PINE-APPLE
olées, ovales aiguës, glabres; P. spectabilis Lindl., B. R. v. 27, t 83; B. M. 3950; Nlle.-Zélande; arbaste de 50-60 cm., légèrement glauque; Aies, opposées en croix; fl. rose chair, devenant blanches ;involucre de 6 g^ndes bractées ovales acuminées, recourbées au sommet.
On cultive aussi : P. Hendertoni Hook., Bot. Mao. 3721 ; Nlle.-Zélande; fl. roses ; P. drapaeea LabilL, Nllb.-Holl. t. 7; fl. blanches devenant un peu rouges; P. macrocephala Hook., B. M. 4543; Nlle.-Zélande; fl.rose pâle; P. liguttrina Labill. {Fia. 703), fl. blanches.
Belles pi. de serre froide et tempérée bien aérées ; et en été, plein air à mi-ombre, fleurissant au printemps et à Tautomne ; semer ou greffer en demi-fente au collet sur P. decuMsata, et aussi sur P. drapacea, en février, sous verre ; on peut bouturer à Tautomne, sous cloche et en serre fr. ; rabattre après la floraison, afin de conserver des pi. belles et trapues. J. G.
PIMENT; angl: Capsieum; sXl iSpan.Pfefer, Bdabeere, Nom français des Gapsioum L., dont plusieurs esp. ont des fruits à saveur acre et piquante, usités comme condiment, stimulant énergique des voies digestives, utile surtout dans les pays chauds. Ces fr. sont des baies charnues, dressées ou penchées, de forme et de couleur variables, suivant les esp. et var.
Les plus cultivés sont, parmi les esp. et fr. dressées, le Capsieum annuum L. et ses var., telles que les P. connus sous les noms de P. du Chili, P. à bouquets, P. ohinois (à tort rapporté au C. sinenae Jacq., qui a les fr. penchés), etc.
Parmi les esp. & fruits penchés, citons le P. cerise (C.cet'osiforme Willd.), à fr. de la forme, de la grosseur d'une cerise, ronge vif ou jaune; le P. long (C. longum L.), k fr. rouges (et ses var. : àfr. jaune, P. de Cayenne, P. cardinal, etc.); le P. gros carré (C. grossum) et ses var.: doux d'EspagnCy doux d'Amérique^ monstrueux, P. tomate, etc., formes communément cultivées dans nos pays, et chair bien moins brûlante que les esp. à petits fr. citées plus haut. Voir R. H. 1889, p. 499 et 600, fig. col. et fig. n.
Les esp. citées ci-dessus demandent à être semées sur couche, et traitées comme les Aubergines.
Les fr. du G. baccatum et du G. frutescens sont également usités dans les pays chauds; ces plantes se rencontrent rarement dans les jardins, exigent la serre chaude J. G.
Pimpindla Anisum. Nom scientifique de VAnis.
PIMPRENELLE ; angl. : Bumet ; ail. : BibemeU. (Poterium Sanguisorba L.) (Rosacées.) — Mascl. Atl. Pl. Fr. t. 108. — Indigène, vivace; tiges un peu anguleuses; flies. et folioles nombreuses, subsessiles. petites, ovales arrondies, k dents aiguës, glabres ou un peu poilues ; fl. polygames, sans corolle, réunies en capitules globuleux, terminaux. PI. aromatique, commune dans les prés secs, Heux incultes ; cultivée en bordure dans les potagers; ses feuilles sont utilisées comme condiment, fourniture de salade; elles constituent aussi un bon fourrage. Très rustique. J. G.
Pin. Voir Piaus.
PINAN6A Blume. (Palmiers-Arécées.) Stipe inerme, annelé, solitaire ou fastigié, de haut.
variable. Files, irrégulièrt. fendues pinuatiséq. ou simplemt bifides à ^extrémité. Segm. plissés, plurinerviés, les infér. acumin., les saper, confluents. Gaine allongée; spadice petit; fl. teméea, dont la médiane femelle. Graines à albumen ruminé. — 25 esp., de llude et Archipel malais.
P. coronata Blume.- Bumph. 112-118.— [Syn. : Seaforihia monkma Mart. ; Areea coronaia Blume] — Java. — Files, à segm. étroit, linéaires aeunu, celles du sommet prémorses.
P. DioktoBii Bl. [Syn.: SêêforMa Mart] — Ceylan; forêts du Malabar. — Tronc grêle, cespiteux. Files, arquées, k pinn. linéaires lancéol., plissées, tronquées, prémorses, celles du sommet confluentes. Pétioles rouges k l'état jeune.
P. gracilis Bl. [Syn. : Areea graeiUs Boxb.] Stipe de 3-4 m., cespiteux. Files, à segm. plissés, les infér. linéaires, longuemt. falciformes, acumin., les termin. confluents, tronqués, brièvemt. fendus, à divis. bidentées.
P. laUsecta Bl — Rdmph. 108. — [Syn.: Seaforihia Mart.; Nenga latiseeta Scheft] — Sumatra. — Tiges médiocres ; frondes pinnatiséq. & rachis ponctué, écailleux, segm. lancéoL faldfl très acumin., parfois bifides, le terminal très large k pointe incisée dentée. Spadice longuemt. pédoncule, trifide.
P. Nenga Bl. Voyez Nenga.
P. paradoxa Scheff. Voyez Neagella.
P. vestiaria Blume. [Syn. : Areea Giseke.] — Ile Bouro. — Stipe peu élevé, garni k sa base dMn faisceau de racines adventives épineuses ; pinnules rapprochées, plurinerviées, aigpiës.
On cultive aussi : P. eelebica Scheff. ; P. fnrfuracea Blume, Rumpr. 116. [Syn.: Sectfarthia Mart.J; P. Kuhlii Bl . Rumph. 111. [Syn.: Seaforthia Mart.]; P. malayana Scheff. [Syn.: SeafoHhia, Mart. t. 158, f. 3] ; P. Noxa BL. Rumpb. 110. [Syn.: Seaforthia Éeinwardtiana, Mart. 1. 158, f. 2] ; P. salicifoUa Bl. [Syn. : Ptychosverma teneUa Wendl.]; P. ternatentis Scheff. [Syn.: Areea gigantea Hort.] Serre chaude. J. D.
Pincement. Voir Taille.
Pineenectitia, Voir Nolina.
PINCES. Diverses sortes de pinces sont employées en jardinage. Les suivantes sont surtout utiles :
P. à inciser la Vigne. Outil servant à pratiquer l'incision annulaire sur la Vigne. On en a inventé de différentes formes; plus ou moins pratiques. Le but k atteindre, est de produire, sur le sarment, une interruption bien nette de l'écorce, en forme de bague étroite; les P. à inciser permettent, par un simple mouvement de la main autour du sarment, d^obtenir rapidement ce résultat.
P. de fleuriste. Pince à mâchoire plate, portant, en dessus ou sur le côté, un appendice pour couper le fil de fer.
P. de treillageur. Sorte de tenaille légère et à longues poignées, permettant de serrer^ de tordre et de couper le fil de fer. Cet outil, couramment employé par les treillageurs, peut être remplacé par une P de même forme que la P. de fleuriste, mais plus forte. L. H.
Pine. Nom anglais des Pins. (Voir Pinus.)
Pine-apple. Nom anglais de V Ananas (Ananassa sativa).
PINGUICULA.
PINUS
PINGUICULA L., Grassette, (Leutibuluriées.) PI. vivaces herbacées, à files, entières, charnaes, en rosette radicale; hampes uniflores; fl. irrégnlières, penchées; calice à 5 parties, persistant ; corolle hypofo^e, bilabiée, à tabe court, éperonné à la base ; lèvre super, bilobée, rinfér. trilobée, plus grande que la super. ; étamines 2, insérées à la base de la corolle; ovaire libre, unUoculaire ; style 1 ; capsule bivalve et polyspenne. — Env.80esp.,des lieux humides de Thémisphère boréal et de l'Amérique méridien. Les esp. suivantes sont dans les cultures : P. alpina L., des Alpes, et fl. blanches; elatior Michx., des Etats-Unis, à grandes fl. bleues; graadiflora Lam., des Alpes ; longifolia DC , des montagnes de TEurope occid.; lusitaBica L., de Portugal ; Reuterii Genty, du Jura ; vulgarit L., d'Europe, d'Asie et d'Amérique, qui, toutes, se cultivent dans un sol moussu, léger, humide, et à mi-ombre. Le P. caudata Schlecbt, des montagnes du Mexique, et le YallisnerisBfolia Hort., d'Espagne, sont deux esp. de serre qui sont recherchées pour la beauté de leurs flles., très larges, décoratives, aussi bien que pour leur fl. Il faut à ces 2 dernières esp. la serre tempérée. Multiplie, par semis faits dans une composit. de mousse, de sphagnum et de terre de bruyère fibreuse. H. C.
Pivk, Nom anglais de V Œillet Mignardise {Dianthua plumarius).
Kig. 704. Feuille pinnatinde.
PIHNATIFIDE. {Fig, 704.) On applique ce nom aux feuilles découpées en lobes aigus dont les sinus ou découpures ne dépassent pas le milieu de chacune des moitiés du limbe (à demidistance entre le bord de la file, et la côte médiane).
PINNATIPARTITE. {Fig 705.) Les feuilles pinnatipartites diffèrent des files, pinnatifides par les sinus plus profonds, atteignant k peu près la côte médiane. La file arrive alors à ressembler à une file, composée, chaque lobe prenant plus ou moins l'aspect d'unefoliole. Dans ce dernier cas, la file, est dite Pinnatiséquée.
Pinné, Synonyme de Penné.
PINNULE. Nom sous lequel on désigne les divisions des frondes pinnatiséquées des Fougères.
Pinsapo. Nom vulgaire de VAbies Pinsapo.
PINSON. {Frinailla cœîeba.) Ce Passereau ne passe que Tété dans le centre de l'Europe : il émigré en hiver et va passer cette saison en Espagne, dans le Sud de Tltalie et le Nord de TAfrique. Dès le premier printemps il arrive en France et commence à bâtir son nid. Les petits
sont nourris d'insectes. Il y a ordinairement deux couvées consécutives. Bien que granivore, le P. ne cause aucun dégât, car il ne recherche que les graines des mauvaises herbes, et pour élever les deux couvées il détruit quantité d'insectes. D»" T.
Fig. 705. Feuille pinnatiparlite.
PINTADE. (Numida méleagris.) Ce Gallinacé, originaire d'Afrique, et qui était déjà connu des Grecs et des Romains, est plus facile à apprivoiser que les autres Gallinacés sauvages. Son humeur querelleuse et l'habitude que les femelles ont de cacher leurs œufs, rendent seules son élevage difficile. Il faut donner les œufs à couver â des poules ou à des dindes. Les jeunes s'élèvent facilement, mais les adultes eux-mêmes ne supportent pas les grands froids On peut laisser les P. errer et courir librement dans le jardin, sauf â l'époque de la ponte : elles rentrent toujours au poulailler. La chair de cet oiseau est supérieure à celle du poulet et comparable à celle du faisan. La P. étant monogame, il convient d'avoir â peu près autant de mâles que de femelles. D»* T.
PINUS. (Conifères- Abiétinées.) Arbres le plus souvent de première grandeur, â branches régulièrt. verticillées, dont les jeunes pousses de l'année ne produisent presque jamais de bourgeons sur leur longueur Flles. géminées^ temées on quinées^ dans une gaine commune et de longueur variable suivant les esp. Chatons mâles disposés en épis à la base des nouveaux bourgeons. Chatons femelles isolés ou en faisceaux â l'extrémité des rameaux. Cônes renversés ou horizontalt. placés sur les branches, ne mûrissant que la deuxième ou la troisième année, â écailles coriaces, persistantes, épaissies au sommet. Graines ailées, plus rarement non ailées. Nombre considérable d'esp. originaires des rég. tempérées ou froides et élevées du globe.
l«r Groupe. — Pins à 2 feuilles (quelquefois â 2 et 3 feuilles).
P. austriaca Hôss. — Autriche. — Arbre forestier et d'ornement de premier ordre, de 25- 30 m. de hauteur, à files, géminées, vert sombre, longues de 12-14 cm., & cônes moyens, horizontaux. Graines ailées.
PINUS
PIXUS.
P. Fremontiaaa Endl., PitiHa monophyUa Torr. et Frem. — Gard. Chho!«. 1883, XX, 44, f. 8. — Californie, 1847. — Arbre de 8-10 m., très ornemental, distinct par ses Aies, vert clair, sondées et paraissant solitaires.
P. halepeasis Ait. — Gardn. Chron., 1884, XXn, 553, f. 97 et 1888, UI, 629, f. 84. - Petit arbre de 10-16 m. de hauteur, au port buissonneux et diffus. Gèle à Paris, Sont considérés, par certains auteurs, comme simples variétés de cette espèce, les P. abaMca Carr. ; P. Brutia Ten. ; P. pyrénaica Lapeyr. ; P. Saltzmanni Dun.
P. Laricio Poir. — Beissner, Handb. 239, f 59. — Arbre forestier de 30-40 m., d*une grande valeur et d'un certain mérite ornemental. Son bois est très recherché pour la mâture et les constructions navales. — Var. P. caîabrica et taurica.
Fig. 706. — Pin maritime. Pin us Pin aster Sol.
P. Pinaster Sol. Pin maritime. {Fig. 706,)
— Arbre vigoureux, de 20-25 m., d'une très grande utilité pour retenir le sable mouvant des dunes tout le long du littoral atlantique. — Var. P. P. Hamiltonii. Lemoiniana, major et minor; sont considérés aussi comme var. de cette espèce : les : P. densiflora et Massoniana de Sieb. et Zucc, du Japon.
P. Piaea L., Piti Pignon. — Gard. Chron., 1888, IV, 604, f. 84-85. - Arbre de 20-25 m , affectant la forme d'un gigantesque parasol, et cônes volumineux et et gi'aines comestibles.
P. sylvestris L. — Beissner, Handb. 227, f. 58.
— Espèce forestière de premier ordre, ayant produit des formes très variables sous le rapport du développement, de l'apparence et de la qualité. Au nombre de celles-ci, il faut citer: les Pins de Briançon, d'Ecosse et de Riga,
P. uncinata Ram. in DC, Pin à crochets. —
Gard. Chrox. 1884, XXH, 208, f. 42. — Arbrisseau de 5-6 m. précieux pour l'ornementation des rocailles. Formes très voisines de cette esp. et pouvant être employées aux mêmes usages : P. InopSj montana, Mugho et pumûio.
Dans ce groupe des Pins à 2 files, à la gaine, nous citerons encore les P. Banksiana LJamb. ; eo&torta Dougl.; mitisMichx. etpungeBS Michx.
2'"« Groupe. — Pins à 3 feuilles.
P. australis Michx., P. pàlustris Mill. — Caroline et Floride 1730. — Véritable Pitch Fine des Américains. Supporte mal nos hivers. Var. P. a. excelsa,
P. Buageana Zucc. — Gard. Chro.v. 1882. XVn, 8, f. 2. — Chine septentr. 1860. — Intéressante esp. rustique, k cônes arrondis, moyens, à écailles mucronées épaissies et comme ridées.
P. Coulteri Don. — Gard. Chron. 1885, XXTTT 415, f. 73-74. — Californie 1882. - Bel arbre de 25-30 m., à tr. longues files., et k cônes aux écailles longuement recourbées. Rustique.
P. insignis Dougl. — Gard. Chron. 1878, IX, 108, f. 22-23. — Californie 1833.— Arbre élégant, à la verdure fraîche et herbacée. Gèle malheureusement sous le climat de Paris.
A ce groupe appartiennent encore les intéressants: P. Benthamiana Hartw. : Californie 1849; rustique. P. canariensis Chr. Smith. ; Canaries 1759 suivant Loudon et 1815 d'après Carrière; non rustique. P.Gerardiana Wall.;Népaul 1820; rustique. P. Jeffrey! Balf. ; Californie 1854; rustique. P. longifolia Roxb. ; Népaul 1801 ; non rustique. P. muricata Don.; Californie 1846; rustique. P. Parryana Gord.; Hte.-Californie,; rustique. P. ponderosa Dougl.; Am. bor. 1826; rustique. P. Sabiniana Dougl.; Californie 1826: rustique. P. tœda L. ; Floride et Virginie 1713.; rustique. P. tuberculata Don. ; Californie 1846 ; peu rustique.
3i«e Groupe. — Pins à 5 feuilles.
P. Gembra L. — Beissni r, Handb. 276, f. 65. — Indigène. — Arbre de 15-20 m., à croissance lente. Son feuillage est épais et ses cônes appelés auves dans le Briançonnais renferment des graines comestibles. — Var. P. C. pumila^ pygmaaj stricta et viridis.
P. ezcelsa Wall. - Gard. Chron. 1883, XIS, 249, f.35. - Népaul 1827. — Grand et bel arbre de 30-40 m , à longues fil. glauques, retombantes, et cônes cylindriques et pendants. A cette espèce certains auteurs rattachent le P. peuce Gris., de la Roumélie et introduit en 1864.
P. Lambertiaaa Dougl. — Gard. Chron. 1885, XXin, 11 et 1887, 1, 769, f. 144. — Amer. bor. 1827. — - Très grand arbre de 50-60 m., à longues files, vert brillant et et cônes dressés la première année et pendants à la maturité.
P. Strobus L. — Beissner, Handb. 290. f. 72. ~ Amer. bor. 1705. — Bel arbre de 30-40 m., très ornemental, rustique, à feuillage raide, glauque, et & cônes pédoncules, résineux et pendants. — Var. P. S. aurea, nana^ nivea, stricta et umbraeuîifera.
Signalons encore dans ce groupe, l^^ comme étant rustiques : les P. koraietisis Sieb. et Zucc;
PINUS
PIPTANTHUS.
Corée 1846. P. mandahurica Carr., P. monticda Dougl.; Californie 1831. P. parviflara Siéb. et Zncc. ; Japon. — 2^^ comme non rustiques, les espèces mexicaines suivantes : P. Ayacahuite Ehr. 1840. P. Gordoniana Hartw. 1847. P. Hartwegii Lind. 1839. P. macrophyUa Lindl. 1839. P. MorUezumœ Lamb. 1839. P. BuaseUiana Lindl. 1839.
(JuUure, muUipîication et emploi, — Les Pins sont pour la plupart des essences forestières extrêmement rustiques, ils s'accommodent des sols les plus divers, soit siliceux ou calcaires pour les P. aiMtriacaj Laricio, Pinaster et syU vestris, soit graveleux et schisteux pour les P. Siibiniana et Coulteri, soit gras et tourbeux pour les P. Strobus et excelsa. Ce sont aussi des arbres d'ornement de premier ordre, très convenables pour isoler ou grouper dans les grands parcs, où ils se comportent surtout bien dans les sols profonds, siliceux et frais. Les espèces se multiplient de graines que Ton sème au printemps, soit en pépinière, en planche, en sol bien ameubli, soit en terrines. Les variétés horticoles se propagent par la greffe en placage faite en août-sept., sous verre, et Pétouffée, en observant de choisir pour sujet une espèce appartenant au groupe de la variété, c'est-à-dire présentant le même nombre de files. & la gaine.
Le bois, la résine, les feuilles, les bourgeons, les cônes, les graines de ces végétaux procurent à l'homme des produits précieux. Ch. Gr.
PIOCHE. Outil à manche droit, solide et relativement court, et à fer un peu arqué, long, épais, massif et résistant, présentant au milieu un trou prolongé par une douille, dans lequel s'adapte le manche; l'un des côtés du fer est générait, pointu (voir Pic), tandis que l'autre est aplati, soit quelquefois en forme de hache, soit bien plus souvent en forme de houe allongée, étroite et épaisse ; dans ce dernier cas, l'instrument est plus particulièrement appelé Tournée.
La P. dite Piémontaise réunit les deux sortes de fers tranchants, celui en forme de hache et celui en forme de houe étroite.
Les P. sont indispensables pour les défoncements, les défrichements, l'extirpation des troncs d'arbres, racines, broussailles, etc.
PIOGHON. Sorte de pioche à fer unilatéral, c^ est-à-dire emmanché à l'un des bouts ; ce fer est relativement long, étroit, épais, solide et légèrement cintré. Le P., appelé aussi Hoyau, dans certaines localités, est fort utile pour fouir les sols pierreux, pour cultiver les terres compactes, pour défricher, arracher les arbres, etc.
Pione, Nom vulgaire du Pœonia officinalis.
Piany. Nom anglais des Pivoines. Voir P»oBia.
Pipe-tree. Nom anglais du lAlas. Voir Syringa.
PIPER L., vulg. Poivrier. (Pipéracées.) Arbriss. quelquef. grimpants, à files, alternes, habituellement entières, et stipules très variables de forme; fi. accompagnées de bractées recouvrant lerachis del'épijsolitaires&l'aisselledes bractées, raremt. monoïques; fi. hermaphrodites, habituent., sans pérlanthe; 2-4 étamines ou plus; anthères à loges distinctes ou soudées en une seule; ovaire uniloculaire, uniovulé; baie ovoïde
ou globuleuse, lisse, à péricarpe succulent ou légèrement charnu, saillante sur le rachis ou enfoncée. Environ 600 esp. de toutes les contrées chaudes du globe, manquant en Europe et dans l'Amérique du Nord, sauf le Mexique.
P. Betle L. — Sud de l'Asie. — B. M. 3132; Rheed. Mal. 7, 15.-- C'est le Bete2, usité comme masticatoire dans tout le Sud de l'Asie.
P. ezoeUum, var. aureo pictum Hort. — Nlle.- Zélande. — Files, ovales, cordiformes, acuminées, marquées d'une grande tache crème; pétioles allés. Serre froide.
P. Futokadsura Sieb. -— Japon. — - Files, caduques, ovales, acuminées, glabres; fr. rouge vif. PL demi-rustique.
Fig. 707. — Piper porphyrophyllum N. E. Br.
P. porphyrophyllum N. E. Br. (Fig. 707.) — Péninsule malaise. - R. H. 1883, 530; Fl. d. S. 1491. — Files, cordiformes, orbiculaires, cuspidées, vert bronzé, tachées de rose ; face infér. purpurine. Syn. : Cissus porphyrophyUus Hort.
Le P. Bigrum L. fournit le poivre usité comme condiment. Le P. Cubeba L. = Cubeha offieinalis Miq.
Serre chaude ou tempérée; boutures de pousses demi-aoutées sous cloche. P. fl.
PIPIT. {Anthus arboreus.) Cet oiseau a les mœurs des Alouettes (voir ce mot). Il se nourrit presque exclusivement d'Insectes et fait son nid an ras du sol. Il nous visite seulement pendant l'été. Le P des prés {A. pratensis), ou Farlouae, se tient plus et terre que le précédent, mais il a les mêmes habitudes et le même régime. Le P. aquatique (A. aquaticus), ou SpionceUe, est une espèce des montagnes, très commune dans les Alpes. Dr T.
Pipistrelle. Voir Ghauve-soaris.
PIPTANTHUS D. Don (Légumineuses-Papilionacées.) Genre comprenant une seule esp., le P.nepaleasisDon. (Thermopsis nepalensis DC), arbriss. de l'Himalaya, qui n'est rustique sous
PIPTANTHUS.
PISTACU.
le climat de Paris qu^à la condition d'être planté en situation chaude et abritée. La pi. atteint 2-3 m. de hantear; les Aies, sont persistantes, à 8 folioles ; les fl. s'épanouissent en mai-join ; elles sont jaunes, disposées en grappes, d'une faible valeur ornementale. Multiplication par graines.
PIQUANT. Nom sous lequel on confond les aiguUhm et les épines (voir ces mots).
PIRIFORME. En forme de Poire
PIRUSouPYRUSToum^Pwner; angl.:P«iri allem.: Bimbaum. (Bosacées-Pomaoées.) Les caractères Généraux sont ceux du genre Malus, avec lequel certains botanistes le réunissent. Les différences sont les suivantes: Fl. répandant une odeur forte et peu agréable ; filets des étamin. divergents ; anthères rouges ou violettes avant Tanthèse ; styles distincts et libres, sauf dans les P. mdUfolia et P. BoUwiUeriana, hybrides dans lesquels les styles sont cohérents par leur moitié infér. Fr. ordinairt. turbines ou pyriformes, et ombiliqués seulement k leur sommet, exceptionnellt. maliformes et ombiliqués aux deux bouts. On en compte une vingtaine d'esp., parmi lesquelles :
P. commuais L. — Lois. Nouv. Duham. VI, p. 192, tab. Ô9-74 bis ; Dcne. Jard. Fruit. Mus. tab. L — Europe, Asie occid. — Arbre de IC- 16 m., épineux dans le jeune âge. Files, ovaleslancéolées, finement dentelées, longuemt. pétiolées. Fr. petit, tr, acerbe. Bois rougeâtre, dur, pesant, d'un tissu fin et serré, recherché dans l'industrie. A donné, par la culture, un nombre considérable de var. ou d'hybrides d'un très grand intérêt horticole (voir Poirier), Il a aussi fourni quelques formes ornementales, notamment: P. c. flore pîeno, à fl. doubles, et P. c. pendtUa, à branches retombantes.
P. falvifolia DC, P. Sauger; vulg. P. de CiroU, [Syn. : P. Saugeana Hort.J — France. — Distinct surtout par ses files, toujours plus ou moins cotonneuses et blanchâtres en dessous. Souvent confondu avec le P. Bivalis Jacq., dont il est fort voisin. Les fruits du P. Sauger donnent un poiré très estimé dans l'Orléanais ; ceux du P. nivaiis sont consommés â l'état blet, surtout en Autriche, où l'arbre est fréquemment cultivé.
P. salieifolia Pallas. — Dcne. Jard. Fruit. Mus. tab. 12. — Caucase. — Remarquable par son port divariqué et pleureur ; ses jeunes rameaux cotonneux argentés ; ses files, longues et étroites, ondulées ou contournées, grisâtres en dessus, argentées et cotonneuses en dessons. Fr. petits, verdâtres, tr. astringents. Jolie esp. d'ornement, ne dépassant guère 5-6 m. de haut. ; à greffer en tête.
P. elaagrifolia Pall. — Dcne. 1. c. tab. 17. — [Syn. : P. elœagnifdlia Hort. ; P. orientàlis Horn.; P. persica Pers.] — Caucase. — Esp. voisine de la précédente, mais à rameaux érigés et à feuillage moins argenté; également ornementale.
On peut encore citer, dans cette série : P. betulafolia Bnge. ; Dcne., 1. c. tab. 20 ; de Chine ; se rapprochant du P. Sauger. — P. canescens Spach, intermédiaire entre le P. Sauger et le P. à feuiUes de Saule. — P. Umgipes Coss. et Dur. ; Dcne. l. c. tab. 4 ; d'Algérie. — P. amygdaiiformis Yill. [syn.: P. parviflora Desf.; P. ertopieura
Rchb.]; de l'Europe mérid.; arbrisseau de 3-4nL, très touffu, tomenteux et blanchâtre. — P. «»naica Thouin, M6m. MusftUM. I, 170, tab. 9: d'Asie Mineure ; arbre d'une dizaine de met., à files, grisâtres. — P.MidMuxUBone; Dcne., Le tab. 16; à feuillage blanchâtre, espèee assez intéressante pour l'ornementation, ainsi que les deux précédentes. — P. Pashia Hamilt.; Dche. 1. c. tab. 12; du Népaul; espèce deml-mstique, à fioraison très hâtive et très belle. — P. sàHmensiê Eook.; B. M. 1896, tab. 7480; espèce voisine de la précédente. — P. heterophyOa Bgl. et Schmal; Gard. Chrow. 18W, VU, 116; d'Asie; à files, grisâtres, lancéolées, les unes irrégnUèrt crénelées-incisées, les autres plus ou moins lobées ou découpées.
P. tioensis Lindl. — Bot. Rbg. t. 1248. — Chine. — Espèce très belle et très vigoureuse, distincte surtout par ses files, grandes, acuminées, élégamment et asses longuement et finement dentées, lustrées en dessus. Fr. de forme très variable, turbines, globuleux, cylindriques, etc., d'une odeur particulière, â peine mang'eables. Peut servir à romement; sols argilo-siliceux, un peu frais.
P. maUfoUa Spach. — Hist. Véoér. U, 131, tab. 8, fig. P. — Arbre très curieux, probablement hybride de P. et de Pommier, ayant l'aspect, le port et presque les files, de ce dernier. Par leurs styles cohérents inférieurt., les fl. rappellent aussi celles du Pommier. Fr. turbines, à chair jaunâtre, très médiocre; très générait. stériles.
P. BoUwilleriana DC. — Bot. Rbg. tab. 1437. — [Syn.: P. PdUveria L.; Nouv. Dubau. VL tab. 58; Spach, l. c, H, I82J, tab. 8; P. PàUvOleriana G. Bauh. P. PoUweriana Carr., Bbv^ort. 1885, 416, ûg. 76.] — Petit arbre de 5-6 m.; files, assez grandes, blanchâtres en dessous, fortement et irrégulièrement dentées ; fi. en cor3rmbe dense, exhalant une odeur fade; fr. tr. petits, pyriformes, rouge orangé du côté du soleil, à chair douce et assez sucrée, presque toujours stériles. Considéré comme un hybride entre l'Allouchier et le Poirier commun.
Les P. se multiplient par semis, et surtout par greffage sur P. franc, sur Cognassier et sur Aubépine. L. H.
Pirus (MbAhs) floribunda. (Fig. 710,) Voir Malus floribuuda, p. 801.
PISTAGIA L. (Anacardiacées.) Fl. apéUles, dioïques ; fi mâles â 5 étamines, très courtes, à filets connés avec le disque; fi. femelles à ovaire sessile, uniloculaire, à style court, trifide, à ovule suspendu ; fruit drupacé, monosperme, sec, avec un noyau osseux et une amande comestible dans une esp. Arbres ou arbriss. & files, alternes, caduques ou persistantes, trifoliolées ou bien pari- ou imparipennées ; fl. en grappes axill. et petites. — 8 esp. de la rég. médit., Asie occid.. Canaries, Chine et Mexique.
P. atlaatica Desf. — Région médit. — Webb. Canar. 66. — Files, persistantes à 9 folioles graduellement rétrécies de la base au sommet et imparipennées ; grappes en panicules. C'est le Bétoum des Arabes. Arbre haut de 12 mètres.
P. Lentisous L. — Région médit. — Xocr. Duham. 1, 18; Sibth. Fl. gr. 9ô7. — Files.
PISTACU.
PITCAIRNIA.
persistantes, k 2-5 paires de folioles paripennées, à pétiole étroitement ailé; fl. en petites grappes simples, axillaires ; arbaste de 3 mètres.
P. Terebinthut L. — Région médit., Europe centrale. — Sibtu., Fl. gr. 956. — Files, caduques, à 4-5 paires de folioles imparipennées, à pétiole non ailé ; fl. en grappe rameuse, allongée ; arbre de 3-5 mètres.
P. vera L., vnlg.: PistcuiTUer. — Région médit, Orient- — N. Duh. 4, 17. — Files et 5 folioles caduques, assez grandes, orbiculaires ; fruit gros, à amande comestible.
Les P. LentiscuB et Terebinthut fournissent, le premier la résine de mastic, le second la Térébentine de Chine ; le bois du P. cilema est usité en Indo-chine.
On greffe le P. vera sur le P. LentUcus et Terebintkus et on le multiplie de semis qui donne 1 o/o de plantes mâles. P. H.
PISTIA L. (Aroïdées.) Genre formé d'une seule esp., P. Stratiotes L., croissant dans les eaux douces de tous les pays trop., excepté l'Australie et les iles du Pacifique; herbes nageantes, acaoles, pubescentes, stolonifères, et racines fibreuses; files, en rosettes, sessiles, obovales, en coin, à nervures en éventail, proéminentes en dessous. Ornement des aquarium de serre, où cette pi. flotte sur l'eau comme de grosses Lentilles d'eau, et s'y multiplie rapidement au moyen de ses stolons, sans qu'on ait à s'en occuper. Voir B. M, 4564; Fl. n. S. VI, t. 625, p. 289; Jard.Fl. t. 137. J. G.
PISIFORME. Qui a la forme d'un Pois.
PISSE ALIT; angl.: Dandelion; ail.: Butterblume^ Lôtoensahn. (Taraxacum Dens-leonis.) (Composées-Cichoracées.) — Mascl.Atl.Pl.Fr. 1. 193. — Indigène, vivace, acaule ; racines pivotantes ; flles. glabres, en rosettes, atténuées en pétiole à la base, pennatilobées et roncinées; hampe florale nue, fistuleuse, monocéphale; fl. jaunes; achaines épineux, munis d'un bec et d'une aigrette poilue. Commun dans les endroits gazonnâ, où on va le recueillir à l'état sauvage, pour le consommer en salade verte de printemps ; amélioré par la culture dans les jardins, où on cultive surtout les P. à cœur plein, P. à larges feuiUes, P. mousse^ P. très hâtif, etc.
On sème en mars-avril, même jusqu'en juin, de préférence en lignes ; le plant, à l'éclaircie, est laissé à 7-8 cm de distance; en octobre, on le recouvre de 12-15 cm. de terre, sous laquelle les feuilles poussent et blanchissent; on récolte de la mi-février et fin d'avril, en coupant le P. entre deux terres au dessous du collet. Le produit est plus beau, si la plante est semée plus tôt, et repiquée en pépinière. Le P. fournit en cave une excellente Barbe de capucin; en traitant comme la Chicorée sauvage. J. G.
Pistache de terre. Voir Arachis.
PISTIL. Le Pistil ou Ch/nécée est constitué par un ou plusieurs carpeUes ivoir ce mot), libres on concrescents. Lorsque les carpelles sont libres, chacun d'eux présente un ovaire, un style et un Oi^mate (voir ces mots) ; lorsqu'ils sont concrescents, ils peuvent former un pistil unique en se soudant complètement, de manière à ne plus présenter qu'un seul ovaire, un seul style et un seul stigmate (Primevère); dans d'autres cas, la
soudure porte seulement sur l'ovaire et le style (IrisJ ; enfin, elle peut ne porter que sur l'ovaire ((Eillet), le style et le stigmate restant libres.
Pisum, Voir Pois.
PITCAIRNIA L'Hérit. (Broméliacées.) Plantes acaules, rart. caulescentes. à rhizome court ou allongé; files, eu fascicules, engainantes à leur base, linéaires, étroites, contractées quelquefois en pétiole canaliculé, toutes de même forme ou bien hétéromorphe8,les unes veinées et vertes, les autres cornées, brunes, épineuses et défensives, persistantes ou bien caduques dans la portion située au dessous de la game, glabres ou écailleuses; scape presque vert ou bien allongé et couvert de feuilles vertes semblables à celles de la rosette ; infiorescence en grappe paniculée ou très simple; fieurs hermaphrodites, à sépales libres habituellement réguliers et symétriques, aigus ou mucronés au sommet ; pétales libres jusqu'à la base, ovales, à onglet linéaire, arrondis ou aigus et leur extrémité, souvent irréguliers, sans ligules ou munis d'une seule ligule triangulaire ; 6 étamines à filets inclus; pollen sillonné longitudinalement; ovaire supère dans les ^U supérieurs; capsule s'ouvrant par 3 valves; graines nombreuses, munies d'une ou de 2 ailes.
Le genre P. est un des plus nombreux en esp. de la famille des Broméliacées et passant par des Intermédiaires Knj.Billbergia^ Puya,I)yckia^ ainsi qu'aux Vriesea. Il est formé d'esp. terrestres ou saxicoles, très rart. et encore accidentellement parasites, toutes vivaces àl'exception d'une seule.
On en connaît 134 esp. du Mexique, des Antilles, de l'Amérique mérid. et de l'Amérique centr.
On a divisé le genre P. en un certain nombre de sous-genres basés sur le mode de déhiscence du fruit et sur la disposition de l'infiorescence.
L'infiorescence peut être une grappe ou une panicule, formée de fieurs grêles, portées par des pédoncules bien marqués et rigides, avec des bractées de petite dimension, les super, plus courtes que les sépales ; des fl. axillaires et des pétales irréguliers ou rar. recourbés.
Dans le premier cas, le fruit est pseudocapsulaire et indéhiscent, avec l'ovaire entouré du périanthe dans les 8/4 de son étendue (iUéîtitonta) ou bien l'ovaire entouré seulement dans sa moitié inférieure et la présence d'une tige {Pepinia) ; le fruit peut aussi être une capsule et nettement déhiscent: 4 pétales avec ligules intérieurement {Eupitcaimia) avec les graines pourvues d'une seule aile (section Scîiweideleria) ou de deux (section normales)-, ils peuvent manquer de ligule (section eligulatœ).
Un autre groupe, d'importance moindre au point de vue du nombre des représentants, comprend les esp. à inflorescence très simple, rarement paniculée, formée de fleurs irrégulières, épaisses, portées par un pédoncule court, très épais ou sessile, avec des bractées bien marquées égalant ou dépassant les sépales. Quand l'inflorescence est très simple,les espèces rentrent dans le sous-genre Phlomostachys ; si elle est paniculée, c'est des Olomeropiteaimia qu'il s'agit.
Telle est dans ses grandes lignes la classification adoptée par M. Mez dans sa monographie de la famille des Broméliacées.
PITCAIRNIA.