PHYLLOXERA
On caltive surtout les P. trichomanoidet Don. et P. rhomboidalis L. C. Rich., plantes d^orangerie à Paris, cultivées comme les Dacrydium. Voir Carrière^ Traité des comifèrer, éd. 2, p. 706, et Naudin et Mubller, Manuel de l'Acglimateur. p. 409. J. G.
PHTLLODE. On désigne sous ce nom les pétioles aplatis qui ont Taspect de véritables feuilles, comme cela s^observe par exemple dans les Acacia d'Australie, où le limbe des feuilles avorte en tout ou en partie.
PHTLLOPERTHA Step. (Coléoptères de la fam. des Scarabéides.) Les Phyllopertha diffèrent des Anisoplia par la forme du chaperon non acuminé, muni d'un rebord, et par les crochets des tarses. Ils habitent l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique.
P. horticola Linn. ou petit Juinneton à corselet vert de Oeoff., hanneton de la Saint- Jean, hanneton des jardina. Long de 9-11 mm.; la tête et le corselet d'un bleu ou d'un vert métallique; les élytres bruns Se trouve comm unément en Europe et dévore les feuilles des arbres. Sa larve ressemble & celle du hanneton commun, mais beaucoup plus petite ; elle ronge les racines et occasionne en grandes masses de graves dégâts. On détruit cette espèce en pratiquant le hannetonnage. P. Tn.
PHYLLOXERA Boy. de Fonsc. (Hémiptères Homoptères.) Le groupe des Phylloxéra a été créé pour des animaux de taille extrêmement petite, au corps large et aplati, à tête étroite, au thorax plus long que large, & l'abdomen aussi long que le reste du corps. Les ailes supérieures (chez les individus ailés) sont lar ges et longues & trois nervures obliques, les aUes inférieures ont une seule nervure. La principale espèce de ce groupe est le P. vastatrix Planch. ou Phylloxéra de la Vigne, dont les ravages sont si considérables.
Le P. Tastatriz Planch. présente trois formes : 1^ la forme aptère vivant sur les racines ; 2^ la forme ailée ; 8*" la forme sexuée.
L'œuf d'hiver pondu sous les écorces de la Vigne, principalement sur le bois de deux ans. éclôt au printemps. Le jeune Phylloxéra descend sur les racines qui constituent son habitat C'est la forme la plus commune et la plus dévastatrice. Ce puceron mesure environ Ve ^^ ^^- '^^ long, il est d'un jaune un peu verdâtre, arrondi en avant et segmenté. Les premiers segments portent six rangées de petits tubercules, les suivants quatre. La tête présente sur les côtés deux yeux ; le rostre, formé de quatre articulations, est assez grêle et le premier tiers de ce suçoir pénètre dans l'écorce; les pattes sont courtes et grêles Une fois fixé, le Phylloxéra subit plusieurs mues et pond autour de lui des œufs, d'où sortiront déjeunes larves qui,à leur tour,subiront plusieurs mues et pondront ensuite une trentaine d'œuiB, et ainsi de suite. On compte en moyenne huit générations successives dans le cours d'une année. Cette reproduction a lieu sans l'intervention d'aucun mâle. Ce mode de reproduction a reçu le nom de parthénogenèse.
Dès que la température s'abaisse, les jeunes larves restent immobiles, comme engourdies sur les racines, ne prenant aucune nourriture.
La deuxième forme est la forme ailée. Quand la température augmente, certaines femelles aptères s'allongent, il se produit chez elles une mue supplémentaire, et sur les côtés du corps apparaissent deux moignons d'ailes. On les rencontre principalement sur les renflements des radicelles causés par les piqûres, mais bientôt elles sortent, après une dernière mue, et vont déposer au loin leurs œufs. Ce sont des femelles pondant aussi sans l'intervention de mâles. Leur corps est très allongé et mesure environ IV4 mm. de long. Les ailes sont transparentes, posées â plat et doublent la longueur du corps. La tète est saillante, large et porte deux yeux composés, les deux yeux de Taptère, et trois ocelles. Le rostre est court. Les œufe sont dé-
gosés dans les duvets des jeunes feuilles et les ourgeons ou même sous les écorces.
La troisième forme est la forme sexuée. Les œufis des femelles ailées sont de deux dimensions. Les plus gros donnent naissance â des femelles, sans ailes et les plus petits à des mâles également sans ailes. Le mâle mesure 27 mm. de long., la femelle 48 mm L'existence de oes êtres ne dure que quelques jours et aussitôt après l'accouplement, la femelle pond un seal œuf, l'œuf d'hiver. Le cycle est accompli. Au printemps suivant, l'œuf donnera naissance à une nouvelle mère pondeuse aptère.
La plupart des femelles aptères nées des œa£s d'hiver gagnent les racines; il en est d'autres qui se portent sur les feuilles et produisent des galles où une mère pondeuse se loge, entourée de ses œufis, et donne naissance à une série de générations d'aptères et même à des nymphes et à des ailés. Certains auteurs estiment que ces gailicoles deviennent ensuite radicicoles. Le fait inverse se produirait également. Ces galles sont rares sur les Vignes européennes.
Les dégâts du Phylloxéra sont bien connus. Les radicelles se renflent en certains points et pourrissent. Les grosses racines deviennent raboteuses. La végétation est arrêtée; les feuilles flétries, jaunies, tombent avant l'époque ordinaire.
Le Phylloxéra fut signalé pour la première fois en 1854, aux Etats-Unis ; il était retrouvé en Angleterre en 1863, et dès la même époque on constatait en France un dépérissement de la Vigne, sans pouvoir en définir la cause. Ce ne fut qu'en 1868 que la nature de cette maladie a été reconnue. Depuis, le mal a continué de s'étendre et la plus grande partie des vignobles français a été atteint. A l'étranger, le Phylloxéra a de même exercé ses ravages.
Les dégâts causés par le Phylloxéra sont considérables. M. Vallerymayet les estime à plus de 10 milliards de francs pour la France seulement.
Les moyens pour le détruire sont très nombreux. Le meilleur, quand il est possible de l'employer, est la submersion en hiver pendant au moins quarante jours. Ce procédé n'est applicable que pour les Vignes en plaine et & proximité d'un cours d'eau.
On a constaté que les Vignes croissant dans un terrain sablonneux sont réfractaires au Phylloxéra. Les causes de cette résistance sont di-