‹ Dictionnaire d'horticultureChapitre 206 sur 341 · PHYLLOXERA · texte numérisé non relu

PHYLLOXERA

PHYTOLACCA.

verses. On a proposé d'apporter du sable autour des Vignes. Ce procédé n'est applicable également qae dans certaines conditions.

Le traitement qui est le plus employé, est ceini opéré avec le sulfure de carbone. Au moyen d'an instrument spécial ~ le pal injecteur — on injecte dans le sol des doses plus ou moins fdrtes de sulfture de carbone.

On emploie également les snlfocarbonates Un autre procédé est la destruction de l'œuf d'hiver. On badigeonne les ceps, en hiver, & l'aide d'an pinceau plat, avec un mélange de goudron de houille et d'huile lourde.

£nfin, on a constaté la résistance des plants américains aux attaques du Phylloxéra et l'on s'en sert pour greffer nos cépages indigènes. Des milliers d'hectare ont été replantés dans ces conditions.

Les parasites naturels n'ont donné que peu de résultats : les S3rrphes, les Coccinelles, les Trombidions, etc., ne détruisent que des quantités relativement peu considérables de Phylloxéra. Le P. qoereus vit sur le Chêne. Chaque insecte occupe sar la feuille le centre d'une tache jaunâtre et pond sans le concours d'un mâle. Les jeunes larves gagnent les parties restées vertes de la feuille et après plusieurs mues, deviennent mères pondeuses et s'entourent d'un assez grand nombre d'œufs disposés en cercles concentriques. Toute la face inférieure des feailles est ainsi envahie. Vers la fin de l'été, certaines larves donnent des femelles ailées de migration, qui pondent en petits tas, sur les feuilles ou sur les branches, des œufs d'où sortiront les individus sexués. Les mères aptères peuvent également pondre de ces œufs. Les individus sexués s'accouplent et la femelle pond dans les fentes de l'écorce un œuf unique, l'œuf d'hiver, qui donne au printemps suivant naissance à une larve aptère. P. Tn.

Fhymatodes, Voir Polypodium.

PHTSALIS L. (Solanées.) Herbes annuelles on vivaces ; ti^es dressées, presque frutescentes, couvertes de poils simples ou étoiles ; files, entières, sinuées, rarement pinnatifides ; fi. souvent petites, solitaires à l'aisselle des files., pédicellées, violettes, jaunâtres ou blanches; calice campanule, à 5 dents, s'accroissant après la fioraison et devenant vésiculeux enfié, membraneux, & 5 angles ou à 10 côtes ; corolle rotacée, à limbe plissé et àtube court ; baie globuleuse, plus petite qae le calice qui l'enveloppe. Env. 80 esp.

Le P. Alkekeagi L., Co^tneret^ Aîkekenge; ail. : Judenkirsche; Mascl. Atl. Pl. Fn. t. 235; indig'ène de nos pays, dans les hais et les vignes, fournit des baies d'un beau ronge, grosses comme ane cerise, enfermées dans un calice rouge vif; une variété japonaise, â calice bien plus grand, P. AUtekengi L., var. Masterai Franch. (Syn. : P. Frandieti Mast.), Gard. Chr. 1894, p. 484, ûg. ^7; Thk Gard. 1896, p. 232, pl. col.; Rev. HoRT. BKLG. 1896, pl. col. p. 61 ; R. H. 1897, p. 376, fig. col., est actuellement très cultivée poar ses grands calices ornementaux.

D'autres P. sont recherchés dans les pays chauds pour leurs fruits comestibles, fruits dont on fait des tartes, sirops, confitures, etc.; notamment P. pemviaBa L. (P. edulis Sims.), B.

M. 1608, Coqueret du Pérou; angl. : Cape Oooseberry, fruit jaune ; P. philadelphica (P. violacea Carr., P. edulis Bossin, non Sims.), (Petite Tomate du Mexique), & fr. violet. Voir Paill. et Bois, Pot. d'dn Curieux, éd. 2, p. 420 et 426. J. G.

PhystantfiU8. Voir Aranja.

PHTSOSTEGIA Benth. (Labiées.) Herbes vivaces, dressées élevées, glabres, à Aies, souvent dentées en scie, les florales réduites & des bractées, rarement pareilles aux caulinaires; fl. sessiles, pourpres ou carnées, disposées en glomérulcs de 2 fleurs formant des épis terminaux, simples ou rameux, denses ou plus ou moins interrompus.Calice élargi, membraneux, presque régulier, k 6 dents ; corolle & tube longuement exsert, lèvre supérieure dressée, un peu concave, entière ou émarginée, l'inférieure étalée, divisée profondément en H lobes arrondis, le médian plus grand et émarginé; 4 étamines dressées sous la lèvre supérieure. — 8 espèces, de l'Amérique du Nord.

On cultive surtout: P. virginiana Benth. (Fig 695.) (DracocepJialum variegatum Vent., D. denticulatum Ait.) — B. M. 3886, 214; Vent. Hort. gels. t. 44. — Grande pl. vivace, & tige carrée, atteignant 1 m. de hauteur; belles fl. rose lilacé, en épis rameux terminaux, en juilletaoût; très rustique, plates-bandes, en tous terrains, surtout légers et frais.

PHTTELEPHAS Ruiz. et Pav. (Palmiers.) Stipe court ou nul, inerme, dressé ou couché-radicant. Files, allongées, pinnatiséq. & segm. nombreux linéaires lancéol. acumin., les super, opposés, les infér. alternes, fascicules, à nervure médiane forte. Spadices pédoncules, les mâles pendants, les femelles dressés. 2 spathes allongées. Fruits sphériques, de la grosseur de la tète, renfermant chacun H-6 graines. .'( esp. des Andes du Pérou et de la Nlle.-Grenade.

P. «qnatorialis Spruce. - Andes 1500 m. ait. — Stipe médiocre, dressé; flles. & segro. fastigiés.

P. macrocarpa R. et Pav. — Vam Houtte, Fl. des Serres, V, 496, 497 ; Ebrchowe, Palm. f. 42. — [Syn. : Elephantusia macrocarpaWiM.]

— Andes du Pérou, Nlle.-Grenade - Stipe court, rampant. Frondes très longues, munies de 160 pinnules. Capitules à gros fruits.

P. microcarpa R. et Pav. - Kerch. Palm. f. 161.

— [Syn.: Elephantuaia microcarpa Willd.] Stipe nul. Flles. longues d'env. 8 m., munies d'une centaine de segm. Capit. & petits fruits.

Semis sur couche très chaude. Serre chaude humide. J. D.

PHTTOMTZA Fall (Diptères de la fam. des Muscides.)Les larves vivent dans le parenchyme des feuilles. La larve de P. geniculata Meig., longue de 2-8 mm , est mineuse des feuilles de Julienne, de Giroflée, de Chou, qui présentent alors des lignes blanches contournées et repliées de diverses façons. La mouche se montre en abondance en juillet et août. Deux générations par an. An moment de la ponte, faire le soir des pulvérisations d'un liquide composé de 2 kil. de carbonate de soude, 1 litre de pétrole et 100 litres d'eau, ou bien enlever et brûler les feuilles attaquées.Les insecticides à odeur forte(goudron ou acide phénique) sont à recommander. P.Tn.

PHYTOLACCA Tournef. Genre de la famille

PHYTOLACCA.

PHYTOPTE.

des PhytolaccAcées, qui est classée auprès des Amarantacées et des Chénapodées, dans les Dicotylédones Monochlamydées. Ce sont des herbes ou des plantes ligneuses, à Aies, alternes, à stipules nulles ou petites, k fleurs en gn^appes, ayant un périanthe à 5 divisions herbacées ou pétaloïdes, 6-3U étamines hypogynes et 4-10 carpelles unioTulés, libres ou unis à la base, souvent disposés en anneau. A la maturité, ces carpelles sont pins ou moins charnus.

Le P. deeandra L., pi. vivace de l'Amérique sept., est cultivé en Europe sous le nom de Raisin d'Amérique; ses fr contiennent un suc rouge,doDt les fraudeurs se servent pour colorerle vin.

Le P. aeioosa, var. esàdenia Maxim. [Syn.: P. Kampferi A. Gray ; P. esculenta v. Htte.], du Japon, a été préconisé comme plante potagère. Nous devons dire, après expérience, quHl iic mérite pas d'être introduit dans les jardins.

Pig. 695. — PHY808TBGIA VIROIKIANA Benth.

Le p. dioica L. [Syn.: Picurnia dioica Moq.]. de l'Amérique australe, est connu sous le nom de Belaombra; .c'est un arbre dioïque de 6-iU m. de hauteur, à tronc épais, charnu, de croissance très rapide; à feuillage dense, d'un beau vert. C'est un arbre d'ombrage précieux pour la Provence. l'Algérie et le Sud de l'Europe. Il se contente de tous les terrains et résiste bien & la sécheresse On le multiplie facilement par graines ou par boutures, qui donnent en très peu de temps des plantes de grandes dimensions.

PHTTOPHTHORA. Genre de Péronosporées caractérisé par la forme de ses fructifications conidiennes, qui rappelle celle d'une cyme.

Deux espèces importantes :

P. omnivora (P. Fagi\ P. Caetorum) attaque les jeunes plants de Hêtre, les Cactées, [esClarkia, sur lesquels il produit une sorte de moisissure

blanche. Le combattre par les pulvérisations de bouillie bordelaise.

P. infestans, attaque les Pommes de terre, les Tomates et la Morelle noire. Sur les Pommes déterre, il cause la «maladie (/m Pdet.*. qui fît jadis tant de ravages et causa tant d'alarmes.

Les feuilles attaquées montrent des taches qui progressivement deviennent noires avec une pruine blanche & leur périphérie, constituée par les fructifications conidiennes. dont les spores sont un peu piriformes.

C'est grâce à ces conidies, qui se détachent facilement par le vent, que la maladie gagne les feuilles de proche en proche.

Les conidies peuvent pénétrer, lorsqu'elles sont véhiculées par Tcau, jusqu'à une profondeur de quelques centimètres dans le sol et infecter les tubercules. C'est souvent au moment de l'arrachage que se produit l'infection des tnbercules,lorsqa6 ceux-ci sont mis en tas et couverts, pour en éviter la dessiccation, par des fanes infectées par le Champignon. Le P. infestans n'a pas montré jusqu'ici d'œuf d'hiver, comme la plupart des Péronosporées ; la conservation de la maladie d'une année à l'autre est assurée par le mycélium qui persiste pendant Thiver dans les tubercules. Lorsque les tubercules attaquées sont mis en plantation, le mycélium foisonne, en même temps que les bourgeons se développent, et bientôt il ne tarde pas à produire des fructifications sur les feuilles.

Les sels de cuivre et particulièrement la

bouillie bordelaise sont d'une efficacité cer-

I taine pour préserver les feuilles non attaquées.

Il est nécessaire de se souvenir que, de même

Sue dans tous les autres cas analogues, les sels e cuivre (voir le mot Cuivre) sont préventife, I mais non curatifs. D' D.

I PHTTOPTE (Phytopttu). Genre d'Acariens parasites des Végétaux, sur lesquels ils produisent (les OaUes (voir ce mot), de forme très variable. Ces Acariens sont vermiformes et se distinguent ile tous les autres Acariens en n'ayant, à tous les âçes, que deux paires de pattes. Leur abdomen parait annelé en raison de plis plus ou moins prononcés que présente la peau qui le recouvre. Leur taille est très petite (environ un cinquième lie millimètre de longueur totale). Les espèces I sont très nombreuses, car il n'est guère de plante qui n'en possède une ou deux espèces : les unes I s'attaquent aux feuilles, les autres aux bour- I geons floraux, et lorsqu'ils pullulent, ils peuvent , nuire beaucoup aux végétaux. en provoquant la chute prématurée des feuilles ou en faisant avorter les fienrs et par snite les fruits. Nous citerons le Phytoptus vitis, qui. par sa piaûre, provoque à la face inférieure des feuilles de la Vigne ces taches rousses saillantes, feutrées, formées par l'hypertrophie des cellules épidermiques, et que l'on prenait autrefois pour un Champignon sous le nom d^Erineum (Erinose de la Vigne).— Un autre Phytopte (Phytoptus ttto), est très commun sur les feuilles du Tilleul dans les jardins publics. — Tous les Phytoptes ne vivent pas dans ou au milieu des Galles qu'ils produisent: ceux dont on a fait les genres Phyllocoptes, Tegonotus, Oxypîeurites, vivent à

découvert sur la face inférieure des feuilles et

PHYTOPTE.

PICEA.

leur piqûre produit à peine le brunissement de la feuille ou passe inaperçue. C'est par suite d'une erreur grossière que Ton a pris les Phytoptes pour des larves d'autres Acariens, notamment des Tétranyques. On détruit ces parasites par le soufrage. (Voir Galles et les fig. 696 et 697.) B' T.

Fig. 696. Fig. 697.

Phytoptus VITI8, dessous. — dessus.

(Fortement grossi.)

PIC. Instrument composé d^un manche droit assez court et d'un fer long, épais, massif et pesant, légèrement cintré, percé en son milieu d'un trou ou ceilj qui reçoit le manche, terminé d'un côté en pointe, dite pique, et de l'autre par une partie aplatie et tranchante appelée panne. Le P. est utile et même indispensable pour les défrichements, les défoncements en sol compact, les fouilles en terrains pierreux, etc. L. H.

PIC, PIC-VERT. Les Pics (Picus), oiseaux de l'ordre des Grimpeurs, sont insectivores. On sait qu'ils ont Thabitude de grimper au tronc des arbres pour visiter toutes les fissures de l'écorce et en retirer les insectes et les larves : on doit donc les considérer comme des auxiliaires de l'horticulture. Chaque matin, le Pic vert {Ficus viridis) inspecte une centaine d'arbres et visite plusieurs fourmilières: il recherche surtout les fourmis rouges, qu'il cueille à l'aide de sa longue langue visqueuse. Les autres Pics de notre pays : Grand Epeiche {Ficus major). Petit Epeiche {Ficus minor), ont les mêmes mœurs, mais ne s'éloignent guère des forêts de Conifères. D' T. '

PIGEA Link. {Conifères- Abiétinées.) Grands arbres an port souvent majestueux, et feuilles persistantes, sessiles ou très courtement pétiolées, aciculaires, alternes, rapprochées, éparses et non distiques. FI. unisexuées, monoïques, en chatons axillaires et terminaux. Fruit, cône

DICTIONNAIRB D'BORTICULTURR.

pendant ou infléchi, à écaiUes persistantes formées par les pédoncules floraux accrus, les pistils réunis deux par deux étant renversés sur ces pédoncules aplatis. Maturation annuelle. Graines et aile non adhérente.

Comprend un assez grand nombre d'esp. réparties dans les régions froides et montagneuses de l'Europe centrale, de TAmérique boréale et de l'Asie.

P. alba Link., Sapinette blanche. — Beissn. Handb.341, f. 96. — Caroline et Canada, 1700.- Arbre de 16-20 m. Se distingue de l'Epicéa commun, F. exceîsa, par la teinte cendrée de son feuillage, sa fructification beaucoup plus précoce, et par ses cônes petits, terminaux,|)fm2af2f.<, longs de 5-6 cm., à écailles obovales, roussâtres, toujours nombreux. — Var.: F. a. ccerulea\ Abies ccerulea Hort. ; F. a. nana, echinoformis, variegata, fastigiata etpendula.

P. Alcockiana A. Murr. — Beissn. Handb. 379, f. 101. - Japon, 1861.— Arbre de 30 m. de hauteur ; flles. larges pour le genre, très glauques en dessous et latéralement comprimas ; cônes petits, nombreux, longs de 4-5 cm., à écailles largement arrondies. Se dénude facilement dans les cultures

P. californica Carr. — Californie. — Rare dans les collections.

P. Engelmanai Carr. — Beissn. Handb. 344, f. 97. — Montagnes Rocheuses, 1863. — Arbre de 25-30 m., ayant produit une var. de premier ordre, le F. E. glauca.

Fig. 698. — PiCEA EXCBL8A Link.

p. ezeelsa Link. {Fig. 698) {Abies FiceaDesf.\ Abies excdsa Loud.) ; Épicéa, Fesse, Sapin cendré. Sapin rouge, Sapin de Norwège, etc. — Beissn. Handb. 358, f. 99. — Indigène. — Grand et bel arbre pouvant atteindre 40 m. de hauteur, & branches régult. verticillées et inclinées vers le sol. Rameaux brun rougeâtre, émettant des bourgeons épars & l'aisselle des files., disposition qui permet de soumettre cette esp. à la taille et d'en obtenir des haies, des palissades et des brise-

PICEA.

PIED-d^ALOUETTE.

vents impénétrables. Files, rapprocliées, rai des. Cliatons femelles ponrpres lors de la floraison. Cônes pendants, fusiformes, longs de lO-lô cm. un peu arqués. Esp. forestière de première importance. A produit un nombre considérable de var., dont les plus curieuses et les mieux caractérisées sont: P. e. pyrcmUdata, infUxa, pendtUa, nana, tabuUefarmis, etc.

P. jezoeBsis Maxim. (Abies jezoensis Sieb. et Zucc.) — Japon, 1851. — Grand arbre très rare et délicat dans nos cultures.

P. Menziesii Carr. (Abies Mensiesii Loud. A. sitchensis Traut. et Mey.) — Beissn. Handb. 391, f. 105w — Californie, 1831. — Arbre de 15- 20 m. ; Aies, minces, nombreuses et éparses ; cônes longs de 6-7 cm , rétrécis à la base. Sujet à se dégarnir. A produit une var. intéressante, le P. M. crispa, aux écailles des cônes plus on dulées et plus crispées que chez le type.

P. Morinda Link {Abies Smithiana Forbes Abies Khutrato Loudon.) — Gard. Chron. 1885 Xni, 863, f. 64. — Himalaya, 1818.- Sans con tredit la plus belle esp du genre, pouvant at teindre de B5-40 m. de hauteur. Branches in fléchies. Files, longues de 3-5 cm. Cônes fusiformes, assez semblables et ceux du P. ex celsa. Croissance très rapide. Agelé en 1879-1880. P. nigra Link., Sapinette noire, — Bkissn. Handb. 334, f. 94. — Amérique boréale, 1700. — Arbre de 15-20 m. Files, très courtes, au reflet bleu foncé. Cônes plus courts que ceux du P. Ma Branches inférieures infléchies, pouvant s'enraciner au contact du sol.- Var. P. n, fastigiaia, P. n. DoumetUf d'une beauté peu commune, et P. n. pumUa gîauca.

P. obovata Ledebour [Syn.: Abies ajanensis.] Assez rustique, mais jamais belle chez nous, par suite des gelées printanières, de même que sa variété plus répandue, le P. o. Schrenkiana.

P. omorica Mast. — Serbie, Bosnie. — Esp. récente au feuillage dense, vert foncé luisant en dessus, glauque en dessous, comprimé latéralement. Se comportant bien en terrain calcaire.

P. orientalis Carr. — Gard. Chron. 1886, XXV, 333, f. 62. — Taurus et Caucase, 1837. — Arbre de 15 m. de hauteur, à flles. fines, raides, serrées, moitié plus courtes que celles de l'Epicéa commun. Cônes longs de 6-8 cm. — Var naine, P. or. pygmaa.

P. polita Carr.; Abies polita Sieb. et Zucc. — Beissn. Handb. 380, f. 102. — Japon, 1862. — Arbre au port rigide; flles. éparses, très raides et très aiguës, d'un vert pâle. Cônes longs de lt-12 cm.

P. pungens Engelm. [Syn. : Picea commutata Hort. ; P. Parryana Hort. ; A. Sargenti Hort.] — Californie. — Esp. très rustique, relativement récente dans les cultures, remarquable par la rigidité de son feuillage d'une superbe teinte glauque.

P. mbra Link {Abies rubraLond.) — Beissn. Handb. 339, f. 95. — Amer, boréale, 1750.— Arbre de 20-25 m. de hauteur, assez semblable ou P.excelsttj mais moins vigoureux. Flles. éparses, à pétiole tomenteux et rouge. Cônes couverts de résine, plus roux que ceux du P. nigra. — Var. P. r. penduîa et P. r. gradîis.

On signale encore le P. Maximowiceii Regel.. Gard. Chron. 1880, XUI, 363, f. 64, comme étant assez rustique, mais rare dans les cuit

Les P. se multiplient générait de graines conservées dans les cônes, et que Ton sème au printemps en sol meuble, siliceux et firaîs, soit en pleine terre, soit en terrines pour les espèces délicates. Les var. se greffent sur le P. excdsa en août-sept, en placage, à Tétouffée, sous verre, en choisissant des greffons provenant de pousses droites et élancées. Ils se plaisent dans tous les terrains et n'ont pas besoin de profondeur pour développer leurs racines traçantes. Cependant les P aUba, nigra, rubra, Menziesii et orientons préfèrent les sols légers frais et se comportent mal en terrains calcaires. Le magnifique P. Morinda, au contraire, vient bien en sol maigre et sec. Ces arbres sont précieux pour Tornementation des parcs et jardins paysagers.

L'Epicéa commun fournit la paix jaune ou poix de Bourgogne; son écorce peut servir à la tannerie; les jeunes pousses du P. nigra servent au Canada à la préparation du spruce béer {hièTe de Sapin) Ch. Gr.

PIGRIDIUM.Genre de Composées, Cichoracées. comprenant des plantes & port de Sonchus^ dont elles sont très voisines, ainsi que des Lactuca, mais présentant un involucre comme celui des Scorzonera; il renferme 5-6 espèces d'Europe australe, Air. boréale, Asie occid. Le P. vnlgare Desf., RcHB. Fl. Gbrii. 19, 1407, plante annuelle, indigène, est quelquefois cultivé pour ses jeunes rosettes de flles., qui sont employées comme salade verte, surtout en Italie et dans le Sud de la France. J. G-

PIE La Pie {Pica caudata) est un des oiseaux les plus communs de notre pays. Elle se plaît dans les champs, les jardins, à la lisière des forêts. Elle est sédentaire, vit en familles de 4 à. 6 individus et redoute peu le voisinage de rhomme. Elle se nourrit de vers, d'insectes, de mollusques, de lézards, de fruits, de baies et de graines ; mais elle détruit aussi les nids des petits oiseaux, dor.t elle dévore les œufs et les jeunes, et ne craint pas de s^attaquer, à l'occasion, aux jeunes faisans et aux poussins. Ce n'est donc pas un oiseau inoffensif et il est bon de le tenir à distance par une crainte salutaire du fusil. L'instinct qui le pousse à dérober et à cacher les objets brillants est bien connu, et contribue et en faire un voisin désagréable. D'T.

PIE-6RIÉCHE. LesPies-grièches {Lanius) sont des Passereaux qui ont les mœurs des petits Rapaces, tels que la Crécerelle ou le Hobereau. Elles se nourrissent d'insectes et de petite vertébrés : mulots, oiseaux, lézards, etc. La Grande Pie-griéche {iJanius exeubitor) ne eraint pas de s'attaquer aux Merles et même aux Perdreaux. Elle a l'habitude de piquer sa proie aux épines des haies dans quelque endroit retiré, et l'on trouve ainsi suspendus de gros insectes et même des oiseaux. La Pie-griôche éeoreb«iir {LanitM cotlurio) a les mêmes mœurs, mais ne nous visite qu'en été. La Pie-griôche rousse {Lanim rufus) est aussi méridionale, et se nourrit surtout d'insectes. D' T.

Pied-d^ Alouette, Nom français des Delphinium^

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