PIED-DE-GRIFFON
PIERIS.
Pied-de- Griffon. Nom français de YEeUeboms fœtiduê.
Pied-de-IAon. N. fr. de VAlcIiemiUa wdgarts, Pied-de-poule. N. fr. du Ranuneulus repens. Pied-de-veau Nom français de VArumvulgare, PIÉRIDE Schr. (Lépidoptères-Rhopalocères.) Les Piérides ont les antennes en massue, les palpes grêles, le dernier article en pointe, les ailes antérieures triangulaires, les postérieures ovales Les chenilles sont allongées pubescentes, marquées de raies longitudinales Les chrysalides sont anguleuses, terminées antérieurement par une seule pointe, et attachées par la queue et par un lien transversal.
Fig. 699. — Piéride chi Chou.
P.brasgieaeLinn.,P. duChau, (Fig.699) appelée aussi le grand papillon blanc du Chou, mesure 65 mm. d'envergure; très reconnaissable & ses ailes blanches un peu obscurcies & la base. Les ailes antérieures ont Textrémité noire; la femelle offre en plus deux taches noires au milieu et une raie noire au bord interne. Les ailes postérieures ont sur le bord interne une tache noire. La chenille, d'un jaune un peu verdâtre avec trois raies jaunes longitudinales, dévore les feuilles des Choux. La chrysalide est gris blanchâtre, tachetée de noir et de jaune. Deux générations par an: !«'• mai et juin; 2« août et septembre. La chenille est souvent attaquée par un petit hyménoptère, le Microgaster glomeratua Linn.
Fig. 700. — Piéride de la Rave, mâle.
P. rap» Linn. ou P. de la RavCy petit papillon du Chou, {Fig, 700 et 70î)p\us petite et aussi plus commune que la précédente. Les ailes sont blanches, avec les taches de P. brassicœ, mais celle de l'extrémité des ailes ant. est moins noire. La chenille, verte avec trois lignes jaunes, vit sur le Chou, le Navet, le Réséda, la Capucine.
P. Bapi Linn. ou P. du Navet, papillon blanc veiné de vert (Fig. 702) ; moins fréquente que les
espèces précédentes; même taille, même couleur et même taches que la P. rapœ. Le dessous des ailes inférieures jaune pâle avec les nervures saillantes bordées en dessous de veines d'un noir verdâtre La chenille vit sur les Crucifères des bois et aussi des jardins.
fer-
••Avv'N
Fig. 701. - Piéride de la Rave, femelle.
P.(LeucoBea)crat«giLinn. ou P. Gazé. Grand papillon blanc â nervures noires. Les chenilles causent des dégâts énormes aux arbres fruitiers, dont elles dévorent les bourgeons et les feuilles! Elles filent des toiles pour passer l'hiver. Il faut couper ces toiles avant la dispersion des chenilles. p. Xn.
Fig. 702. — Piéride da Navet.
PIERIS Don (Ericacées-Andromédées.) Arbres et arbriss. voisins des -^tidromcda, à flles. alternes, pétiolées, persistantes; fl. en grappes axillaires ou terminales, blanches, rart. rouges, à corolle globuleuse ou cylindracée urcéolée, â 5 dents recourbées; 10 étamines incluses ; anthères obtuses, s'ouvrantpar à pores et portant 2 éperons sur le dos; ovaire globuleux, à 5 loges.— lOesp. de l'Himalaya, Malaisie, Japon et Amer sept.
Les plus cultivées sont: P. formosa D. Don {Andromeda formosa Wall.), Wioht. le. Ind. OR. 4, 1200; Gard. Chr. n. s. XV, t. 569; du Népaul : flles. lancéolées acuminées, crénelées, glabres ; grappes composées, thyrsoïdes ; pédicelle penché, pruineux, ainsi que le calice; demirustique; P. japoaicaDon. (-4.;ajpontcaThunb.), Fl. Jap. t. 22; Belg. hort. 1871, t. 19; Gard. Chr. n. s. XVII, t. 797 ; du Japon ; flles. lancéolées, atténuées à la base, crénelées au sommet, glabres; grappes terminales serrées; flor. en nov.-déc. ; esp. rustique; P. floribunda Benth. etHook. {A. flonbundaV\XY^\i., Leucothoe floribunda Don), B. M. 1566; B. R. 10, 807; de la Géorgie ; P. mariana Benth. et Hook. {A. marianaL.), B.M. 1579, d'Amer, du Nord; et P. nitida Benth. etHook. {A.nitidaMichx.,A.coriacea). B. M. 1095, de la Floride.
PIGAMON.
PILOCEREUS.
PtoamoH, Nom français des Thàlictrutn,
PIGEON. Les P. sont essentiellement granivores, et comme tels on les considère k tort comme nuisibles à Tagricnltare. Les espèces sauvages de notre pays sont: le P. ramier on Palombe (Cciutnba j^unibu8)y oiseau migrateur et habitant des forêts; à ce titre, il est rarement un voisin incommode pour Thortlculteur, à moins qu'on ne le tienne, dans un état de semidomesticité, comme dans les parcs et les jardins publics de Paris. Il se nourrit surtout des graines de Conifères. Cette espèce est sédentaire en Espagne et en Italie; dans le Nord de la France, elle arrive en mars et part k la fin d'octobre. La chair est très estimée, comme celle du suivant.
Le P. colombiB (Columba anas) est plus rare et a les mêmes mœurs. A Tépoqne des passages, tous deux sont Tobjet d'une chasse active dans le Sud-est de la France. — Le Bixet (Cohmba îivia) ou P. de rocket souche probable de nos races domestiques, préfère les rochers aux forêts, et se plaît surtout dans les régions maritimes. Sédentaire dans le Midi, il émigré seulement dans le Nord. Ces trois espèces ne pourraient être nuisibles qu'au moment des semaillesy c'es^^-dire en hiver, époque oii on ne les trouve plus dans la plupart des régions de la France, car elles ont déjà émigré vers le Sud.
Il n'en est pas de même des P. domestiques, et par conséquent, il est indiqué de les tenir enfermés dans le colombier à l'époque, des semailles. En dehors de cette époque ils ne peuvent causer grand dommage et sont même utiles en dévorant avidement les gnraines de Vesces, cette mauvaise herbe qui infeste nos champs et dont il est si difRcile de se débarrasser. D' T.
Pigeon-Pea. Nom anglais de VEmbrevade (Cajanus indicus).
Pionon, Graine du Pinus Pinea.
Pignon d'Inde. Nom franc. dnJatrophaCureaa.
PILEA Lindl. Genre de la famille des Urticées, renfermant env. 160 esp. origin. des rég. trop, du globe, sauf l'Australie. Ce sont des herbes annuelles ou vivaces, rampantes ou diffuses. Leurs fl., monoïques ou dioïques. sont petites et verdâtres Le P. mutcota Lindl. [Syn. : P. mierophylia Liebm.l, de l'Amérique troc., est surtout cultivé dans les serres comme objet de curiosité. C'est la plante au feu d'Artifice, ArtUlery plant des Anglais ; pi. vivace, d'environ 15 cm. de hauteur, rameuse, k très petites files ; lorsqu'elle porte des boutons à fi. prêts à s'épanouir, ce qui a lieu pendant une grande partie de Tété, il suffit de la tremper dans l'eau pour provoquer le brusque épanouissement des fi. Les divisions du périanthe cèdent sous la pression des étamines et les anthères projettent le pollen comme de petites fusées. Multiplie, par graines ou par boutures, qui reprennent avec la plus grande facilité.
PILIFÈRE. Qui porte des poils.
PILOCEREUS Leni. (Cactées.) On comprend sous ce nom un certain nombre de Cierges columnaires qui se distinguent par un mode particulier d'infiorescence, consistant en une modi-
fication plus ou moins profonde et persistante des aréoles de la partie fiorifère. Celles-ci diffèrent des aréoles de la partie stérile par le développement considérable de la laine et des poils dont elles sont garnies, ou de leurs aiguillons qui deviennent plus longs, plus grêles, et plus ou moins criniformes. Dans quelques esp., ces productions laineuses ou pileuses forment au sommet des tiges ou des rameaux florifères un véritable cephalium analogue k celui des MdoeaetM.
La tige des P. est généralement robuste, souvent columnaire, et ordinairement peu ramifiée, mais quelquefois prolifère k la souche.
La fieur est courte, charnue, tubuleuse ou subcampanulée; les étamines sont généralement courtes, insérées par gradins sur le tube en laissant k la partie inférieure de celui-ci un espace vide, sorte de cavité nectarique, que Lemaire appelle eamarc^ et qui est traversée par le style ; mais cette disposition de retrouve également dans beaucoup de Cereus.
Les P. sont originaires des régions chaude et sèches du Mexique, des Antilles, ou du Brésil; quelques-uns, formant des groupes distincts, viennent des hautes régions de la Bolivie ou du Pérou. Leur culture doit donc être différente, selon leur patrie. Leur port est en général très ornemental; aussi sont-ils fort recherchés dans les collections de Cactées.
P. Gelsianut Lem. [Syn. et var.: P. WiUiamsU Lem. ; P. fosstdatus Lab. ; P. foveolatus Lab.; P. Brunnawii Hort.] — Bolivie, Chuquisaca, Potosi, jusqu'à 4000 m. d'altitude. — Tige cylindrique, haute de 1 à 2 m. sur 10 cm. diam., simple, plus tard prolifère à la base. Côtes, environ 10. verticales, larges, obtuses, sub-tuberculées. Aréoles distantes de 2 cm., grandes, longues et larges de 1 cm., garnies de feutre jaunâtre plus tard gris, et entourées d'un grand nombre de poils blancs soyeux, longs de 3-4 cm. Aiguillons fauves ou jaune ambré, droits, rigides, subulés; extérieurs environ 10, rayonnants, longs de 1-2 cm. ; central I, vigoureux, horizontal, long de 4-6 cm.
Fleurs naissant au sommet de la tige, tubuleuses, charnues, rouges, longues de 8-9 cm. sur 1,5 cm. d'épaisseur, inodores, s'ouvrant le soir et durant 2 ou 3 jours. Tube cylindrique, garni de 80-35 petites squames décurrentes, charnues, acuminées, k l'aisselle desquelles se trouvent quelques poils blancs, fins et frisés. Sépales 15-20 cm., longs de 1-2 cm., charnus, étroits, lancéolés, rouge framboise; pétales étroits, spatules, obtus, disposés sur 3 rangs, d'abord dressés, plus tard étalés, longs de 2 cm., larges de 7 mm., moins charnus que les sépales et d'un rouge plus purpurascent. Etamines bisériées, exsertes, roses; anthères brun violacé. Style dépassant les étamines. terminé par 10 stigmates capitules, olivâtres. Fruit 3 cm. diam., péricarpe peu charnu, jaunâtre, portant quelques aréoles garnies de poils blancs.
Cette superbe esp. est rustique dans le Midi de la France, sous le climat de l'oranger. EUe compte plusieurs variétés plus ou moins enveloppées de laine blanche, ou plus ou moins épineuses, parmi lesquelles les plus remarquables
PILOCEREUS.
PILOCEREUS.
sont le P. CèUianuê îanuginosiar Salm. et le P. Wimaimêii Lem.
P. ohrytaeanthiit Web. — Mexique, environs de Tehnacan. — Tronc rameux, de 8-5 cm. de hauteur, vert jaunâtre, couvert d^aigruillons dorés. Côtes, environ 10; aréoles distantes de 1 cm., garnies de duvet blanc et de poils blancs soyeux AifinûUons 6-10, tous pareils, divariqués, grêles, sub-rigides, d'un jaune d'or, longs de 1-2 cm.
Fleurs latérales, accompagnées «".e longues houppes soyeuses très blanches, persistantes,
f^lacées le long des rameaux sur une seule ligne ongitudinale qui ressemble à une longue crinière latérale blanche très caractéristique. Fleur charnue, inodore, diurne, de forme évasée, longue de 10 cm. sur 5 cm. dianu Ovaire et tube glauques, presque nus. Divisions périgoniales d'un rose camé pâle. Etamines courtes, apprimées contre les parois, et formant un entonnoir au milieu duquel se dresse le style blanc qui dépasse le limbe. Fruit lisse, rosé, gros comme le poing.
P. chrysomallus Lem. [Syn. : P. militana Cels. ; P. niger Brongn.] — Mexique, Sud du Michoacaui district de Huetamo. — Tronc rameux, de 4-8 m. haut. Côtes 10-13, aiguës; sillons obtus; aréoles saillantes, arrondies, tomenteuses; aiguillons d'abord dorés, ensuite grisâtres; extérieurs 10-12, rayonnants, flexibles, longs de 1-2 cm.; intérieurs 3-4, subulés, l'inférieur plus fort, défléchi.
L'inflorescence de cette esp. constitue un véritable cepÎMUwn, se développant â l'extrémité des rameaux, qui paraissent coiffés d'une sorte de bonnet à poil de près de 20 cm. de diam. sur 20-40 cm de hauteur; les poils sont rudes, d'abord dorés, plus tard bruns ou noirâtres. Fleurs et fruits cachés dans le eephalium. Graines noires, remarquables par leur grosseur, longues de 4 mm., larges de 3 mm.
P. Golumna Trajani Lem. [Syn. iCereus Cdumna Trajam Karw ] — Mexique, au Sud de Tehuacan.
— Tronc columnaire, toujours simple, dépassant 10 m. de hauteur, vert grisâtre; 10-22 côtes droites, obtuses ; sillons droits, aigus ; aréoles enfoncées, feutrées. Aiguillons droits, aciculaires, d'abord bruns, plus tard gris noirâtre ; extérieurs 10-12, rayonnants, longs de l-iytcm.; centraux d'abord 1, plus tard 3-4, subnoauleux à la base, longs de 3 cm. — Le tronc ressemble à celui du P. t^nilis ; mais les côtes du P. Cdumna sont moins nombreuses, plus larges, plus profondes, les sillons plus droits. Cette esp. est très rare; son inflorescence est mal connue; on dit que les fleurs sortent du sommet de la plante au milieu de laine fauve.
P. Comètes Scheidw. [Syn. : P. jubatus Salm.]
— Mexique, San Luis Potosi (?). — Tronc élevé, plus tard rameux (?). Côtes 9-15, obtuses; aréoles rapprochées. Aiguillons aciculaires, courts, rigides, fauves ou jaanes sur les jeunes exemplaires, plus tard gris, accompagnés de poils laineux blancs abondants, principalement au sommet.
Les fleurs n'ont pas été observées ; elles sortent, dit-on, de zones laineuses floconneuses,
embrassant la tige plus ou moins circulairement. — Esp. encore douteuse, mal connue.
P. tkmtunUtii Haage. Voir P. lanatus.
P. fnlTieepa Web. [Syn. : P.HoppenstedtiiWeh, partim.] — Mexique, près de Tehuacan. — Tronc épais, vert grisâtre, haut de plus de 10 m. ; rameaux peu nombreux, ascendants. Côtes 8-15; sillons profonds; aréoles presque nues; aiguillons vigoureux, rigides, 12 extérieurs rayonnants, 1 central plus fort, horizontal, et 1 ou 2 supérieurs plus petits.
Les aiguillons des rameaux florifères sont beaucoup plus grêles, plus longs, et flexibles ; au sommet de ces rameaux, les jeunes aréoles sont garnies de laine fauve, promptement caduque, qui forme une sorte de faux cepJiàltum^ et an milieu de laquelle naissent les fleurs. Celles-ci sont très charnues, roses, longues et larges de 8 cm.; leur tube est garni de laine fauve très longue et très abondante.
Cette esp. est souvent cultivée sous le nom de Cereus ChiatiUa Web., avec lequel elle n'a rien de commun.
P. Gonnellii Web. — Brésil, Pernambuco. — Tige d'abord simple et érigée, plus tard rameuse, haute de 1-2 m., sur 6-8 cm. diam. Les rameaux sont étendus, plus ou moins décombants ; leur sommet est blanc, laineux. Côtes 10-11, arrondies, sub-tuberculées. Aréoles rapprochées, garnies de laine blanche et d'aiguiUons nombreux, d'un blanc jaunâtre, plus tard fauves, longs d'environ 1 cm. ; 12 extérieurs et 6 intérieurs.
Les aréoles florifères, situées à la partie supérieure des rameaux, portent des houppes blanches persistantes, longues de plusieurs cm. Fleur non observée. Fruit pourpre foncé à chair blanche.
P. Hermentianut Lem. [Syn. : Cereus Hermentianus Monv.] — Haïti. — Tige élevée, cylindrique, rameuse, 8 m. haut, sur 5-7 cm. diam. Côtes 15-20, arrondies, peu profondes ; aréoles petites, rondes, rapprochées, avec un duvet court, brunâtre et des poils soyeux, pendants et persistants. Aiguillons environ 20, très petits, grêles, fascicules, jaunâtres.
Fleurs longues de 5-6 cm., sur 3 cm. diam., nocturnes, charnues, sortant des aréoles du sommet au milieu d'un duvet blanc, court, qui apparaît sur le côté exposé au soleil. Ovaire et tube nus, non squameux. Divisions périgoniales récurves; etamines courtes, étagées, disposées en entonnoir au milieu duquel s'élève le style.
P. Hopvenstedii Web. Voir P. lateralit.
P. HouUetii Lem. Voir P. leuoocephalut.
P. lanatus Web. [Syn.: Cactus lanatus H. B. K.; Cereus lanatus DC.| — Nord du Pérou, Huancabamba, où les indigènes lui donnent le nom de Piseol Colorado. — Tige érigée, peu rameuse, haute de 4-6 m., couverte de laine blanche ; côtes nombreuses (12-27), membraneuses, tuberculées ; aiguillons nombreux, sétiformes, courts, rayonnants, avec un central plus long, blanc. Fleurs enveloppées de laine, ainsi que le fruit, qui est rouge, piriforme, rempli de pulpe blanchâtre et de petites graines noires.
Cette magnifique esp., découverte par Humboldt et Bonpland, il y a un siècle, semble iden-
PILOCEREUS.
PILOCEREUS.
tique avec le P. Dautwitzii Haage, trouvé par Roezl dans les mêmes régions, il y a 25 ans, et assez répanda aujourd'hui dans les collections. (Voir Van Houttk, Fl. des Sbrhes, t. 2163.)
Une autre forme de la même esp. a été découverte par Roezl dans le voisinage de Lima et porte le nom de P. Haageanus Poselg.; elle est tellement laineuse, que sa tige et surtout son sommet semblent enveloppés de ouate blanche. \ P. lateralis Web. [Syn.: P. Hoppenstedtii Web. partim.) — Mexique, environs de Tehuacan. — Tige toujours simple, columnaire. vert grisâtre, atteignant 8-10 m. de haut, et l'épaisseur de la cuisse ou même du corps d'un homme. Côtes arrondies, nombreuses, 20 et davantage; sillons obtus ; aréoles nues, distantes de 1 cm. Aig^uillons extérieurs 15-20, blancs, snb-rigides, longs de 1-2 cm. ; intérieurs 6-10. sub-flexibles, blancs, à pointe brune ou noirâtre, lon^ de 4- 10 cm., les inférieurs les plus longs ; plus tard ils sont tous d'un blanc grisâtre.
L'inflorescence de cette esp. est constituée par une bande ou raie laineuse latérale, qui occupe sans interruption toute la hauteur du tronc sur la face nord, et d'où sortent les fleurs. La laine qui forme cette raie est très épaisse et abondante, longue de 4-6 cm., d'un blanc jaunâtre et entremêlée de sétules blanches ou fauves. Les fleurs sont enfouies dans cette laine, que leur limbe dépasse à peine. Elles sont d'un blanc jaunâtre, rosées extérieurement, charnues, longues de 7 cm. Baie ovoïde, longue de 2-3 cm., d'un blanc pâle, peu succulente, cachée dans la laine.
P. Leninghausii Haage. [Syn. : Echinocactus Leninghausii E. ScIl: Cereus Leninghausii Web.] — Brésil austral. — Tige cylindrique, sub-érigée, atteignant jusqu'à 1 m. de long, sur 10 cm. diam., vert jaunâtre. Côtes nombreuses (30), obtuses, peu profondes; aréoles trèH rapprochées, garnies de feutre blanc caduc. Aiguillons nombreux, entremêlés, peu rigides, cassants ; extérieurs lô, rayonnants, jaunâtres ; intérieurs 3-4, beaucoup plus longs, jaunes. Fleurs jaunes.
Cette esp., encore peu connue, est remarquable par ses nombreux aiguillons jaunes, mais ne semble pas être un vrai PUocereua, et serait mieux placée dans le genre Cereus.
P. leueocephalut Poselg. [Syn. : P. HauUeiii Lem. ; P. Forsterii Sencke.] — Terres chaudes de l'Est du Mexique. — Tronc columnaire, rameux, haut de 4-5 m. sur 10-15 diam., vert glaucescent. Côtes 7-8, droites, épaisses, arrondies ; sillons aigus ; aréoles garnies de duvet blanc et de longs poils blancs soyeux, plus tard caducs. Aiguillons jaune paille, plus tard gris ; extérieurs 9, rayonnants, longs de 1-2 cm., avec 1 central plus robuste, long de 2-3 cm.
Les tiges florifères se couvrent autour de leur sommet d'épaisses touffes de longue laine blanche, persistante, d'où sortent les fleurs. Celles-ci sont longues de 8 cm., sub-campanulées ; tube charnu, presque nu; divisions périgoniales d'un rose livide, récurves ; étamines insérées par gradins, formant un entonnoir au milieu duquel se trouve le style longuement saillant. Baie nue, rouge cerise, à pulpe cramoisie.
P. macrocephalus Web. — Mexique, environs
de Tehuacan. — Tronc toujours simple, columnaire, 8-10 m. de haut., sur 15-25 cm. diauL, vert grisâtre, sillonné de 15-20 côtes obtuses, peu profondes, dont les aréoles portent des aigîiillons rigides aciculaires gris ou noirâtres. Au sommet de cette colonne, à 6 ou 8 m. de hauteur, se trouve un véritable cephalium terminal et périphérique, long de 1 m. et davantage, absolument semblable à celui d'un grand MeloccuAtu^ et formé de laine jaunâtre épaisse mêlée de sétules fauves. Fleurs et fruits non observés.
P. polylophut Salm. [Syn. : Cereus pdylopkus DCJ — Mexique, vallées de Zimapan, Mextitlan, et Tlacolula. — Forme des colonnes simples de 10-12 m. de haut., d'un vert jaunâtre, sillonnées de côtes nombreuses (20-30), peu profondes; aréoles petites; aiguillons gi;êles,flexibles Jaunes, longs de 2-3 cm., beaucoup plus longs au sommet des plantes florifères. Fleur tubuleuse, rouge. Baie rouge.
V P. PringleiWeb.[Syn. : Cer«« Prtw^ïciWatson ; àerem calvua Engeim.; Cereus ritonEngelm.(?)] — Basse Californie et Sonora, où il est désigné sous le nom de Cardon, — Ce Cierge gigantesque est, au point de vue de la forme et des dimensions, l'analogue du Cereus gigarUeus de l' Arizona ; mais il diffère de ce dernier par son sommet florifère complètement inerme^ où les aréoles portent, au lieu d'aiguillons, un tomentum épais. Tige élevée, peu rameuse, haute de 8-tO m , quelquefois jusqu'à 18 m.; 12-13 côtes; aréoles rapprochées, tomenteuses, très allongées, confluentes ou réunies par un sillon laineux. Aiguillons gris, longs de 2-3 cm.; extérieurs 12, intérieurs 8, dont 4 centraux plus forts.
Fleurs courtes, trapues ; tube squameux couvert de laine épaisse; pétales nombreux, étroits, lancéolés, blancs. Fruit velu, laineux, s'ouvrant en plusieurs valves irrégulières, qui laissent voir la pulpe cramoisie. Celle-ci a un goût sucré et sert â faire des confitures et des sirops.
P. Schlumbergeri Web. — Ejûiti, environs des Gonaïves. — Tronc simple, vert cendré; 11-13 côtes arrondies, sinueuses; sillons linéaires aigus. Aréoles légèrement enfoncées, distantes de 1 cm., garnies de tomentum gris, de poils argentés, et d'aiguillons nombreux (20-25), faibles et courts, aciculaires, d'un gris jaunâtre, longs de 5-10 mm., disposés sans ordre apparent, n'augmentant pas de nombre sur les vieilles aréoles, mais plutôt sub-caducs.
Fleurs non examinées, petites et fugaces, sortant de flocons de laine gris noirâtre, situés à environ 10 cm. du sommet, persistants et embrassant presque toute la circonférence de la tige.
P. Schottii Lem. [Syn. .Cereus SchoUiiEngelm. ; Cereus Pcdmeri Eng. ; PHocereus Sargentianus Orcutt.] — Basse Californie et Sonora. — Rameux à la base ; tiges érigées, sillonnées de 4-6 côtes, hautes de 2-3 m., remarquables par la différence totale qui existe entre leur partie inférieure stérile et leur partie supérieure florifère. Les aiguillons, d'abord courts, subulés, noirs, se transforment au sommet des tiges florifères en crins flexibles grisâtres, longs de plusieurs cm., formant une sorte de faux cephalium. Fleurs petites, tubuleuses, rosées. Fruits
PILOCEREUS.
PIMELEA.
inermes, écarlates, en fonne d'olives, et comestibles.
P. Bcoparins Poselg. — Mexique, Terres Chaades de Vera-Cruz. — Arborescent, ramenx, haut de 6-8 m. Rameaux stériles très différents des rameaux florifères ; les premiers ont 12-15 côtes obtuses, crénelées, avec des aréoles distantes de 2-6 cm. et des aiguillons rigides, piquants, jaunâtres, plus tard gris, longs de 1-2 cm. ; les rameaux florifères sont plus grêles, ont 20-25 côtes plus serrées, des aréoles beaucoup plus rapprochées, et des aiguillons plus nombreux, plus longs, sétiformes, flexibles et bruns. Fleurs petites, sub-campanulées, rougeâtres. Baie rouge, de la grosseur d'une noisette.
P. tenilis Lem. [Syn. : Cactus senUis Haw. ; Cereus senUis DC. ; Cereus Bradypus Lehm. ; Cephdlophorua aenUis Lem.; Cephaiocereua senilis Pfeiff.] — Mexique central, au N. E. de la capitale. — Belle esp., connue sous le nom de Tête de vieillard, très ornementale et très recherchée dans les collections. Tronc columnaire, simple, quelquefois plusieurs sortant de la même souche, s'élevant et 8 ou 10 m. de hauteur sur 30 cm. diam. Epiderme vert grisâtre. Côtes nombreuses (25-35), droites, arrondies, obtuses, ondulées. Aréoles rapprochées, garnies d'un grand nombre d'aiguillons criniformes très long^, flexibles, frisés, d'un blanc transparent, et plus tard de 1-5 aiguillons centraux plus forts, rigides, blancs.
Dans Tâge adulte, ces colonnes sont surmontées d*une sorte de bonnet de laine fauve, ou de cephalium, d'abord unilatéral, ensuite subpériphérique et terminal, d'où sortent les fleurs. Celles-ci sont charnues, épaisses, longues de 10 cm., rougeâtres. Baie rouge, sqameuse, piriforme, longue de 6 cm.
P. Tetetzo Web. [Syn.: Cereus Tetetzo Web.] — Mexique, environs de Tehuacan, où il forme quelquefois de véritables petites forêts, et porte le nom indigène de Tetetzo. — Gigantesque, haut de 8-15 m.; rameaux peu nombreux, érigés, peu divergents. Epiderme vert grisâtre ; côtes 12-20, arrondies, peu profondes ; aréoles garnies de feutre gris court, plus tard nues. Aiguillons droits, rigides, aciculaires, noirâtres ; extérieurs 8-10, longs de l-l 1/2 cm.; central 1, horizontal, long de 4-5 cm., et 2 supérieurs moins longs.
Fleurs réunies au nombre de 10-20 au sommet des rameaux, sans aucune trace de laine ni de poils. Elles sont verdâtres, longues de 6 cm. Tube inerme, garni de squames linéaires, charnues, soudées avec le tube. Sépales arrondis, récurves ; pétales étalés, blanchâtres. Etamines courtes, insérées en gradins, laissant vide la partie inférieure du tube; style ne dépassant pas le limbe.
Fruit ficiforme, vert, long de 2-H cm., déhiscent, renfermant une pulpe blanchâtre sucrée. Les fruits, séchés au soleil, acquièrent le goût et la consistance de nos flgues sèches et se vendent sur les marchés sous le nom de figues de Tetetzo.
Par ses caractères botaniques, cette esp. n'est pas un vrai P., malgré sa grande ressemblance
extérieure avec les esp. voisines. Elle est mieux & sa place dans le genre Cereus.
P. Vellozoi Lem. [Syn.: Cactus Mehcactus Vellozo ; Cereus fluminensis Miq. ; Cephahcereus Melocactus K. Sch.] — Cact. Flor. Brasil. t. 48. — Brésil, littoral de Rio Janeiro. — Columnaire, rameux à la base; côtes 12-16, obtuses; sillons aigus ; aréoles rapprochées, peu to menteuses. Aiguillons 3-6, divariqués, droits ou arqués, couleur de corne, longs de 1-3 cm. Fleurs longues de 3 cm., sortant d'un cephàlium laineux, unilatéral, placé au sommet de la tige. Esp. rare, incomplètement connue. J)^ W.
Piîumna. Voir Trichopilia.
PIMELEA Banks. (Thyméléacées.) Arbriss. rameux, rart. herbes ; Aies, persistantes, opposées ou épaisses, souvent petites ; fl. en capitules ou en épis terminaux ou axillaires, hermaphrodites; tube du périanthe cylindrique; limbe & 4 lobes étalés, à gorge nue ou munie transversalt. d'une ligne charnue; 2 etamines; ovaire uniloculaire; style allongé; stigmate en tête; fr. petit, inclus dans la base du périanthe; péricarpe membraneux. — 76 esp., Australie, Nlle.- Zélande.
Fif. 708. — PiMKLEA L1GU6TH1NA LabiU.
Les plus répandues sont : P. decussata R. Br. (P. ferruginea Labill.), Sw. Pl. aust. 8; Labill. Nov. HoLL. 5; arbriss atteignant rart. 2 m.; Aies, glabres, opposées en croix, ovales arrondies, coriaces ; fl. rose vif, nombreuses ; capitules munis d'un involucre de 4 bractées ovales arrondies ; floraison de longue durée ; P. lînifolia Sm., Bot. Mag. 891 ; Herb. Amat. III, 208; Australie; rameaux presque dichotomes, flles. linéaires opposées en croix ; fl. blanches ; involucre de 4 bractées ovales aiguës ; P. rosea R. Br., B. M. 1458 ; Nlle.-Zélande ; flles. lancéolées, aiguës sessiles, opposées; fl. roses; tube du calice hérissé dans le bas; involucre de 4 bractées lancé-
PIMELEA.
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