovales-lancéolées, accompagnées de stipules multifides. Les fi., en corymbes de cymes terminaux, courts ou allongés, sont de couleur lilas. Le calice est à tube obconique ou turbiné, à limbe divisé en 4-6 lobes inégaux. La corolle est infandibuliforme, poilue, à tube allongé, à gorge munie d'une épaisse couronne de poils ; à limbe divisé en 4-6 lobes étalés, ovales-oblongs, valvaires. Les étamines sont au nombre de 4-6. L'ovaire, 2-loculaire, est surmonté d'un style filiforme à 2 branches linéaires. Le fruit est une capsule membraneuse ou coriace, à 2 valves persistantes ; il contient de nombreuses 1 graines, petites, anguleuses. On cultive surtout:
PENTAS.
PENTSTEMON.
P. carne/i Benth. {Fig, 675.) [Syn.: Sipcmea camea A. Brong^t.] — B. M. t. 4086. — Plante buissonnante produiBant d'une manière presque ininterrompue d'abondantes fleurs rose violacé pâle, constituant d^éiégants bouquets terminaux. Exige des rempotages fréquents en soi fertile, composé de terreau de feuilles, terreau de couche et terre franche. Cultiver en serre chaude près du verre pendant Thiver et en serre tempérée pendant Tété. Les arrosements doivent être modérés pendant Thiver. Multiplication facile par boutures.
PENTATOME. Sous ce nom, on réunit tous les Hémiptères-Hétéroptères dont Técusson dépasse le milieu de Tabdomen ou même quelquefois le recouvre, d'où le nom de Punaises à bouclier, La tête, triangulaire, est enfoncée dans le prothorax et porte, au devant des yeux, des antennes longues de 5 articles, parfois cependant de 3 articles. Ils sont représentés en Europe par un petit nombre d'espèces. On les rencontre sur les feuilles des arbustes, sur les buissons. La particularité la plus grande de ces insectes est rôdeur infecte qu'ils exhalent et qu'ils communiquent aux fhiits qu'ils ont touchés. C'est ce qui les fait considérer comme nuisibles, car les dégâts qu'ils causent, en suçant les sucs végétaux, sont fort restreints, et souvent même ils ont un régime animal, piquant de leur rostre les chenilles et les larves.
Pentatome. Voir Ziorona.
P. des bais. Voir Tropicoris.
P. gris. Voir Rapbigaster.
P. ornée ou du Chou. Voir Enrydema.
P. potagère. Voir Enrydema.
P. des baies. Voir Garpocoris.
P. verte. Voir Palomena. P. Tn.
PENTHINA Treitschke. (Microlépidoptères du groupe des Tortricides.) Petits papillons au corps assez épais, aux ailes supérieures peu larges et munies d'une côte légèrement arquée dans toute la longueur. La spiritrompe est courte, et le 2<* art. des palpes est velu et triangulaire, tandis que le 3' est en forme de bouton. A l'état adulte, les Penthina se trouvent sur les buissons et les haies d'Aubépine. Les chenilles vivent entre les feuilles qu'elles relient au moyen de fils de soie et y subissent la nymphose. L'espèce la plus commune est le P. pruniaria Hubn. ou Teigne bédaude à tête brune de Qeoiï., dont la moitié ou les ^Iz des ailes supérieures sont d'un noir brun et la partie intermédiaire blanche. Les chenilles, d'un vert sale lorsqu'elles sont jeunes, noircissent par la suite. On les rencontre en avril et mai dans les bouquets de fleurs des Cerisiers et des Pruniers, puis ensuite entre les feuilles. Les papillons paraissent en juin et juillet; en août, une seconde génération de chenilles se tenant entre les feuilles continue les dégâts. La chrysalidation a lieu, soit en terre, soit sous les mousses ou les herbes. Les papillons de la seconde génération éclosent au printemps suivant.
Pour arrêter les dégâts, il faut couper les paquets de feuilles et les brûler. On peut encore, pendant l'hiver, projeter de l'eau bouillante au pied des arbres pour détruire les chrysalides. Le P. variegata Treis. vit, à l'état de chenille,
sur les arbres fruitiers et sur le Chêne, rongeant les jeunes pousses et les boatons. Le papillon, de juin à juillet Les œufii n'éclosent qu'au printemps suivant.
Le P. ocdUma Hubn. ou Pjfràle oe^lée. Les chenilles se tiennent cachées dans les boutons de Roses et s'y métamorphosent. Les papillons éclosent à la fin de juin. Enlever et brâler, fin de mai, les boutons qui jaunissent. P. Tn.
PENTSTEMON Michx. (Scrophularinées.) Herbes vivaces ou sous-arbriss.; rameaux souvent dressés, simples ; files, opposées, les radicales et inférieures pétiolées, les supérieures amplexicaules, passant à l'état de bractées; pédoncules dichotomes, pluriflores, rarement uniflores ; fl. disposées en panicules ou thyrses terminaux. Calice à ô se^ents imbriqués, corolle tubuleuse, souvent allongée, quelquef. ventrue-bilabiée (la lèvre super, dressée, concave, bilobée au sommet ou étalée et divisée jusqu'à la base, rarement allongée, émai^nêe, l'infér. trifide nue ou barbue intérieurt. à la base) ; 4 étamines fertiles, à filets courbés à la base et redressés au sommet; anthères glabres ou laineuses, à loges distinctes ou confluentes au sommet; 1 étamine ftérile, réduite au filet (souvent plus courte quQ les fertiles) ; style filiforme ; stigmate capité ; capsule à déhiseence septicide, à valves entières ou bifides ; graines nombreuses, ovoïdes, triangulaires, non ailées.
71 esp. de l'Amérique du Nord, surtout des Etats-Unis, une seule du Nord-est de l'Asie.
Asa Gray a divisé ce genre en deux sousgenres: Saccanthera et JEhApenUt^non. (Voir Proc. Amer. Acad. VI, 56, VH, 379.)
Saooanthera. Anthères sagittées ou en fer à cheval, loges confiuentes au sommet^ déhiscentes par une seule fente sur le dos jusque vers leur milieu, en éperon creux à la base. Ex. : P. asw retts, diffusus, heterophyOus^ Bichardsoni^ etc.
Enpentstemon. Loges des anthères divariquées ou divergentes pendant l'anthèse, déhiscentes jusqu'à la base, très légèrt. confluentes au sommet ; ce sous-genre comprend les 6 sections suivantes :
Erianthera; flles. coriaces^ petites; pédoncules toujours uniflores; corolle légèrement bilabiée; anthères couvertes d'un long duvet; ex.: P. Mensiesi^ etc.
Fruticosi ; inflorescences en panicules pluriflores; corolle bilabiée ; anthères glabres ; ex. : P. aniirrhinoides, P. cordifoliuSj etc.
Ambigui; flles. coriaces, infl. paniculées; anthères glabres, réniformes; ex.: P. boecharifolius^ etc.
Elmigera-, flles. entières, presque toujours glabres; corolle tubuleuse légèrement bilabiée; anthères glabres, filet de l'étamine stérile nu; ex. : P. barbatuSf etc.
Speciosi\ files, entières; corolle ventrue snpérieurt., limbe brièvt. bilabié ; lobes arrondis ; anthères poilues on hirsutes ; ex. : P. glaber, etc.
Oenuini; flles. entières; pédoncules portant de 2-Ô fleurs ; corolle à peine bilabiée; anthères glabres; ex.: P. gentitmoides, P. DigUàHs^ etc.
P. asureui Benth. — Lbm. Jard. Fl. âil; Paxt.Plow. Gard. 64; Bot. Mac. t. 7504. — (Saccanthera.) —Glabre, glauque ;flleB. cauli-
PBNTSTEMON.
PBNTSTEMON.
naires étroites, les inférienres spatulées oblongaes, les supérieures étroitement sessiles; panicules effilées ; pédoncules à 1-3 fleurs ; corolle azurée, k tube rouge pourpre à la base.
— Le P. Jeffrayanns Hook., B. M, 5045; Fl. D. S. 1290; Bblo. hort. 8, 77, en est une forme à flles. plus larges.
P. barbUus Nutt. (Fig, 676.) — Bot. Reg. 116.
— (Ëlmigera.) — Plante dressée ; panlcules allongées; corolle bilabiée, coccinée; lèvre inférieure courbée en dessous, et ordinairement barbue ; bonne espèce, très floribonde ; le P. labrosas Hort., B. M. 6738, en est une forme à fl. écarlate.
P. campaaulitus Willd. — B. M. 1878 et 3884.
— (Genuini.) — Plante quelquefois glabre, visqueuse près de Tinflorescence; flles. caulinaires lancéolées ou linéaires, finement dentées ; panicules allongées en forme de grappe; corolle rose ou carmin clair, tubulense supérieurement ou eampanulée ventrue; filets stériles légèrt. barbus ; esp. très commune dans les cultures ; nombreuses formes horticoles.
P. cordifolius Benth. — Bot. Mac. 4497 ; Fl. D. S. 568; Lbm. Jard. Fl. 14. — (Fruticosi.) — Sarmenteux, même grimpant, prnineuz, pubérulent ou glabre; flles. ovales ou subcordées, légèrement dentées; fl. ayant ordinairement la face inférieure tournée vers le haut; corolle coccinée; filets stériles fortement barbus; la forme des fleurs rappelle celle des Lonicera.
P. diffasus Dougl. — Bot. Reg. 1132; B. M. 3645. — (Saccanthera.)— Tige ascendante, pubérulente; flles. supérieures amplexicaules, profondément dentées ; panicule souvent mélangée de feuilles; corolle carmin violacé; filet stérile barbu au sommet.
P. gentiaBoides Don. — (Genuini.) — Fl. d. S. 7,730. ~ Fl. en panicules feuillées; corolle eampanulée, élargie à la gorge, violacée; pédoncules courts ; a produit de belles et recommandables formes horticoles. (Sous ce nom, on cultive souvent le P. Hartwegi, Voir plus loin.)
P. glaber Pursh. — B. M. 1672; 4819; Fl. d. S. 3, 269. — (Speciosl) (P. Gordoni Hook.) — Plante glabre ; flles. souvent glaucescentes, les caulinaires ovales lancéolées ; calice à segments larges, à bords submembraneux et mutiques ; filet stérile brièvement hirsute au sommet, devenant rarement glabre; corolle pourpre foncé. — A cette esp. se rattache le P. speciosus, R. H. 189Ô, 383, fig. 124; B. R. 1270, à flles. caulinaires très étroites ; fl. bleues, en longues panicules ; anthères et filet stérile glabres.
P. Hartwegi Benth. (P. gentianoides Benth. et Hook.) -B.R. 1838; t.3, B. M. :^.66l. — (Genuini.)
— Pédoncule allongé, bi- ou triflore; corolle tubuleuse, en entonnoir, légèrement dilatée & la partie supérieure, coccinée ou rouge sanguin. C'est de cette espèce surtout que proviennent les formes horticoles connues sous le nom de P. hybrides à grandes fleurs, et à coloris variés, le plus souvent aussi nommés & tort P. genticmotdes.
P. heterophyllus Lindl. - B. M. 3853; B. R. 1899. — (Saccanthera.) — Plante glabre ou praineuse pulvérulente ; flles. caulinaires lancéoléees ou étroites, linéaires, atténuées à la base; pé-
doncule uniflore, rart biflore; corolle rouge pourpre.
P. MnrrayaBus Hook. — B. M. 3472. — (Genuini.) — Flles. supérieures amplexicaules ; pédoncules grêles ; corolle dressée, élargie, rouge cinabre ; filet stérile glabre. — Var. grandiflonts, R. H. 1896, p. 348, à infl. plus fournies et fl. plus grandes que dans le type; coloris variés.
P. ovatns Dougl. — B. M. 2903; Sweet. Flow. Gard. 11, 211. — (Genuini.) — PI. pubérulente à larges flles. dentées ; calice à segments ovales ou largt. lancéolés ; corolle bleu, pourpré.
P. puniceus A. Gray. — The Gard. 1891, v. 38, p. 137. — (Genuini.) — R. H. 1892, 448, f. g. n. — Plante très glauque; tige dressée, peu feuillée ; flles. épaisses,oblongues, les supérieures ovoïdes, perfoliées ; inflor. en thyrse effilé et interrompu ; corolle en entonnoir étroit, écarlate brillant ; filets barbus au sommet.
P. Measiesi Hook. (Erianthera ) Inflorescences à pédoncules uniflores ; anthères couvertes d^un long duvet; corolle lilas pourpré, quelquefois rose. Le P. Seauleri Dougl., B. R. 1278 (P. crassifoîia Lindl., B. R. 24, t 16), se rattache k cette espèce, mais avec des fl. entièrement pourpres.
On trouve aussi dans les cuit les esp. suiv. :
P. antirrhinoides Benth (Fruticosi), B. M. 6157, très rameux; pédoncules presque toujours munis de 2 feuilles ; corolle jaune ; filet stérile, fortement barbu dans sa partie supérieure ; P. confertus Dougl. (Genuini), B. R. 1260, plante très glabre, dressée, à corolle jaune ; P. Digitalis Nutt. (Genuini), B. M. 2587, plante de 1 m. à 1 m. 50; fl. en thyrse, corolle à tube étroit, campanule, blanche supérieurement; filet stérile & peine barbu ; P. Gordonianus Hook., var. spîendena (Speciosi), Gartbnfl. 1895, p. 77, ûg. 25, corolle bleu sombre ; P. Palmeri A. Gray (Genuini), B. M. 6064; Gard. chr. 187H, p. 1368, fig. n. 279 ; Fl. d. S 20, p. 71 ; pédoncule bitriflore; corolle jaune paille et purpurine; P. perfoliatns A. Brongt. (Genuini), Hort. univ. 1844, plante visqueuse, à flles. amplexicaules, denticulées; panicule interrompue, mélangée de feuilles; corolle violet pâle; filet stérile à peu près glabre : P. pnbescens Soland (Genuini) (P. Air«tt«us Willd.), B. M. 1424 ; corolle blanchâtre devenant bleuâtre ou purpurine; espèce bien caratérisée par les 2 plis barbus de la lèvre inférieure ; P. Riehardsoai Dougl. (Saccanthera) (P. laciniatus Nutt.), B. R. 1121; B. M. 3391; LoDD. Bot. cab. 1741; plante étalée, à flles. incisées ou laciniées pinnatifides ; corolle violacée ; filet stérile à peine barbu au sommet; P. rotundifolius A. Gray, B. M. 705 i; Gard. Chr. 1888, V. 4, p. 264, ûg, 31 ; corolle rouge cocciné brUlant ; P. WrightiHook. (Genuini), B. M. 4601 ; Fl. d. s. vol. 7, t. 685; BiiLU. hort. 2, 32; fl. en cyme paniculée pauciflore, rose carminé intense, etc.. etc.
Le P. Hartwegi et ses nombreuses formes et variétés, issues par croisement avec d^autres espèces, généralement connues sous le nom de Pentstemons vivaces hybrides, sont de magnifiques plantes pour former des massifs ou garnir les plates-bandes, Tété, mais qui ne peuvent rester l'hiver dehors sous le climat de
PENTSTEMON.